Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Archive du 26 février 2012

    Dimanche 26 février 2012 | Mise en ligne à 8h02 | Commenter Commentaires (54)

    Vers une convention négociée?

    Lors de sa dernière convention négociée, en 1948, le Parti républicain avait choisi Thomas Dewey. (Photo AP)

    Lors de sa dernière convention négociée, en 1948, le Parti républicain avait choisi Thomas Dewey pour affronter Harry Truman. (Photo AP)

    Dans un article sur les divisions au sein du Parti républicain, le journaliste de l’hebdomadaire New York, John Heilemann, co-auteur du livre Game Change sur l’élection présidentielle de 2008, cite une des plus importantes figures républicaines sur les chances d’une convention négociée pour désigner le candidat du GOP à la présidence : «À l’heure actuelle, il y a une chance sur cinq. Si (Mitt) Romney n’a pas réglé ça à l’occasion du Super Mardi, ça sera 50-50.»

    Une convention négociée (brokered convention en anglais) devient nécessaire quand aucun des candidats à l’investiture d’un parti ne récolte assez de délégués lors des primaires et des caucus pour l’emporter dès le premier tour à la convention nationale. Lors d’une entrevue récente sur Fox News, Sarah Palin s’est exprimée en faveur d’une convention négociée, qui pourrait permettre en théorie de proposer une personne de l’extérieur à la course à l’investiture actuelle.

    Cette idée d’un chevalier blanc qui sauverait le Parti républicain d’une défaite inévitable contre Barack Obama a également été proposée hier par le gouverneur du Maine, Paul LePage, comme on peut le lire dans cet article du New York Times. Selon LePage, la nature très négative de la course actuelle a déjà causé des torts irréparables aux candidats en lice.

    Chez les républicains, la dernière convention négociée remonte à 1948. Thomas Dewey en était sorti vainqueur.

    Même s’il remportait mardi les primaires du Michigan et de l’Arizona, Romney ne serait pas au bout de ses peines. Plusieurs des 11 scrutins du 6 mars, date du Super Mardi, se dérouleront dans des États beaucoup moins hospitaliers que ceux-ci.

    Au moment d’écrire ces lignes, Romney et Rick Santorum étaient au coude à coude dans plusieurs sondages réalisés au Michigan. L’ancien gouverneur du Massachusetts peut difficilement se permettre de perdre dans cet État où il a vu le jour et où son père a été gouverneur.

    Le vainqueur de l’investiture républicaine aura besoin de 1 144 délégués. Comme le démontre le compte des délégués de l’Associated Press, la course ne fait que commencer, même si elle semble déjà s’éterniser :

    Romney 105
    Santorum 71
    Gingrich 29
    Paul 18

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