Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Mardi 1 janvier 2013 | Mise en ligne à 16h42 | Commenter Commentaires (21)

    Les républicains et leur château en Espagne

    Eric Cantor, numéro 2 des républicains à la Chambre des représentants, s'oppose à l'accord sur les impôts adopté par le Sénat. (Photo AP)

    Eric Cantor, numéro 2 des républicains à la Chambre des représentants, s'oppose à l'accord sur les impôts adopté par le Sénat. (Photo AP)

    Britt Hume, animateur de Fox News, a fait connaître sur Twitter sa réaction à l’opposition d’Eric Cantor et de plusieurs autres républicains de la Chambre des représentants à l’accord sur les impôts adopté par le Sénat. Je la cite dans le texte :

    Appears the House GOP’s pie-in-the-sky caucus will blow up the deal, leaving new higher tax rates in place and assuring Rs get all blame.

    Les républicains de la Chambre tenteront vraisemblablement d’amender l’accord Biden-McConnell et de retourner un nouveau projet de loi au Sénat qui comporterait de «vraies» coupes budgétaires. Ils espèrent peut-être que le Sénat adoptera ce nouveau texte avant l’ouverture des marchés financiers demain.

    Il s’agirait évidemment d’un château en Espagne comme les aiment les républicains de la Chambre, pour traduire la pensée de Britt Hume…


    • J’en vient presque à souhaiter qu’ils soient assez cons pour refuser de voter ce compromis. Ce serait mauvais à court terme, mais ça pourrait les faire battre aux prochaines élections. Un changement doit se produire dans ce pays.

    • Eric Cantor veut encore parler de lui mais tout le monde est tanné de ce feuilleton politico-dramatique. Je crois que les électeurs américains devront exiger une procédure de destitution des élus très téméraires comme le ”recall” contre les gouverneurs des certains états.

    • @opeth – 1 janvier 2013 – 17h14
      J’écoutais un spécialiste de la politique américaine à RDI ce matin et il disait que ça allait se battre au sein du parti républicain au cours des prochains mois entre les modérés et les radicaux. Si ces derniers l’emportent, les républicains peuvent oublier la Maison-Blanche pour longtemps. Les républicains doivent trouver le moyen de tendre la main aux femmes, aux noirs et aux latinos, sinon aucune chance de prendre la Maison-Blanche. Les radicaux ont l’impression que tout conpromis à leurs principes est un aveu de faiblesse, ce qui est une position extrémiste et très dangereuse. Les compromis ne sont pas un aveu de faiblesse, les absolus ont de tout temps conduit aux pires dérives.

    • Honnnn! Pour connaître la base du GOP, il faut lire cet article en anglais. Ça fait peur,

      http://nymag.com/news/features/republican-caribbean-cruise-2012-12/

    • Ce petit sourire suffisant de Cantor est tout-à-fait indécent. L’heure est grave et il semble trouver drôle de jouer aux dés avec l’économie américaine et mondiale.

    • Jusqu’au bout, jusqu’à la défaite finale (Slogan droite profonde, radicale, religieuse… ).

      Les radicaux républicains se sont auto-intoxiqués avec leur propre discours. Impossible de voter pour un compromis quelconque quand tu détiens la vérité.

    • @lizzie – 1 janvier 2013 – 17h31
      Merci pour le lien!

      Ça fait peur. …

      En effet! Des gens qui n’ont que leur nombril comme priorité et absolument aucune empathie pour les gens qui ne font pas partie de leur gang: on est riche, on a tout les mérites, ils sont dans le besoin, ils ont tous les torts :-(.

    • C’est de plus en plus inexorable pour les Répuliban$ : “Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse” !

    • Concernant l’article mentionné, @lizzie et apocalypse. En effet, ça fait vraiment peur! J’ai particulièrement trouvé ”fort” leur argumentaire pour convaincre les non-blancs à voter républicains. C’est vraiment n’importe quoi !

    • @lizzie

      Merci pour cet article.

      La démocratie repose sur un contrat social entre les électeurs et la classe politique élue.

      Le verdict de la majorité doit être respecté, mais celle-ci doit elle-même respecter la minorité.

      Ce contrat social semble être brisé par une partie non négligeable du GOP.

      Et c’est vrai que çà fait peur.

      Si Barack Obama a été envoyé à la Maison Blanche par les forces des Ténèbres comme Damien dans le film «THE OMEN», alors, les forces du bien ont la bénédiction de Dieu pour s’en débarrasser.

      http://www.youtube.com/watch?v=tF1yU7cE1As

    • Les USA sont devenus un géant aux pieds d’argile, et le GOP persiste à vouloir bâtir avec et sur du sable. Ça augure mal.

    • Il ne s’agit pas de tous les républicains mais des ultras: “Ce n’est pas la première fois que les républicains à la chambre, influencés par les ultraconservateurs issus de la mouvance Tea Party, se soulèvent contre l’establishment du parti depuis que les républicains ont pris le contrôle de la chambre il y a 24 mois. Mais puisque le mandat de deux ans se termine ce jeudi, à midi, il s’agira vraisemblablement de la dernière” (La Presse).

    • Selon le CBO, le deal prevoit 1$ de coupure pour 41$ de hausse d’ impot. La preuve que les democrates ne veulent pas de coupures et veulent continuer l’ endettement catastrophique des Etats-Unis.

    • Le problème pour les républicains modérés qui n’aiment pas les fanatiques d’extrême-droite de leur parti. C’est qu’il risque d’y avoir un schisme si ils insistent pour que la raison prévale. Si le Tea Party est poussé dehors, il formera un parti autonome qui empêchera ce qui restera du GOP de prétendre à la Maison Blanche. L’autre possibilité est un GOP qui ne bouge pas, qui continue de s’enfoncer dans l’obscurantisme, en voyant la partie plus centriste de son vote migrer vers les démocrates par écœurement. Peu importe. La situation débile actuelle doit cesser.

    • @lizzie
      C’est dramatique comme article mais je me souviens plus qui disait ça déjà …. Un politicien pense au prochaine élection , un homme d’état à la prochaine génération. On est rendu dans nos démocraties représentatives à n’avoir que de la politique politicienne. De toute ,manière la vrai démocratie est par tirage au sort ( l’élection est complètement un concept aristocratique ) La plupart des citoyens qui se targuent d’aimer la démocratie véritable , mais ne la connaissent même pas .

    • @bimo “Un politicien pense au prochaine élection , un homme d’état à la prochaine génération”. C’est la beauté du système présidentiel américain, qui fait que le deuxième mandat n’est pas tributaire, en ce qui concerne le président, de la prochaine élection. “l’élection est complètement un concept aristocratique”. Que serait donc à vos yeux un concept démocratique?

    • @bimo “la vrai démocratie est par tirage au sort”. Je n’ose même pas commenter ça.

    • C’est la FED et les banksters de Wall Street qui auron tencore le dernier mot … rien à voir avec les marionnettes au congrès finalement !!

    • @lukos

      Salut, j’aime bien les gens curieux , alors je vais prendre le temps de répondre à votre question.On ne vous a pas appris à l’école que la démocratie grec ( la vrai ) était au tirage au sort jusqu’aux jour ou phillipe de macédoine est venue foutre le bordel . C’est à dire 200 ans de démocratie par tirage au sort. Je m’explique lorsque tu n’est pas un politicien professionnel tu est mieux de voter de slois dans l’intérêt général car tu sais que tu ne reviendra surement jamais en politique .Si vous désirez vous cultivez honnêtement sur la question et mieux la comprendre je vous conseil Étienne Chouard un homme d’une grande humilité et sagesse. Ou pour commencer doucement visitez ce lien http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/tirage-au-sort-ou-election-19301.

      On ne peut pas sortir d’un système à l’intérieur du système qui est entièrement verrouillé d’une manière légale, financière, fiscale qui empêche toute solidarité.

    • @lukos

      Je vous cite un extrait d’étienne chouard :

      Examinons l’alternative « élection contre tirage au sort » en trois points :

      1 – Le suffrage universel ne tient pas ses promesses d’émancipation : l’élection induit mécaniquement une aristocratie élective, avec son cortège de malhonnêtetés et d’abus de pouvoir.

      Pierre Rosanvallon décrit superbement la force révolutionnaire du suffrage universel et de son principe majeur, « un homme = une voix »[3]. Il suggère l’idée pleine d’espoir que ce principe révolutionnaire continue tous les jours à travailler nos sociétés, les poussant à progresser, lentement, discrètement.

      Pourquoi avoir préféré l’élection au tirage au sort ?

      « Le principe affirmé [au XVIIe et XVIIIe siècle] que toute autorité légitime dérive du consentement de ceux sur qui elle est exercée ou, en d’autres termes que les individus ne sont obligés que par ce à quoi ils ont consenti [4], » ces thèses majeures de l’École du droit naturel ont placé le tirage au sort et l’élection sous un jour nouveau, favorable à l’élection :

      « Quels que soient par ailleurs ses mérites et ses propriétés, le tirage au sort présente en effet ce caractère incontestable qu’il ne fait pas intervenir la volonté humaine et ne peut pas passer pour une expression du consentement. (…) En ce sens, le sort n’est pas, en lui-même, une procédure de légitimation du pouvoir, mais seulement une procédure de sélection des autorités et de répartition des charges. L’élection au contraire accomplit deux choses à la fois : elle sélectionne les titulaires des charges, mais en même temps, elle légitime leur pouvoir et crée chez ceux qui ont désigné un sentiment d’obligation et d’engagement envers ceux qu’ils ont désignés. Il y a tout lieu de penser que c’est cette conception du fondement de la légitimité et de l’obligation politique qui a entraîné l’éclipse du tirage au sort et le triomphe de l’élection.[5] »

      Cette idée du consentement des gouvernés comme source naturelle de légitimité des gouvernants est une idée puissante et il n’est donc pas question, ici, de renier le suffrage universel, mais il s’agit pourtant de s’attaquer aux méfaits désastreux de l’élection, que chacun peut vérifier tous les jours[6] :

      Quels reproches peut-on adresser à l’élection ?

      L’élection pousse au mensonge les représentants : d’abord pour accéder au pouvoir, puis pour le conserver, car les candidats ne peuvent être élus, puis réélus, que si leur image est bonne : cela pousse mécaniquement à mentir, sur le futur et sur le passé.
      L’élection pousse à la corruption : les élus « sponsorisés » doivent fatalement « renvoyer l’ascenseur » à leurs sponsors, ceux qui ont financé leur campagne électorale : la corruption est donc inévitable, par l’existence même de la campagne électorale dont le coût est inaccessible au candidat seul. Le système de l’élection permet donc, et même impose, la corruption des élus (ce qui arrange sans doute quelques acteurs économiques fortunés).
      Grâce au principe de la campagne électorale ruineuse, nos représentants sont à vendre (et nos libertés avec).

      L’élection incite au regroupement en ligues et soumet l’action politique à des clans et surtout à leurs chefs, avec son cortège de turpitudes liées aux logiques d’appareil et à la quête ultra prioritaire (vitale) du pouvoir.
      Les partis imposent leurs candidats, ce qui rend nos choix factices. Du fait de la participation de groupes politiques à la compétition électorale (concurrence déloyale), l’élection prive la plupart des individus isolés, hommes libres sans carcan partisan, de toute chance de participer au gouvernement de la Cité et favorise donc le désintérêt politique (voire le rejet) des citoyens.

      L’élection délègue… et donc dispense (éloigne) les citoyens de l’activité politique quotidienne et favorise la formation de castes d’élus, professionnels à vie de la politique, qui s’éloignent de leurs électeurs pour finalement ne plus représenter qu’eux-mêmes, transformant la protection promise par l’élection en muselière politique.
      L’élection n’assure que la légitimité des élus, sans garantir la justice distributive dans la répartition des charges : une assemblée de fonctionnaires et de médecins ne peut pas appréhender l’intérêt général comme le ferait une assemblée tirée au sort.
      Paradoxalement, l’élection étouffe les résistances contre les abus de pouvoir : elle réduit notre précieuse liberté de parole à un vote épisodique tous les cinq ans, vote tourmenté par un bipartisme de façade qui n’offre que des choix factices. La consigne du « vote utile » est un bâillon politique tout à fait emblématique.
      L’élection sélectionne par définition ceux qui semblent « les meilleurs », des citoyens supérieurs aux électeurs, et renonce ainsi au principe d’égalité (pourtant affiché partout, hypocritement) : l’élection désigne davantage des chefs qui recherchent un pouvoir (dominateurs) que des représentants qui acceptent un pouvoir (médiateurs, à l’écoute et au service des citoyens).
      Ce n’est pas un hasard si élite et élection ont la même racine étymologique. L’élection est profondément aristocratique, pas du tout démocratique. L’expression « élection démocratique » est même un oxymore (un assemblage de mots contradictoires).

    • En passant Chouard ne veux pas choisir au hasard des représentants mais des exécutants.
      C’est en fait l’assemblée qui a tout pouvoir.Les tirés au sort n’ont aucun choix, seulement des décisions de court terme pour repondre a une urgence.Quand il y a un choix a faire (par exemple voter une loi, ou faire des choix stratégiques a moyen ou long terme) on convoque une assemblée de gens tirés au sort qui prennent leur temps pour etudier le sujet en question en faisant intervenir qui bon leur semble pour peser le pour et le contre, les tenants et aboutissants du sujet. Ensuite ils votent, et s’il n’y a pas unanimité, alors il y a referendum au sufrage universel.
      Je crois que c’est réellement, la démocratie réelle.

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