Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive du 11 septembre 2012

    Mardi 11 septembre 2012 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (44)

    Iran : Netanyahu critique l’administration Obama

    Benjamin Netanyahu a réagi avec humeur aujourd’hui à la déclaration faite la veille par Hillary Clinton selon laquelle les États-Unis n’avaient pas l’intention de fixer de date butoir à l’Iran. S’exprimant en anglais lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le premier ministre israélien a vivement critiqué la position de l’administration Obama. Je le cite :

    «Le monde dit à Israël: ‘Attendez, on a encore du temps’. Et je dis : ‘Attendre pour quoi? Attendre jusqu’à quand? Ceux, dans la communauté internationale, qui refusent de mettre une ligne rouge face à l’Iran n’ont pas le droit moral de mettre un feu rouge devant Israël.»

    «Si l’Iran sait qu’il n’y a pas de ligne rouge, si l’Iran sait qu’il n’y a pas de date limite, que fera-t-il? Exactement ce qu’il est en train de faire. Il est en train de continuer, sans aucune ingérence, à chercher à obtenir la capacité en matière d’armement nucléaire et, à partir de là, la bombe nucléaire.»

    Selon cet article du New York Times, la mauvaise humeur du premier ministre Netanyahu tient peut-être également au refus de Barack Obama de le rencontrer à New York à l’occasion de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies.

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    Mardi 11 septembre 2012 | Mise en ligne à 13h41 | Commenter Commentaires (20)

    Romney inquiète son camp

    Mitt Romney est critiqué par son propre camp pour son manque de substance. (Photo AP)

    Mitt Romney est critiqué par son camp pour son manque de substance. (Photo AP)

    À en juger par cet article du journal Politico, à peu près tous les médias et commentateurs conservateurs expriment ces jours-ci une certaine inquiétude au sujet de la campagne que mène Mitt Romney. De Rupert Murdoch à William Kristol and passant par Laura Ingraham, ils s’accordent pour dire que le candidat républicain commet une erreur en pensant qu’il n’a pas besoin de détailler son programme pour gagner.

    «L’assertion selon laquelle vous êtes plus compétent que le président Obama n’est justement qu’une assertion aux yeux de plusieurs personnes», écrit Peter Hansen dans une lettre ouverte à Mitt Romney publiée dans l’hebdomadaire The Weekly Standard. «Il est encore possible de convaincre les électeurs que vous géreriez mieux l’économie que le président Obama ne l’a fait, mais dire aux gens que vous êtes mieux qualifié ne suffit pas. Dans une certaine mesure, vous devez le démontrer, et non seulement le dire, comme plusieurs journalistes vous l’ont souvent dit.»

    L’entourage de Mitt Romney défend son approche en faisant valoir que les démocrates dénatureraient dans les médias toute proposition précise que le candidat républicain pourrait présenter d’ici l’élection présidentielle.

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    Mardi 11 septembre 2012 | Mise en ligne à 9h33 | Commenter Commentaires (170)

    Le 11/9 et la «négligence» de l’administration Bush

    Dennis Swindell se penche pour embrasser le nom de son partenaire, Gary Lee Bright, inscrit sur le mémorial honorant les victimes des attentats contre le WTC. (Photo Reuters)

    Dennis Swindell a embrassé le nom de son partenaire, Gary Lee Bright, inscrit sur le mémorial honorant les victimes des attentats contre le WTC. (Photo Reuters)

    «Ben Laden déterminé à frapper les États-Unis»: le 6 août 2001, George W. Bush a reçu une note de la CIA coiffé de ce titre. Aux yeux des défenseurs du président et de son administration, ce titre n’annonçait pas l’attaque du 11 septembre 2001 mais résumait l’histoire d’Al-Qaïda.

    Dans une tribune publiée dans le New York Times en ce 11e anniversaire des attentats, le journaliste Kurt Eichenwald ne conteste pas cette interprétation. Mais il fait allusion dans son texte à d’autres notes de la CIA qui le conduisent aujourd’hui à accuser l’administration Bush de négligence vis-à-vis de la menace représentée par Al-Qaïda.

    Après avoir lu des extraits de notes inédites de la CIA, Eichenwald révèle que l’administration Bush a commencé à être alertée à la possibilité d’une attaque d’Al-Qaeda au printemps 2001. Le 1er mai 2001, la CIA a ainsi averti la Maison-Blanche qu’«un groupe actuellement aux États-Unis» planifiait une opération terroriste. Le 22 juin, la CIA a précisé qu’une attaque était «imminente».

    Selon Eichenwald, les «dirigeants néoconservateurs» qui venaient de prendre le pouvoir au Pentagone ont haussé les épaules en recevant ces avertissements. Selon eux, Ben Laden faisait semblant de planifier une attaque pour détourner l’attention de l’administration américaine de Saddam Hussein.

    Le 29 juin, pour contrer cette analyse jugée absurde par ses agents, la CIA a publié une note affirmant que «les États-Unis ne sont pas la cible d’une campagne de désinformation» orchestrée par Oussama ben Laden. Le 1er juillet, l’agence de renseignement a répété qu’une attaque aux «conséquences dramatiques» se produirait «bientôt».

    D’autres avertissements du même genre ont été transmis à la Maison-Blanche en juillet.

    Mais le président n’a jamais réagi de façon adéquate à ces avertissements, selon Eichenwald, dont je cite la conclusion dans le texte :

    In the aftermath of 9/11, Bush officials attempted to deflect criticism that they had ignored C.I.A. warnings by saying they had not been told when and where the attack would occur. That is true, as far as it goes, but it misses the point. Throughout that summer, there were events that might have exposed the plans, had the government been on high alert. Indeed, even as the Aug. 6 brief was being prepared, Mohamed al-Kahtani, a Saudi believed to have been assigned a role in the 9/11 attacks, was stopped at an airport in Orlando, Fla., by a suspicious customs agent and sent back overseas on Aug. 4. Two weeks later, another co-conspirator, Zacarias Moussaoui, was arrested on immigration charges in Minnesota after arousing suspicions at a flight school. But the dots were not connected, and Washington did not react.

    Could the 9/11 attack have been stopped, had the Bush team reacted with urgency to the warnings contained in all of those daily briefs? We can’t ever know. And that may be the most agonizing reality of all.

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