Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Archive du 23 juin 2012

    Samedi 23 juin 2012 | Mise en ligne à 9h42 | Commenter Commentaires (43)

    Mitt Romney et Bain Capital à qui perd gagne

    Le siège de Bain Capital, la société d'investissement fondée par Mitt Romney, à Boston.

    Le siège de Bain Capital, la société d'investissement fondée par Mitt Romney, à Boston.

    Après le Washington Post, qui a publié hier un article dépeignant Mitt Romney et Bain Capital comme des champions de la délocalisation, c’est aujourd’hui au tour du New York Times de présenter sous un mauvais jour la société d’investissement fondée par le prétendant républicain à la présidence.

    Selon ce dossier du Times, Bain Capital a été, sous la direction de Romney, propriétaire de sept entreprises qui lui ont versé de généreux «honoraires de conseil» jusqu’au moment de leur faillite. Dans le cas de Cambridge Industries, un fournisseur de pièces automobiles, la société d’investissement a reçu des honoraires de conseil totalisant 10 millions de dollars sur cinq ans, incluant 2,5 millions de dollars à l’achat. Les investisseurs de Bain ont été moins chanceux, perdant un total de 16 millions de dollars dans la faillite de cette compagnie qui avait accumulé 300 millions de dollars de dettes.

    Dans le cas d’Empad, une usine de fournitures de bureau, Bain et ses investisseurs ont réalisé des bénéfices de plus de 100 millions de dollars sur une mise initiale de 5 millions de dollars, sans compter les 17 millions de dollars que la société de Romney a encaissés en «honoraires de conseil». Empad a fait faillite en 2000 après avoir accumulé des dettes frôlant les 400 millions de dollars.

    En somme, selon le reportage du Times, Mitt Romney et Bain Capital structuraient leurs transactions de façon à ce que les compagnies dont ils se portaient acquéreurs continuent à leur verser des honoraires généreux, voire des bénéfices, même quand celles-ci croulaient sous les dettes et licenciaient leurs employés.

    Bain Capital a fait savoir que cette conclusion relève d’une incompréhension du marché dans lequel évolue la société d’investissement. En campagne, Mitt Romney répète de son côté que son expérience dans la «vraie économie» lui permettra de remettre les États-Unis sur les rails.

    À noter que Barack Obama s’est emparé de l’article du Post hier pour traiter Romney de «pionnier de la délocalisation» :

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