Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive du 10 septembre 2012

    Lundi 10 septembre 2012 | Mise en ligne à 16h25 | Commenter Commentaires (31)

    Bob Woodward et les «lacunes» de Barack Obama

    ABC présentera ce soir l'interview accordée par Bob Woodward à Diane Sawyer. (Photo ABC News)

    ABC présentera ce soir l'interview accordée par Bob Woodward à Diane Sawyer. (Photo ABC News)

    Le légendaire journaliste Bob Woodward sort demain The Price of Politics, son deuxième livre sur Washington à l’ère de Barack Obama. Dans son premier tome, il s’intéressait au débat lancinant autour de la décision du président d’envoyer des renforts militaires en Afghanistan. Dans le nouveau, il se penche sur la façon dont la classe politique américaine a géré la crise financière et budgétaire de l’été 2011.

    Selon cette recension du New York Times et cette entrevue de l’auteur à ABC News, The Price of Politics impute en bonne partie à Barack Obama l’échec du «grand marché» que celui-ci voulait conclure avec John Boehner, président de la Chambre des représentants, pour réduire les déficits et assurer le relèvement du plafond de la dette. Dans son entretien avec Diane Sawyer, Woodward évoque 41WJ71FU5cL._SL500_AA300_ainsi les «lacunes» du président en tant que leader pour expliquer son incapacité à en venir à une entente avec les républicains. Je cite Woodward :

    «Le président Clinton, le président Reagan. Et si vous vous intéressez à eux, vous pouvez les critiquer pour plusieurs choses. (Mais) ils ont, en gros, réussi à imposer leur volonté. Dans ce dossier, le président Obama ne l’a pas fait.»

    Woodward accorde ainsi moins d’importance à l’intransigeance des républicains de la Chambre des représentants, qui refusaient d’accepter toute entente avec le président qui aurait inclus une augmentation des impôts des contribuables les plus fortunés.

    En fait, selon Woodward, Barack Obama a lui-même indisposé les républicains au début de son mandat, en déclarant notamment à Eric Cantor, numéro deux des républicains à la Chambre : «Les élections ont des conséquences, et j’ai gagné, Eric.»

    Woodward reproche à Obama de ne pas avoir pris le temps de sortir de son cercle d’intimes pour nouer avec les élus démocrates et républicains des liens qui auraient pu l’aider à trouver une solution à la crise budgétaire et financière de 2011.

    La Maison-Blanche a réfuté aujourd’hui les conclusions de Woodward, faisant notamment valoir que l’échec du «grand marché» tenait surtout à l’incapacité de John Boehner à mettre au pas les radicaux de son propre parti.

    Quoi qu’il en soit, le journal Politico dresse ici la liste des cinq anecdotes les plus révélatrices du livre de Woodward. Dans l’une d’elle, Barack Obama boit du thé glacé et mâchouille des nicorettes pendant que John Boehner grille une cigarette et boit un verre de Merlot. Pour Boehner, la scène résume les «différences» entre les deux hommes et leurs difficultés à s’entendre.

    Le Washington Post a par ailleurs publié hier cet extrait du livre de Woodward.

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    Lundi 10 septembre 2012 | Mise en ligne à 14h54 | Commenter Commentaires (29)

    Flip, flop, flip

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    Mitt Romney a consterné certains commentateurs et militants conservateurs hier en affirmant à l’émission Meet the Press vouloir conserver quelques parties de la réforme santé de Barack Obama. Je cite sa déclaration, qui représentait un revirement de la part d’un candidat ayant promis d’abroger l’Obamacare au grand complet :

    «Je ne vais pas me débarrasser de la totalité de la réforme de la santé. Naturellement, il y a un certain nombre de choses que j’aime bien dans la réforme de la santé (…) L’une est de faire en sorte que ceux qui souffrent d’un mauvais état de santé préalable puissent être couverts. Deuxièmement, que le marché puisse permettre aux particuliers d’avoir des polices couvrant leur famille jusqu’à l’âge qu’ils veulent.»

    Plusieurs électeurs modérés ont dû être rassurés par cette déclaration de l’ancien gouverneur du Massachusetts. Mais celui-ci se payait leur tête, s’il faut en croire la précision fournie plus tard par son camp.

    Selon cette précision, Mitt Romney entend se fier entièrement au marché privé pour préserver les choses qu’il aime dans l’Obamacare. Autrement dit, les personnes souffrant de conditions préexistantes, par exemple, se retrouveraient exactement dans la situation qui prévalait avant l’Obamacare.

    Merci de cette précision, Mitt.

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    Lundi 10 septembre 2012 | Mise en ligne à 10h59 | Commenter Commentaires (93)

    La «victoire séparatiste», vue par le NYT

    Selon le New York Times, l'attentat du Métropolis est un «triste rappel des passions que soulèvent les questions de la langue et de l'indépendance». (Photo AP)

    Selon le New York Times, l'attentat du Métropolis est un «triste rappel des passions que soulèvent les questions de la langue et de l'indépendance». (Photo AP)

    La victoire électorale des «séparatistes» du Québec ne devrait pas mener à la «séparation» de la province, explique le New York Times dans un éditorial publié aujourd’hui. Selon le quotidien new-yorkais, les électeurs québécois n’ont pas exprimé par leur vote un appui à l’indépendance mais un rejet d’un Parti libéral «fatigué et teinté de corruption».

    Le Times fait valoir que Pauline Marois exposerait la cause indépendantiste à un échec si elle tenait un référendum sur la souveraineté. Le quotidien estime que la chef péquiste choisira plutôt un nationalisme semblable à celui des indépendantistes catalans et écossais, qui jouent «la carte du séparatisme pour arracher le plus de pouvoirs et d’argent possibles» du gouvernement fédéral.

    Le Times voit par ailleurs dans l’attentat du Métropolis «un triste rappel des passions que peuvent soulever les questions de la langue et de l’indépendance» au Québec.

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