Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Archive du 2 septembre 2012

    Dimanche 2 septembre 2012 | Mise en ligne à 15h14 | Commenter Commentaires (35)

    Retour sur le discours de Romney

    La plupart des républicains, du simple militant au plus fin des stratèges, ont quitté Tampa avec la conviction que Mitt Romney avait atteint son grand objectif lors de son discours d’acceptation à la convention républicaine: convaincre les électeurs indécis qu’il n’est pas un ploutocrate sans cœur dont les idées s’apparentent à celle de l’aile extrémiste de son parti.

    L’ancien gouverneur du Massachusetts a parlé avec émotion de ses parents, de sa femme et de ses enfants. Il a rendu un hommage vibrant aux femmes de son parti. Et il a promis de placer la création d’emplois en tête de ses priorités, se moquant au passage des engagements les plus ambitieux (ou fumeux, c’est selon) de Barack Obama.

    Mais ce discours n’a pas fait l’unanimité, et il est plutôt piquant aujourd’hui de relever que la principale critique formulée à son sujet par le président et ses alliés démocrates ne diffère guère de celle que l’on peut lire aujourd’hui dans la page éditoriale du Wall Street Journal. Je traduis un passage de cet édito :

    «Le discours de M. Romney a touché à tous ces points essentiels, mais la chose qu’il n’a pas fait constitue un pari politique majeur. Ni lui ni l’entière convention du GOP n’ont explicité son programme en matière économique. Lui et Paul Ryan ont promis d’aider la classe moyenne mais ils n’ont jamais expliqué, sauf en passant, comment ils y parviendraient. Dans son discours d’acceptation, M. Romney a évoqué ses cinq idées comme s’il s’agissait de détails peu importants. Il a consacré une phrase à l’énergie; l’éducation en a eu droit à deux. Il a passé plus de temps à parler de Neil Armstrong qu’à parler de ce qu’il comptait faire pour assurer une meilleure croissance économique et relever les revenus de la classe moyenne.»

    Le WSJ croit comprendre la stratégie derrière le flou artistique entretenu par Mitt Romney sur ses propositions. Le candidat républicain est persuadé que les électeurs sont prêts à mettre à la porte Barack Obama, et qu’il n’a pas besoin de dire grand-chose pour lui succéder à la Maison-Blanche.
    Selon le WSJ, cette stratégie est risquée parce que Barack Obama et les démocrates se chargeront d’expliquer en long et en large, et à leur façon, ce en quoi consistent les politiques de Mitt Romney.

    Le candidat républicain à la présidence et ses stratèges voulaient aussi présenter à Tampa une image du Parti républicain la plus moderne et inclusive possible, d’où la présence de nombreux orateurs noirs et hispaniques à la tribune de la convention. Cette image tranche évidemment avec la réalité, comme le souligne la chroniqueuse du New York Times Maureen Dowd, qui qualifie aujourd’hui la convention du GOP de «canular monumental» dans un texte très mordant.

    À noter que la vidéo qui coiffe ce billet regroupe les faits saillants de la convention républicaine selon le parti. Clint Eastwood et sa chaise n’y apparaissent pas. Allez savoir pourquoi.

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    Dimanche 2 septembre 2012 | Mise en ligne à 9h05 | Commenter Commentaires (16)

    Pas de rebond post-convention?

    L'amphithéâtre Time Warner Cable accueillera les deux premières soirées de la convention démocrate de Charlotte. (Photo Reuters)

    L'amphithéâtre Time Warner Cable accueillera les deux premières soirées de la convention démocrate de Charlotte. (Photo Reuters)

    Se peut-il qu’aucun des candidats présidentiels ne profite d’un rebond véritable dans l’opinion publique après la convention de leur parti respectif? En tout cas, Mitt Romney n’a guère progressé dans les trois sondages rendus publics depuis la fin de la grande messe républicaine de Tampa.

    Seul Ramussmen se montre favorable à l’ancien gouverneur du Massachusetts. Alors qu’il tirait de l’arrière par deux points sur Barack Obama au début de la convention républicaine, celui-ci menait hier par trois points, selon cette maison de sondage qui a un faible pour le GOP.

    Le sondage quotidien Gallup n’a cependant pas bougé d’un iota, le président menant par un point en date d’hier. Et Reuters/Ipsos, qui créditait Romney d’une avance de trois points au milieu de la semaine, donnait hier l’avance à Obama par un point auprès des électeurs susceptibles de voter le 6 novembre.

    D’autres sondages devraient être publiés demain et mardi. En moyenne, un candidat profite d’un rebond de cinq points dans les sondages après la convention de son parti, selon Gallup.

    Il faut dire que la convention républicaine n’a pas été un grand succès populaire. Un peu plus de 30 millions de téléspectateurs ont suivi le discours d’acceptation de Mitt Romney. Quelque 40 millions d’Américains avaient vu celui de John McCain en 2008.

    La convention démocrate s’ouvre mardi à Charlotte.

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