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Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
Une chance que Mitt Romney a fait cette déclaration à Chicago cet après-midi et non lors de sa visite récente en Israël, où même les politiciens les plus conservateurs, dont Benjamin Netanyahu, parlent en bien des kibboutzim, ces communautés collectivistes qui ont joué un rôle clé dans l’histoire et la culture de l’État juif moderne :
«Ce sont les individus et leur esprit d’entreprise qui ont façonné l’Amérique. Ce que l’Amérique n’est pas est un collectif où nous travaillons tous dans un kibboutz.»
N’empêche, cette déclaration n’aidera probablement pas Mitt Romney dans sa chasse aux électeurs juifs aux États-Unis.
«C’est comme Robin des Bois mais à l’envers», a déclaré Barack Obama hier soir en parlant du programme fiscal de Mitt Romney qui entraînerait «de grandes réductions d’impôts pour les foyers à hauts revenus et augmenterait le fardeau fiscal pour les contribuables à faibles et/ou moyens revenus» selon une analyse publiée la semaine dernière par un groupe de recherche non partisan.
«C’est Romney Hood», a ajouté le président lors d’un discours prononcé lors d’une activité de collecte de fonds.
Mitt Romney a répliqué aujourd’hui à l’attaque de Barack Obama en la qualifiant d’«Obamaloney», une contraction du nom du président et du mot baloney, qui peut signifier bêtise ou connerie.
Édifiant?
Mitt Romney a également présenté aujourd’hui une nouvelle ligne d’attaque contre Barack Obama, l’accusant dans un discours et un pub de mettre en péril la réforme de l’aide sociale promulguée en 1996 par Bill Clinton. L’accusation a été qualifiée d’absurde par le camp d’Obama. Celui-ci a notamment fait valoir que l’administration démocrate n’avait fait qu’acquiescer à la demande de cinq États, dont deux sont dirigés par des gouverneurs républicains, l’Utah et le Nevada, qui voulaient gérer eux-mêmes une partie du programme fédéral, comme on peut le lire dans cet article du New York Times.
Quoi qu’il en soit, voici la nouvelle pub de Mitt Romney :
Priorities USA, un Super PAC favorable à Barack Obama, a diffusé sa propre pub douteuse aujourd’hui en laissant entendre que la fermeture d’une aciérie appartenant à Bain Capital, la société d’investissement fondée par Mitt Romney, avait contribué à la mort de la femme d’un travailleur qui avait perdu son assurance-santé en même temps que son emploi :
Michael Wade Page s'est fait photographier il y a quelques années devant un drapeau nazi. (Photo ABC News)
Le Milwaukee Journal Sentinel a probablement publié le portrait le plus complet de Michael Wade Page, l’auteur présumé de la fusillade survenue dimanche dans un temple sikh d’Oak Creek.
Même si les membres de sa famille décrivent Page comme un enfant gentil, aimant et normal, au moins un ex-soldat avec lequel il a servi a dépeint l’adulte qu’il est devenu comme un raciste impénitent. «Que ce soient les Noirs, les Indiens, les Amérindiens, les Latinos, ils les haïssaient tous», a déclaré Fred Allen Lucas, un homme de l’Indiana qui a été affecté à la base de Fort Bragg, en Caroline du Nord en même temps que Page.
Selon Lucas, Page parlait de la nécessité de créer une patrie pour les gens de race blanche qui exclurait ce qu’il appelait les dirt people. Après sa carrière militaire, il a tenu une série d’emplois tout en canalisant sa haine raciale dans des groupes de musique liés au mouvement néo-nazi.
Il a également publié plusieurs messages sur des sites internet prônant la suprématie de la race blanche, comme on peut le lire dans cet article de l’Associated Press.
Page vivait dans la banlieue sud de Milwaukee depuis la fin de 2011. Il a partagé un appartement avec son amie de coeur jusqu’à la rupture de leur relation, en juin.