Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Vendredi 21 mars 2014 | Mise en ligne à 12h58 | Commenter Commentaires (19)

    De PKP à Bruce Rauner : le poing levé des millionnaires

    Poing levé, l'homme d'affaires Bruce Rauner a célébré mardi soir son triomphe électoral à Chicago. (Photo Reuters)

    Poing levé, l'homme d'affaires Bruce Rauner a célébré mardi soir son triomphe électoral à Chicago. (Photo Reuters)

    Il fut un temps où le poing levé était l’apanage des communistes, anarchistes et autres gauchistes voués à la défaite du capitalisme.

    Cette époque semble être révolue. Pierre Karl Péladeau, «ce patron d’extrême droite» (dixit Lysiane Gagnon), a levé le poing récemment pour ponctuer sa profession de foi indépendantiste.

    Le geste du candidat péquiste m’est revenu à l’esprit cette semaine en voyant une photo de Bruce Rauner, homme d’affaires multimillionnaire qui a triomphé mardi soir lors d’une primaire républicaine pour l’élection au poste de gouverneur d’Illinois.

    Rauner a des bonnes chances de déloger le gouverneur démocrate sortant, Pat Quinn, mais il ne pourra pas jouir de la bienveillance des syndicalistes, contrairement à PKP.

    Selon cet article du New York Times, tous les chefs syndicaux d’Illinois feront campagne pour stopper l’ascension politique de Rauner, voyant en lui un «homme obsédé par l’idée de détruire les syndicats».

    PKP ne poursuivrait peut-être pas le même objectif dans un Québec indépendant, mais lui et Rauner semblent se voir comme des révolutionnaires.

    Millionnaires du monde, unissez-vous?


    • Dans le cas de PKP, je dois avouer que j’ai très peur d’un millionnaire qui n’a pas 12$ à dépenser pour une coupe de cheveux…

    • PKP n’est pas a droite ou a gauche, il est a l’argent$$$, peu importe que ça provienne du publique ou du privé..

    • Disons que la définition d’extrême droite de Lysianne Gagnon est un peu large et c’et un euphémisme. Je n’ai pas beaucoup d’attirance pour PKP mais l’époque ou les syndicats étaient nécessairement les bons et le patronat le mal incarné est plutôt révolue (quoique Walmart et Couche-tard… )Quant à PKP , il semble lui manquer la qualité essentielle à tout politicien aspirant au pouvoir : susciter la sympathie . Personne ne trouve PKP particulièrement sympathique. Pour le reste je trouve votre rapprochement avec le candidat républicain du Kentucky plutôt tordu. La cadidature de PKP vise à séduire un électorat centre droit (avec plus ou moins de succès semble-t-il) mais ne représente pas la pensée dominante de son parti contrairement à votre républicain.Le poing levé ne visait clairement pas le même objectif.

    • Serait mieux PCP & Bruce Banner!

    • PKP a levé le poing et il devrait lever les feutres le 7 avril prochain !!!

    • Et moi de ne lever que le doigt avec honneur.

    • Faut vraiment voler bien bas pour attaquer quelqu’un sur sa coupe de cheveux.
      Bravo à vous le vraidede C**.

    • On est passés de «La Voix de son Maître» à «J’vote pour mon Maître».

      Faudrait un vaccin pour combattre l’épidémie du syndrome de Stockholm qui balaie les USA…

    • Je ne suis pas un admirateur de PKP un anti-syndicaliste primaire mais de là à l’affubler du titre d’extrème droite…si c’était le cas je me demande bien comment on pourrait qualifier la bande de réformistes du gouvernement Harper, néo-nazis ?

      C’est une autre preuve que Mme Gagnon a fait son temps et qu’elle est due pour la retraite. De toute façon pour l’ensemble de son œuvre une belle place l’attend au Sénat canadien. Elle devrait se dépêcher avant qu’il ne soit aboli.

    • Techniquement, ce sont des révolutionnaires. Les syndicats sont une créature qui ont été créés à une époque où les conditions de travail décentes n’existaient pas. Sont-ils encore pertinents aujourd’hui, et dans quel contexte le sont-ils? C’est désolant de voir que les wedges politics des États-Unis se sont propagés au Canada et maintenant au Québec.

      C’est possible d’être contre les syndicats actuels et de vouloir une réforme sans vouloir pour anéantir le travail que ceux-ci ont fait pendant des décennies. Mais ça, aucun politicien ne le dira, parce que “Either you are with us, or against us”.

    • Cher Abelzo, quand on veut devenir le 1er président de la République du Québec il faut s’arranger pour avoir l’air d’un chef d’état !!!

    • @ SP2412

      - «Les syndicats sont une créature qui ont été créés à une époque où les conditions de travail décentes n’existaient pas. Sont-ils encore pertinents aujourd’hui, et dans quel contexte le sont-ils?»

      Oh, ils sont de plus en plus pertinents, encore bien plus qu’il y a 30 ou 40 ans.

      Si vous ne l’avez pas remarqué, on n’est plus au 20e siècle.

      Les USA ont perdu leur secteur manufacturier au profit de l’Asie, et dans un système capitaliste, pour produire au plus bas coût, on prend la main-d’oeuvre la moins chère. Main-d’oeuvre qui se retrouve maintenant en Asie.

      Alors, la seule manière pour les producteurs américains de concurrencer ceux qui font fabriquer en Asie, c’est de pousser pour des salaires et des conditions de travail semblables à ceux de l’Asie, pour les travailleurs américains… évidemment sans refiler leurs profits aux travailleurs ou au bien public, «Free Market» oblige.

      Pour ce faire, il faut à tout prix briser les syndicats qui s’opposent à la dégradation de leurs salaires et de leurs conditions de travail, et qui pourraient pousser vers une redistribution des profits.

      Cette cupidité maladive des capitalistes est la raison de la lente disparition de la classe moyenne aux USA, et de l’inévitable cul-de-sac vers lequel se dirige tout ce modèle économique.

      Comme de moins en moins de gens travaillent, de moins en moins de gens pour acheter ce que produisent les usines, moins de consommation, moins de demande, moins de demande donc moins d’emplois… et la roue tourne pour mener au néant.

      Donc oui, les syndicats sont de plus en plus essentiels, ils faudrait simplement qu’ils réalisent que le combat n’est plus contre les patrons, mais contre le système. Il faudrait qu’ils se battent pour la redistribution de la richesse, l’élimination des paradis fiscaux, le contrôle serré du serteur financier, l’élimination du «Shadow Banking», bref, que les syndicats cessent de se battre une usine à la fois et commencent à se battre pour l’ensemble des travailleurs et des citoyens.

      Essayer de faire croire que l’élimination des syndicats sera bénéfique à l’économie américaine, c’est du mensonge pur et simple.

      Ça va juste aider les capitalistes à rabaisser le travailleur américain au niveau du travailleur asiatique, et ultimement «scrapper» l’économie américaine, faute de classe moyenne.

      Ne jamais perdre de vue, que ceux qui font tourner les usines chinoises, ce sont les classes moyennes américaines et européennes. Plus de classe moyenne, plus de travail en Chine… ni ailleurs.

    • @SP2412
      La réponse est oui ils sont toujours aussi nécessaires aujourd’hui et même plus qu’ils pouvaient l’être dans les années 70. Il suffit de regarder aux États-Unis à travers les ans le recul de l’écart des salaires entre les patrons et leurs employé qui correspond avec la désyndicalisation pour le constater.

      “Le rapport entre la rémunération des patrons des grandes entreprises et celle de leurs salariés seraient de 1 à plus de 200, selon l’Economic Policy Institute, contre 1 à 26,5 en 1978, et 1 à 136,8 en 1995.”

      http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/18/les-etats-unis-se-penchent-sur-les-ecarts-de-salaires-entre-patrons-et-salaries_3480185_3234.html

      Parallèlement depuis le début des années 1970, le taux de syndicalisation aux États-Unis ne cesse de décroître. Établi à 25 % il y a trente ans, le taux frise les 13 % en 2002.

      http://www.naalc.org/french/pdf/april_03_french.pdf

    • “mais il ne pourra pas jouir de la bienveillance des syndicalistes, contrairement à PKP.”"

      :)

      Good point !

    • @levraidede 15h13

      >>quand on veut devenir le 1er président de la République du Québec il faut s’arranger pour avoir l’air d’un chef d’état !!!

      Juste une bouteille de shampoing… me semble c’est pas SI cher…
      Aussi, je crois que vous oubliez Ti-Poil qui capillairement parlant, ne cassait pas la baraque et puis pourtant…

    • ..@M. Hétu: Et il n’y a pas que les milliardaires qui lèvent le poing. Voyez plutôt. Serait-ce que PKP appellerait de la « convergence»? :-)

      http://www.ledevoir.com/politique/villes-et-regions/39511/un-buste-etonnant-un-silence-frappant

    • jeanfrancoiscouture

      21 mars 2014
      19h36

      Lol ! Bien vu !

    • j.c.virgil

      21 mars 2014
      14h56

      “C’est une autre preuve que Mme Gagnon a fait son temps et qu’elle est due pour la retraite. De toute façon pour l’ensemble de son œuvre une belle place l’attend au Sénat canadien. Elle devrait se dépêcher avant qu’il ne soit aboli.”

      Ce que vous dites là… est vraiment dégueulasse !

    • Pensez qu’un milliardaire pose sa candidature ¨pour faire de l’argent’ estsimplemnt un sottise. Il serait plus interessant de se demander ce qu’il veut. Dans la profonce insignifiance qui caracterise lprésentement la politique, PKP ne peut qu’apportr un plus.

      Pierre JC Allard

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