Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive du 13 décembre 2012

    Jeudi 13 décembre 2012 | Mise en ligne à 16h33 | Commenter Commentaires (45)

    Les républicains ont raison de Susan Rice

    Susan Rice restera au poste d'ambassadrice des États-Unis à l'ONU. (Photo AP)

    Susan Rice restera au poste d'ambassadrice des États-Unis à l'ONU. (Photo AP)

    Critiqué depuis des mois par les républicains pour ses déclarations sur l’affaire de Benghazi, Susan Rice a retiré sa candidature au poste de secrétaire d’État, qui sera abandonné par Hillary Clinton au début de l’année prochaine.

    Les républicains reprochaient à l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU d’avoir déclaré que l’attaque du 11 septembre contre le consulat américain de Benghazi n’était âs «forcément un attentat terroriste», mais résultait plutôt d’une «manifestation ayant dégénéré». Selon ses critiques, la diplomate a parlé ainsi pour ne pas nuire aux chances de réélection de son patron, qui se vantait de son bilan contre Al-Qaïda.

    Rice s’est défendue en vain en affirmant s’en être tenue strictement aux informations que lui avaient fournies les services de renseignement américains. Dans une lettre à Barack Obama, elle a écrit que sa confirmation devant le Sénat serait trop «longue, perturbatrice et coûteuse – pour vous et vos priorités nationales et internationales».

    Le retrait de Rice pourrait ouvrir la voie à la nomination du sénateur du Massachusetts John Kerry au poste de secrétaire d’État.

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    Jeudi 13 décembre 2012 | Mise en ligne à 10h01 | Commenter Commentaires (38)

    Ben Laden, la torture et Hollywood

    Une image tirée du film «Zero Dark Thirty» sur la chasse d'Oussama ben Laden. (Photo AP)

    Une image tirée du film «Zero Dark Thirty» sur la chasse d'Oussama ben Laden. (Photo AP)

    La torture a-t-elle mené à Oussama ben Laden? La question refait surface aux États-Unis à quelques jours de la sortie new-yorkaise de Zero Dark Thirty, le nouveau film de Kathryn Bigelow (The Hurt Locker) qui retrace la chasse du chef d’Al-Qaeda (le long-métrage sortira le 11 janvier dans le reste de l’Amérique du Nord).

    La question se pose avec d’autant plus d’acuité que la réalisatrice et le scénariste de Zero Dark Thirty (minuit trente, dans le jargon militaire) affirment avoir adopté «une approche presque journalistique» pour raconter cette histoire. Les 45 premières minutes du film sont ponctuées de scènes de torture, dont la simulation de noyade, créant l’impression que l’identification du fameux coursier de Ben Laden n’aurait pas été possible sans le recours à ces techniques.

    «Je parie que Dick Cheney adorera le nouveau film Zero Dark Thirty», a écrit le chroniqueur du New York Times Frank Bruni.

    En revanche, les critiques de l’administration Bush et de la torture sont consternés. Selon la sénatrice de Californie Dianne Feistein, présidente de la commission du Renseignement du Sénat, les soit-disant techniques d’interrogatoires «renforcées» de la CIA n’ont pas été un «élément central» dans la localisation de Ben Laden.

    La sénatrice Feinstein arrive à cette conclusion après que sa commission eut complété un nouveau rapport de 6 000 pages sur les techniques d’interrogatoire de la CIA. Ce rapport n’a pas encore été rendu public et pourrait ne jamais l’être, comme on peut le lire dans cet article du New York Times sur la controverse entourant le film de Bigelow.

    La réalisatrice de Zero Dark Thirty se défend d’avoir fait l’apologie de la torture, mais elle a donné des munitions à ceux qui voudraient le faire, selon le critique de cinéma de l’hebdomadaire New York David Edelstein, qui a qualifié de «fascisant» le message du film.

    Pour un autre point de vue sur le rôle de la torture dans la localisation de Ben Laden, je vous invite à lire cet article de David Ignatius. Selon le chroniqueur du Washington Post, qui semble avoir de bons contacts au sein du renseignement américain, la torture n’a certes pas été cruciale dans la traque de Ben Laden. Mais la première mention du nom du coursier de Ben Laden serait bel et bien survenue lors d’une séance d’interrogatoire musclée d’un détenu de la CIA en 2003.

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    Jeudi 13 décembre 2012 | Mise en ligne à 7h14 | Commenter Commentaires (12)

    Hallelujah : une version de trop?

    Dans The Holy or the Broken, un nouveau livre sur les 1 001 versions de la chanson Hallelujah de Leonard Cohen, Alan Light rappelle que le chanteur montréalais s’est déjà dit en faveur d’un moratoire sur l’utilisation de son morceau dans les films et les émissions de télévision. Il ajoutera peut-être les concerts de charité après avoir entendu la version offerte hier soir au Madison Square Garden par le comédien Adam Sandler, qui était au nombre des artistes qui ont fait leur numéro pour aider les victimes de l’ouragan Sandy. Mais peut-être Cohen, qui donnera deux concerts à New York la semaine prochaine, rira-t-il de cette parodie?

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