Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Dimanche 17 juin 2012 | Mise en ligne à 8h30 | Commenter Commentaires (18)

    Les lointains cousins blancs de Michelle Obama

    Joan Tribble a un ancêtre commun avec Michelle Obama, Henry Shields, qui était propriétaire d'esclaves. (Photo The New York Times)

    Joan Tribble a un ancêtre commun avec Michelle Obama, Henry Shields, qui était propriétaire d'esclaves. (Photo The New York Times)

    Le New York Times avait déjà identifié en 2009 Melvina Shields, l’ancêtre de Michelle Obama qui eut un enfant avec un membre de la famille blanche dont elle était l’esclave en Georgie. Cet enfant, Dolphus Shields, l’arrière-arrière grand-père maternel de la Première dame des États-Unis, avait également été nommé dans cette histoire qui en dit long sur le mélange des races aux États-Unis.

    Or voici que le Times ajoute aujourd’hui une nouvelle page à cette histoire en complétant une branche de l’arbre généalogique de Michelle Obama et en interviewant des descendants blancs de son troisième arrière grand-père maternel, Charles M. Shields. Ces liens familiaux ont été établis à l’issue d’une enquête de deux années au cours de laquelle des tests ADN ont été effectués auprès des descendants blancs et noirs du fils de Henry W. Shields, propriétaire de Melvina et de plusieurs autres esclaves.

    Charles avait 20 ans lorsqu’il a fait un premier enfant à Melvina, qui était alors âgée de 15 ans.

    Le Times précise que certains lointains cousins blancs de Michelle Obama ont refusé d’être interviewés, de peur de passer pour des racistes ou d’avoir à s’excuser pour les actions de leurs ancêtres. Âgée de 61 ans et employée d’un hôpital, Sherry George n’a pas caché de son côté être troublée à l’idée que Melvina ait été violée par son ancêtre.

    Michelle Obama, sa mère et son frère ont également refusé d’être interviewés par le Times. Décédée en 1938, Melvina Shields a observé de son vivant un silence complet sur son expérience en tant qu’esclave, selon ceux qui l’ont connue.


    • “Sherry George n’a pas caché de son côté être troublée à l’idée que Melvina ait été violée par son ancêtre.”

      Je pense que c’était monnaie courante a l’époque, me souvient de la mini série Roots dans les années 70, y’a une scène ou l’acteur Chuck Connors, un ancien joueur des Royaux de MTL, joue le role d’un esclavagiste, il achète une esclave, de 14 ans je pense, première affaire qu’il fait en arrivant chez lui, il la viole dans la grange.

      “Gold coast slave ship bound for cotton fields,
      Sold in a market down in new orleans.
      Scarred old slaver know he’s doin alright.
      Hear him whip the women just around midnight.”

      Brown sugar, des Rolling Stones

    • J’ai lu l’article du New York Times dont vous avez donné le lien, et j’ai trouvé plutôt émouvante toute cette histoire, en particulier les témoignages des descendants noirs et blancs de Dolphus Shields.

      Maintenant que ces secret de famille font les manchettes, confirmés semble-t-il par une analyse basée sur l’ADN des descendants, je me permets d’espérer qu’il en résultera un rapprochement entre les descendants de Dolphus Shields et peut-être un effort de réflexion sur les relations entre groupes raciaux et ethnoculturels aux États-Unis…

    • En grattant un peu les histoires individuelles, parfois c’est plus troublant que rassurant les verités qui en sort. Les célébrités ont des fouilleurs professionels qui avec les donnés nous forces à cetains réflexions générale…mais les individus anonymes ça devient un inlassable fouilles merde dont les fins sont invisible tant c’est mettre l’ordre dans l’humanité. Laissez les reposer en paix.

    • En grattant un peu les histoires individuelles, parfois c’est plus troublant que rassurant les verités qui en sort. Les célébrités ont des fouilleurs professionels qui avec les donnés nous forces à cetains réflexions générale…mais les individus anonymes ça devient un inlassable fouilles merde dont les fins sont invisible tant c’est mettre l’ordre dans l’humanité. Laissez les reposer en paix.

    • Et quel était le but de cet article? Plaire aux suprémacistes blancs en rabaissant Michelle Obama? Montrer tout le chemin parcouru depuis l’époque esclavagiste?
      Ça veut dire quoi au juste?
      J’avoue que je comprends bien mal.

    • @ drstrange (commentaire « 17 juin 2012 10h45 ») :

      Il est peu probable que cet article du NYT ait pour but de « [p]laire aux suprémacistes blancs en rabaissant Michelle Obama ».

      Selon sa bio officielle sur le site du NYT, l’auteur de l’article, Rachel L. Swarns, est une journaliste chevronnée qui semble s’intéresser à la question des relations raciales aux États-Unis et ailleurs dans le monde :

      http://topics.nytimes.com/topics/reference/timestopics/people/s/rachel_l_swarns/index.html

      La photo de Mme Swarns sur la page que je viens de citer semble indiquer qu’elle est elle-même métissée et a probablement des origines afro-américaines et européennes.

      Par ailleurs, l’article de Mme Swarns est une adaptation de son livre « American Tapestry: The Story of the Black, White and Multiracial Ancestors of Michelle Obama » qui sera publié cette semaine par Amistad, une division de l’éditeur HarperCollins Publishers qui s’intéresse à l’histoire des Afro-américains.

      Le site Internet de HarperCollins Publishers USA est en «maintenance» et non disponible cet avant-midi, mais vous pouvez lire la description du livre sur le site HarperCollins Canada :

      http://www.harpercollins.ca/books/American-Tapestry-Rachel-L-Swarns?isbn=9780061999864&HCHP=TB_American+Tapestry

      Rachel Swarns a un site officiel et dans la rubrique « Biography, Q+A with Rachel », elle explique ce qui l’a motivé à enquêter sur ce sujet :

      http://rachelswarns.com/biography/

      Il y a un très grand intérêt chez beaucoup d’Américains sur l’histoire familiale et la diversité des origines des ancêtres.

      L’histoire de la famille de Michelle Obama offre un intérêt certain et illustre la complexité des antécédents historiques des familles de nombreux Afro-américains…

    • «…. l’arrière-arrière grand-père maternel de la Première dame des États-Unis»……«troisième arrière grand-père maternel»……
      +++++++++

      Je ne sais pas pour les autres blogueurs, mais tous ces retours en arrière dans les arbres généalogiques m’ont fait penser aux recherches du même type auxquelles se livraient les nazis en vertu de leurs misérables lois raciales.

      Mais qu’est-ce qu’on en a à cirer de tout ça? Madame Obama est ce qu’elle est et je la trouve très bien. Qu’elles soit «100%» de descendance africaine ou qu’elle soit plus ou moins métissée, ou qu’elle ait des quatrièmes cousins blancs, qu’est-ce que ça change?

      Attendons voir ce que certains individus vont faire de ces «précieux» renseignements. On verra alors à qui tout cela profite.

      Décidément, y’a des fois.

    • Tu parles !

      Bonne journée. ;-)

    • @cotenord_7
      11h45
      Merci pour les infos. Très instructif… et rassurant.
      Bonne journée.

    • Un exemple intéressant de métissage entre Afro-américains et Américains de descendance européenne, qui est à peu près inconnu au Québec mais qui selon moi devrait intéresser les Québécois, c’est celui de Katherine Dunham, célèbre danseuse, chrorégraphe et anthropologue afro-américaine, qui est née dans la région de Chicago en 1909 et est décédée à New York en 2006.

      Katherine Dunham est révérée dans le milieu de la danse des États-Unis et dans le milieu culturel afro-américain, en particulier parce qu’elle a été la créatrice du style Black Dance et qu’elle a permis à de nombreux Afro-américains de renouer avec leurs racines culturelles, en partie à cause des études qu’elle a réalisées sur le terrain en Haïti et dans les Caraïbes dans les années 1930, alors qu’elle était étudiante en anthropologie à l’Université de Chicago.

      Mme Dunham a reçu les surnoms de «Queen Mother of Black Dance» et de «Matriarch of Black Dance».

      Le père de Katherine Dunham était Afro-américain, mais il se trouve que la plupart des biographies en ligne de K. Dunham indiquent que sa mère, Fanny June Dunham (née Taylor) était d’origine canadienne- française (certaines biographies en ligne indiquent que Fanny June Taylor avait en fait des origines canadiennes-françaises et autochtones).

      Malheureusement, les biographies en ligne sur Katherine Dunham ne donnent pas beaucoup de détail sur sa mère, qui est morte alors que Katherine Dunham n’avait que 4 ans. Il est plausible de penser que Fanny June Dunham (née Taylor) était issue d’une des communautés canadiennes-françaises établies de longue date dans la région de Chicago ou en Illinois, ou issues du grand mouvement migratoire de la fin du 19e siècle, et qui se sont progressivement fondues dans le grand «melting pot» américain au cours du 19e et du 20e siècles.

      Voici quelques liens qui pourraient intéresser ceux et celles qui veulent en savoir plus sur Katherine Dunham :

      http://en.wikipedia.org/wiki/Katherine_Dunham

      http://kdcah.org/katherine-dunham-biography/

      http://www.blackpast.org/?q=aah/dunham-katherine-1909-2006

      http://www.eslarp.uiuc.edu/kdcah/katherinedunham/biography.html

      http://www.mohistory.org/lrc/collections/objects/Katherine-Dunham

      Et sur YouTube :

      http://www.youtube.com/watch?v=W23MYjH92co

      http://www.youtube.com/watch?feature=fvwp&v=2jsiqFtLDp4&NR=1

      http://www.youtube.com/watch?v=7vyx6ue7K6o&feature=related

      Mme Katherine Dunham a aussi milité pour les droits des Noirs américains à l’époque de la lutte pour les droits civils, et elle a fait plusieurs gestes médiatisés, dont une grève de la faim (à l’âge de 82 ans…) visant à protester contre la politique des États-Unis à l’égard des boat people haïtiens, en 1992.

    • Ces renseignements-là n’entachent en rien la personne de Michelle Obama comme certains le pensent. C’est l’Histoire, ce qui était la réalité à l’époque.

      Il faut voir ça comme cotenord_7 l’a si bien dit

      “je me permets d’espérer qu’il en résultera un rapprochement entre les descendants de Dolphus Shields et peut-être un effort de réflexion sur les relations entre groupes raciaux et ethnoculturels aux États-Unis…”

    • drstrange – 17 juin 2012 – 10h45

      Bof, moi je le prend premier degré et je range ça dans culture général personnelle.

    • Le mouvement migratoire de la fin du 19e siècle est bien connu, mais qu’en est-il des canadiens français qui étaient déjà établis à Chicago ou dans l’Illinois? Ils étaient arrivés là sous quelle impulsion, et à quelle époque?

    • @ spritzer (commentaire « 17 juin 2012 15h54 ») :

      La présence française et canadienne-française dans l’Illinois date du Régime colonial français, c’est-à-dire avant la Guerre de Sept ans.

      Dans leur «Histoire de l’Amérique française» (Flammarion, 2003),les historiens français Gilles Havard et Cécile Vidal parlent de six villages établis dans le Haut-Mississippi vers les années 1740 : Cahokia, Kaskaskia, Chartres, Saint-Philippe et Prairie du Rocher, sur la rive gauche (côté est) du Mississippi (dans l’Illinois actuel), et Sainte-Geneviève, sur la rive droite (côté ouest) du Mississippi (dans le Missouri actuel).

      Les populations de ces villages étaient probablement beaucoup plus métissées que celles des villages de la vallée du Saint-Laurent, à cause de la grande proximité et de la relative collaboration entre les colons français ou canadiens-français (provenant de la vallée du Saint-Laurent), leurs esclaves noirs (et parfois des Noirs libres), et les autochtones (dont un certain nombre étaient aussi des esclaves…). Il y avait aussi un établissement français important au Fort Vincennes, maintenant Vincennes, Indiana.

      Pour plus de détails :

      http://en.wikipedia.org/wiki/Illinois_Country

      Après le Traité de Paris de 1763, les populations françaises, canadiennes-françaises et métissées de ces localités sont majoritairement demeurées sur place, même s’il y a eu une certaine migration vers la rive ouest du Mississippi à mesure que des colons provanant des colonies (par suite des états) de la côte atlantique migraient vers l’intérieur du continent.

      Au Missouri, dans la région de la Vieille Mine, l’ancienne communauté d’origine canadienne-française (issue des colons de la vallée du Saint-Laurent) a même gardé un certain caractère distinct :

      http://video.optv.org/video/1392954094/

      http://www.rootsweb.ancestry.com/~moomahs/

      Dans la région des Grands lacs, l’établissement français le plus important était le Fort Détroit, fondé en 1742, dont les environs comptaient probablement plus de 800 habitants canadiens-français en 1763, avec des Métis et des autochtones dans les alentours, qui vivaient de l’agriculture et de la traite des fourrures.

      Il y avait alors des postes de traite un peu partout autour des Grands lacs, en particulier au sud du lac Michigan. dans la région de Chicago et à l’embouchure de rivières dans les états actuels de l’Illinois, de l’Indiana et du Michigan :

      http://www.encyclopedia.chicagohistory.org/pages/488.html

      http://www.youtube.com/watch?v=tIUcf3LOzUs

      Au tournant du 18e et du 19e siècles, Chicago et sa région étaient essentiellement peuplées par des Métis (en majeure partie francophones) et des autochtones.

      Après la Guerre de 1812, cependant, l’arrivée massive de colons américains dont une bonne partie étaient hostiles aux «Indiens» a provoquée la migration — forcée ou non — de la plupart des autochtones et des Métis de la région, vers des territoires situés plus à l’ouest :

      http://www.encyclopedia.chicagohistory.org/pages/818.html

      Le «repeuplement» de Chicago et d’autres régions de l’Illinois (ex. région de Bourbonnais-Kankakee) par des Canadiens français s’est fait surtout après la fin de la Guerre civile.

      Mais cette nouvelle population canadienne-française, qui disposait de paroisses nationales (avec églises et écoles françaises), a été submergée par l’immigration massive provenant d’Europe et des états de la côte est, et l’usage de la langue française a progressivement diminué, même dans les institutions canadiennes-françaises que constituaient les églises, les écoles et les hôpitaux catholiques de la région.

      J’ai donné quelques référence sur le patrimoine canadien-français du Midwest, dans un billet précédent de M. Hétu :

      http://blogues.lapresse.ca/hetu/2012/03/07/le-chiffre-du-jour-63/

      Je ne reprendrai pas toutes ces références, mais vous suggère celles-ci :

      a) Jay Gitlin, « The Bourgeois Frontier : French Towns, French Traders, and American Expansion », Yale University Press, 2009. Lien pour une description du livre (site de l’éditeur) :

      http://yalepress.yale.edu/book.asp?isbn=9780300101188

      b) Site de l’exposition numérique « French Canadians in the Midwest », Newberry Digital Exhibitions, bibliothèque Newberry de Chicago (illinois). Lien :

      http://publications.newberry.org/digitalexhibitions/exhibits/show/canadians/earlychicago

      c) Site de la « Bourbonnais Grove Historical Society », située à Bourbonnais, dans la vallée de la rivière Kankakee, en Illinois (à environ 100 km au sud de Chicago), où se sont établis de nombreux Canadiens français au 19e siècle, y compris le fameux prêtre catholique apostat Charles Chiniquy, qui fit scandale dans le Québec profondément catholique du milieu du 19e siècle. Lien :

      http://www.bourbonnaishistory.org/

      Si vous visitez ce site, je vous conseille en particulier d’aller jeter un coup d’oeil sur la page « French Canadian Interview Project » et sur la page « Le Journal du Village » (qui malgré son titre est rédigé en anglais), où l’on peut consulter plusieurs numéros de ce périodique en format PDF.

      Et je termine en ajoutant 2 autres références que j’ai trouvées cet après-midi :

      http://www.encyclopedia.chicagohistory.org/pages/168.html

      http://www.lynsweb.com/morissettebaptisms.html

      Bonne lecture et bonne fin de journée !

    • @cotenord_7

      Merci monsieur pour toutes ces infortations et tous ces liens.

      Maintenant que j’ai terminé d’écouter les résultats des élections françaises, je ne me couche pas avant d’avoir lu tout le matériel que vous nous fournissez.

      J’ai toujours admiré, probablement parce que je la partage, votre analyse de la présence française, canadienne-française et acadienne en Amérique.

      Cela nous repose de ceux qui croient qu’il n’y a qu’au Québec qu’il y a des francophones et encore, pas au-delà de Grenville ou de Gagnon ou encore, à l’Est de la Baie des Chaleurs.

    • @cotenord_7 Merci pour ces interventions de grande qualité. Très apprécié !
      Vous êtes à votre meilleur quand vous ne parlez pas de politique ;-)

      @Mr. Hétu Suggestion pour un futur billet (vous en faites ce que vous voulez):

      La guerre virtuelle d’Obama

      “De mystérieux virus informatiques 50 fois plus puissants que les virus connus sont déployés par les États-Unis et Israël contre l’Iran et d’autres pays au Moyen-Orient. Lancée sous George W. Bush, reprise et bonifiée par le président Obama, l’opération baptisée «Olympic Games» entraîne les États-Unis en territoire inédit – et potentiellement dangereux …”

      Danger ! Un nouveau type de guerre avec un potentiel dévastateur. Attention à l’effet boomerang !

    • @ ducalme et _cameleon_ :

      Merci pour vos commentaires.

      J’ai une suggestion pour vous : la prochaine fois que vous prendrez une bière dans un bar ou un pub aux États-Unis, si jamais vos interlocuteurs font des blagues à propos des «Frenchies», dites leur qu’il est dans leur intérêt d’être polis, car il y a 75 % des chances que le houblon dans leur bière ait été cultivé et récolté par des Gamache, Desmarais, St Mary (Sainte-Marie), Brulotte, Perrault, Rivard, LaFramboise et Bergevin, établis depuis plus de cinq générations dans le village de Moxee, dans la vallée de la rivière Yakima, dans l’état de Washington :

      http://www.americanprofile.com/articles/steeped-in-hops/

      http://www.hopunion.com/12_OurGrowers.cfm?p2=open

      http://yakimavalleymuseum.org/home/talkingwall/laframboise.cfm

      http://depts.washington.edu/labpics/repository/v/depress/lange/8b15485u.jpg.html

      http://depts.washington.edu/labpics/repository/v/depress/lange/8b15559u.jpg.html

      :-) :-) :-) :-) :-)

    • Merci Cotenord_7 pour ces commentaires élaborés. C’est une mine de renseignements!

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