Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Mercredi 13 février 2013 | Mise en ligne à 10h31 | Commenter Commentaires (17)

    De Mitt Romney à Marco Rubio

    S’il faut se fier à cet article de Byron York, la réponse de Marco Rubio au discours sur l’état de l’Union lui a permis de se gagner des admirateurs républicains dans les États où auront lieu les premiers rendez-vous électoraux de la course à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2016. Seule ombre au tableau aux yeux de certains d’entre eux : l’appui du sénateur de Floride à une réforme complète du système d’immigration.

    Je retiens pour ma part ce passage du discours de l’étoile montante du Parti républicain qui m’a fait penser à l’approche rhétorique de Mitt Romney :

    «Les présidents des deux partis, de John F. Kennedy à Ronald Reagan, ont toujours su que notre système de libre entreprise est la source de la prospérité de la classe moyenne. Mais le président Obama? Il croit que c’est la cause de nos problèmes. Que la récession économique est arrivée parce que notre gouvernement n’impose pas assez d’impôts, ne dépense pas assez et n’exerce pas assez de contrôle.»


    • David Frum considère que Rubio et le GOP devront faire plus que changer le ton et le vocabulaire pour gagner les élections. Ils devront changer les politiques républicaines.

      “Thus far, Rubio-ism is merely Ryanism with a human face. If Rubio is to be the party’s “savior,” as promised by TIME magazine, he needs to develop a new message to accompany his new tone.”

      http://www.thedailybeast.com/articles/2013/02/13/rubio-new-tone-familiar-ideas.html

    • - «…l’étoile montante du Parti républicain…»

      Oui, un gars résolument tourné vers le passé, les vieilles recettes, les clichés et les idées toutes faites, qui, comme d’habitude, se transformera vite en météorite fumante s’écrasant en une apothéose autodestructrice et bruyante.

    • Oui, il a accumulé des fans républicains pour qui les impôts sont l’enjeu du siècle, mais en allant dire que le gouvernement ne contrôle pas la température (gvnt doesn’t control weather) il a commis un sérieux impair. En fait, il a démontré son incapacité à gouverner face à un enjeu aussi crucial pour l’économie future. Pire, je prédis que les deux prochaines années seront des années de grands changements en ce qui a trait de l’attitude face aux changements climatiques pour la population en général.

      Pour le reste, ce discours est effectivement le même discours creux qui nous a été servi par Mitt Romney. Vide de sens, déconnecté de la réalité et, surtout, des politiques que les Républicains ont mis en place pendant leur dernier passage au pouvoir (enrichissement des plus riche pour promouvoir la croissance, FAIL).

    • Les républicains n’ont pas encore tiré la leçon de la défaite électorale. Ils veulent toujours refiler les vieilles idées aux électeurs. Marco Rubio est une étoile en perte de repère et assoiffée plus de l’eau que d’ambition.

    • Si cette légende n’a pas fonctionné à la dernière élection, croit-il vraiment que ça peut fonctionner la prochaine fois ?…

      Que disait Einstein déjà ?…

    • @cit-engage
      C’est quoi les leçons au juste que les républicains devraient tirer de 2012? Romney a perdu contre un président sortant, ce qui est pas mal la norme aux États-Unis quand on pense qu’il y a seulement eu dix cas dans toute l’histoire des États-Unis où un président sortant n’a pas réussi à se faire réélire.

    • Il a au moins dit plus, concernant les besoins des citoyens, que Mitt Romney ne l’a fait depuis 2008.

      Ce qui donne toute la mesure de l’écart entre la Mitaine des Îles Cayman et l’américain moyen.

    • “l’étoile montante du Parti républicain”

      Rubio est au mieux la savoir du mois. C’est juste un autre petit clown Républicain, dont les propos réussissent à faire trembler tout le Parti Démocrate.

      Si les Démocrates étaient populaires, les élucubrations Républicaines ne les toucheraient même pas.

      Les Démocrates ressemblent à un petit enfant de 5 ans qui pleure car le petit voisin d’à côté lui a dit des mots méchants.

      Pour ce qui est de la libre-entreprise, il est certain qu’Obama n’est pas intéressé par ce concept: Les groupes qui appueint le plus Obama ne sont pas intéressés par le travail et les activités productives. Ils passent leur temps à condamner le capitalisme, puis à demander aux capitalistes de tout leur payer. Obama lui-même n’a jamais vraiment travaillé dans une entreprise, il ne connait donc pas cette culture, sauf si c’est pour la dénoncer.

      Dans des pays comme l’Allemagne, les entrepreneurs capitalistes fonctionnent main dans la main avec les gouvernements, même de gauche.

    • Attendez que le roi de la pizza, Cain”9-9-9″, revienne dans la lutte.

      Le Blond (rubio) va manger son pepperoni avec des cure-dents.

    • Ce que Rubio ne comprend pas, c’est que pour gagner la présidence, il faut convaincre les Américains, pas seulement les républicains convaincus.

    • La reponse de Rand Paul etait plus solide.

      http://www.youtube.com/watch?v=4Zv4Wufggik

      Voila un politicien qui a les interets des citoyens comme priorite #1.

    • @DenisSera 13h16
      je vous cite ; “l’étoile montante du Parti républicain”
      ******************************************
      N’importe qui peut lorgner la présidence des É.U. , vous n’avez qu’à faire la liste de ceux qui ont eu cette ambition dans la dernière année. Ils ont tous la même prétention et ils croient tous que si ” un tel ” pourrait pourquoi pas eux.
      Le ciel des É.U. est rempli d’étoiles filantes mais les étoiles montantes sont rares et actuellement pas existantes . Quant même surprenant qu’un pays de 330 millions de citoyens ne puissent s’offrir des candidats valables à la présidence de leur pays. Par contre les candidats médiocres et inutiles ne manquaient pas avec les Cain, Perry, Santorum, Bachmann et j’en passe. Le bon peuple américain est naïf , il est à la recherche de son ”maitreya”.
      Je vous cite ; « Dans des pays comme l’Allemagne, les entrepreneurs capitalistes fonctionnent main dans la main avec les gouvernements, même de gauche »
      Vous comparez des incomparables, les É.Uniens ne sont pas Européens ni Allemands etc…. ils sont ce qu’ils sont, c’est-à-dire un peuple ”melting pot” qui a su profité des richesses naturelles que leur pays offrait et ce, sans gène et sans compassion pour les autres.
      Un É.Unien doit accepter et suivre les demandes de la constitution des É.U. et obéir aux exigences du drapeau en politique économique et militaire.
      ”Un pour tous et tous pour un n’est pas leur devise, pour eux c’est le ”my , myself and i ” qui s’applique.

    • …or la première exigence du drapeau c’est: “e pluribus unum”… La traduction non littérale étant: “Aussi nombreux que nous puissions être, agissons comme si nous étions collectivement UN !”

      Lorsque Barack Obama tente depuis 2008 d’appeler à une vision bi-partisane de tout le Congrès pour apporter les meilleurs solutions et idées face aux défis de la modernité, il est tout à fait en accord et harmonie avec la devise de son pays. Je suis encore étonné de voir qu’un président élu une fois, puis deux fois, rencontre encore toujours une fronde républicaine qui agit dès l’ouverture du mandat présidentiel comme si l’élection n’avait pas eu lieu, comme si le résultat de l’élection n’avait pas été concluant, comme si le titulaire de la charge présidentielle était un imposteur. Ce qui serait une entorse au concept même d’une élection en démocratie et une gifle à l’endroit de l’institution. Comment les Républicains espèrent-ils ainsi être jugés dignes de gouverner en 2016!

      Il est vrai que les ‘USA et la Germany’ sont différents à bien des égards. Mais s’il est une chose que ne font pas les gens d’affaires allemands, c’est de se mêler ouvertement de politique en s’activant, par leurs lobbys et leurs gros sous, à faire gagner des candidats désignés par eux et à faire battre les candidats ciblés.

      Et s’il est un pays où les gens d’affaires sont libres de faire des affaires dans un marché intérieur de plus de 300 millions de personnes, de surcroît protégés pour ce faire par les dispositions de la Constitution qui permettent à la Cour Suprême de protéger le commerce inter-états, c’est bien les USA.

    • @onbo 15h53 “e pluribus unum”. Une maxime démentie par la réalité. “Me, myself and i” est plus près de la vérité. Comme partout ailleurs, en fait.

    • @onbo 15h53 “une chose que ne font pas les gens d’affaires allemands…” Vous croyez sérieusement ça?

    • @lukos 21h58

      Voua avez des preuves du contraire ?

    • @lukos
      Pouvez-vous nous fournir des exemples de comportements semblables en ton politique et en envergure monétaire à ceux de Adelson et des frères Koch? Ou encore un équivalent des Super-pacs?

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