Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Lundi 24 octobre 2011 | Mise en ligne à 21h36 | Commenter Commentaires (9)

    Un ex-lobbyiste dans l’équipe d’Obama

    Le projet d'oléoduc Keystone XL suscite la controverse aux États-Unis. (Photo Bloomberg)

    Le projet d'oléoduc Keystone XL suscite la controverse aux États-Unis. (Photo Bloomberg)

    Barack Obama a déjà rompu sa promesse de ne pas embaucher de lobbyiste au sein de son administration. Sa décision de faire appel à un ex-lobbyiste pour occuper un poste de conseiller dans son équipe de réélection ne constitue donc pas une première.

    Mais l’embauche de Broderick Johnson ne suscite pas moins la controverse, tout particulièrement auprès des militants écologiques. C’est que Johnson a fait partie jusqu’en avril d’une firme de lobbying de Washington qui compte parmi ses clients TransCanada, dont le controversé projet d’oléoduc Keystone XL doit être approuvé par l’administration américaine d’ici la fin de l’année.

    Je cite la réaction du militant écologiste Bill McKibben, que l’on retrouve dans cette dépêche :

    «Je ne crois pas qu’il serait possible de concevoir une méthode plus élaborée pour manquer de respect non seulement à la communauté environnementale, mais également à Occupons Wall Street, puisque cela vient simplement rappeler que les lobbyistes corporatifs dominent notre politique. Oubliez “Espoir” et “Changement”, on dirait qu’ils veulent que leur nouveau slogan soit “Les affaires vont comme d’habitude”.»

    L’oléoduc Keystone XL traverserait la frontière canado-américaine pour transporter le pétrole brut des sables bitumineux albertains en direction des raffineries situées sur la côte texane du golfe du Mexique.

    Johnson en sera à sa deuxième campagne présidentielle comme conseiller, ayant tenu un rôle semblable en 2004 au sein de l’équipe électorale de John Kerry.


    • On peut au moins lui donner le crédit d’être consistent:

      More than 40 former lobbyists work in senior positions in the Obama administration, including three Cabinet secretaries and the CIA director. Yet in his State of the Union address, Obama claimed, “We’ve excluded lobbyists from policymaking jobs.”

      http://washingtonexaminer.com/politics/obama-makes-mockery-his-own-lobbyist-ban

    • Obama aurait mieux fait de se présenter comme indépendant en 2008 !

      Il aurait perdu l’élection mais il aurait perdu avec classe et fierté !

    • Il vaut mieux subir un échec avec classe et fierté, qu’avec honte, disgrâce et hypocrisie…..

    • Y a-t-il encore des gens pour croire qu’Obama pourrait être le président du changement? S’il l’avait été, on l’aurait vu avant.

      Il n’a pas le courage politique nécessaire pour imposer ses idées. Il préfère jouer safe et éviter les confrontations, ce qui l’amène à trahir ses propres idéaux et ceux qui l’ont appuyé au nom d’eux en fin de compte.

      Il ne semble pas capable d’évoluer lui-même. Entre l’Obama des débuts et l’actuel, je ne décèle aucun changement de style. On dirait qu’il n’a rien appris de son premier mandat. J’ai des gros doutes que ça change pour son deuxième. On dirait plutôt qu’il se laisse de plus en plus entraîner vers la droite et le business as usual.

      Malheureusement, les États-Unis, avec un tel président, vont continuer à s’enfoncer.

    • Au delà de chaque événement individuel, le plus grand mensonge de Barack Obama aura été de faire croire que les principes guideraient ses actions.

      … La grande faiblesse des électeurs aura été d’y croire….

    • Obama, comme tout autre politicien, fait le contraire de ce qu’il dit. Son équipe prépare même une législation sur la transparence, en secret, c’est tout dire.
      Les indiens disaient: L’Homme blanc parle avec la langue fourchue…. Obama serait-il blanc à l’intérieur?

    • Et concernant la secret entourant le Président américain, lisez ce que l’équipe d’Obama est en train de concocter avec le : H. R. 3071 – To amend chapter 22 of title 44, United States Code, popularly known as the Presidential Records Act, to establish procedures for the consideration of claims of constitutionally based privilege against disclosure of Presidential records.

      Obama est en train de forcer une règle qui empêcherait presque toute possibilité de fouiller dans les notes des Présidents futurs, pas juste Obama. C’est un démocrate qui fait ça, pas n’importe quel, le chef lui-même. Disgusting.

    • Toutes les personnes sont des ex quelque chose ou de futures ex quelquechose.

      Tous les commentateurs du blogue inclus.

      Notamment quelques-uns parmi les plus “purs”…

    • @candela 15h08

      “…Toutes les personnes sont des ex quelque chose ou de futures ex quelquechose.

      Tous les commentateurs du blogue inclus.

      Notamment quelques-uns parmi les plus “purs”…”

      Voilà un commentaire extrêmement intéressant.

      Qu’arrive t’il quand, pour un moment donné, nous sommes convaincus de notre position?
      Devrions-nous nous taire en pensant que nous pourrions changer d’idée dans un quelconque futur?
      Nos convictions sont-elles imvalides parce qu’elles pourraient être éphémères?

      Oui je sais.
      Très existentialiste tout ça.
      Mais je crois que dans un contexte politique en constante évolution, que c’est une question qui mérite beaucoup de considération.

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