Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Archive du 12 novembre 2012

    Lundi 12 novembre 2012 | Mise en ligne à 21h23 | Commenter Commentaires (39)

    Un agent du FBI vraiment brillant

    Jill Kelley (Photo AP)

    Jill Kelley (Photo AP)

    L’agent du FBI qui a déclenché l’enquête ayant mené à la démission du chef de la CIA David Petraeus est lui-même sur la sellette ce soir. Selon cet article du Wall Street Journal, l’enquêteur a envoyé des photos le montrant torse nu à Jill Kelley, la femme de Floride qui s’était plainte à la police fédérale des courriels menaçants qu’elle avait reçus de Paula Broadwell, la biographe et maîtresse du général à la retraite.

    L’enquêteur n’a pas été identifié mais il fait l’objet d’une enquête interne. Il est décrit comme un ami de Kelley.

    Cette histoire rocambolesque explique peut-être le peu d’empressement du FBI à informer les responsables politiques des fruits de leur enquête sur Paula Broadwell.

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    Lundi 12 novembre 2012 | Mise en ligne à 11h13 | Commenter Commentaires (93)

    Le cocon médiatique de la droite américaine

    Roger Ailes et Fox News sont au nombre des grands perdants de l'élection présidentielle américaine. (Photo AP)

    Roger Ailes et Fox News sont au nombre des grands perdants de l'élection présidentielle américaine. (Photo AP)

    Rasmussen est le plus fiable des sondeurs. L’affaire de Benghazi est pire que le scandale du Watergate. Dick Morris est un devin. Si vous croyez à ces assertions, vous vivez dans  le cocon médiatique de la droite américaine, un sujet abordé aujourd’hui par le journaliste Jonathan Martin de Politico dans cet article.

    Alimentés par les informations biaisées ou disjonctées de Fox News, Drudge Report et les ténors conservateurs de la talk-radio, dont Rush Limbaugh, les habitants de cette bulle étanche ont tous été surpris de la réélection de Barack Obama. Dans un monde idéal, ce verdict devrait les forcer à réexaminer leurs certitudes sur plusieurs autres sujets, et notamment le climat, les impôts et l’immigration. C’est du moins l’espoir formulé par certains jeunes conservateurs cités par Martin. On verra.

    Mais qu’en est-il du cocon médiatique de la gauche (ou ce qui en tient lieu aux États-Unis)? Si ce cocon existe, il est beaucoup moins étanche que celui de la droite, selon Martin, l’écosystème médiatique de la gauche étant plus diversifié, et aucune chaîne ou personnalité n’ayant l’influence de Fox News ou Rush Limbaugh.

    Qui plus est, les progressistes sont nombreux à écouter NPR ou à lire des journaux de qualité qui s’efforcent à donner une information équilibrée. Ils sont aussi prompts à critiquer leurs candidats, comme on l’a vu après le premier débat présidentiel.

    Mais, comme le souligne Martin, les progressistes ont quand même du mal à comprendre leurs compatriotes qui habitent le cocon médiatique de la droite. C’est comme si ceux-ci vivaient sur une autre planète où le ciel est vert, la terre est plate et les baisses des impôts des plus riches profitent à tout le monde.

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    Lundi 12 novembre 2012 | Mise en ligne à 8h47 | Commenter Commentaires (19)

    Petraeus, le FBI et l’autre femme

    De gauche à droite : Natalie Khawam, David H. Petraeus, Scott Kelley, Jill Kelley et Holly Petraeus. (Photo AP)

    De gauche à droite : Natalie Khawam, David H. Petraeus, Scott Kelley, Jill Kelley et Holly Petraeus. (Photo AP)

    De hauts responsables du FBI et du ministère de la Justice américain étaient au courant depuis le début de l’été que la police fédérale avait découvert une liaison extraconjugale entre le chef de la CIA David Petraeus et sa biographe, Paula Broadwell.

    Mais, selon cet article du New York Times, ces responsables n’ont informé personne à l’extérieur de leur organisation avant la semaine dernière parce que leur enquête n’était pas complète et qu’aucune infraction aux règles de sécurité n’avait été décelée. Selon le Times, les responsables du FBI étaient hésitants face à l’idée de dévoiler une liaison extraconjugale impliquant le directeur de la CIA mais ne comportant aucune infraction aux règles ou à la loi.

    Comme les autres médias américains, le Times explique que le point de départ de l’enquête duy FBI sur Paula Broadwell est une plainte de harcèlement déposée par Jill Kelley, 37 ans, agente de liaison sociale à la base aérienne McDill à Tampa, où sont établis le centre de commandement central et le centre de commandement des opérations spéciales des forces américaines.

    Il semble que Broadwell soupçonnait Kelley de vouloir lui ravir l’affection du général à la retraite. Et la biographe aurait envoyé à sa rivale présumée des courriels jugés menaçants.

    À noter que les responsables du ministère de la Justice et du FBI attribuent à une pure coïncidence le fait qu’ils aient attendu au 6 novembre, jour du scrutin présidentiel, pour mettre au parfum James Clapper, directeur national du renseignement et grand patron de Petraeus.

    Plusieurs parlementaires américains ont promis ce weekend d’enquêter sur les circonstances entourant la démission du patron de la CIA.

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