Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Mercredi 19 octobre 2011 | Mise en ligne à 15h23 | Commenter Commentaires (29)

    Obama, un président infaillible?

    Le journaliste d'ABC Jack Tapper a obtenu une interview exclusive avec le président. (Photo ABC News)

    Le journaliste d'ABC Jack Tapper a obtenu une interview exclusive avec le président. (Photo ABC News)

    Barack Obama a accordé une interview exclusive à ABC hier soir. Une de ses déclarations a retenu l’attention de ses critiques, dont Matt Drudge, qui se bidonne. Je la cite en mettant en italiques le passage le plus étonnant :

    «Je suis certain que ce sera une élection serrée (en 2012) parce que l’économie n’est pas là où elle devrait être et, même si je crois que tous les choix que nous avons faits étaient les bons, nous traversons encore une période difficile.»


    • >>même si je crois que tous les choix que nous avons faits étaient les bons

      Ha bon, Le gouvernement à pris le controle sur la Fed et ses politiques servent à mieux répartir la richesse.

      M’essemble …

    • Pas infaillible Obama. Juste chanceux qu`il soit opposé à une gang de rednecks completement à coté de la track.

      Le bilan d`Obama n`est pas particulierement reluisant et ce que je retiens jusqu`à maintenant se resume en un mot. Impuissance.

    • Bien sur Oblabla l’infaillible, il a toujours choisi les bonnes affaires.. aux premiers coups, il se couche.. puis déclare que grace a sa rapidité personne n’a pu le toucher.

      Sacré Oblabla.

    • C’est sûr qu’il n’y a que les propositions vides des Répuliban$ qui sont infaillibles.

      L’Histoire montre d’ailleurs que le PIB a toujours augmenté sous un prbsident démocrate et diminué sous un président répuliban.

      Toujours.

      Ça, c’est infaillible.

    • Mettons que sa déclaration de 4ème année B sur la décote américaine n’était malheureusement pas un bon choix… Son choix de Rahm Emanuel non plus.

      PT

    • J’aurais tendance à être assez d’accord avec lui: comme les répus-teabaggers disent toujours et invariablement le contraire de lui, il ne peut qu’avoir raison! ;-)

    • Bon. Admettons que l’affirmation soit, disons, un peu grosse. Mais vous avez déjà vu un politicien qui, à la veille d’une campagne électorale, s’est risqué à identifier celles de ses décisions qu’il prendrait autrement si c’était à refaire? Et donner des munitions gratos à ses adversaires.«Come on!»

      Il laisse à ses opposants le soin de lui chercher des poux et il garde ce type d’admission pour ses mémoires ou, mieux encore, pour son journal intime qu’un jour ses héritiers, ayant trouvé le grimoire dans une quelconque malle, s’empresseront de le publier, «pour quelques dollars de plus.»

    • noirod

      19 octobre 2011
      15h38

      Quand on hérite d’un paquet de “merde” et d’une bande de félés de religion, pas simple à gérer !
      Commence à en avoir marre des critiques futiles….

    • Ne pas fermer Guantanamo? Renoncer à une véritable réforme de Wall street? Proposer une réforme du système de santé qui ne change rien pour l’essentiel, soit la mainmise des compagnies d’assurance qui fait grimper les coûts?

      À part le sauvetage de GM, je cherche les bons coups d’Obama, et je n’en vois pas. Même sa politique étrangère ne s’est pas vraiment démarquée de celle de son prédécesseur.

      Obama a beaucoup déçu ceux qui croyaient en lui.

    • a force de négocier avec le parti adverse pour faire passé une politique, un plan, un projet, on fini par etre en conflit avec ce que l’on doit faire.

      Obama n’est pas responsable de l’endettement de la population, n’est pas responsable de l’échec du systeme bancaire, il est simplement responsable d’avoir essayer de remettre les USA sur les rails. Avait t’il le choix ? Pensez vous que le président grec a le choix de couper partout ?

      Bush a aider a mettre les USA dans la merde, il lui a laisser les guides d’un pays a la déroute. C’est bush qui a diminuer l’impot des ultrariches.

      Ils déduisent leurs intérets hypothécaires, paient peu d’impot, pas beaucoup de taxe, mais veulent des gros fonds de pensions !!!

      Obama n’est pas un Anges ,mais il n’est pas le démon

    • Bien dit q.terreux…

    • @q.terreux

      Vous ne faites qu`écrire ce qui était sous-entendu dans mes propos. C`est ce qui est le plus décourageant dans tout cela. Même si on dénonce ces jesus freaks et que je ne suis pas certain que la majorité les approuvent, reste qu Obama n`a pas pris trop trop les moyens pour brasser les fondations à Washington et qu`il a plié constamment devant ces mouvements ,religions,lobbies,finances….

    • Il n’y a pas de doute qu’on n’est pas infaillible quand on a failli à la tâche de remédier à une crise économique qu’on a promis de régler. Par contre, il n’y a pas de doute qu’Obama a infailliblement maintenu la barre fixée vers l’approndissement de cette crise et qu’il persévère à en blâmer ceux qui n’en ont pas la gérance. Curieusement, à se cacher derrière le fantôme de son ancien anniversaire on finit par apparaître au travers sa transparence. :-)

    • Honnêtement, qu’aurait pu faire BO pour améliorer la situation à court terme?

      Si je crois que certaines de ses décisions font faire très mal à plus long terme, il demeure que les décisions prises par son administration coté économie ont été globablement bien pour la situation économique actuelle.

      La continuation du TARP est peut-être la décision la plus mitigée. Ahhh je me rappel encore ou les gens qui dénoncent aujourd’hui les banquiers était ‘pro’ TARP et traitait de radicaux libéral anti-intervention ceux qui étaient contre… comme les temps changent. Et encore, à court terme, c’était surment la chose à faire. Sans parler que les USA se sont enrichi avec un rendement intéressant sur le capital déployé sur le TARP (… malgré ce qu’on dit, on a pas ‘donner’ de l’argent aux banques… ont pris du capital, avec rendement… très différent: le peuple n’a pas donner de l’argent au banque, il n’à que prêter et spéculer son argent et a réussit).

      Ah mes yeux, BO n’a pas été parfait coté économie. Mais à court terme, il a fait très bien dans les circonstances (l’impact à long terme risque d’être fort différent par contre… mais qui s’en fou… on mettera ça sur le dos du prochain président républicains le temps venu)

    • Toutes les décisions étaient les bonnes: ca dépend uniquement du but viser. Si c’était pour mieux répartir la richesse, c’est raté. Mais je ne crois pas que c’était le but d’Obama.

      Il voulait sauver les banques: elles ne sont pas mortes, donc, ca a marché. C’est le peuple qui crève.

    • Obama a hérité de la merde de Bush et doit faire face à une opposition d’extrémiste. Difficile de faire bien.

      La grande qualité d’Obama est son pire problème: il recherche le consensus. Malheureusement, malgré ces bonnes intentions, on ne peut pas toujours fonctionné de la sorte. Surtout face à des dogmatiques qui se foutent du gros bon sens.

    • “Quand on hérite d’un paquet de “merde” et d’une bande de félés de religion, pas simple à gérer !”

      Je suppose qu’il ne savait pas, qu’il habitait un autre pays, qu’il n’était pas américain ou qu’il n’avait pas les capicités intellectuelles pour voir ce qui se passait au pays. Quand on prend un job pour changer les choses et faire mieux que le tata qui vous précédé on peut pas blâmer ce même tata quand les résultats ne sont là.

    • deepsouth

      Ce qu’il ne savait pas c’etait que le Rep T parti avait comme projet detruire le pays et retouner aux temps de Hoover… Voila a ce qu’il ne s’attendait pas! Nous non plus d’ailleurs!

    • Cette phrase est tout à fait conforme à ce que M. Obama disait à l’époque de son assermentation, à savoir que la côte allait être longue à remonter. Jusqu’à maintenant il a tenté de minimiser les dégâts et d’aller au plus pressant.

      Mise à part la gênante faillite de Solyndra, l’administration Obama n’a pas tellement à rougir.

    • deepsouth

      19 octobre 2011
      17h35
      “Quand on hérite d’un paquet de “merde” et d’une bande de félés de religion, pas simple à gérer !”

      Je suppose qu’il ne savait pas, qu’il habitait un autre pays, qu’il n’était pas américain ou qu’il n’avait pas les capicités intellectuelles pour voir ce qui se passait au pays.
      - – - – - – - – - – - – - — – - – - – - – - – - – - – - – -

      Aucun argument !

      Du “meméring” de dretteux frustré birther !

      Du boulot de porte-crottes des tealiban$.

    • @infophile

      Pouvez-vous me nommer des avancées concrètes réalisées sous le mandat d’Obama? À part l’abolition du « don’t ask, don’t tell »?

      J’attends.

    • stridulation

      Je sais que vous avez demande a Infophile mais je ne peux pas m’empecher! Le lien malheureusement n’a pas ete mis a jour… Mais sivous comparez avec le controle du GOP sur la House…
      http://whatthefuckhasobamadonesofar.com/

    • J’essaie de repondre a strulation mais il me semble que le lien a un gros mot… F word!

      Cherchez sur google: what the F*ck has obama done so far? Malheuresement il n’a pas ete mis a jour mais, le pp demontre bien que le GOP en controle de la House n’a pas fait grand chose!

    • @stridulation

      Je ne suis pas au meilleur de ma forme. Mais puisque vous me poser une question sur les avancées concrètes réalisées sous le mandat d’Obama et puisque je vous estime, voici un peu pèle-mêle ma réponse qui commence par ceci:

      Si, et seulement si, la politique, c’est l’art du possible, alors Barack Obama mérite une bonne note. B+

      - Sa réforme sur la santé qui, lorsqu’on prend le temps d’analyser ses conséquences, n’est pas qu’une réformette.

      - L’important retrait des troupes en Irak (un engagement qui m’inquiétais en raison des importantes tensions ethniques. L’histoire n’est pas terminée, mais ça ne regarde pas aussi mal que ce que je redoutais).

      - Une impressionnante détente avec la Russie suite à une formidable rupture avec les politiques de M. Bush en Europe de l’Est, en Ossétie et en Georgie. Ce qui lui a valu le Nobel de la Paix.

      De toute évidence le président américain est pro-Israël; cependant, le seul fait de s’être opposé aux colonies de peuplement et à Netanyahou, sur cette question, constitue un fait d’armes et une avancée là où ses prédécesseurs se sont cassé les dents. Les Bush père et fils pourraient en témoigner; ils s’y sont essayés et ont rapidement rebroussé chemin.

      - Le discours du Caire qui fera époque par son ton et par sa reconnaissance des torts des américains dans l’anéantissement de la démocratie en Iran (Dans les années 50). Corollaire, il n’a pas attaqué l’Iran en dépit des suppliques de vous savez qui; sa politique de la main tendue tranche avec l’arrogance et le bellicisme de ses prédécesseurs. Si l’Iran passe à côté de la paix et de la prospérité, ce ne sera pas dû à l’intransigeance de l’interlocuteur américain.

      Ici, il m’importe de rappeler à quel point les politiques étrangères de ce président ont influencé favorablement, pour les consommateurs, sur le prix du pétrole. En temps de récession cela compte double. Sans compter sur une manoeuvre anecdotique qui a son importance. Soit de recourir à la réserve stratégique de pétrole – en juillet ? – pour donner une bonne leçon aux spéculateurs qui ont alors assurément encaissé des pertes, en plus de le rendre moins hardis.

      - Le choix de Stephen Chu au département de l’énergie: avisé, réaliste et qui assure d’aller plus loin que le Bush amélioré (en matière d’énergie renouvelable) qui s’est manifesté lors des deux dernières années de son deuxième mandat.

      - Son inclinaison à la consensualité (choix d’H. Clinton, Rahm Emmanuel et quelques autres) lui ont permis d’affronter la diabolisation insensée et, disons-le suspecte, de ses adversaires avec un minimum de dégâts. Le président a été habile avec ces choix-là.

      - Sa lutte déterminée visant à ne pas pérenniser les baisses d’impôts consenties par M. Bush donne des résultats en ce qu’elle le positionne avantageusement aux yeux de l’électorat. Les fruits restent à être récoltés en 2012.

      - Vis-à-vis Cuba, ses politiques permettent aux ressortissants Cubains vivant aux États-Unis de visiter leurs proches plus souvent, tout en apportant à l’économie cubaine des sommes qui étaient gelées sous Bush.

      - Sa gestion de BP a été réaliste et efficace: Ne pouvant prendre dans ce dossier son rôle de commandant en chef (les tenants et aboutissants de l’exploitation du pétrole dans le golfe du Mexique sont exclusivement entre les mains du privé), il a habilement pressé BP en braquant les projecteurs sur cette compagnie.

      - Sa relance du nucléaire, assez timide mais néanmoins réelle est le fait d’un homme qui se préoccupe de l’avenir énergétique de son pays. Or, l’énergie est le nerf des économies industrielles. Autant le choix du nucléaire au Japon relevait d’un risque trop élevé (c’est pire au Chili, lequel envisage de se doter de la filière nucléaire. Quand on connait l’activité sismique au large de ce pays, cela donne froid dans le dos), autant les américains peuvent envisager de recourir en partie à cette énergie.

      Clairement, le président Obama est un républicain très modéré. Puisque le deuxième mandat de M. Bush a été meilleur que le premier, j’ose en espérer autant de M. Obama.

    • @infophile

      - Sa réforme du système de santé est bel et bien une réformette. Son seul effet sera d’étendre à 32 millions d’Américains sur les 46 millions qui ne sont pas couverts la couverture médicale. Bref, on laisse encore des gens en plan, sans s’adresser au problème principal, la présence des compagnies d’assurance dans le système, qui fait grimper les coûts. Le passage à un système de santé public aurait permis à l’État de diminuer ses dépenses en santé et d’offrir une vraie couverture universelle.

      De toute manière, c’était plutôt maladroit de faire de cette réforme sa priorité, en pleine période de crise économique. Les Américains s’attendaient sans doute à ce qu’il se préoccupe plutôt du chômage. C’est ce qui lui a coûté le Congrès.

      - Le retrait des troupes en Irak était déjà prévu sous Bush…

      - La détente avec la Russie? Je vous l’accorde, c’est un bon point.

      - Des discours, hum… Je parlais d’avancées concrètes. Obama a, au contraire, été très faible sur le dossier israélien, donnant la fâcheuse impression de laisser le contrôle de la situation à Netanyahou. La construction de nouvelles colonies continue de plus belle: http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/pourparlers-de-paix/201110/16/01-4457752-colonisation-israel-compromet-les-efforts-du-quartette-selon-ashton.php

      - Attaquer l’Iran? Même si la chose était envisagée sous Bush par certains faucons, même Bush savait que la chose n’était guère réaliste.

      - Sa gestion de l’affaire BP a été, au contraire, catastrophique. Il a donné l’image d’un président faible qui a beaucoup tardé à agir et à mettre la pression sur BP. Il avait d’ailleurs lui-même autorisé de nouveaux forages, et il a commencé par minimiser la catastrophe. Un an plus tard, Bp n’a toujours versé que 2,7 milliards sur les 20 milliards promis:

      http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Un-an-apres-la-maree-noire-le-bilan-reste-incertain-_EP_-2011-04-20-565499

      - Sa gestion de l’énergie? La continuation de ce qui se faisait sous Bush, rien de plus, rien de moins. Rappelons, par exemple, le projet de pipeline Keystone XL:

      http://www.cyberpresse.ca/environnement/201110/18/01-4458529-robert-redford-exhorte-obama-a-rejeter-le-projet-keystone-xl.php

      Son bilan est très franchement décevant. Il apparait plus comme un Bush plus modéré qu’un président du changement.

    • @ stridulation: Meme si je suis plutot pro-Obama, je suis d’accord avec vous sur le sujet de sa gestion de la marée noire causée par l’explosion du Deepwater Horizon.

      HS: Une execution aura lieu en Alabama aujourd’hui.

      http://www.skepticaljuror.com/2011/10/impending-execution-of-christopher.html

      Ou est Amnesty International? Ou sont les manifestants avec leurs t-shirts et leurs chandelles?

    • @candela

      Pas sur que tu as compris mon message. J’ai utilise le contraire pour démontrer un point. Il savait dans quoi il s’embraquait, il ne peut continuer à blâmer Bush pour ses insuccès.

    • @deepsouth

      Vos propos sont dans la ligne de vos attaques habituelles.

    • @deepsouth
      “…il ne peut continuer à blâmer Bush pour ses insuccès.”

      Pourtant, la majorité des dretteux blâme Clinton pour la crise financière…

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