Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Mercredi 9 janvier 2013 | Mise en ligne à 7h26 | Commenter Commentaires (24)

    AIG osera-t-il poursuivre son sauveteur?

    Une des tours d'AIG. (Photo AP)

    Une des tours d'AIG. (Photo AP)

    C’est aujourd’hui que le conseil d’administration d’AIG décidera s’il s’associera à une plainte réclamant 25 milliards de dollars au gouvernement américain, qui a sauvé l’assureur de la faillite au plus fort de la crise des subprimes.

    La plainte originale a été engagée en 2011 par l’ancien patron d’AIG et premier actionnaire du groupe, Maurice Greenberg. Selon le financier légendaire, le gouvernement a imposé des conditions trop onéreuses aux actionnaires en échange de son aide de 182 milliards de dollars.

    La décision du conseil d’AIG survient un mois après que l’assureur eut retrouvé sa pleine autonomie, ayant racheté les dernières actions que possédait l’État à son capital. Elizabeth Warren, nouvelle sénatrice du Massachusetts et critique de Wall Street, n’a aucun doute sur ce que le conseil devrait faire. Je cite sa déclaration sur le sujet :

    «AIG devrait remercier les contribuables américains pour leur aide et non pas mordre la main qui l’a aidé à sortir d’une crise.»

    Or, comme l’a expliqué hier le New York Times dans cet article, la décision d’AIG n’est pas si simple. L’assureur pourrait en effet être poursuivi par ses actionnaires si Greenberg arrachait sans son appui un règlement au gouvernement.

    Sur le plan des relations publiques, cependant, la situation est limpide. Si AIG devait poursuivre son sauveteur, les politiciens et les citoyens américains rivaliseraient d’indignation. Non sans raison.


    • Une bande de voleurs qui se sont bien tirés d’affaire en n’étant pas poursuivis. Maintenant, ils veulent poursuivre le gouvernement. Des psychopathes!

    • «AIG devrait remercier les contribuables américains pour leur aide et non pas mordre la main qui l’a aidé à sortir d’une crise.»

      ===

      Le capitalisme et la gratitude ça marche pas trop ensemble.

      Jean Émard

    • C’est seulement une autre preuve que ces bandits à cravate sont au-dessus de tout. Ils peuvent mettre une économie en ruine dans l’unique but de se remplis la panse, s’en tirer avec l’argent du peuple grâce à leurs hommes de paille qu’ils mettent à la tête de gouvernements complices et pousser le bouchon jusqu’à réclamer des dédommagements de la part de ceux qu’ils ont arnaqués.

      Le pire étant qu’on ne serait pas surpris que grâce aux juges à post-it qu’ils contrôlent évidemment aussi, ils soient dédommagés.

      On vit vraiment dans une drôle d’époque…

    • Il n’est peut-être pas trop tard pour pousuivre leur dirigeants.
      Malheureusement, on ne peut les accuser de grossière imbécilité. Ce n’est pas dans la loi.

    • @lizzie – 9 janvier 2013 – 07h37
      En effet, des voleurs et des criminels! Il faut le faire, ces gens ont créé la crise qu’on a connu et pour éviter une situation encore pire pour l’économie des Etats-Unis et même mondiale, il a fallu que le gouvernement américain (i.e. les honnêtes contribuables) injectent des milliards de dollars pour sauver ces bandits et tenez-vous bien, ces derniers se sentent lésés et veulent poursuivre les sauveteurs: le cynisme et la cupidité n’ont pas de limite! C’est malheureux qu’il ait fallu les sauver, dans les faits, il aurait fallu les laisser couler, mais bon, entre deux maux, tu choisis le moindre, quoique …

    • D’une part, le gouvernement est responsable de l’arrogance des institutions financières. Ces institutions ont reçu à berner le gouvernement fédéral avec des formules creux comme ” too big to fail” pour exiger une aide facilement accessible.

      AIG a provoqué la crise des subprimes mais c’est le gouvernement américain qui a peur de sa faillite.

    • Les États-Unis se dirigeraient ils lentement mais sûrement vers le fascisme ? On peut le craindre si on se réfère à cette pensée du président F.D.Roosevelt datant d’avril 1938.

      “La liberté dans une démocratie n’est pas assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu’elle devienne plus forte que l’état démocratique lui-même, ce qui, fondamentalement, est le fascisme »

    • Très drôle!
      Aucune limite à l’avidité.

      Ils font faillite avec l’argent de leurs clients,
      Encaissent l’aide gouvernementale à même l’argent des contribuables,
      Puis poursuivent le gouvernement qui les a sauvé en demandant encore plus d’argent des contribuables.

      Ils se croient vraiment au-dessus de tout et de tous.
      Et Obama qui ne les a jamais poursuivi…

    • @j.c.virgil – 9 janvier 2013 – 08h17
      Ca ressemble mauditement à ce qu’on observe aux Etats-Unis!

    • Encore un beau cas où l’émotion s’oppose à la raison. Ce sont toujours des situations difficiles. Mais si AIG a des motifs valables de poursuivre le gouvernement US, ce dont je ne doute pas, alors elle doit effectivement déposer sa réclamation et laisser les choses suivre leur cours. Le tribunal aura alors pour tâche de départager ce qui est légitime de ce qui ne l’est pas.
      Il s’agit d’une décision d’affaires que AIG doit prendre.
      Enfin, je pense qu’elle part perdante peu importe qu’elle poursuive ou pas. Si elle le fait, elle perd des plumes auprès de sa clientèle, la population, si elle ne le fait pas, elle renonce à un actif éventuel de grande importance.

    • ..Il y en a qui ont été raccourcis d’une tête pour beaucoup moins que ça à la Révolution française.

    • on devrait les poursuivre pour crimes contre l humanité

    • Et que dire du gouvernement américain qui poursuit BOA après les avoir sorti du trou. Pourquoi ne pas les laisser faire faillite et arrêter de se poursuivre les uns les autres

    • Bonjour Richard,

      Le problème semble moins AIG que les actionnaires qui la pousse dans ses derniers retranchement. Les mêmes genres de requins que l’on retrouve à Wall-Street parce qu’ils vivent tous dans l’anonymat ou presque. Tout le problème est là. Il faudrait donner un ou des noms de ceux qui parlent et/ou prennent des décisions aux noms des actionnaires. Et là ça changerait la donne et serait pas mal plus gênés. Les actionnaires aussi ont des comptes à rendre au peuple américains dans ce cas ci et c’est aux journalistes de donner des noms et de demander des explications aux principaux concernés. Je ne sais pas si j’ai raison ou tort mais c’est une idée.

      Daniel Olivier

    • si j’etais americain et detenteur d’un compte , juste a lire ca je m’empresserais d’aller fermer mon compte , et si je n’etais pas detenteur d’un compte je m’empreserais de me faire ajouter a leur liste “ne pas contacter” , si j’etais actionaire ca serais une acusation de fraude interstate

      @jeanfrancoiscouture : le mirage de democratie de la revolution francaise et americaine sont a la veille d’exploser , pour ne pas comprendre la difference entre democratie (classique , greque) et democratie moderne (representative) , et le fait que les seules personnes a vivre en democratie aujourd’hui sont les deputes , nous le peuple sont l’equivalent de la classe d’esclaves de la democratie greque , les esclaves (libre entendont nous) ne votaient pas sur les affaires de la cite (comme nous ne vottons pas a l’assemblee) la democratie representative n’est rien d’autre qu’une dictature temporelle (4 ans) ou nous alternons des despotes qui ne sont aucunement responsables des decisions qu’ils prennent pour defendre les interest de leurs vrais commetants soit les differents lobby industriels fournisseurs d’envelloppes brunes et autre dictatures etrangeres pour lesquelles notre ministre des affaires etrangeres a bien plus d’amour et de respect que pour son propre pay et suppose citoyens

      tom bombal

    • Vince …parceque l’économie mondiale aurais été encore plus sur le cul

      messemble c’est simple a comprendre

    • Quand le “greed” se fait scorpion…

      Un scorpion qui avait besoin de traverser une rivière, demanda à une grenouille de le mener jusqu’à l’autre rive, sur son dos.
      - Il n’en est pas question, répondit la grenouille. Je te connais et je sais que si je te laisse monter sur mon dos, tu me piqueras pour me tuer.
      - Mais alors, je vais mourir noyé, répondit le scorpion.
      La grenouille finit par accepter, mais alors qu’ils étaient à la moitié du parcours, le scorpion la piqua, lui injectant son venin mortel.
      - Mais qu’est-ce que tu as fait, malheureux, s’écria la grenouille. Maintenant, tu vas mourir, toi aussi !
      - Je n’y peux rien, dit le scorpion. C’est ma nature.

    • Et Obama qui ne les a jamais poursuivi…

      Si jamais AIG poursuit le gouvernement des É.U, c’est aux tribunaux de ce pays de rendre justice et fera la jurisprudence des activités financières. En affaire, on rend des comptes aux actionnaires d’abord. C’est à eux de décider si c’est indécent de poursuivre leur bailleur de fonds ou pas.

      C’est toujours de la sympathie aveugle pour l’administration de Barack Obama “He can’t do no wrong !”. À bien regarder le cas de blanchiment d’argent de la filiale mexicaine de HSBC au profit des cartels de drogue, de transfert des fonds aux groupes terroristes listés et commerce avec les pays frappés d’embargo comme Iran et Libye, on constate que Barack Obama ne fait que jouer le jeu des affaires. C’est quoi 1,9 milliard de dollars pour HSBC? Mais le risque d’affecter non seulement le secteur financier américain et probablement du monde dans cette période de crise lui a fait comprendre de passer l’éponge, une tape sur la main suffit. Aucune poursuite au criminel malgré que c’est le cas, mais le petit poisson ne passe pas des mailles du filet.

      Ce qui fait que “too big to fail” donne l’immunité. AIG n’est pas à blâmer seul mais tous ces dingues bien placés de ce monde qui ont aidé les institutions financières à être arrogantes.

    • J’ADORE!!!

      Que ça serve de leçon la prochaine fois que le gouvernement voudra sauver une banque!

      Let them fail!

    • Donne à manger à un cochon et il va ch*er sur ton perron.

    • AIG ne poursuivra pas, car il n’est pas assuré de gagner. Au contraire.

      L’aventure pourrait lui faire perdre beaucoup, beaucoup, beaucoup de sous…

    • Personne n’a mis un fusil sur la tempe de l’ancien patron d’AIG Maurice Greenberg pour accepter l’offre de l’adiministration Américaine.

      Il aurait pu se retourner vers d’autres orgagnismes ou tout simplement faire faillite ou vendre à rabais à un fond d’investissement (ex.: Baincapital)

      Les affaires c’est cela aussi, le respect de sa parole et des contrats. Mais bon pour certains, les affaires c’est au plus fort la poche point barre pis le reste comme le respect d’un contrat signé entre deux parti c’est de la bullshit.

      G.Duquette

    • “Sur le plan des relations publiques…” Il n’y aura que ça pour les arrêter: risquer de perdre plus d’argent que d’en gagner.

    • @dr_strange 12h 38 “Donne à manger à un cochon…” Le cochon, on peut au moins le manger après.

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