Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York depuis 1994. Il est également l'auteur de trois livres, dont les romans La route de l'Ouest (vlb 2002) et Rendez-vous à l'Étoile (vlb 2006). Il vit à Manhattan avec sa famille.
Mitt Romney est probablement le politicien le plus intelligent, qualifié et expérimenté chez les prétendants républicains à la Maison-Blanche. Mais l’ancien gouverneur du Massachusetts n’est pas un politicien naturel, c’est le moins qu’on puisse dire. Et il en a donné une autre preuve aujourd’hui en tentant de convaincre les électeurs du Michigan qu’il était l’un des leurs, ayant vu le jour et ayant grandi dans cet État.
«J’aime cet État. Tout semble correct ici. Les arbres sont de la bonne hauteur. J’aime voir les lacs. J’aime les lacs. Il y a quelque chose de très spécial ici.»
Gary Carter en 1986, l'année d'un triomphe mémorable en Série mondile. (Photo The New York Times)
Tout comme Montréal, New York est en deuil à la suite de l’annonce du décès de Gary Carter, qui a joué un rôle clé dans le triomphe spectaculaire des Mets lors de la Série mondiale de 1986. La nouvelle domine les sites de tous les médias new-yorkais, dont ceux du New York Post, du Daily News et du New York Times.
Le texte principal du Times contient une citation de Pierre E. Trudeau dont je ne me souvenais pas : «Je suis certainement heureux de ne pas avoir à affronter Gary Carter dans une élection.»
Deux jours après sa tribune contestée sur le sauvetage de Detroit dans le Detroit News, Mitt Romney reprend aujourd’hui la plume et signe dans le Wall Street Journal un texte fort critique de la politique de Barack Obama vis-à-vis de la Chine, un pays qu’il qualifie de «tyrannie prospère» . L’ancien gouverneur du Massachusetts reproche notamment au président d’avoir commencé sa relation avec Pékin «en suppliant presque (la Chine) de continuer à acheter la dette américaine afin de financer ses dépenses extravagantes ici» aux États-Unis.
Romney promet de remplacer la mollesse d’Obama par plus de fermeté. Il annonce ainsi son intention d’accuser formellement la Chine de manipuler sa monnaie, une décision qui ouvrirait la voie à des sanctions commerciales. Pour ceux qui s’inquiéteraient d’un tel scénario, il tient des propos à la fois rassurants et contradictoires. «Je ne veux vraiment pas une guerre commerciale avec la Chine, mais je ne peux pas tolérer notre reddition actuelle», écrit-il.
Désireux d’éviter l’avènement d’un «siècle chinois», Romney s’engage d’autre part à réagir à la montée en puissance de Pékin par une présence militaire importante dans le Pacifique, une politique que le président démocrate a déjà annoncée.
Et il dénonce le «cérémonial vide» de la rencontre d’il y a deux jours entre le président américain et le vice-président et probable futur numéro un chinois Xi Jinping.
L’ancien ambassadeur des États-Unis en Cine, Jon Huntsman, qui a donné son appui à Romney, n’a pas moins critiqué la nouvelle tribune de de dernier lors d’une interview accordée à MSNBC. Selon Huntsman, Romney n’est pas le premier candidat présidentiel à tenir un tel langage concernant la Chine. Il laisse entendre que ce langage changerait une fois à la Maison-Blanche :