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Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
Paraît que Barack Obama se trouvait dans une pièce de la Maison-Blanche où des téléviseurs projetaient des images silencieuses des reportages de CNN et Fox News sur la décision de la Cour suprême sur la réforme de la santé. Les deux chaînes ont dû lui donner de sérieux maux de ventre en affichant à l’écran que la Cour avait invalidé sa loi.
«L’Obamacare n’est rien de plus que la plus forte hausse d’impôts dans l’histoire du monde.»
- L’animateur de radio Rush Limbaugh, livrant cet après-midi une version quelque peu exagérée du discours adopté par de nombreux républicains et conservateurs américains après la décision de la Cour suprême des États-Unis.
Après Mitt Romney, Barack Obama a réagi à la décision de la Cour suprême des États-Unis déclarant constitutionnelle sa réforme sur la santé, pièce maîtresse de son mandat à la Maison-Blanche. Le président y a vu, «au-delà des considérations politiques (…), une victoire pour tous les gens d’un bout à l’autre de ce pays dont les vies seront plus sûres en raison de cette loi et de la décision de la Cour suprême de la valider».
Obama a rappelé que le «mandat individuel», la disposition la plus controversée de sa réforme, a déjà reçu dans le passé l’appui «de membres des deux partis, y compris le candidat actuel du Parti républicain». Je cite un autre extrait de sa déclaration :
«La plus haute juridiction du pays s’est maintenant prononcée. Nous continuerons à la mettre en oeuvre et nous travaillerons de concert pour améliorer ce qui peut l’être.»
«Ce que nous ne ferons pas – ce que le pays ne peut pas se permettre de faire – est de nous livrer à des batailles politiques vieilles d’il y a deux ans ou de retourner à la situation de l’époque. Avec l’annonce faite aujourd’hui, il est temps pour nous d’aller de l’avant.»
Prenant la parole peu avant Obama, l’ancien gouverneur du Massachusetts avait renouvelé sa promesse d’abroger la réforme d’Obama. Je cite deux de ses déclarations :
«Voici venu le moment du choix pour les citoyens américains. Si nous voulons nous débarrasser de l’Obamacare, il faudra remplacer le président Obama Ma mission est de m’assurer que nous fassions exactement ça.»
«Ce que la Cour a fait aujourd’hui est de dire que l’Obamacare ne viole pas la Constitution. Ce qu’elle n’a pas dit est que l’Obamacare est une bonne loi ou une bonne politique.»