Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Archive du 22 août 2012

    Mercredi 22 août 2012 | Mise en ligne à 20h30 | Commenter Commentaires (27)

    Le chiffre du jour

    0 : pourcentage d’Afro-Américains qui appuient Mitt Romney (contre 94% qui soutiennent Barack Obama), selon un sondage NBC News/Wall Street Journal.

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    Mercredi 22 août 2012 | Mise en ligne à 17h32 | Commenter Commentaires (17)

    Zizanie dans le camp Obama

    David Axelrod, Baracvk Obama et Stephanie Cutter : pas toujours sur la même longueur d'onde. (Photos AP)

    David Axelrod, Baracvk Obama et Stephanie Cutter : pas toujours sur la même longueur d'onde. (Photos AP)

    Bon, le mot zizanie est peut-être trop fort mais tout n’est certes pas au beau fixe au sein du camp de Barack Obama, s’il faut se fier à Glenn Trush, journaliste à Politico et auteur d’un nouveau livre électronique sur les coulisses de la campagne présidentielle américaine.

    Dans Obama’s Last Stand, Trush fait notamment état des rivalités entre les conseillers d’Obama, dont le stratège David Axelrod et la porte-parole Stephanie Cutter, et du mécontentement du président vis-à-vis des membres de son équipe, y compris Joe Biden. Le journaliste évoque également l’insatisfaction du camp Obama à l’égard de Debbie Wasserman Schultz, la présidente du Comité national du Parti démocrate, qui est parfois une bien piètre porte-parole.

    Politico a publié un article qui résume les principales trouvailles de Trush. Celui-ci considère que Barack Obama a commis sa plus grande erreur sur le plan stratégique en refusant d’exploiter à fond les Super PAC, comme l’ont fait les républicains. Il ne semble pas tenir compte du fait que le président aurait passé pour un bel hypocrite en dénonçant la décision de la Cour suprême qui a contribué à l’émergence des Super PAC tout en tentant de profiter de ces nouvelles structures.

    Quoi qu’il en soit, Barack Obama n’a aucun respect pour Mitt Romney, selon Trush. Sur ce sujet, je cite dans le texte un passage de l’article que le journaliste signe dans Politico :

    Obama really doesn’t like, admire or even grudgingly respect Romney. It’s a level of contempt, say aides, he doesn’t even feel for the conservative, combative House Majority Leader Eric Cantor, the Hill Republican he disliked the most. “There was a baseline of respect for John McCain. The president always thought he was an honorable man and a war hero,” a longtime Obama adviser said. (…)

    Time and again Obama has told the people around him that Romney stood for “nothing.” The word he would use to describe Romney was “weak,” too weak to stand up to his own moneymen, too weak to defend his own moderate record as the man who signed into law the first health insurance mandate as Massachusetts governor in 2006, too weak to admit Obama had done a single thing right as president.

    The two things Obama fears most about a Romney victory: A 7-to-2 conservative Supreme Court within a few years. And the equally unbearable possibility, in his mind, that Romney will get to take a victory lap on an economic rebound Obama sees as just around the corner. “I’m not going to let him win … so that he can take credit when the economy turns around,” Obama said, according to an aide.

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    Mercredi 22 août 2012 | Mise en ligne à 15h09 | Commenter Commentaires (41)

    Qu’est-ce qu’un «viol sous la contrainte»?

    L’an dernier, Paul Ryan a parrainé un texte de loi rédigé par Todd Akin qui aurait dénié tout financement public aux avortements, sauf en cas de «viol sous la contrainte» (forcible rape). Qu’est-ce qu’un «viol sous la contrainte»?

    Le représentant du Wisconsin a refusé hier de répondre à cette question, affirmant qu’«un viol est un viol, fin de l’histoire» (voir le topo ci-dessus). Le colistier de Mitt Romney a également déclaré qu’il se rangerait à la position de ce dernier sur l’avortement («C’est un pas dans la bonne direction», a-t-il dit aux journalistes aujourd’hui). Contrairement à lui, l’ancien gouverneur du Massachusetts admet des exceptions pour viol et inceste à l’interdiction éventuelle de l’avortement.

    Comme plusieurs républicains, Paul Ryan estime que des femmes se font parfois avorter sous de faux prétextes, dont le viol ou un danger pour la santé de la mère. Ce dernier prétexte est tellement gros qu’on pourrait y faire passer un camion Mack, a-t-il notamment déclaré en 2000 lors d’un débat sur les avortements tardifs :

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