Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Mardi 23 juillet 2013 | Mise en ligne à 12h13 | Commenter Commentaires (16)

    Géographie et mobilité économique

    1374508718394.cachedMieux vaut naître pauvre à Seattle qu’à Atlanta : telle est la conclusion qu’on peut tirer d’une étude dont le New York Times a fait état hier dans ce dossier. Des chercheurs universitaires ont en effet découvert que la géographie était un facteur déterminant de la mobilité économique aux États-Unis.

    Atlanta est loin d’être une ville pauvre, pas plus que ne le sont Charlotte, Memphis, Raleigh, Indianapolis, Cincinnati et Columbus. Mais ceux qui y voient le jour dans des familles défavorisées ont moins de chance de grimper l’échelle économique que des Américains nés dans des milieux semblables à New York, Boston, Seattle, Salt Lake City et dans plusieurs régions de la Californie et du Minnesota.

    La qualité des transports en commun et des écoles publiques, ainsi que le degré d’intégration économique, font partie des variables les plus importantes expliquant la différence entre la mobilité économique des pauvres d’une ville par rapport à une autre.

    Bref, le rêve américain n’est pas mort. Mais ceux qui naissent pauvres dans les États du Sud ou du Midwest sont beaucoup moins susceptibles de le réaliser.


    • Quelques explications des lecteurs d’Andrew Sullivan sur cette carte.

      http://dish.andrewsullivan.com/2013/07/23/the-south-vs-social-mobility-ctd-2/

      Les USA ont fait une révolution pour se séparer de la Grande-Bretagne et des classes basées sur la noblesse parce qu’ils voulaient que tous aient accès à une meilleure condition. Ces classes basées sur la noblesse ont été remplacées par des classes basées sur le “cash” où seuls ceux qui en ont peuvent accéder à de meilleures conditions.

    • “Bref, le rêve américain n’est pas mort. ” R.H.

      ===

      Pas mort, juste en phase terminale. :)

      Jean Émard

    • Je suis étonné que les états de la nouvelle-angleterre soient dans le “jaune“.

    • ..En regardant cette carte, ses couleurs et les statistiques qui en découlent, peut-on encore parler de rêve ou ne serait-pas plutôt une sorte de casino où les «odds» favorisent nécessairement ceux qui ont déjà les moyens de jouer gros?

    • Les USA auraient du faire comme l’Australie et le Canada et ne pas séparer de la Grande Bretagne, ils auraient un meilleur score!

      Le rêve Américain existe encore, c’est juste qu’il a une couleur de peau comme le laisse sous entendre l’article que Lizzie a mis en lien dans son message.

    • @boisfranc

      En Angleterre comme en Australie, les noirs et les aborigènes s’en sortent comme les Afro-Américains aux Etats-Unis. Ils sont plus pauvres et moins éduqués que la moyenne nationale. La situation est la même en France et au Canada.

      Avant d’accuser les Américains de racisme, il faut voir ce qui se passe ailleurs.

    • @DenisSera
      Si ça se passe aux USA c’est du racisme mais si ça se passe ailleurs c’est normal? Quelle est votre explication pour ces écarts de richesse et de chance de succès?

    • boisfranc 13h38
      Le rêve Américain existe encore, c’est juste qu’il a une couleur de peau comme le laisse sous entendre l’article que Lizzie a mis en lien dans son message.
      **********************************
      Exact pour la couleur de la peau :
      Mais le rêve américain n’a pas été pensé pour répondre à une exigence qui se veut inclusive à toutes les races , couleurs et langues. Le ”melting pot” se redéfinit et ignore la domination actuelle et passée par les blancs (WASP) et surtout Caucasiens .

      Je cite ; Aux États-Unis, Caucasiens désigne les personnes blanches. Pour des raisons essentiellement historiques et politiques ce terme y est préféré à celui d’Europoïde.
      Aujourd’hui. le ”melting pot” est surtout composé d’hispano et de noirs. Les blancs Caucasiens et w.a.s.p. seront bientôt perçus comme minoritaires et perdrons leur suprématie bâtie surtout sur une question de nombre, de chiffre. de quantité!

    • “Je suis étonné que les états de la nouvelle-angleterre soient dans le “jaune“.”

      La probabilité “a priori” de se retrouver tans le top 5e est de seulement 20%.. Alors que 10% des gens nés dans le 5e le plus pauvre se hissent jusqu’au 5e le plus riche, c’est déjà bien.

    • Chiffres intéressants et qui nous font aussi voir que la mobilité peut être descendante…

      71% des enfants de Los Angeles qui étaient élevés dans le top fifth vont descendre de classe de revenus rendus dans la trentaine. Non ?

      Pour Atlanta, des très pauves pour la première figure vont tout de même faire mieux que leurs parents alors que 31 % vont rester dans la même classe de revenus.

      Oui, la mobilité peut aller dans les deux sens…

    • Oui, la première figure fonctionne et en montrant le revenu des parents et les probabilités pour les enfants ensuite…

      Pour New York, si les parents gagnaient en moyenne 64 000$, les enfants gagnent en moyenne 64 000$.

      Vous descendez à 59 000$, les enfants font un peu mieux que les parents…

      Vous montez à 65 000$ et plus, les enfsnts seront plus pauvres que les parents…

      Avec des parents gagnant 416 000$, vous allez en avoir quand même 14% qui vont se retrouvez chez les pas mal pauvres…

      Attention à la chute !

      Pour Indianapolis ? Prenons encore les revenus de 416 000$ des parents, il y aura 12% des enfants qui se trouveront parmi les pauvres…

      Moins pire qu’à New York ? Pour que des pauvres montent il faut donc que des riches tombent non ?

    • C’est surprenant que juste environs 30# de ceux venant du top 20% finissent dans le top 20%. Il y a des baffes qui se perdent du coté de certains parents. Ils sont supposé comprendre le système s’ils sont parmis le top 20%, et pouvoir transmettre cette connaissance.

    • @rightman

      23 juillet 2013
      15h17
      ——-
      Est-ce que vous frappez vos enfants?

    • @lecteur_curieux 15h14
      Autrefois la mobilité était axée sur des questions économiques , on se mobilisait pour des raisons économiques et cette mobilité se faisait à sens unique, ce qui attirait en Californie était valide pour tous, ce qui faisait fuir la Virginie ”ouest” était compris par tous. Les gens voulaient améliorer leurs conditions de vie et on croyait et courait le rêve américain
      Aujourd’hui les mobilisés reviennent souvent à leur point de départ pour toutes sortes de raisons qui n’ont pas affaire au travail mais aux intérêts personnels. On a des connaissances qui ont vécues la ½ de leur vie en Californie, le ¼ en Fl et qui se prépare à déménager en Caroline du Sud pour prendre leur pension. Raison ; un ranch coûte moins cher en Caroline.
      Je crois que le rêve américain a du plomb dans l’aile et c’est normal ; le pays a définit son plan de développent basé sur une compétition féroce entre tous les états. Aujourd’hui, c’est la mobilité des industries, des affaires qui sont sollicités pas des personnes.

    • @lizzie

      C’est quoi le rapport?

    • La morale de cette histoire: Mieux vaut venir au monde de parents riches et/ou à la bonne place pour avoir la vie plus facile. Une bonne santé aide aussi, et des parents qui se préoccupent de leur progéniture et de la chance, beaucoup de chance. Pas facile de se sortir de la pauvreté aujourd’hui. Dans le temps de nos grand-parents, presque tout le monde étaient relativement pauvres et pas de médias pour nous mettre toutes les “belles” choses dans la face. C’est dur pour son estime de se savoir pauvre, souvent dans un environnement où certains ont choisi la violence pour se réaliser. Et c’est dur pour l’orgueil de se prendre en main, souvent se priver, d’aller à l’école, de travailler fort pour s’en sortir, sans garantie, souvent pour peut-être aider ses enfants à s’en sortir.

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