Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Archive du 8 juin 2012

    Vendredi 8 juin 2012 | Mise en ligne à 19h37 | Commenter Commentaires (22)

    Au tour de Romney de gaffer

    En tentant d’exploiter la gaffe de Barack Obama sur la bonne santé du secteur privé, Mitt Romney est vraisemblablement devenu le premier candidat présidentiel du Parti républicain à déclarer que les États-Unis avaient assez ou même trop de policiers et de pompiers, deux catégories d’employés publics qu’aucun politicien américain, pas même le plus conservateur, ne saurait comparer à des parasites. Voici la déclaration de l’ancien gouverneur du Massachusetts :

    «Il (Obama) veut un autre plan de relance, il veut embaucher plus de travailleurs gouvernementaux. Il dit que nous avons besoin de plus de pompiers, de policiers, d’enseignants. N’a-t-il pas entendu le message du Wisconsin? Le peuple américain l’a fait. Il est temps de réduire la taille du gouvernement et d’aider le peuple américain.»

    Le camp Obama n’a pas hésité à faire circuler cette vidéo de la déclaration de Romney :

    Et le vice-président du Comité national du Parti démocrate en a remis avec ce commentaire :

    «Mitt Romney pourrait-il être plus déconnecté des préoccupations des Américains de la classe moyenne? Qu’il puisse suggérer que les policiers, les pompiers et les enseignants n’aident pas le peuple américains et ne sont pas indispensables à nos communautés démontre qu’il n’a aucune idée de ce qui se passe dans le vrai monde.»

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    Vendredi 8 juin 2012 | Mise en ligne à 16h30 | Commenter Commentaires (12)

    La citation du jour

    «Écoutez, il est absolument clair que l’économie ne se porte pas bien.»

    - Barack Obama, tentant de rectifier le tir après avoir déclaré en conférence de presse que le «secteur privé se porte bien».

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    En disant que «le secteur privé se porte bien» lors d’une conférence de presse axée sur l’économie, Barack Obama a commis ce matin une «erreur de jugement extraordinaire» dont se souviendra l’histoire, s’il faut en croire Mitt Romney. Je cite la déclaration du président démocrate qui a soulevé l’incrédulité du camp républicain :

    «La vérité est que, comme je l’ai dit, nous avons créé 4,3 millions d’emplois au cours des 27 derniers mois, plus de 800 000 cette année seulement. Le secteur privé se porte bien. Les faiblesses de notre économie se situent aux niveaux des gouvernements locaux et d’États, où les maires et les gouverneurs ont éliminé des emplois parce qu’ils ne reçoivent plus du gouvernement fédéral l’aide qu’ils ont eue par le passé et parce qu’ils n’ont pas la flexibilité du gouvernement fédéral pour faire face à une réduction des revenus.»

    Cette déclaration incité l’équipe de Romney a diffusé cette déclaration :

    «Aujourd’hui, le président Obama a affirmé de façon inexplicable que le ’secteur privé se porte bien’. Mais les 23 millions d’Américains qui cherchent un emploi ne se ‘portent pas bien’. Les créateurs d’emplois et les petites entreprises ne se ‘portent pas bien’. La classe moyenne ne se ‘porte pas bien’. Il n’y a pas de doute que le président Obama a été fondamentalement hostile aux créateurs d’emplois et que ses politiques ont nui à la reprise de notre économie. L’Amérique a besoin d’un président qui comprend l’économie et sait comment remettre notre pays sur les rails.»

    Lors de la même conférence de presse, le président Obama a de nouveau appelé le Congrès à adopter son plan emploi présenté en septembre 2011, «au vu des vents contraires auxquels nous sommes confrontés en ce moment», une allusion à l’impact sur l’économie des États-Unis des difficultés économiques de l’Europe.

    Plusieurs républicains du Congrès, dont Mitch McConnell et John Boehner, ont utilisé le mot «déconnecté» pour parler de Barack Obama aujourd’hui. Chose certaine, la déclaration du président n’est pas sans rappeler celle de John McCain, qui disaient en septembre 2008 que «les éléments fondamentaux de l’économie américaine sont solides».

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