Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Lundi 11 juin 2012 | Mise en ligne à 9h49 | Commenter Commentaires (14)

    La preuve que Jeb Bush ne sera pas le colistier de Romney

    Il n'y aurait pas de place pour Ronald Reagan dans le GOP d'aujourd'hui, selon Jeb Bush. (Photo Getty Images)

    Il n'y aurait pas de place pour Ronald Reagan dans le GOP d'aujourd'hui, selon Jeb Bush. (Photo Getty Images)

    Jeb Bush répète souvent qu’il ne veut pas être le colistier de Mitt Romney en 2012, mais des journalistes continuent à lui poser des questions à ce sujet. Ce matin, lors d’une rencontre avec des journalistes à New York, l’ancien gouverneur de Floride a prouvé sa sincérité en exprimant une opinion que Romney ne saurait endosser sans se mettre à dos une bonne partie des militants du Parti républicain : il n’y aurait pas de place aujourd’hui dans cette formation politique pour Ronald Reagan et George Bush père.

    Je cite dans le texte la déclaration de Jeb Bush, dont les circonlocutions sont au-dessus de mes moyens de traducteur (le message demeure clair : les compromis auxquels Reagan et Bush père se sont prêtés feraient d’eux des parias dans le GOP d’aujourd’hui) :

    “Ronald Reagan would have, based on his record of finding accommodation, finding some degree of common ground, as would my dad — they would have a hard time if you define the Republican party — and I don’t — as having an orthodoxy that doesn’t allow for disagreement, doesn’t allow for finding some common ground. Back to my dad’s time and Ronald Reagan’s time – they got a lot of stuff done with a lot of bipartisan support.”

    À noter que Jeb Bush a qualifié de «temporaire» l’intransigeance qui caractérise le Parti républicain d’aujourd’hui.


    • Si les étasuniens élisent un troisième Bush, ils auront clairement fait la démonstration suivante :

      « La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. »

      Einstein

    • Temporaire, c’est à dire jusqu’à la fin de la présence d’un Noir à la tête du pays?

    • La preuve qu’il y a des Bush moins idiots que d’autres…

    • Si c’est le cas, pourquoi son père a appui la candidature de Romney ?

    • “Si vous définissez le parti Républicain, et je ne le fais pas , comme un parti ayant une ligne de parti qui ne permet pas les désaccords, qui ne permet pas de trouver de terrains d’entente bi-partisans, Ronald Reagan aurait eu d’énormes difficultés à dégager des terrains d’entente à différents degrés sur la base d’accomodements bi-partisans, comme l’aurait fait mon père. Du temps de mon père et de celui de Ronald Reagan, ils sont parvenus à accomplir un tas de choses en misant sur une approche bi-partisane.”

      Guy Fortin

    • Il faut se souvenir que Barbara Bush, la femme de George Bush Sr. et mère de George W. et Jeb, avait dit lors de l’élection de son fils George W., qu’elle était surprise de voir qu’il était président. Elle trouve son frère Jeb beaucoup plus talentueux et capable d’être le président des États-Unis.

    • C’était une question réthorique. Je ne vois pas comment un Bush se contenterait d’être VP. Les journalistes qui persistent à lui poser la question gaspillent leur salive.

    • Jeb Bush est bien trop intelligent pour s’associer avec l’un ou l’autre des candidats actuels. Jeb Bush peut devenir president en 2016 s’il joue bien ses cartes.

      T Rightman.

    • Jeb est un personnage qui pèse lourd dans le GOP et depuis longtemps. S’il est si bi-partisan qu’il le dit, pourquoi ne s’est-il pas manifesté de novembre 2008 à juin 2012 afin de supporter les inlassables appels de Obama à la coopération bi-partisane entre les Chambres sur les enjeux communs qui confrontaient les USA et le monde? Peut-être ainsi aurait-il eu quelque chance de briguer avec succès la présidence pour 2016. Un autre qui tue lui-même son propre chien. On l’appellera Seamus ll.

      Par ailleurs, nous n’oublions pas que G. H. Bush a été l’un des premiers personnages d’envergure à appuyer Mitt Romney. À leurs yeux, Romney était le bon choix pour les Républicains. Pourquoi maintenant le désavouer publiquement en le ridiculisant?

      Et quel affront il fait à Obama à propos de bi-partisanship, alors qu’il agit dans l’ombre depuis 4 ans pour le faire s’effondrer.

      Pas tendre non plus pour le Tea Party, les libertariens, les ultra-religieux, les ultra-conservateurs. Drôle de manière de creuser sa fosse politique au lieu d’élargir sa base électorale.

    • Richard je suis sûr que vos ouailles auraient adoré voir Jed Bush sur le ticket républicain…

      Mais ils on plus de chances de se retrouver avec ceci:

      http://www.washingtontimes.com/news/2012/jun/10/curl-forget-safe-but-boring-romney-needs-rubio/

    • “C’était une question réthorique. Je ne vois pas comment un Bush se contenterait d’être VP.” (bloganon)

      Heu… Papa Bush a été le V.P. de Ronald Reagan…

    • Rubio vs Biden

      Ouch…pauvre Biden

      Avec Rubio, Romney risque de démolir Obama

    • “Avec Rubio, Romney risque de démolir Obama”

      Aux dernières nouvelles, les américains
      élisaient d’abord et avant tout un président!!

    • Il ne manquerait plus que ça!

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