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Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
La petite histoire nous apprendra peut-être un jour ce que John Boehner a dit à Barack Obama qui a provoqué ce roulement d’yeux chez Michelle Obama lors du traditionnel dîner d’investiture au Capitole :
P.S. : Barack et Michelle Obama ont dansé au rythme de la chanson d’Al Green, Let’s Stay Together, interprétée par Jennifer Hudson, lors d’un des deux bals officiels de la soirée d’investiture. La First Lady portait une robe signée par Jason Wu, son designer préféré :
«Notre voyage n’est pas terminé», a déclaré Barack Obama lors d’un discours d’investiture aux accents résolument progressistes au cours duquel il a notamment appelé les Américains à s’unir autour de l’idéal d’égalité inscrit dans la Déclaration d’indépendance des États-Unis. On trouve ici la transcription de son allocution et ci-dessous la vidéo de l’événement :
Barack Obama rompra peut-être avec la tradition aujourd’hui : son deuxième discours d’investiture sera peut-être meilleur que le premier, généralement jugé moyen (voir la vidéo qui coiffe ce billet). D’habitude, les présidents réélus ont du mal à retrouver l’éloquence de leur premier discours d’investiture, ayant notamment tendance à faire trop long dans le deuxième.
Abraham Lincoln avait pourtant fourni un exemple d’excellence lors de son deuxième discours d’investiture, qui se distingua non seulement par sa hauteur et sa magnanimité mais également par sa brièveté. L’allocution ne comptait que 701 mots, comme le rappelle le biographe du 15e président, Ronald White, dans cet article.
Je cite un extrait dans le texte du discours de Lincoln où le président fait allusion aux deux parties impliquées dans la Guerre de Sécession, qui était sur le point de prendre fin après quatre années, trois semaines et six jours :
Both read the same Bible and pray to the same God, and each invokes His aid against the other. It may seem strange that any men should dare to ask a just God’s assistance in wringing their bread from the sweat of other men’s faces, but let us judge not, that we be not judged. The prayers of both could not be answered.