Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York depuis 1994. Il est également l'auteur de trois livres, dont les romans La route de l'Ouest (vlb 2002) et Rendez-vous à l'Étoile (vlb 2006). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Lundi 16 janvier 2012 | Mise en ligne à 13h51 | Commenter Commentaires (50)

    Les critiques d’Obama sont-ils «stupides»?

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    Andrew Sullivan, un des blogueurs les plus populaires aux États-Unis, répond à cette question par l’affirmative dans le numéro courant de l’hebdomadaire Newsweek, qui consacre sa page couverture à ce sujet provocateur.

    Sullivan, qui continue à se définir comme un conservateur, s’attaque dans cet article aux critiques conservateurs et progressistes du président, qui refusent à son avis de reconnaître les réussites de ce dernier.

    Je cite un extrait de l’article de Sullivan concernant les critiques conservateurs d’Obama (merci à caminomtl pour la traduction) :

    La droite prétend que la politique de relance économique a été un échec parce qu’elle n’a pas permis de ramener le taux de chômage à 8% dans la première année, tel que prédit par l’équipe économique de transition d’Obama. À la place, ce taux a atteint un sommet à 10,2%. Il faut cependant noter que le taux prévu de 8% avait été estimé avant qu’Obama n’entre en fonction. Ce taux était erroné principalement parce qu’il était fondé sur des données statistiques qui prévoyaient que l’économie ne se contracterait que de 4%, et non pas 9%. En faisant abstraction de ces mauvaises estimations statistiques (réalisées tant par des économistes du gouvernement que du secteur privé), le programme de relance économique a eu les impacts qu’on en anticipait : mettre un frein à la dégringolade. Il n’est pas exagéré de dire qu’il a permis de prévenir une spirale descendante qui aurait pu conduire à une récession économique de l’ampleur observée lors de la Grande Dépression.

    Vous penseriez, en écoutant les débats républicains, qu’Obama a augmenté les impôts. Encore une fois, rien n’est moins vrai. Non seulement a-t-il consenti à ne pas éliminer les baisses d’impôts de l’ère Bush sur l’entièreté de son premier mandat, mais il a également réduit les impôts pour la plupart des Américains. Un tiers de son programme de relance était des réductions d’impôts bénéficiant à 95% des contribuables. De même, il a réduit les taxes sur la masse salariale, et a du se battre récemment contre les républicains pour que ces coupes demeurent. Du côté des dépenses, sa performance est aussi bien meilleure que celle de son prédécesseur. Sous Bush, les nouvelles initiatives en matière d’imposition et de dépenses ont couté aux contribuables un total de 5,07 milliards de dollars. Sous Obama, l’impact tant réel que projeté de ses budgets aura induit une hausse de 1,4 milliards de dollars sur huit ans. Sous Bush et les républicains, les dépenses discrétionnaires hors défense ont augmenté deux fois plus vite que sous Obama. Maintenant : imaginons que Bush ait été un démocrate et Obama un républicain. Vous pourriez facilement défendre l’opinion que Obama aurait été un partisan d’une approche fiscale bien plus conservatrice que son précécesseur – excepté évidemment que Obama a eu à gouverner alors que sévissait la pire récession depuis les années 30 alors que Bush, suite au ralentissement économique de 2001, a gouverné en situation de croissance économique modérée. Cela demande des efforts pour faire croître une dette en période de croissance économique comme Bush l’a fait. Ça demande encore bien davantage d’efforts pour contenir la croissance de la dette pendant la récession que Bush a léguée à Obama.

    Et voici un extrait concernant les critiques progressistes d’Obama (merci à guyat pour la traduction) :

    Bien que la gauche soit moins déséquilibrée dans sa critique, elle est tout aussi susceptible de ne pas bien distinguer l’écran pour des pixels en moins. Dès le début, les libéraux ont projeté sur Obama des notions absurdes de ce qu’un président peut réellement faire dans un pays polarisé, où tout nécessite 60 votes au Sénat, même pour avoir une chance d’en faire une loi. Ils l’ont décrit comme une marionnette de Wall Street, un avatar de Bush en matière de libertés civiles, un élitiste incapable de saisir le moment populiste qui est son opportunité historique. Ils s’élèvent contre ses tentatives d’atteindre un grand accord sur la réforme du droit. Ils déplorent sa trop modeste relance, sa trop faible réforme financière, et sa trop prudente approche de droits civiques des homosexuels. Ils se plaignent qu’il réagit aux agressions enragées des républicains par des appels impérieux d’unité et de compromis.

    Il leur manque, il me semble, deux choses essentielles. La première est le simple niveau de ce qui a été accompli sur les questions progressistes dont ils disent se préoccuper. Une dépression a été évitée. Le renflouement de l’industrie automobile a été –étonnamment– un succès. Même le renflouement des banques a été remboursé en grande partie par un secteur bancaire en pleine réhabilitation. La guerre en Irak – un sujet qui a fait d’Obama le candidat démocrate – a été terminée dans les temps et surtout, sans soldats laissés derrière. Le budget de la Défense est coupé de façon constante, alors même que Barack Obama a éloigné son propre parti de la réaction du style Pelosi en ce qui a trait au droit des prestations du gouvernement fédéral. Sous Obama, le soutien à l’égalité du mariage et la légalisation de la marijuana s’est élevé à des niveaux record. Sous Obama, un État crucial, New York, a fait de l’égalité du mariage pour les gais un droit irréversible du mode de vie américain. Les gais ont maintenant le droit de servir ouvertement dans l’armée, et la défense de la Loi sur le mariage se meurt devant les tribunaux, faute de soutien du ministère de la Justice d’Obama. Beaucoup d’argent public a été versé dans les investissements en énergie verte, via le programme de relance économique. Les normes d’émission de carbone ont considérablement augmenté. La torture est terminée. Deux femmes modérément libérale ont remplacé deux hommes à la Cour suprême. Ah oui, et le St-Graal libéral qui a échappé à Johnson, Carter et Clinton : les soins de santé quasi universels, est devenu texte de loi. Politifact a récemment noté que, des promesses spécifiques, 508, soit tiers, ont été remplies, et que seulement deux n’ont eu aucune suite.

    Pour avoir fait tout cela, tout en luttant contre une ouragan économique, rend Barack Obama aussi artiste et honnête qu’on peut s’attendre d’un politicien.


    • Entéka, les républicains n’ont pas aimé cet article, même si certains ne l’ont pas lu. Sullivan leur répond.

      http://andrewsullivan.thedailybeast.com/2012/01/why-obama-should-be-reelected.html

    • M Hétu ça aurait été agréable de votre part de nous traduire ou à tout le moins nous en faire un résumé, nous qui sommes unilingue français.

    • Peu importent les faits, ceux qui ne veulent pas les voir continueront de jouer les aveugles pour le simple plaisir de critiquer ou parce que trop profondément enfoncés dans leur idéologie.

    • Andrew Sullivan : « Les gens qui ne pensent pas comme moi sont stupides et ignorants. »

    • @richartier

      Un de nos traducteurs aura peut-être le temps de le faire…

    • @federax 14 h 11

      On projète?

    • M. Sullivan est l’exemple de ce qui ne va pas dans la politique américaine. Tous ceux qui critiquent Obama sont mis dans le panier et on les taxe de stupidité…Pensée binaire, quand tu nous tiens.
      Oui, il y a des critiques insensées mais ces propos ne sont pas nécessairement tenus par des abrutis. Des démagogues, des ignorants, des gens inquiets de bonne foi peuvent tenir des propos stupides.

    • À tous ceux qui disent que Sullivan traite les critiques d’Obama, lisez l’article. Il n’utilise jamais le mot stupide dans l’article et il n’est pas responsable des titres sur la une de Newsweek.

    • Concernant la prétendue stimulation de l’économie par le gouvernement, je vous invite à visionner ce court clip de deux minutes qui explique clairement en quoi ce genre de “plan économique” ne sert que les intérêts des politiciens et d’une classe de personnes/industries privilégiées.

      http://www.youtube.com/watch?v=1JvNHTDALUM

    • cdealbuquerque

      Je t’imagine un dretteux…quoi que j’pas sur…A tu déjà esseyé de discuter avec un dretteux?…t’sé le gars qui écoute Fixed News pis qui voit Herman Cain comme un potentiel président….moi si…plusieurs fois et ca devient décourageant

      Tu sort des faits …d’la logique..du rationnel pis ca change rien…l’autre vit dans ses peurs et ses désillusions…fas que a un moment donne tu t’écoeure pis tu dit que c’est un crétin

      Quand t’as le line up complet du GOP qui traite Obama de socialiste ou communiste…comment ne pas traiter ces gens de stupides?

    • @stephane.g

      Ah ouain j’te dis man, trop raison.

    • @lizzie

      Belle épreuve que tu donnes là. Pour un droitiste, lui demander de lire un article bien étoffé et bien documenté au complet, c’est comme lui demander de se péter une veine.

      @tous les fascistes de ce blogue (oui oui, jackbois, j’espère que tu te reconnais)

      Allez lire l’article AU COMPLET si vous voulez être pris au sérieux. Ça parle autant de vos critiques “ennemis” que de ceux “amis”. Pas juste de ces derniers.

    • stephane.g
      A tu déjà esseyé de discuter avec un dretteux?
      —————————-

      Juste imaginer avoir une discussion intelligente avec Jackwood donne froid dans le dos, rofl !

    • Oups,il manque un p’tit bout dans mon dernier commentaire : traite les critiques d’Oama de stupides,

    • Man1HacK

      Sérieux j’ai déjà essayé…t’sé je l’avoue que j’ai pas de BAC…de super gros vocabulaire….et que ma patience a des limites mais j’ai déjà essayé…pis quand t’arrive a aucun gains tu coupe les coins rond pis tu le traite d’épais

      D’ailleurs je suis pas pro-censure…et j’ai vraiment aimé le fait que Hétu laisse passer le commentaire débile de Jackstrap hier….car ca nous a permis de faire un consensus général quasi unanime…ce mec doit être banni du blogue

    • Andrew Sullivan est un des meilleurs de sa profession….faut dire qu’il avais Hitchens comme ami ca en dit long….ce mec est toujours logique et rationnel….il raconteras pas n’importe quoi pour attirer des lecteurs

    • @robitquebeccity 15 h 01

      Je suis tannée des attaques ad hominem de certains (gauche ou droite) alors qu’ils ne se sont pas renseignés.

    • Pour être objective, je dois dire que Sullivan a déjà traité les personnes qui trouvent Newt intelligent de “dumb”.

      http://andrewsullivan.thedailybeast.com/2011/12/newt-gingrich-is-a-dumb-persons-idea-of-a-smart-person.html

    • Je remarque surtout que les critiques d’Obama sont pratiquement toujours idéologiques(style américanophile et autres adeptes d’Ayn Rand) mais rarement appuyées sur les faits. On pouvait critiquer Bush pour sa guerre en Irak déclenchée sous de faux prétextes, la dérèglementation à outrance,son manque de culture ,etc,etc. C’était vérifiable dans les faits.Je suis la politique américaine depuis longtemps mais des critiques basées sur des faussetés évidentes et des arguments aussi irrationnels,c’est plus une campagne de propagande qu’un débat politique. Quant aux gauchistes il faudrait qu’ils prennent connaissance du sondage que vous citiez M. Hétu; 43% des américains croyaient que Dieu avait quelque chose à voir avec le rendement de Tebow:cette société là ne peut pas changée radicalement en 4 ans.

    • @lizzie 14h03,

      Merci pour le lien. Ce qu’on lit dans ce lien, c’est que les dretteux ne veulent pas écouter quand quelqu’un dit quelque chose qui met le moindrement en question ce qu’ils croient. Pas en économie, pas en religion, pas en politique. Pour eux, Obama est encore un socialiste musulman qui a mis les USA dans la m… volontairement.

      C’est pourquoi on a pris l’habitude de les appeler les dretteux ou les poches de thé plutôt que conservateurs ou membres de la droite. Buckley, Rand étaient des gens de droite, même d’extrême-droite, mais les deux savaient s’exprimer et écouter. Les deux possédaient une culture et les deux ne riaient pas de quelqu’un parce qu’il parlait français. Je crois qu’ils auraient plutôt été porté à se moquer de quelqu’un qui aurait eu un accent du sud des USA.

    • Un peu HS mais pas trop. Le deuxième titre à droite Mrs. Santorum’s Surprising Past : elle a vécu pendant 6 ans avec un gynécologue pro-avortement qui a 40 ans de plus qu’elle.

      http://www.thedailybeast.com/newsweek/2012/01/15/mrs-santorum-s-abortion-doctor-boyfriend.html

      Hypocrisie, quand tu nous tiens.

    • Ceci me semble une analyse assez juste. Néanmoins, les critiques basées sur des perceptions ou des dogmes sont difficiles à réfuter, même si elles sont fausses!

    • @bermasse

      Nous le faisons tous… Personne n’aime remettre en question ses croyances qui lui sont les plus chères. Seulement, les dretteux sont juste trop niaiseux pour se rendre compte de ce biais qui est le lot de tous.

    • @richartier

      Voici votre traduction…bonne lecture :)

      La droite affirme que la relance a échoué parce qu’elle n’a pas diminué le chômage à 8 pour cent dès sa première année, comme prévu par l’équipe de transition économique d’Obama. Au lieu de cela, il a culminé à 10,2 pour cent. Mais la prédiction de 8 pour cent a été faite avant qu’Obama prenne ses fonctions et il avait tort uniquement parce qu’il s’est appuyé sur des statistiques qui prévoyait que l’économie ne réduirait qu’à 4 pour cent et non a 9 pour cent. Supprimer cette erreur de calcul statistique (faite par le gouvernement et économistes du secteur privé confondus) et le stimulus a fait exactement ce qu’il était censé faire. Il a mis un arrêt à la chute libre. Il n’est pas exagéré de dire qu’il a empêché une spirale descendante qui pourrait avoir conduit à la seconde Grande Dépression.

      On pourrait penser, en écoutant les débats républicains, qu’Obama a haussé les impôts. Encore une fois, c’est faux. Non seulement il a été d’accord pour ne pas éliminer les réductions d’impôts de Bush dans son premier mandat , mais il a agressivement abaissé les taxes pour la plupart des Américains. Un tiers du plan de relance a été pour les réductions d’impôts, affectant 95 pour cent des contribuables, il a coupé la taxe sur les salaires, et a récemment dû se battre pour conserver cette coupure malgré l’opposition républicaine. Son record de dépenses est également beaucoup mieux que son prédécesseur. Sous Bush, les nouvelles politiques sur les impôts et les dépenses ont coûté au contribuable un total de 5,07 billion de dollars. Sous les budgets passés et projetés d’Obama, il aura ajouté 1,4 billions de dollars en deux termes. Sous Bush et le GOP, les dépenses discrétionnaires hors défense ont augmenté deux fois plus que sous Obama. Encore une fois: imaginez si Bush avait été un démocrate et Obama un républicain. Vous pourriez facilement faire valoir que Barack Obama a été beaucoup plus fiscalement conservateur que son prédécesseur, sauf, bien sûr, que Barack Obama a eu à gouverner dans la pire récession depuis les années 1930, et Bush, après le ralentissement de 2001, a gouverné dans une période de croissance modérée. Il faut travailler pour augmenter la dette en période de croissance comme Bush l’a fait. Il faut travailler beaucoup plus pour réduire la dette dans la profonde récession que Bush a lègué à Obama.

      Et voici un extrait concernant les critiques progressistes d’Obama : Et VOICI un extrait concernant les critiques progressistes d’Obama :

      Alors que la gauche est moins déséquilibré dans sa critique, elle est tout aussi susceptible de ne pas bien distinguer l’écran pour des pixels en moins. Dès le début, les libéraux ont projeté sur Obama des notions absurdes de ce qu’un président peut réellement faire dans un pays polarisé, où tout nécessite 60 votes au Sénat, même pour avoir une chance d’en faire une loi. Ils l’ont décrit comme un marionnette de Wall Street, une continuation de Bush en matière de libertés civiles, une incapacité étiliste à saisir le moment populiste qui est son opportunité historique. Ils l’injurent contre ses tentatives d’atteindre un grand accord sur la réforme du droit. Ils déplorent sa trop petite relance, sa trop faible réforme financière, et sa trop prudente approche de droits civiques des homosexuels . Ils se plaignent qu’il réagit aux agressions enragées des républicains par des appels impérieux d’unité et de compromis.

      Ils leur manquent, il me semble, deux choses essentielles. La première est le simple niveau de ce qui a été accompli sur les questions libérales qu’ils disent qu’ils se préoccupent. Une dépression a été évitée. Le renflouement de l’industrie automobile a été–étonnamment–un succès. Même le renflouement des banques ont été remboursés en grande partie par un secteur bancaire en pleine récupération. La guerre en Irak– un sujet qui a fait d’Obama le candidat démocrate a été terminée dans les temps et surtout, sans soldats laissés derrière. Le budget de la Défense est coupé de façon constante, alors même que Barack Obama a éloigné son propre parti de la réaction du style Pelosi en ce qui a trait au droit des prestations du gouvernement fédéral. Sous Obama, le soutien à l’égalité du mariage et légalisation de la marijuana s’est élevé à des niveaux record. Sous Obama, un Etat crucial, New York, a fait de l’égalité du mariage pour les gays un droit irréversible du mode de vie américaine. Les gays ont maintenant le droit de servir ouvertement dans l’armée, et la Défense de la Loi sur le mariage se meurt devant les tribunaux, faute de soutien du ministère de la Justice d’Obama. Beaucoup d’argent gouvernemental a été versé dans les investissements en énergie sans carbone, via la relance. Les normes d’émission de carbone ont considérablement augmenté. La torture est terminé. Deux femmes modérément libérale ont remplacé deux hommes à la Cour suprême. Ah oui, et le St-Graal libéral qui a échappé à Johnson, Carter et Clinton : les soins de santé quasi universelle, est devenu texte de loi. Politifact a récemment noté que, des promesses spécifiques 508, un tiers ont été remplies et que seulement deux n’ont pas eu quelque mouvement de fait encore sur elles.

      Pour avoir fait tout cela tout en luttant contre une ouragan économique rend Barack Obama aussi artiste et honnête qu’on peut s’attendre d’un politicien.

    • La droite prétend que la politique stimulatrice a été un échec parce qu’elle n’a pas permis de ramener le taux de chômage à 8 pour cent dans la première année, tel que prédit par l’équipe économique de transition d’Obama. À la place, ce taux a atteint un sommet à 10.2 pour cent. Il faut cependant noter que le taux prévu de 8 pour cent avait été estimé avant qu’Obama n’entre en fonction. Ce taux était erroné principalement parce qu’il était fondé sur des données statistiques qui prévoyaient que l’économie ne se contracterait que de 4 pour cent, et non pas 9 pour cent. En faisant abstraction de ces mauvaises estimations statistiques (réalisées tant par des économistes du gouvernement que du secteur privé), le programme de stimulation économique a eu les impacts qu’on en anticipait : mettre un frein à la dégringolade. Il n’est pas exagéré de dire qu’il a permis de prévenir une spirale descendante qui aurait pu conduire à une récession économique de l’ampleur observée lors de la Grande Dépression.

      Vous penseriez, en écoutant les débats républicains, qu’Obama a augmenté les taxes. Encore une fois, rien n’est moins vrai. Non seulement a-t-il consenti à ne pas éliminer les baisses d’impôts de l’ère Bush sur l’entièreté de son premier mandat, mais il a également réduit les impôts pour la plupart des américains. Un tiers de son programme de stimulus était des réductions d’impôts bénéficiant à 95 pour cent des contribuables. De même, il a réduit les taxes sur la masse salariale, et a du se battre récemment contre les républicains pour que ces coupures demeurent. Du côté des dépenses, sa performance est aussi bien meilleure que celle de son prédécesseur. Sous Bush, les nouvelles initiatives en matière d’imposition et de dépenses ont couté aux contribuables un total de 5,07 milliards de dollars. Sous Obama, l’impact tant réel que projeté de ses budgets aura induit une hausse de 1,4 milliards de dollars sur huit ans. Sous Bush et les républicains, les dépenses discrétionnaires hors défense ont augmentés deux fois plus vite que sous Obama. Maintenant : imaginons que Bush ait été un démocrate et Obama un républicain. Vous pourriez facilement défendre l’opinion que Obama aurait été un partisan d’une approche fiscale bien plus conservatrice que son précécesseur – excepté évidemment que Obama a eu à gouverner alors que sévissait la pire récession depuis les années 30 alors que Bush, suite au ralentissement économique de 2001, a gouverné en situation de croissance économique modérée. Cela demande des efforts pour faire croître une dette en période de croissance économique comme Bush l’a fait. Ça demande encore bien davantage d’efforts pour contenir la croissance de la dette pendant la récession que Bush a légué à Obama.

    • Voici ma traduction du premier passage.
      Merci, G. Fortin

    • Andrew Sullivan: I like him!

      Analyser le travail de M. Obama au cours de son mandat qui se termine et dire, comme certains l’ont, qu’il est un mauvais, sinon le pire président est vraiment faire preuve de mauvaise foi et ne rien connaître du contexte dans lequel il est arrivé au pouvoir et de ces efforts depuis quatre ans. Je lui souhaite un autre mandat: il le mérite.

    • @lizzie – 16 janvier 2012 – 14h37
      Vous avez bien raison, il n’utilise jamais le mot ‘dumb’. Il ne fait que réfuter les arguments des détracteurs de M. Obama. Comme vous pouvez imaginer, j’ai bien aimé l’article de M. Sullivan.

    • Au contraire, je trouve que ceux qui accusent quiconque critiquant Obama d’être stupide sont eux-mêmes stupides. Je suis personnellement contre la politique d’Obama et je supporte Mitt Romney. Est-ce que ça veut dire que je suis stupide et que mes opinions politiques sont nécessairement illégitimes?

    • @guyat et caminomtl

      Merci les traducteurs. Si vous saviez comment je suis abasourdie par vos compétences. Je suis bilingue depuis le tout jeune âge et je suis incapable de traduire des grands extraits comme vous le faites. Une phrase ou deux, ça va mais plus, ishhhhhh!

    • Est-ce que les propos sont plus intelligents, voire même intelligibles par les participants aux primaires républicaines? Si l’article du Newsweek permet d’augmenter le niveau de discours. Et de mettre en doute la crédibilité de ceux qu’ils les tiennent. Cela serait un plus. Plus c’est gros plus ça semble vrai. Les marketeux de la politique vont nous en sortir encore des bonnes !

      merci pour la traduction

    • Qui a dit que la dette américaine était hors de contrôle? Un autre stupide, sans aucun doute! D’ailleurs, tout le monde sait que la dette est une bonne chose ou, au pire, une préoccupation exagérée!

    • Les critiques (personnes) d’Omaba ne sont pas tous stupides, loin de là!
      Ils savent très bien à quel public ils ont affaire et celui-ci l’est souvent par contre.

      Quant à moi, le plus gros défaut de la dedroite c’est justement que leurs stratèges sont très souvent très intelligents.

    • brassard25 n’a pas lu l’article. Il n’utilise jamais le mot “dumb” dans son article. It’s a lie, stupid!

    • @planete-quebec 16h44
      >>D’ailleurs, tout le monde sait que la dette est une bonne chose ou, au pire, une préoccupation exagérée!

      Si je me souviens bien, le plus “connu” à avoir dit une telle chose est Dick Cheney…

    • Les critiques de la droite sont trop souvent systématiques ou même systémiques en ce sens que tout ce qui vient de Barack Obama est nécessairement mauvais.

      Les critiques des libéraux quant à eux font généralement abstraction qu’un président sans majorité dans l’une des deux chambres ou sans super majorité au Sénat, a une liberté d’action fort restreinte.

      Même jusqu’aux mid-term de 2010, Obama avait une majorité théorique à la Chambre, mais il lui fallait composer avec les Blue Dogs sur lesquels son influence était plus que limitée.

      Quant au Sénat, il avait tout juste ses 60 votes, mais grâce à l’appui de Joe Lieberman (IND-CT).

      La configuration des sénatoriales de cet automne ne laisse aucunement entrevoir que les démocrates peuvent reprendre la super-majorité.

      Alors, s’il y a un second mandat pour Barack Obama, il sera fait de compromis, si tant est que les républicains ne refusent pas tout ce qui vient de la Maison Blanche.

      J’ose par ailleurs que la Chambre redevienne démocrate pour que le président n’ait plus face à lui Joe Boehner qui est sous lq tutelle du Tea Party.

      Mais les sondages ne nous montrent pas un grand écart entre démocrates et GOP pour les législatives.

    • Je n’ai malheureusement pas pu lire l’article original. Si les extraits présentés sont représentatifs de l’ensemble, Andrew Sullivan semble avoir voulu faire l’apologie de la présidence Obama plutôt que d’en présenter un bilan objectif. Il tourne les coins pas mal rond dans la plupart de ses arguments tant contre la droite que contre les progressistes. Ça m’apparaît comme un excellent article de propagande électorale comme on en verra beaucoup d’ici le mois de novembre. Après tout il a droit à son opinion mais c’est tout ce que c’est.

    • Ce que j’aime bien de Sullivan c’est qu’il ne fait pas dans la partisanerie.

    • @lizzie
      Écoutez, je ne nie pas ne pas avoir lu l’article en question puisque je souhaitais réagir à l’article de Richard Hétu, qui laissait croire que l’article qualifiait les opposants à Barack Obama de “stupides”. Si tel n’est pas le cas, c’est l’interprétation qu’en fait M. Hétu.

      @planete-quebec
      Personnellement, je crois que minimiser l’importance de la dette américaine est une erreur qui relève d’un manque de connaissances en matière d’économie. Est-ce que tous les États de la planète sont endettés? La majorité, la grande majorité, oui. Lorsqu’un État est en voie de développement, il a besoin de faire des investissements pour stimuler l’économie, ce qui augmente la dette publique. Le problème se situe lorsque l’État s’endette trop auprès des banques et que ses obligations à l’étranger deviennent insoutenables pour l’économie du pays emprunteur. C’est dans ce temps-là que les agences de notation, les banques et les États étrangers deviennent une menace à l’indépendance de l’État endetté.

    • Merci aux traducteurs.

      Excellent travail.

      Jean Émard

    • La défense de la Loi sur le mariage.

      En fait la loi américaine qui «interdit» le mariage des homosexuels s’appelle la Defense of Marriage Act.

      On aurait pu dire… «l’absence de soutien du DOJ fédéral à la Defense of Mariage Act, en français “loi de défense du mariage” – comme s’il était attaqué, ou comment les bushistes ont insinué qu’il l’était.

    • @brassard25

      Vous n’avez même pas lu la une de Newsweek, c’est dans le titre. Ça n’a rien à voir avec M. Hétu. Vous n’avez lu que le titre du billet, avouez-le!

    • @jean_saisrien

      Eh que vous faites 2004. Cheney a dit Deficits don’t matter en 2004, en 2011 il n’a plus le même discours. ;)

      http://www.washingtonmonthly.com/political-animal/2011_09/remember_deficits_dont_matter032197.php

    • @brassard25

      Vous êtes une icône sacrée de la petitesse d’esprit des dretteux.

      PS. Vous devriez avoir une stèle commémorative.

    • Entéka, FauxNews fait pitié.

      “By the way, Fox News has Mark Levin on to trash my article but they are far too afraid to have me on to defend it. I’ve been on the blacklist for years. Like Ron Paul, too dangerous for Fox. You might notice that they have actually blurred out my name on the cover. Heh”

      La vidéo où on voit le nom de Sullivan embrouillé est dans le lien.

      http://andrewsullivan.thedailybeast.com/2012/01/why-obama-should-be-re-elected-ctd.html

    • L’entrevue de Sullivan à Hardball, qui résume son article, pour ceux qui ne veulent ou ne savent pas lire.

      http://www.msnbc.msn.com/id/3036697/#46016860

    • @candela
      Et je n’attends pas moins d’un gauchiste qu’il soit incapable de débattre sans lancer des insultes inutiles.

    • En parlant de républicain stupide, Letterman s’est amplement moqué ce soir de la pub de Gingrich qui accusait Romney de parler français. Letterman a dit qu’en français le terme”gingrich” signifiait “une petite bête à poil rampant prés de son trou”.

      M. Hétu, si vous pouvez mettre cette portion du monologue de Letterman dans votre blogue, je crois que ce serait très apprécié.

    • …..Sous Obama, le soutien à l’égalité du mariage et la légalisation de la marijuana s’est élevé à des niveaux record….

      Vous appelez ça une réalisation ? Apparemment, la torture est terminée aussi…yahoo Obama. Mais le chriniqueur oublie l’ESSENTIEL … l’assassinat des américains sans procès et l’enfermement permanent de quelqu’un de soupçonner, sans procès, indéfiniment, les 2 plus belles réalisation d’Obama, pas des prédictions, des faits.

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