Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Mardi 22 avril 2014 | Mise en ligne à 13h40 | Commenter Commentaires (30)

    Après l’interdiction de la discrimination positive

    Le ministre de la Justice du Michigan Bill Schuette s'est réjoui d'une décision qui réduira la proportion de Noirs et Hispaniques dans les universités publiques de son État. (Photo Getty)

    Le ministre de la Justice du Michigan Bill Schuette s'est réjoui d'un arrêt qui réduira probablement la proportion des minorités dans les universités publiques de son État. (Photo Getty)

    La Cour suprême vient de porter un autre coup dur à la discrimination positive en validant un amendement interdisant l’application de ces mesures héritées du mouvement pour les droits civiques dans les universités publiques du Michigan.

    L’amendement à la Constitution de cet État avait été adopté par 58% des électeurs à l’occasion d’un référendum en 2006. La décision de la plus haute instance américaine, prise à six voix contre deux (un juge s’est récusé), renverse un arrêt rendu par une cour d’appel. Elle interdit la prise en considération de la race pour les admissions à l’université. Elle est susceptible d’avoir des répercussions partout aux États-Unis où les programmes de discrimination positive sont contestés.

    En attendant, l’abandon de la discrimination positive par certains États, dont la Californie, la Floride et le Texas, s’est déjà traduit en général par une baisse de la proportion des étudiants afro-américains et hispaniques admis dans les meilleures universités publiques, comme le démontrent ces graphiques du New York Times.

    S’agit-il d’un progrès ou d’une régression?


    • Toute forme de discrimination a pour moi une forme péjorative et doit faire l objet de beaucoup d`attention même si elle est en place pour les meilleures raisons du monde. Je crois que peu importe la raison ,question de race ou de sexe elle doit d abord favoriser des candidats qui ont le potentiel et la compétence pour atteindre les ambitions du programme.

      À l`extreme ce genre de programme peut connaitre de sérieuses dérives et favoriser des candidats ayant les bonnes croyances religieuses ou la bonne race et devenir un royaume décisionnel pour un groupe d`intéret particuliers….

    • La discrimination, qu’elle soit raciale, religieuse, sexiste, positive ou négative reste de la discrimination.

      Ça nous a valu d’avoir des incapables à divers postes parce qu’il “fallait” y mettre une femme ou une minorité ethnique.

      Ce qu’il faut à mon avis, c’est encadrer les nominations et les admissions. De façon serrée pour éviter les abus. Et les dénoncer au grand jour le cas échéant.

      La discrimination quelle qu’elle soit ne fait qu’exacerber les tensions quand on se rend compte par exemple, qu’un deux de pique n’a eu son poste qu’à cause de la discrimination justement.

      On choisit le meilleur, qu’il soit Blanc, Noir, vert à pois mauves, homme ou femme. Pas parce qu’il fait ben pitié.

    • “Elle interdit la prise en considération de la race pour les admissions à l’université. ”

      impossible d’etre contre ca, non ?

      tout le monde egal

    • Malheureusement ce n’est pas blanc ou noir. Il est injuste que quelqu’un ayant obtenu les notes adéquates ne puisse être accepté parce qu’on lui préfère un candidat inférieur seulement à cause de son origine ethnique. D’un autre côté, les gens issus des minorités ont plus de probabilité d’avoir été élevés en milieu défavorisé. Ils ont donc été victime d’une éducation de moindre qualité dès le départ et n’ont donc pas eu l’égalité des chances.
      En résumé, je ne pense pas qu’il y ait une bonne ou une mauvaise réponse à votre question.

    • Je suis pour la discrimination positive mais j’hais votre question forumulé de façon vraimentet franchement malhonête.

    • À la base, la discrimination ( positive ou pas) est malsaine. À partir de quelle teinte de couleur devenez-vous un “Black”, un mulâtre, un métis ? Et pourquoi les noirs et pas les hindous ( pourtant tout aussi foncés de couleur de peau) ? Et, pourquoi pas, restreindre l’accès aux études universitaires des Juifs sur représentés dans les universités en se basant sur les critères nazis de la pureté du sang non-juif des grands-parents et des arrières grands-parents ?

      M’est avis cependant que le coût des études universitaires est beaucoup plus dommageable que la discrimination positive pour l’ensemble des jeunes . À l’Université du Michigan ( j’ai choisi cet exemple parce que le texte concerne cet État), le coût des études est entre cinq et sept fois supérieur à ce que l’on retrouve au Canada. À Harvard, on parle de frais de scolarité de 45 000 $ annuellement. Les finissants sont très lourdement endettés aux États-Unis.

    • La discrimination positive faisait du sens dans une société à majorité blanche et avec deux groupes à aider: Les Afro-Amérindiens et les Amérindiens.

      Dans une socété multi-culturelle comme les États-Unis, ça ne peut plus marcher comme avant. Il est de plus en plus difficile à déterminer le nombre de places à allouer pour chaque groupe ethnique. Et tous ne sont pas d’accord sur quels groupes aider.

      Par exemple, certains se plaignent que les places allouées à des minorités vont trop souvent à des Hispaniques.

      Et même si on crée une catégorie spécifiquement pour les noirs, cela cause problème, car trop de places vont à des Africains récemment arrivés au pays. Cela dérange les descendants d’esclaves, qui ont le plus besoin de ces places, tandis que les Africains venus récemment d’Afrique sont souvent issus d’élites locales bien éduquées. D’ailleurs, le premier Président noir aux États-Unis est le fils d’un Kenyan, pas le descendant d’un esclave.

      Ailleurs, les Asiatiques sont devenus les premières victimes de la discrimination positive. Comme ils sont sur-representés dans beaucoup de domaines, c’étaient surtout eux qui devaient laisser leur place à des élèves avec de moins bons résultats.

      On ne doit pas juger les gens selon leur race mais selon leur réalisations.

    • Tout à fait d’accord avec Loubia et noirod.

    • Un problème majeur avec la discrimination positive, c’est que la race n’est plus un indicateur 100% fiable sur le préjudice qu’a vécu le candidat. Tout comme certains noirs, latinos, etc, viennent de familles aisées installées dans de bons quartiers, bien des blancs sont issus de la pauvreté et on mangé de la misère dans des quartiers délabrés.

      Je crois que les programmes de “discrimination positive” pourraient assez facilement être remplacés par des programmes d’accès pour personnes issues de milieux pauvres/défavorisés, peu importe la race.

    • Chaque fois que les sociétés mettent fin à des fallacies intellectuelles, c’est un progrès. On ne règle pas la discrimination par des politiques discriminatoires.

      Si on veut mettre fin à l’injustice, il faut plutôt s’assurer qu’aucun étudiant talentueux ne soit exclus des universités en raison de sa capacité de payer. La sélection et le financement au mérite.

    • ”Le ministre de la Justice du Michigan Bill Schuette s’est réjoui d’un arrêt qui réduira probablement la proportion des minorités dans les universités publiques de son État.”

      Quand un ministre de la justice se réjoui de la réduction de la proportion des minorités dans les universités de son état, ça n’a rien à voir avec les beaux principes virtueux horriblement simplistes exprimés par certains. Il s’agit purement de racisme et l’expression de la supériorité de l’homme blanc chrétien.
      Les jovialistes sont très hypocrites de prétendre qu’en éliminant la discrimination positive, tous seront tout-à-coup égaux par la force du saint-esprit. Il n’y a rien de plus FAUX au pays de l’oncle Sam puisque quand tu es noir, en autre, tu n’es pas égaux dans ce pays ou l’histoire et l’actualité ont démontré le racisme de la majorité. Tu pars avec une prise et tu joues avec les bâtons fêlés qu’on a bien voulu te laisser.
      Le problème c’est qu’à compétence et/ou notes égales, le mâle blanc chrétien passera TOUJOURS en premier. Et c’est sans parler du favoritisme qui est déjà bien en place pour les ti-namis qui ont la bonne couleur et la bonne religion.

      Évidemment, pour se donner bonne conscience, les jovialistes malhonnêtes ternissent le cas des personnes qui ont profiter de cette discrimination positive en supposant malhonnêtement qu’ils étaient obligatoirement incompétents ou qu’ils étaient des purs abrutis. C’est typique…

      Dans ce cas, on a à faire avec une nette régression puisqu’on se retrouve encore une fois devant le pouvoir du mâle blanc chrétien majoritaire qui aura maintenant tout le loisir de refuser les étudiants qui n’ont pas la bonne couleur et la bonne religion. L’histoire ne fait que se répéter.

    • ”Si on veut mettre fin à l’injustice, il faut plutôt s’assurer qu’aucun étudiant talentueux ne soit exclus des universités en raison de sa capacité de payer.”

      C’est ce que la discrimination positive faisait; elle permettait à des étudiants talentueux qui n’avaient pas la bonne couleur ou la bonne religion de trouver leur place dans le système universitaire public. C’est b’en beau la vertue et les belles intentions mais comment on s’assure que chacun sera traité de façon égale maintenant? On se fie à la majorité raciste qui fait tout pour les exclure, allant même à en faire une consultation publique?

    • Pour faire plaisir au social-démocrate que je suis même si c’est un hors sujet ( mais pas tant que ça).

      La classe moyenne au Canada est maintenant plus riche que celle des USA. Si, si, même après impôts et taxes.

      http://www.nytimes.com/2014/04/23/upshot/the-american-middle-class-is-no-longer-the-worlds-richest.html

      C’est grâce au niveau d’éducation universitaire élevée à coût inférieur et au coût modeste de la santé ( si l’on se compare aux USA) que la classe moyenne canadienne a maintenant plus d’argent dans ses poches que les américains.

      Eh eh, nos Cassandres blogueurs vont l’avaler de travers celle là.

    • @syl20_65

      Vous parlez de l’Amérique comme si on était encore en 1950. La réalité est que la proportion de blancs dans les universités américaines diminue année après année.

      En fait, la proportion de blancs diminue dans toutes les catégories sociales: Propriétaires d’entreprises, professeurs, journalistes, politiciens, juges, avocats, policiers: Chaque année les blancs sont de moins en moins présents.

      Si l’Amérique était dominée par les blancs racistes, comme vous semblez le prétendre, c’est exactement le contraire qu’on observerait.

      Pour le reste, avez-vous une preuve que les universités américaines rejettent des candidats parce qu’ils sont noirs? Si une telle chose existait, Obama en aurat parlé depuis longtemps. En fait même les organisations anti-racistes menées par des gens comme Jesse Jackson n’en parlent pas.

    • syl20_65

      22 avril 2014
      15h32

      Entièrement d’accord avec vous.

    • C’est une régression juste, disons le ainsi. Régression, car on enlève les effets de levier dans les “ascenseurs” économiques des groupes les plus défavorisés. Juste, car c’est une absurdité de cocher la case “noir, gay, latino” en remplaçant une discrimination négative par une discrimination positive. Du racisme gentil, c’est du racisme quand même.

      Vu que ces mesures sont conçues pour agir comme des ascenseurs économiques, la mesure positive doit se faire par l’économie. Ainsi, une université pourrait avoir le quart de ses places réservées en médecine aux étudiants provenant de familles gagnat au max 10K$ de plus que le seuil de la pauvreté, par exemple.

      Le but recherché est le même. Il est moins raciste, car il permet d’agir sur la pauvreté, sans discernement de la race. Ultimement, lorsque l’équilibre économique racial sera atteint, les gens de toutes les origines ethniques utiliseront ces ascenseurs économiques à part égales.

    • Le concept de discrimination positive est controversé mais c’est ce qui a permis à beaucoup de femmes et d’africain-américains d’améliorer leur situation car le statu quo n’était absolument pas acceptable. Il est faux de prétendre que la société est juste et que tous bénéficient des mêmes opportunités. Ceux en place ont une tendance à favoriser les leurs, avec ou sans sexisme et racisme. Il est intéressant de constater que les femmes et noirs maintenant en place montrent aussi la même tendance.

      C’est malheureux pour ceux qui sont pénalisés pour ce genre de discrimation, dont ma génération en fait, mais j’accepte le principe qu’à talent égal, la préférence aille vers les groupes sous-représentés (à talent égal pour être clair et le talent n’est pas exclusivement mesuré pas des notes). Cela ne devrait pas durer éternellement non plus et c’est bien que le balancier retourne.

      Finalement, les meilleures universités ne peuvent accueillir tout le monde et plusieurs devront opter pour les autres universités. L’autre gros problème des meilleures universités est la sur-représentation d’étudiants étrangers (asiatiques en général). Ceux-ci paient le gros prix mais en bout de ligne contribuent indirectement à”financer” les coûts pour la population locale alors que la part des gouvernements a diminuée depuis plusieurs années. Dans ce débat, la marge de manoeuvre est mince, légalement et moralement.

    • J’étais l’un de ceux qui applaudissaient lors de la décision de la Cour Suprême dans “Regents of the University of California v. Bakke” en 1978.

      http://en.wikipedia.org/wiki/Regents_of_the_University_of_California_v._Bakke

      Dans cette décision, la Cour Suprême reconnaissait que la discrimination positive pouvait être un facteur à prendre en considération pour l’admission.

      Dans “Grutter v. Bollinger”, la Cour a été encore plus claire (et c’est une cause qui a pris naissance dans le Michigan).

      http://en.wikipedia.org/wiki/Grutter_v._Bollinger

      Je demeure convaincu qu’il fallait des mesures dites de «discrimination positive» pour briser le mur du rejet racial comme il en faut encore pour les métiers et professions traditionnellement réservés aux hommes.

      Mais 36 ans plus tard, on voit davantage le coté «discriminatoire» que le côté «positif» de ces mesures.

      C’est peut-être que l’Amérique a atteint un certain équilibre, du moins dans le secteur de l’instruction (l’éducation, c’est autre chose).

      C’est comme demain au Québec, nous verrons des députés atteindre le conseil des ministres uniquement parce qu’ils proviennent de telle ou telle région, que les ministres ne peuvent tous être du 514 ou du 450, qu’il faut tendre à la parité hommes-femmes.

      Bref, on aura un cabinet qui ne comptera pas nécessairement que les meilleurs éléments.

    • @syl20_65

      Il n’est pas difficile de concevoir des politiques qui favorisent l’équité dans la sélection sans avoir recours à la discrimination que l’on prétend vouloir combattre. Par exemple, assurer l’anonymat lors de la sélection des candidats universitaires (i.e. la personne qui sélectionne les dossiers n’a pas accès au nom, à la photo ou autre information nominale sur les candidats, seulement les notes, le score SAT, etc.). La sélection devient ainsi basée entièrement sur le mérite.

      Le système actuel de quotas raciaux ne conduit pas à ce résultat, il conduit à admettre des étudiants qui n’avaient pas le talent nécessaire parce qu’ils sont de la bonne couleur, au détriment de plus talentueux.

      Pendant ce temps, cette obsession avec la race nous éloigne de la véritable injustice: les écarts de richesse. Si l’on s’assurait que tout étudiant doué puisse poursuivre ses études financièrement, on assure l’égalité des opportunités pour tous et on s’assure que les minorités ne soient pas défavorisées du même coup, sans avoir recours à la discrimination ou au “racisme positif”.

    • PSYCH…….Bizarre de raisonnement quand vous dites : ONT RECU UNE ÉDUCATION MOINDRE. Comme ca il faudrait selon vous abaisser le niveau de compétence….. quel non-sens. C’est comme ca que l’on se retrouve avec de l’incompétence avec tout ce que ca peut comporter. J’ose croire que vous avez glissé car sinon je doute que je vous engagerais si je cherche le meilleur potentiel pour faire du travail consciencieux et compétent.
      André Béliveau

    • @colibri6391
      Mon petit monsieur Béliveau, selon vous un élève ayant évolué dans le système public d’un milieu défavorisé dont on sait l’état lamentable qui obtiendrait une note de 80 % au S.A.T. serait moins compétent ou aurait moins de potentiel (puisque vous mélangez les deux) qu’un autre ayant fréquenté les écoles privées américaines qui aurait obtenu 85 % avec possiblement l’aide d’un tuteur afin de s’y préparer?
      C’est exactement cela qu’on tente de prévenir avec cette loi. Est-ce le système parfait et est-ce que cela prévient les injustices? Non. C’est pour cela qu’on peut trouver des exemples en faveur des deux côtés.
      Regarder des deux côtés d’un argument est digne d’un travail consciencieux et compétent. Si vous n’êtes pas capable de vous en apercevoir…
      (En passant je sais très bien que les S.A.T. ne sont pas noté en pourcentage.)

    • Pour votre information, l’Université du Michigan a longtemps eu et a encore une politique favorisant la diversité de sa population étudiante mais les critères d’admission sont très élevés pour tout le monde. Un cas récent où une africaine-américaine a été refusée fait les manchettes locales. Malheureusement pour elle, ses résultats académiques n’étaient pas assez bons et n’aura probablement pas de recours. Heureusement pour elle, il existe beaucoup d’autres universités qui sauront l’acceuillir.

    • PSYCH
      Vous mêlez chou et carotte…. j’ai écrit que planifier par le bas juste pour atteindre la discrimination positive ne tient pas la route……tout simplement. En plus ne n’aime pas votre côté complaisant et hautain en parlant de : mon cher petit monsieur. Moi j’ai au moins le courage de mettre un nom à ma réplique, ne vous en déplaise.
      André Béliveau

    • La discrimination positive a sa raison d’être. Si seuls les résultats scolaires comptent, les enfants issus de milieux défavorisés (pas toujours juste une question financière ici parce qu’on peut penser aux handicapés aussi) n’auront jamais ou très rarement accès à l’éducation supérieure. La seule façon de renverser ce genre de tendance est d’offrir des places à ces enfants même si leurs résultats scolaires ne sont pas au niveau qu’il le faudrait si les admissions n’étaient basées que sur les résultats scolaires. Tant qu’il ne s’agit pas d’admettre des étudiants dont le niveau de préparation est insuffisant pour réussir dans le programme où il est admis. Le but n’étant pas de donner des diplômes de complaisance, mais d’offrir l’accès à une éducation supérieure de qualité.

      Donc, le genre de commentaires de Loubia à l’effet que des tartes héritent de postes qu’elles ne méritent pas n’a rien à voir avec le principe de la discrimination positive. En milieu de travail, le principe de la discrimination positive est qu’à compétence et dossier égal, le candidat issu d’un groupe identifié comme discriminé est préféré à l’autre candidat. Il n’a jamais été question d’accepter des tartes et des gens incompétents strictement sur la base de leur origine ethnique ou d’un handicap.

    • @noirod et loubia:

      Dans l’abstrait, c’est bien joli d’être contre la discrimination mais ces mesures corrigeaient justement deux siècles de discrimination. Au départ, les femmes, les indiens et les noirs ne font pas partie de la révolution bourgeoise américaine.
      Oui, c’est vrai l’histoire est un concept marxiste. On oublie tout.

    • Il me semble que c’était devenu inévitable comme décision. La préférence pour un étudiant issu d’une minorité, à dossier académique égal, devenait possiblement un frein administratif des admissions dans les université. Il est peu douteux que toutes sortes de moyens ont sans doute été utilisés pour favoriser ou non des candidats, que ce soit via l’argent, les “je t’en devrai une”, et l’appartenance politique, religieuse ou sociale des parents.

      Par ailleurs, le nombre de minorités diverses issues de l’immigration à satisfaire devenait sans doute impossible à gérer au quotidien.

      Richard D. Kahlenberg, du lien fourni, souligne en outre qu’il y a bien d’autres moyens et modalités pour arriver à des résultats positifs en matière de lutte à la discrimination.

      “The Supreme Court has given voters the green light to eliminate the use of racial preferences in college admissions, which is discouraging for racial diversity,” said Richard D. Kahlenberg, a scholar at the Century Foundation who has advocated for economic diversity in admission decisions.“The good news, however, is that there are alternative ways to achieve diversity that can also deal with economic inequalities.”

      Cette décision de la Sotus, qui crée ce précédent de taille, pourrait éventuellement amener un correctif démocratique majeur par une décision interdisant, par quelque procédé ou mesure que ce soit, allant du simple sondage électoral aux exit polls, en passant par les fiches d’enregistrement de citoyens à un parti politique ou à la liste électorale, l’identification de la “race” et de la “religion” de tout citoyen américain.

      Faire des distinctions, exclusions ou préférences sur la base de la religion et de la race est discriminatoire et ouvre la porte à tous les calculs partisans dans la fièvre associée à la lutte électorale. Que vient faire la couleur arbitraire d’une “religion” ou la foi anachronique en une “race” dans la vie démocratique, sinon de susciter voire de promouvoir la controverse sociale.

      Dans cette optique, je me demande si cette décision ne vient pas arracher des dents des partisans farouches du Stand your ground un argument qui pouvait justifier leur envie d’en découdre avec des individus issus de minorités qu’ils jugeaient favorisés à leurs dépens.

    • @deret850

      Désolé mais je ne partage pas votre jovialisme. Il faut être naïf pour s’imaginer que le racisme des états-uniens s’est estompé jusqu’à disparaitre du paysage états-uniens.

      ”Le système actuel de quotas raciaux ne conduit pas à ce résultat, il conduit à admettre des étudiants qui n’avaient pas le talent nécessaire parce qu’ils sont de la bonne couleur, au détriment de plus talentueux. ” Timmy_m

      Qu’en savez-vous? Quelle est votre compétence pour affirmer une telle chose? Vous avez étudié tous les cas d’étudiants issus d’une minorité visée par la discrimination positive dans chacun des universités dans chacuns des états pouir en arriver à une telle conclusion? Est-ce à dire qu’aucun étudiant issu d’une minorité n’est assez compétent pour être admis à l’université?
      Vous donnez un bel exemple des malhonnêtes qui façonnent les histoires afin de les faire concorder à leurs prétentions farfelues.

      La réalité des minorités aux états-unis c’est qu’à valeur égale, l’homme blanc chrétien sera toujours avantagé.

    • Excellente décision. On vit dans une méritocratie et il faut l’assumer.

      Dans certain pays, l’origine, la classe social détermine les chances. Ici c’est le talent. C’est sur qu’il y a des avantages à vivre dans un système de castes quand tu es en haut mais je crois que ce qui distingue les USA et le Canada de beaucoup de pays c’est les possibilités pour les gens talentueux de gravir les échelons. Décevant pour les minorités qui en tiraient profit mais il n’y a rien qui empêche les membres de ce groupe de réussir. Qui plus est, pensez-vous que les employeurs ne savaient pas qu’un latino avec un diplome était pas nécessairement égal à un caucasien? Là on va enlever toute ambiguité et tous auront le même prestige.

    • D’un côté, l’égalité, des sexes, de la couleur de la peau, de la taille, de l’origine, c’est l’égalité.

      Un exemple : Je suis recteur. Dans « mon » université, il y a une sous représentation d’étudiants ayant les yeux verts par rapport au nombre de personnes dans la population qui ont les yeux verts. Je décide donc de faire une discrimination « positive » pour accueillir davantage d’étudiants aux yeux verts.

      Dans l’exemple on voit immédiatement le ridicule de la situation quand on pousse à peine ce type de discrimination dans un terrain quelque peu absurde.

      Sauf que tout n’est pas si noir et blanc. En tant qu’être humain, autre exemple, seul dans un parc au Japon (ou en Angleterre) à lire un livre sur un banc, je relèverai la tête si j’entends un accent québécois (je suis québécois)… c’est invariable. Il y aura toujours des biais pour favoriser ceux qui « nous ressemble ». À compétences égales, un employeur risque donc plus souvent, et généralement de manière inconsciente, d’opter pour celui qui présente des ressemblances.

      Là, pour réellement offrir des chances égales, la discrimination positive devient une alternative nécessaire.

      Choix cornélien…

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