Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Archive du 8 novembre 2012

    Jeudi 8 novembre 2012 | Mise en ligne à 15h23 | Commenter Commentaires (65)

    La Chambre et le redécoupage électoral

    pa_gerry

    Comment se fait-il que la victoire démocrate à la Maison-Blanche et les gains de ce parti au Sénat ne sont pas reflétés à la Chambre des représentants, où la majorité républicaine restera plus ou moins intacte? La réponse tient en bonne partie au redécoupage électoral (gerrymandering), qui a permis aux républicains de créer des circonscriptions destinées à faciliter la défense de leurs sièges.

    David Weigel de Slate explique le phénomène dans ce billet en évoquant notamment l’exemple de la Pennsylvanie, où Barack Obama a battu Mitt Romney par cinq points de pourcentage et où les républicains ont remporté huit des 13 sièges de la Chambre mis en jeu. Comme on peut le voir dans le graphique qui coiffe ce billet, les circonscriptions ont été charcutées de façon à donner un avantage maximum aux républicains.

    La Pennsylvanie est l’un des États où le charcutage électoral a permis aux républicains de conserver la grande majorité des sièges mêmes si l’ensemble des candidats démocrates à la Chambre ont recueilli plus de suffrages que l’ensemble de leurs rivaux. Les autres États dans ce camp sont la Floride, le Wisconsin, l’Ohio, le Michigan et la Virginie.

    Le redécoupage électoral a lieu tous les dix ans après le recensement national. Dans la majorité des cas, il est réalisé par le parti qui est alors au pouvoir à la tête du gouvernement de chaque État. Les démocrates participent ainsi également aux redécoupages, mais ils sont dans l’ensemble moins nombreux à diriger des États et moins partisans ou gourmands que les républicains, s’il faut en croire ce billet publié aujourd’hui par Dylan Matthews

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    Jeudi 8 novembre 2012 | Mise en ligne à 13h12 | Commenter Commentaires (39)

    La victoire d’Obama coûtera-t-elle à Israël?

    Benjamin Nétanyahou a donné l'impression de souhaiter la victoire de Mitt Romney contre Barack Obama. (Photo Reuters)

    Benjamin Nétanyahou a donné l'impression de souhaiter la victoire de Mitt Romney contre Barack Obama. (Photo Reuters)

    Même s’il se défend d’avoir tenté d’influencer l’issue de l’élection présidentielle américaine, Benjamin Nétanyahou a donné l’impression à plusieurs Israéliens et Américains de souhaiter la victoire de Mitt Romney face à Barack Obama. D’où la question que se posent les médias de son pays aujourd’hui : le premier ministre israélien a-t-il nui à la cause de l’État hébreu en misant sur le mauvais cheval?

    Cet extrait d’un article de l’AFP résume la situation :

    L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Dan Shapiro, s’est efforcé d’apaiser la polémique en qualifiant de «ridicule» l’idée d’un «désir de vengeance» du président réélu.

    Les analystes israéliens s’interrogent néanmoins sur le «prix» que Barack Obama pourrait faire payer à M. Nétanyahou à un peu plus de deux mois d’un scrutin crucial.

    «Nétanyahou a parié et nous allons payer», résume le tabloïd Yédiot Aharonot.

    Même son de cloche à gauche, au Haaretz : «Obama a maintenant quatre ans pour régler ses comptes avec Nétanyahou, pour le soutien ouvert à Mitt Romney, pour ses dépréciations (d’Obama) devant le Congrès, pour le gel des négociations avec les Palestiniens, pour la colonisation et pour avoir tenté de lui faire la leçon sur le dossier iranien».

    Notons que le président Obama a remporté 69% du vote juif mardi, selon les sondages réalisés à la sortie des bureaux de scrutin. Il s’agissait d’une baisse de neuf points de pourcentage par rapport à l’élection de 2008.

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    Jeudi 8 novembre 2012 | Mise en ligne à 7h42 | Commenter Commentaires (97)

    La manchette du jour

    socialism

    «L’Amérique a choisi le socialisme», proclame aujourd’hui une manchette du quotidien israélien Hayom, dont le propriétaire américain, Sheldon Adelson, magnat des casinos de Las Vegas, a dépensé 60 millions de dollars en 2012 pour aider divers candidats républicains, de Newt Gingrich à Mitt Romney en passant par Allen West. Tous les candidats d’Adelson ont perdu, sauf le sénateur sortant du Nevada Dean Heller. «Le deuxième mandat d’Obama à la Maison-Blanche pourrait mener à une crise économique pire que celle de 2008», peut-on lire dans l’exergue de l’article du Hayom.

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