Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive, juin 2013

    Dimanche 30 juin 2013 | Mise en ligne à 18h10 | Commenter Commentaires (60)

    La citation (européenne) du jour

    «Yes, we scan», pouvait-on lire hier sur une affiche d'un manifestant allemand à Hanovre. (Photo AP)

    «Yes, we scan», pouvait-on lire hier sur une affiche d'un manifestant allemand à Hanovre. (Photo AP)

    «Entre partenaires, on ne s’espionne pas! On ne peut pas négocier sur un grand marché transatlantique s’il y a le moindre doute que nos partenaires ciblent des écoutes vers les bureaux de négociateurs européens.»

    - La commissaire européenne à la justice, Viviane Reding, réagissant avec indignation aux allégations de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel selon lesquelles Prism, le programme d’espionnage de la NSA, avait visé des institutions de l’Union européenne, allégations fondées sur des documents confidentiels fournis par l’ex-consultant de la NSA, Edward Snowden.

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    Dimanche 30 juin 2013 | Mise en ligne à 8h18 | Commenter Commentaires (63)

    Hillary Clinton, cette vieille chose…

    Hillary Clinton a prononcé un discours à Chicago plus tôt ce mois-ci. (Photo Reuters)

    Hillary Clinton a prononcé un discours à Chicago plus tôt ce mois-ci. (Photo Reuters)

    L’élection présidentielle de 2016 est encore loin à l’horizon, mais les républicains semblent avoir convenu d’une stratégie pour contrer Hillary Clinton, dont la popularité dépasse aujourd’hui celle de tous leur candidats potentiels à la succession de Barack Obama : dépeindre l’ancienne secrétaire d’État comme une has-been.

    Selon cet article du New York Times, le gouverneur du Wisconsin Scott Walker a récemment donné un exemple de cette approche en évoquant la chanson-thème de la première campagne présidentielle de Bill Clinton, Don’t Stop Thinking About Tomorrow, de Fleetwood Mac. «Si vous voulez continuer à penser à demain, peut-être est-il temps de choisir quelqu’un de nouveau», a-t-il déclaré.

    Stuart Stevens, stratège de la dernière campagne présidentielle de Mitt Romney, a de son côté déclaré qu’élire Hillary Clinton serait l’équivalent d’un voyage dans le temps. «Elle est là depuis les années 70», a-t-il déclaré.

    Hillary Clinton aura 69 ans en 2016. En tentant d’exploiter son appartenance à une génération vieillissante, les républicains emprunteraient une stratégie utilisée par nul autre que Bill Clinton face aux George Bush père et Bob Dole, tous les deux dépeints comme des reliques de la Guerre froide.

    L’approche des républicains comporte évidemment des risques. En mettant l’accent sur l’âge de Clinton, ceux-ci pourraient être accusés d’hypocrisie, ayant longtemps vénéré Ronald Reagan, un président qui avait 69 ans au début de son premier mandat et qui jouissait d’une grande popularité auprès des jeunes.

    Qui plus est, le candidat républicain à la présidence pourrait très bien être un homme dans la quarantaine dont les idées continuent d’être considérées obsolètes par les jeunes sur l’immigration, le mariage gai et le climat, entre autres.

    Mais les conservateurs décideront peut-être de suivre la voie tracée par l’animateur de radio Rush Limbaugh, dont les propos sur Hillary Clinton confinent à la fois à l’âgisme et au sexisme. En avril dernier, il a ainsi repris un thème qu’il avait exploité lors de la première campagne présidentielle de la démocrate en se demandant tout haut si les Américains étaient prêts à «regarder une femme vieillir devant leurs yeux sur une base quotidienne».

    Hillary Clinton pourrait bien sûr décider de ne pas briguer la présidence en 2016.

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    Samedi 29 juin 2013 | Mise en ligne à 8h18 | Commenter Commentaires (107)

    Meurtres à New York : une baisse étonnante

    Le maire de New York Michael Bloomberg et son chef de police, Raymond Kelly, se félicitent de la baisse des meurtres dans leur ville. (Photo AP)

    Le maire de New York Michael Bloomberg et son chef de police, Raymond Kelly, se félicitent de la baisse des meurtres dans leur ville. (Photo AP)

    Depuis le milieu des années 1990, les autorités new-yorkaises se félicitent de la baisse des homicides dans leur ville, qui avait dénombré 2 262 meurtres en 1990. Or, celles-ci n’ont pas caché leur surprise hier en annonçant le nombre de meurtres à New York au cours des six premiers mois de 2013 : 154, par rapport à 202 au cours de la même période en 2012.

    Cette baisse de 25% est d’autant plus étonnante que New York a atteint un plancher record de 414 homicides en 2012. Le maire de New York Michael Bloomberg et son chef de police, Raymond Kelly, ont mis ce résultat sur le compte de la pratique policière controversée stop-and-frisk qui est aujourd’hui contestée devant les tribunaux.

    Les critiques de ce programme estime qu’il enfreint le quatrième amendement de la Constitution américaine et mène au profilage ethnique et racial, les personnes arrêtées et fouillées dans la rue étant en grande majorité noire et hispanique. Michael Bloomberg a soulevé la controverse hier en répondant ainsi aux critiques de cette pratique lors de son émission de radio hebdomadaire :

    NY_DN

    «Ils répètent, ‘Oh, c’est un pourcentage disproportionné d’un groupe ethnique en particulier’. Mais ce n’est pas un pourcentage disproportionné de ceux que les témoins et les victimes décrivent comme ayant commis les meurtres. S’il y a une chose, en fait, c’est que nous arrêtons trop de Blancs et pas assez de minorités. C’est exactement le contraire de ce qu’ils disent. Je ne sais pas où ils sont allés à l’école, mais ils n’ont pas suivi de cours de mathématiques ou de logique.»

    Voici des données qui expliquent la réaction négative provoquée par les propos de Bloomberg : en 2011, les policiers new-yorkais ont effectué 684 330 contrôles dans le cadre du programme «stop-and-frisk», une augmentation de 600% par rapport à la première année de Bloomberg à la mairie de New York, en 2002. Parmi ceux qui ont été visés par cette tactique, 87% étaient des Afro-Américains ou des Latinos, la grande majorité d’entre eux des jeunes hommes, et 96% ont été relâchés sans avoir été inculpés.

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