Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Lundi 10 décembre 2012 | Mise en ligne à 16h26 | Commenter Commentaires (49)

    Obama, le Michigan et la loi Right-to-Work

    Barack Obama a visité aujourd'hui une usine de Daimler au Michigan. (Photo AP)

    Barack Obama a visité aujourd'hui une usine de Daimler au Michigan. (Photo AP)

    Quelque 23 États américains, situés pour la plupart dans le Sud et dans l’Ouest, ont adopté depuis plus d’un demi-siècle une loi au nom vaguement orwéllien – Right-to-Work – qui libère les salariés de leurs cotisations obligatoires au syndicat de leur entreprise.

    D’ici la fin de l’année, sous l’impulsion du gouverneur et des parlementaires républicains de l’État, le Michigan tentera de devenir le 24e État américain et le deuxième de la Rust Belt (après l’Indiana) à adopter une telle loi. Selon ses défenseurs, les lois Right-to-Work encouragent l’investissement privé, et notamment étranger, dans les États où elles sont en vigueur. Selon ses détracteurs, de telles mesures contribuent à une détérioration générale des conditions des travailleurs en réduisant ou en éliminant le pouvoir de négociation des syndicats.

    De passage au Michigan, Barack Obama s’est aujourd’hui invité dans ce débat orageux en dénonçant la loi voulue par le gouverneur Snyder et ses alliés républicains. Je le cite :

    «Nous devrions tout faire pour encourager des compagnies comme Daimler à continuer à investir dans les travailleurs américains. Ce que nous ne devrions pas faire c’est d’essayer d’éliminer vos droits de négocier pour de meilleurs salaires et conditions de travail. Ces soi-disant lois appelées Right-to-Work n’ont rien à voir avec l’économie. Elles ont tout à voir avec la politique. Ce dont on parle vraiment c’est de vous donner le droit de travailler pour moins d’argent.»


    • Moins il y a de travailleurs syndiques, plus les salaires de la classe moyenne diminuent.

      http://thinkprogress.org/politics/2011/03/03/147994/unions-income-inequality/?mobile=wp

    • - «Ce dont on parle vraiment c’est de vous donner le droit de travailler pour moins d’argent.»

      J’ajouterais que ce dont parle vraiment, c’est de ramener les conditions de travail des travailleurs occidentaux à celles des travailleurs asiatiques.

      Parce que dans une économie de type capitaliste, basée sur la concurrence, LA SEULE FAÇON DE CONCURRENCER DES PAYS OÙ LES SALAIRES ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL SONT INFÉRIEURES C’EST D’ÉGALER CES CONDITIONS.

      Ou…

      …de faire comme Apple qui est présentement à rapatrier la confection de certains de ses produits en Amérique, dans des usines ENTIÈREMENT AUTOMATISÉES!

      Ils vont pouvoir mette un beau «sticker» Made in America, mais pas un travailleur n’aura bénéficié d’une job pour pouvoir se payer les cossins fabriqués dans son pays.

      C’est-y pas marvelous!

      Bienvenue au capitalisme du 21e siècle, tas d’humains inutiles…

    • Le Détroit Free Press, qui a appuyé Snyder au cours des deux dernières années, considère que le gouverneur a bafoué le lien de confiance entre lui et le journal et aussi les électeurs indépendants. Le journal considère que ce sont des raisons politiques qui ont amené Snyder à vouloir adopter cette loi : briser les syndicats qui appuient les Démocrates.

      http://www.freep.com/article/20121209/OPINION01/312090161/Editorial-A-failure-of-leadership-Snyder-s-about-face-on-right-to-work-betrays-voters?odyssey=mod%7Cnewswell%7Ctext%7CFRONTPAGE%7Cp

    • M. Obama, le bon sens qui parle: bravo!

      Pour ce qui des républicains, fidèles à eux-mêmes, on n’en a que pour les riches: BOO HOO! C’est ça, des employés à la merci des employeurs, le rêve américain … des républicains.

    • @ralbol :
      Oui le système où l’on garde tout les bénéfices de l’industrialisation pour nous en gardant les pays du tiers-monde comme des quasi-colonies seulement bonnes pour nous fournir des matières premières, c’est beaucoup mieux!
      On doit compétitioner avec les Chinois? C’est quoi le problème, ils ont pas le droit de se développer? Les chinois sont prêts à accepter de travailler beaucoup plus pour beaucoup moins (et vivre avec bcp plus de pollution) car ils partent de plus loin. C’est tout à fait normal. Surement que nos ancêtres auraient pu compétitioner avec eux mais aujourd’hui on s’attend à commencer en haut de l’échelle avec un salaire de 80 000 par année pour une job de 40 heures semaines sans trop de responsabilités, si possible. C’est sûr que les Chinois vont gagner.

      Maintenant le problème de l’automatisation : les produits de consommation seront de plus en plus fabriqués par des machines. Effectivement, les humains deviendront de moins en moins “utiles”. Surtout ceux qui ne sont pas instruits. Mais si les humains ne fabriquent plus rien, alors comment on partage la richesse? On devrait la répartir entre les tous les habitants de la Terre, puisque presque plus personne travaille de toute façon! Alors ça va être une méchante “drop” pour les Nord-Américains comme nous, habitués de consommer une part beaucoup plus grande que notre poids démographique des ressources.
      Donc peu importe le système, il faut partager avec ses vilains “asiatiques” et autres. Pour moi ce n’est que tout naturel, une question de justice même. Ce qui est en train de se produire n’est que le ré-ajustement du niveau de vie de l’Occident vers l’Orient. À chacun son tour.
      Sinon, ça serait comme dire au reste du monde : Nous on avait le droit de développer notre industrie, consommer et se bâtir un niveau de vie très élevé mais vous non, premièrement c’est beaucoup trop polluant et puis ça réduit notre pouvoir d’achat!
      F. Gagnon

    • L’Obama de 2e. mouture semble plus flexible, comme il avait affirmé à Medvedev.
      Il ne lui reste plus qu’à faire un Cheney de lui même façe à ses adversaires, sans tirer sur ses amis, bien sûr!

    • Le taux de syndicalisation est de 13 % aux États-Unis Il est de 30 % au Canada et de 39,5 % en 2011 au Québec ( il était de 41.5 % voilà dix ans). Ce taux est de 38 % pour l’Europe ( avec des pointes de 80% en Suède et presque autant en Finlande, en Norvège… ).

      La syndicalisation a permis, dans les pays développés, de la création de la classe moyenne. C’est le meilleur remède contre la fracture riches / pauvres. et un soutien important pour un système de santé public et l’éducation.

      À méditer avant de passer les syndicats à la tronçonneuse

    • Ce que j’aime du “right-to-work”, c’est la liberté de choisir: choisir d’adhérer ou non à un syndicat. Je n’ai rien contre les syndicats, surtout quand on donne le choix d’y adhérer! Y’a rien de pire que de perdre son libre arbitre et se faire imposer quelque chose.
      Les syndicats coûtent cher aux compagnies et ce n’est pas pour rien qu’on les voit lever les pattes un par un pour aller s’établir dans le sud ou l’ouest des États-Unis. Et les cotisations coûtent cher aux employés. Ceux qui ne font pas de salaires faramineux voient leur salaire déjà pas très élevé amputé par les impôts et ensuite par une cotisation.

    • @ pacog

      - «C’est sûr que les Chinois vont gagner.»

      Vont gagner quoi?

      Un milliard et demi d’humains qui vont embarquer dans la merveilleuse société de consommation. Vous y avez pensé?

      Sans compter le milliard 300 millions d’Indiens.

      À part une planète dévastée, tout ce beau monde ne gagnera absolument rien.

      Problème fondamental: trop de monde et un système économique basé sur la consommation. La nuée de sauterelles. Des millions d’individus qui bouffent tout et ne laissent rien derrière.

      TOUT ça est à redéfinir, et il ne reste plus beaucoup de temps avant l’échéance prévue des années 2030.

      Mais ne vous en faites pas, rien ne va changer et on va tous frapper le mur en même temps, dette ou pas, syndicats ou pas, capitalistes ou pas.

      Tout est trop bien ficelé pour qu’on soit capable d’y changer quoi que ce soit.

    • Maudits syndicats de communistes. :)

      Jean Émard

    • “Ce que j’aime du “right-to-work”, c’est la liberté de choisir: choisir d’adhérer ou non à un syndicat.” mcdoux

      ===

      Au fond, les unions qu’ossa donne ?

      C’est vrai qu’avec une job “steady” pi un bon boss, pourquoi adhérer à un syndicat ?

      https://www.youtube.com/watch?v=RlCAWAucA0E

      Jean Émard

    • Taux de chômage (désaisonnalisé)
      Right-to-work: 6,9%
      Autre: 7,9%

      Croissance économique durant la récession (2008-2009)
      Right-to-work: -1.66%
      Autre: -2.42%

      Quand on met l’idéologie de côté, on voit que cette loi est bonne pour les travailleurs.

      Right-to-work n’interdit pas les syndicats, ils donnent la libertés aux travailleurs de ne pas être mmbre.

    • “Right to enslave’ si on traduit de la novlangue …

    • Le gros problème des États-Unis, c’est qu’ils ont un gros bassin de main-d’œuvre non-qualifiée et payée trop cher (votre salaire doit, quelque part, représenter votre productivité) par rapport aux alternatives disponibles aux entreprises.

      En somme, quand l’ajustement entre l’offre et la demande de main-d’œuvre ne peut se faire via les prix (ici les salaires), l’ajustement se fait via les quantités et ça donne un chômage élevé, endémique, persistant. Ce n’est pas étonnant de constater que la baisse du taux de chômage aux US est majoritairement due au fait que les chômeurs arrêtent de chercher du travail. Et si vous grattez un peu, vous vous rendrez compte que les emplois créés sont des emplois précaires à temps partiel et faible rémunération. Le voilà l’ajustement: si vous demandez un salaire supérieur à votre productivité, vous resterez en chômage aussi longtemps que vous ne consentirez pas à une diminution de salaire !!! Et vlan.

      Il faut donc être conscient que lorsqu’on ne laisse pas les salaires s’ajuster, ça implique plus de chômage. Ça ne veut pas dire qu’il faut nécéssairement s’attaquer aux syndicats, ça veut juste dire qu’il faut prendre nos décisions en toute connaissance de cause, en ayant consciences des bénéfices mais aussi des coûts. Au Québec, si notre système financier s’était écroulé en 2008, comment vous pensez qu’on s’en serait sortis? Sans aucun doute, étant donné nos rigidités sur le marché du travail et notre endettement collectif, on aurait coulé comme le font la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et bientôt la France.

      Avec la Chine, l’Inde et l’Amérique du Sud en pleine croissance, la donne a changé. On ne peut plus faire comme si le reste du monde n’existait pas. La solution c’est de générer, comme société, une offre de main-d’œuvre plus qualifiée qu’on ne trouve pas ailleurs et donc qui commande un salaire plus élevé. La solution, ce n’est pas les syndicats, c’est l’éducation !!!

    • @mcdoux

      Ce n’est pas l’employés comme tel qui fait le syndiqué mais le travail couvert par un contrat de travail. C’est l’erreur que bien des gens font, véhiculé par certains donc l’intérêt n’est pas de défendre la liberté de choisir mais de faire plus de bénéfices.

      Dans une entreprise où il y a un contrat de travail, rien de plus simple que de ne pas être syndiqué, c’est d’occupé un poste non couvert par le contrat de travail, c’est-à-dire un poste cadre! Manque de bol, l’employé n’a pas la “liberté” de choisir, c’est le patron qui décide!!!

      Il faut faire attention à la confusion que certains entretiennent sur les syndicats, les patrons et le travail….

    • Aie,boss, lé zunions, kossa denne ?

    • Le Right-to-work en serait véritablement un si les employés non-syndiqués devaient véritablement aller négocier leurs conditions de travail seul, qu’ils n’avaient pas aux listes d’ancienneté et aux régimes de pension et d’assurance que vont gagner les syndiqués par la négociation. Ainsi le travailleur renonçant au syndicat perderait immédiatement ses couvertures et son salaire serait réduit au minimum, tant et aussi qu’il n’obtiendrait pas, par négociation individuelle, de meilleures conditions.

      Ça, ça serait un véritable right-to-work , conséquences incluses. Présentement, les désaffiliés parasitent les gains des travailleurs syndiqués.

    • @ legorf

      - «La solution c’est de générer, comme société, une offre de main-d’œuvre plus qualifiée qu’on ne trouve pas ailleurs et donc qui commande un salaire plus élevé. La solution, ce n’est pas les syndicats, c’est l’éducation !!!»

      Solution du 20e siècle à un problème du 21e siècle.

      Vont faire quoi ces travailleurs plus qualifiés dans les usines automatisées d’Apple?

      Et ne venez pas m’endormir avec ces fabulations de travailleurs de chaîne de montage recyclés en programmeurs de robots.

      Pour programmer des milliers de robots à faire la même tâche répétitive, ça ne prend QU’UN (1) PROGRAMMEUR, et la majorité des gens n’ont simplement pas les capacités intellectuelles pour du travail plus sophistiqué.

      Sans travail simple pour des gens simples aux habiletés simples, la société de consommation cesse de fonctionner car y’a pas assez de gens travaillant et payés pour acheter ce que les usines automatisées fabriquent.

      La solution du 21e siècle sera le partage de la richesse, la fin du capitalisme, de la société de consommation et une économie du bien commun basée sur la décroissance, ou elle ne sera pas et ce sera la fin de notre civilisation des vidanges.

    • Lors d’une réunions des patrons des grandes industries manufacturières aux USA, les dirigeants ont convenus que dans le futur le ”right to work” ou la clause Rand telle qu’appliqué au Québec n’affecterait en rien la marche de leurs industries. Les futur usines seront robotisés au maximum et ne demanderaient qu’un minimum de travailleurs.un des participant soulevât une interrogation, si le taux de chômage augmente a cause de la réduction des travailleurs dans nos usines, a qui allons nous vendre nos produits?

    • @legorf

      Le manque d’emplois payants fait en sorte que les universitaires du Michigan quittent pour aller travailler à Chicago. C’est la fuite des cerveaux. Il ne reste, au Michigan, que des gens ayant peu d’éducation. Alors, pour faire compétition aux états avoisinants qui ont adopté le right to work et ou les salaires sont plus faibles, le Michigan fait la même chose. Ce n’est pas le manque d’éducation le véritable problème mais bien le manque de jobs payantes.

      http://www.salon.com/2012/12/10/right_to_work_bill_michigan_just_gives_up/

    • @ralbol


      Pour programmer des milliers de robots à faire la même tâche répétitive, ça ne prend QU’UN (1) PROGRAMMEUR, et la majorité des gens n’ont simplement pas les capacités intellectuelles pour du travail plus sophistiqué.

      Absolument faux. Je travaille dans le domaine des TI et je peux vous garantir que développer un automate efficace, performant et fiable nécessite une équipe complète et multidisciplinaire (développeurs de logiciels, ingénieurs mécanique, ingénieurs industriel, spécialistes de la gestion de projet, architectes TI….). Après avoir conçu l’automate, il faut l’installer et l’adapter à son environnement d’utilisation (encore d’autres spécialistes). Après l’avoir installé, il faut en assurer l’entretien et les inévitables réparations (d’autres spécialistes).

      Aussi, entre la conception et l’installation, il faut fabriquer le robot. Pour un automate industriel, étant donné les requis en terme de performance et surtout de fiabilité, impossible de confier la tâche à un individu sans aucune formation. Il faut des techniciens (pas des Docteurs spécialisés en physique quantique, des techniciens) qui savent y faire avec des machines outil. Des techniciens bien payés parce qu’ils sont responsables de la fabriquation de pièces très dispendieuses et dont les spécifications sont très détaillées.

      Donc, oui, si les travailleurs des pays occidentaux veulent préserver leur niveau de vie, il faudra que la population accepte de passer plus de temps à l’école (pas un très gros problème puisque la vie active sera plus payante et la vie tout court, plus longue). Pas nécessairement pour apprendre à résoudre des équations différentielles ou la méquanique quantique, mais apprendre à devenir des techniciens spécialisés. Il faut plus qu’un secondaire V, c’est vrai, mais pas besoin d’un Doctorat non plus.

      L’alternative à l’édiucation? déménager en Chine……. ou vivre comme les chinois…… désolé.

    • @ pacog, legorf : ce quo me frappe, c’est que vous parlez d’une masse de travailleurs, des centaines de millions, qui doivent s’adapter aux quelques décideurs financiers (deux milles ? ) mais jamais le contraire. Bien sûr tant qu’on déréglementera de plus en plus il y a peu de chances qu’ils évoluent autrement qu’en augmentant leurs exigences, ces chevaliers de la richesse!
      Cette clique EST un syndicat au même titre qu’on parle de syndicat du crime. Mais non, on va leur laisser toute la corde pour nous pendre, bin quin! Dans un bon esprit judéo-chrétien il faut savoir être victime je suppose. Désolant de voir des humains baisser les bras comme ça.
      @ mcdoux : Je ne voudrais pas vous réveiller dans votre beau rêve rose. Admettons que vous avez aussi la liberté d’acheter l’essence où vous voulez mais je serais surpris que vous ayez un prix d’ami. Que votre lait vous coûtera pas mal toujours le même prix et que votre prochain ordinateur sera au prix fixé selon des lois du marché, disons… pas vraiment selon les coûts de production.
      Vos dépenses augmenteront selon le bon vouloir de gens qui se parlent tous les jours, eh oui. Et votre salaire sera fixé de la même façon, par les mêmes personnes et pas dans le but de vous permettre de survivre, pas du tout.
      Si le lait suit une courbe connue et discutée publiquement, il ne baisse pas pour autant. Votre salaire, lui, va planter. Quant au reste, vous avez le droit de vous lancer dans une discussion avec le marché international et ceux qui le tiennent à deux mains tout seul si vous voulez, tant pour les prix que pour vos revenus. Vous y gagnerez à titre posthume l’image d’un gars courageux et vraiment naïf, un autre superbe loser comme ceux qui ont parsemé l’histoire de l’humanité. Bravo.

      La question n’est pas d’exiger toujours plus. Le gros bon sens dit qu’une personne qui travaille devrait être apte à faire vivre au moins elle-même et une personne à charge, disons un enfant, et ceci dans les pires conditions. Nous sommes horriblement loin de ça partout où les syndicats reculent. J’insiste, horriblement.
      Faut pas s’y tromper, c’est la survie du capitalisme qui est en jeu.
      D’un côté le pire poison qui lui ait été injecté, le néolibéralisme, et de l’autre des millions de personne dont la colère monte chaque jour et qui ne trouve aucune soupape: y en a plus.
      Au milieu des politiciens dingues qui démissionnent de leurs responsabilités parce qu’ils subissent des pressions insupportables. La voie de la facilité, en fait leur droit de ne pas se suicider sous ces pressions, prévaut et je les comprend. Mais ça aide pas.

    • ” Right-to-Work”. Right to enslave, sans le nom. Aucun droit , même fondamental, n’est acquis. Les requins sont toujours prêts.

    • @ralbol “on va tous frapper le mur en même temps, dette ou pas, syndicats ou pas, capitalistes ou pas”. Ce ne sera probablement pas le 21 décembre, mais ça s’en vient à grands pas. Ce ne sera pas la fin du monde, mais ce sera la fin d’un monde.

    • @lizzie

      Affirmer qu’il ne reste que des gens ayant peu d’éducation au Michigan est non seulement faux mais insultant. Le secteur manufacturier y est encore très fort et inclut un très fort contingent de cols bleus mais aussi beaucoup d’ingénieurs, gestionnaires, techniciens, corps de métier et autres fonctions spécialisées.

      Le débat autour du Right-To-Work a plus à voir avec les efforts des Républicains de briser les syndicats de toutes sortes (fonction publique, enseignants, ouvriers) et de limiter leur force politique, largement démocrate, en plus de rendre la main-d’oeuvre plus docile et moins coûteuse. La nouvelle réalité économique dans les pays industrialisés demande une approche plus balancée pour préserver les classes moyennes dans un contexte de consommation. Les syndicats sont une contrepartie nécessaire au pouvoir des entreprises. Ils sont loins d’être parfaits mais ils se sont finalement réveillés et transformés pour le mieux avec le temps, tout comme les gestionnaires. Nos sociétés sont justes lentes à s’ajuster alors que tout change à un rythme effarant, demandant une plus grande mobilité de la population, de la formation continue, de l’innovation et des produits et services exportables.

      Le Right-To-Work introduit dans un environnement déjà relativement syndiqué comme dans les Etats du rust belt est une mesure divisive. Encore une fois, les Républicains vont s’aliéner plus de monde pour favoriser leur agenda politique, social et économique qui favorise les mieux-nantis.

    • @minnesota “si le taux de chômage augmente a cause de la réduction des travailleurs dans nos usines, a qui allons nous vendre nos produits?” Bonne question. Avec le coût croissant des transports, nous reviendrons peut-être à plus d’achat chez nous. La mondialisation est, dans les conditions actuelles, un monstre incontrôlé, caché derrière un écran de fumée, en train de piller l’humanité et la planète au profit de quelques uns et au détriment de tous les autres.

    • je ne crois pas que le problème de l’emploi soit subordonné au monde syndicale. Si les travailleurs se soumettaient aux activités des syndicats pour expliquer leur malheur et leur difficulté à se trouver de l’emploi, ils finiraient par tout laisser tomber et infailliblement tout perdre. Il ne faut pas oublier que seulement 13% des travailleurs É.U sont syndiqués et cette main d’oeuvre s’accroche à leur syndicat actuellement. Les syndicats ne créent pas d’emplois et actuellement ils font toutes les pirouettes possibles pour conserver leur clientèle.
      Les travailleurs É.uniens sont les grandes victimes du libre marché mondiale mais paradoxalement , ils ne savent ce que signifie pour eux ”libre marché”. Ils croient par dessus tout, que les mauvaises conditions d’emplois dans le pays, sont temporaires et que les fournisseurs d’emploi vont se remettre à fournir des emplois aussitôt que le gouvernement va faire en sorte de ramener aux E.U. leurs emplois qui sont actuellement entre les mains des chinois et des autres travailleurs de pays émergents.
      Ils ne veulent pas accepter et admettre qu’ils ne sont plus compétitifs et qu’ils ont perdu cette habilité et cette dextérité manuelle essentielles à ces milieux du travail , ils ne savent plus faire. Ils sont, soit trop instruits ou pas formés pour remplir les emplois d’aujourd’hui. Ils ont développé une sous – culture de ”cheap labor” qui vive au jour le jour et qui coûte des centaines de milliards en soins de santé, médicaments, nourriture etc
      Le pire dans tout ça ; c’est de constater que le gouvernement entretient ces illusions.
      jrc.m
      Tampa,Fla.

    • @legorf et @dumais.s

      Vous avez raison! L’éducation est une fonction dont le travail est une variable. Un Nobel d’économie comme Paul Krugman comprend mal ça, donc imaginez ici…

    • @dunais.s :
      C vrai que ralbol exagère mais malgré tout il est indéniable que la technologie diminue de plus en plus la quantité de main d’oeuvre nécessaire. Sinon, il n’y aurait aucun avantage. Et même si on s’instruit, les.Chinois et les Indiens sont bien capables de faire de même et recommencer la course vers le bas des conditions de travail. Poussé à l’extrême l’autmatisation fera en sorte que les ressources naturelles deviendront le facteur limitant. Ça ou la pollution. Le problème est que les salaires sont nécessaires à l’existence de.la classe moyenne contairement aux élites qui héritent souventleur fortune (qui inclut souvent des droits sur des ressources d’ailleurs). Et tout ça sans compter que plusieurs n’ont pas la capacité d’étudier plus loin que le secondaire.
      Il va falloir repenser la société ou bien vivre dans l’inégalité encore plus marquée. Mais peu importe ce qu’il advient, les sociétés Occidentales vont en sortir perdantes.
      F. Gagnon

    • @imho ” rendre la main-d’oeuvre plus docile et moins coûteuse”. Le rêve de tous les prédateurs économiques depuis la découverte du pouvoir de l’argent. ” Ce dont on parle vraiment c’est de vous donner le droit de travailler pour moins d’argent.» Ça va de soi. Que le président prenne la peine de le dire, ça va de soi aussi. Mais qu’il ait à le dire est inquiétant. “In God We Trust” et “E pluribus unum”. Des mots creux? Le “rêve américain” a du plomb dans l’aile.

    • @ dumais.s

      Je parlais de PROGRAMMER un robot sur les lieux de travail, pas de le concevoir.

      Une fois le robot en usine, la programmation peut être faite par un programmeur et peut être déployée sur un nombre illimité de robots. Il faut qu’il en soit ainsi pour que ces machines soient rentables. Si le robot nécessite autant d’employés humains pour le servir que de travailleurs qu’il remplace, l’opération ne serait pas rentable… non?

      Le point que j’essaie d’amener, c’est que l’automatisation ne crée JAMAIS autant d’emplois qu’elle n’en élimine, c’est prouvé par un bon nombre d’études comme celle-ci:

      http://www.nytimes.com/2011/10/24/technology/economists-see-more-jobs-for-machines-not-people.html

      Programmer un robot ne prend pas beaucoup de main-d’oeuvre, les fabriquer, s’ils sont fabriqués par d’autres robots, ne prendra pas beaucoup de main-d’oeuvre, et leur utilisation éliminera beaucoup de main-d’oeuvre.

      Il suffit simplement de voir ce qui se produit en Chine avec la compagnie Foxconn qui est à déployer UN MILLION de robots dans ses usines et qui va par conséquent licencier UN MILLION de travailleurs…

      Il est tout à fait illusoire de croire que ce million de travailleurs vont pouvoir, grâce à l’éducation, se replacer dans des emplois plus techniques. La plupart n’en ont pas les capacités, et le but de remplacer ces travailleurs par des robots, c’est de faire baisser les coûts en se débarassant des humains inefficaces, sujets à la fatigue et aux revendications…

      Il est aussi illusoire de croire que la demande en «techniciens spécialisés» compensera ne serait-ce qu’un peu les nombreuses pertes d’emplois pris par les robots. Un robot ne nécessitera JAMAIS un technicien à lui seul.

      Le genre de société qu’on nous prépare, n’est tout simplement pas viable sans partage de la richesse, élimination du système capitaliste cupide et développement d’un modèle social et économique basé sur la décroissance et le partage.

      Si on ne comprend pas cela très vite, les conséquences en seront inévitables et désastreuses.

    • @pacog
      vous dites: “il est indéniable que la technologie diminue de plus en plus la quantité de main d’oeuvre nécessaire”

      On disait ça aussi des ordinateurs, que ça tuait les emplois. La réalité c’est que la technologie crée des emplois plus qu’elle n’en détruit. Le hic, c’est que les emplois créés diffèrent beaucoup des emplois détruits.

    • @tikobrahey

      Excusez-moi, mais c’est peut-être vous qui n’y comprenez pas grand chose. Dans la vraie vie, il sort des ingénieurs, des informaticiens à pleines portes des écoles chinoises et indiennes. C’est bien beau de sortir de belles âneries du genre « il faut que les gens aillent plus longtemps à l’école si nous voulons demeurer compétitifs », mais ça ne tient pas la route. La compétition se fait aussi à ce niveau et, en suivant cette logique de compétition, les salaires de cette catégorie de travailleurs vont aussi baisser. Pourquoi pensez-vous, par exemple, qu’ils engagent plein d’ingénieurs indiens à l’usine Bpmbardier de ville St-Laurent ? Parce qu’ils demandent moins.

      Bref, continuons d’appliquer votre belle logique, et nous allons tous nous retrouver sous-payés, à part une minorité de travailleurs possédant des compétences hyper pointues. Quant aux gens qui n’ont pas nécessairement la capacité d’acquérir des compétences poussées, vous faites quoi avec eux ? Qu’ils crèvent de faim en gagnant des salaires ne leur permettant pas de survivre, comme on le voit aux États-Unis ?

      J’en reviens pas de lire des débilités pareilles. Surtout que plus les gens sont compétents, plus ils sont productifs, et moins on a besoin de travailleurs. Ça prend bien moins de monde pour faire fonctionner des robots que pour produire directement des biens.

      Cette compétition vers le bas ne profite qu’à une minorité qui elle, c’est étrange, ne sent pas le besoin de se serrer la ceinture pour être « compétitifs ». C’est bizarre comme cette logique de compétitivité ne s’applique pas à eux, leurs revenus ne cessant d’augmenter depuis quelques décennies… Et il y a des idiots utiles pour non seulement accepter cette situation, mais qui sont prêts à se serrer la ceinture eux-mêmes pour que ces gens continuent d’engraisser allègrement comme ils le font depuis 30 ans.

      Comment peut-on être aussi idiot, ça me dépasse.

    • @pacog “Et même si on s’instruit, les.Chinois et les Indiens sont bien capables de faire de même et recommencer la course vers le bas des conditions de travail”. Évidemment et heureusement qu’ils s’instruisent! La course vers le bas des conditions de travail, ce sont les lois économiques des grandes puissances financières internationales et apatrides sans état d’âme qui la créent.

    • @legorf

      Justement, vous ne vous demandez pas pourquoi notre système financier n’a pas coulé ? Pourquoi le Québec s’est bien sorti de la crise ?

      Ce qui est agaçant avec les gens comme vous, c’est qu’ils ne se posent jamais de questions – et se poser des questions, c’est la base de la réflexion. Non, vous préférez gober des clichés sur l’éducation sans réfléchir.

      Vous savez pourquoi le Québec s’en est bien sorti ? Parce que le secteur financier ici est soumis à des règles qui ont limité les dérapages, parce qu’il y a ici un salaire minimum plus élevé et des programmes sociaux qui ont empêché qu’un tas de gens ne se retrouvent sans revenus et que la consommation s’effondre, comme cela s’est produit en 2008 aux États-Unis.

      C’est justement en regard de ce qui se passe ailleurs qu’il ne faut surtout pas imiter ceux qui se sont plantés mais, par une étranger logique, c’est pourtant ce que vous réclamez. On n’arrivera à rien en se laissant tirer vers le bas : nous allons simplement nous appauvrir et notre économie va ralentir, faute de demande.

      Il faut continuer de lutter, au contraire, pour que la richesse soit mieux répartie et qu’elle fasse tourner l’économie, finance nos infrastructures, leur entretien, leur renouvellement et leur développement, au lieu d’alimenter la spéculation. C’est justement le modèle libéral qui a coulé l’Irlande, l’Angleterre, l’Islande et, si les États-Unis n’ont pas coulé aussi, c’est simplement parce que les Chinois n’ont pas le choix d’acheter leurs bonds du trésor à un taux avantageux pour les Américains, ceux-ci étant leurs principaux clients.

      Si les États-Unis coulent, bye bye la belle croissance chinoise. Les Chinois sont pauvres, et il y a trop peu de Chinois gagnant suffisamment pour acheter ce que la Chine produit et faire rouler son économie.

    • @pacog

      Ce que ces études ne mentionnent pas, c’est le gain de productivité qui permet à notre économie aujourd’hui d’être à 70%composée de services. Les cultivateurs aujourd’hui occuppe moins de 2% des emplois si je me souviens bien. Il y a 100 ans, c’était 70%.

      Ford a révolutionné la façon de faire, avec moins d’heures travaillées par voiture produite. En retour, vous pouvez travailler à une activité autre que de construire votre voiture vous-même.

      Un agriculteur cultive sa terre pour que vous puissiez vous nourrir sans avoir à cultiver vous-même.

      On peut continuer ad nauseam …

      En somme, la productivité dicte le niveau de vie d’une société. À long terme, c’est ça le nerf de la guerre.

    • @legorf “la technologie crée des emplois plus qu’elle n’en détruit”. Dans les pays riches et en dénatalité. C’est triste mais c’est comme ça.

    • @stridulation “il y a ici un salaire minimum plus élevé et des programmes sociaux qui ont empêché qu’un tas de gens ne se retrouvent sans revenus et que la consommation s’effondre, comme cela s’est produit en 2008 aux États-Unis”. Ça se traduit aussi par un taux de criminalité beaucoup moins élevé et une société moins stressée. Élémentaire, dirait Sherlock Holmes.

    • En tk, la tier-mondialisation des ÉU fonctionne autant, sinon plus, que l’étatsunisation du tier-monde.

      Bravo champions!

    • Ça me fait penser à mon vieux voisin d’en face, une retraité gras dur d’Air-Canada qui, ce printemps, chialait contre les étudiants en grève et contre la syndicalisation en général.
      Pas assez brillant pour se rendre compte que sans syndicat il aurait travaillé toute sa vie au salaire minimum et qu’il laverait peut-être des planchers chez McDonald s’il n’avait pas sa retraite dorée…

    • @legorf

      On dirait bien que quelques réalités économiques des dernières décennies vous ont échappé.

      Les gains de productivité entraînés par l’évolution des technologies créent des emplois si la richesse ainsi créée est redistribuée. De nouveaux services, de nouveaux biens deviennent ainsi accessibles à un plus grand nombre de personnes, créant des emplois. Par exemple, les gens voyagent plus qu’il y a 50 ans. Il a bien fallut créer des agences de voyage, des compagnies aériennes, des hôtels, des infrastructures touristiques et maintenant des sites pour servir tous ces voyageurs, créant des emplois. Idem pour les nouveaux produits qui sont apparus dans les dernières décennies, comme les ordinateurs personnels, les téléphones portables, etc.

      Malheureusement, ce système est menacé. Depuis les années 80, les gains de productivité n’ont pas été redistribués en augmentation salariales et en amélioration des conditions de travail, comme c’était le cas auparavant. En dollars constants, les salaires stagnent. On a compensé en facilitant l’accès au crédit. Seulement, nous sommes rendus au bout de ce beau système. Les gens sont endettés jusqu’au cou, et ont de plus en plus de difficultés à s’offrir les services et les nouveaux produits qui font travailler un tas de gens. D’où le ralentissement auquel on assiste dans la création d’emplois dans les pays développés.

      Il se crée bien sûr des emplois dans les pays émergents, mais il faut comprendre que ces emplois dépendent essentiellement de la demande extérieure. Donc de celle des pays développés. Le marché intérieur de ces pays est insuffisamment développé pour créer une demande suffisante permettant de faire rouler leur économie.

      On l’a bien vu lors de la crise de 2008. L’effondrement soudain de la demande américaine a provoqué en Chine une vague de fermetures d’usines et de mises à pied. Heureusement pour eux, la demande américaine a rapidement repris.

      Nous devons sortir de cette logique de compétitivité qui tire tout le monde vers le bas, sauf une minorité qui s’enrichit outrageusement et qui déstabilise l’économie en investissant dans des fonds spéculatifs pour s’enrichir encore plus vite et davantage. La part des investissements dans l’économie réelle ne cesse de diminuer, avec les conséquences que l’on sait.

      Il faut mieux répartir la richesse, de façon à stabiliser l’économie mondiale. Les États-Unis se sont enrichis non en ruinant l’Europe, mais en aidant ses industries à se relever de la guerre, par l’intermédiaire du plan Marshall. Les Européens se sont enrichis, les salaires ont augmentés, et ils ont acheté des produits américains. L’économie mondiale ne progressera pas en ruinant les pays développés et en tirant les salaires vers le bas sous prétexte de compétitivité. Il faut,au contraire, les tirer vers le haut.

      Les dirigeants chinois l’ont d’ailleurs compris : les salaires en Chine augmentent. Seulement, les investisseurs commencent désormais à lorgner vers d’autres pays où les salaires sont plus bas. Si on peut produire des biens au Vietnam pour encore moins cher, la Chine risque elle aussi de connaître une baisse des investissements.

      Il va bien falloir un jour édicter des normes de travail et des salaires minimaux à l’échelle mondiale, pour éviter que la mondialisation ne devienne celle de la pauvreté, à part une minorité qui va s’enrichir – et pour combien de temps ? L’économie mondiale est fragile. Il est temps que nous nous rendions compte que nous sommes tous interdépendants.

    • Vous voulez dire qu’il y a encore des Américains qui préfèrent travailler pour moins cher plutôt que de s’asseoir sur leur steak (pardon aux végétariens) et collecter leur “welfare” ? Shocking !

    • @dc0dr 08h05

      Ouin… certains sont même condamnés à faire les deux:
      Travailler comme des esclaves ET aller à la soupe populaire ou chercher des food stamps.

      Et vous cher dc0dr, pour combien travailleriez-vous 40h/s ?
      Soyez honnête…

    • Les syndicats sont l’ arbre que l’ on vous pointe afin que vous ne puissiez voir la forêts du 1% qui fait vraiment de l’ argent sur votre dos…

      En fait ce que l’ on accorde à ceux-ci c’ est des diminution de salaires.

      L’Association des propriétaires du Québec (APQ) a fait une déclaration publique, vendredi, pour suggérer à ses membres d’augmenter les loyers de 2,5% à 3% l’an prochain.

      Hausses prévues des prix des aliments en 2013

      Fruits et légumes : + 1 % à 3 %

      Restauration : + 1 % à 3 %

      Pains, pâtisseries, pâtes : + 2,5 % à 4,5 %

      Viande : + 6,5 % à 8,5 %

      Toutes catégories confondues : + 1,5 % à 3,5 %

      Source : Index des prix alimentaires à la consommation 2013, Université de Guelph.

      Pendant ce temps le syndicat des cols bleue de Montréal obtenait des augmentations salariales de 2 % les trois premières années et de 2,5 % les deux dernières. La nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2017.

    • @dc0dr

      Et grâce à des gens comme vous, on n’aura bientôt plus les moyens de manger du steak, même en travaillant.

      Y a des gens comme ça, toujours prêts à scier la branche sur laquelle ils sont assis et trop tatas pour se rendre compte qu’ils sont du mauvais bord.

    • Suite , en fait ce qui dérange vraiment ce 1% ce sont les ONG qui ont une caisse commune de défense contre les abus de leurs exploitant. Ce fameux pouvoir de négociation, qui fait de celui-ci un interlocuteur insupportable de par son existence propre.

    • Toutes ces discussions et toutes ces chicanes, alors qu’en fait, le vrai problème demeure la perte du pouvoir d’achat causé par l’impression monétaire. Si seulement vous saviez…

    • Comme quoi le modèle chinois d’exploitation des travailleurs est “génial” selon les dretteux.

    • francois_d

      Si seulement vous saviez… ben oui on est des nul(s)

      Il faudrait écrire un livre la-dessus la planche à billet pour les nuls.

      http://www.bankofcanada.ca/wp-content/uploads/2010/07/annexea.pdf

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