Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Archive, juillet 2011

    Dimanche 31 juillet 2011 | Mise en ligne à 20h56 | Commenter Commentaires (145)

    Dette : Obama annonce un accord

    Barack Obama s'est adressé aux journalistes à la Maison-Blanche ce soir. (Photo The New York Times)

    Barack Obama s'est adressé aux journalistes à la Maison-Blanche ce soir. (Photo The New York Times)

    «Les dirigeants des deux partis dans les deux chambres ont conclu un accord qui réduira le déficit et évitera un défaut» de paiement, a déclaré Barack Obama ce soir.

    Le président a précisé qu’il restait au Sénat et à la Chambre des représentants d’adopter cet accord qui prévoit des coupes budgétaires d’au moins 2 400 milliards de dollars, dont 917 milliards de dollars intervienront immédiatement.

    Les dirigeants démocrates et républicains du Congrès présenteront l’accord à leurs troupes demain.

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    Dimanche 31 juillet 2011 | Mise en ligne à 18h24 | Commenter Commentaires (22)

    Les coupes militaires, pierre d’achoppement?

    Après les alliés du Tea Party, les vieux loups du Parti républicain à la Chambre des représentants seront-ils les prochains à tenir en otage les États-Unis pour obtenir gain de cause dans la bataille autour du relèvement du plafond de la dette?

    Selon des articles publiés sur les sites du Washington Post et du New York Times, ici et ici, le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a donné son accord de principe au «compromis» négocié par la Maison-Blanche et le chef de minorité républicaine de la chambre haute, Mitch McConnell, auquel j’ai fait allusion dans ce billet publié ce matin.

    Certains vérétans du Parti républicain de la chambre basse, dont John Boehner, hésiteraient cependant à appuyer ce compromis qui ouvre la porte à des coupes automatiques dans les dépenses militaires.

    Les démocrates les plus progressistes de la Chambre des représentants ont déjà annoncé qu’ils n’appuieraient pas ce compromis qui ne contient aucune hausse d’impôts pour réduire les déficits. Leurs votes ne seraient cependant pas essentiels à l’adoption de l’accord de dernière heure.

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    Dimanche 31 juillet 2011 | Mise en ligne à 7h46 | Commenter Commentaires (143)

    Dette : les détails d’un «compromis»

    Harry Reid a reporté hier soir un vote au Sénat sur son plan pour régler la crise de la dette. (Photo AP)

    Harry Reid a reporté hier soir un vote au Sénat sur son plan pour régler la crise de la dette. (Photo AP)

    Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a reporté à 13h cet après-midi un vote qui devait avoir lieu 12 heures plus tôt sur son plan pour régler la crise de la dette. Sa décision fait suite aux progrès réalisés par la Maison-Blanche et le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, dans leurs négociations pour dénouer l’impasse budgétaire à trois jours du 2 août, la date-butoir après laquelle, selon le Trésor, les États-Unis se retrouveront en défaut de paiement.

    Si l’on se fie à cet article du Washington Post, le «compromis» envisagé relèverait le plafond de la dette de 2 400 milliards de dollars en deux étapes. Seule une majorité des deux tiers du Congrès pourrait stopper un second relèvement du plafond de la dette, ce qui épargnerait assurément aux États-Unis de revivre l’impasse actuelle en 2012, en plein coeur de la campagne présidentielle.

    Dans la première étape, le «compromis» prévoit des coupes budgétaires de 1 000 milliards de dollars, soit le montant équivalent du premier relèvement du plafond de la dette. Selon le Post, les négociations actuelles portent sur le mécanisme qui imposerait automatiquement les coupes de 1 400 milliards de dollars promises dans la seconde étape du plan si un groupe bipartite du Congrès ne parvenait pas à s’entendre sur les réductions à effectuer (il n’est pas impossible que des nouveaux revenus soient acceptés dans le cadre d’une réforme du code de l’impôt).

    Le mot «compromis» est entre guillemets pour refléter le fait que ce plan représenterait l’abandon de plusieurs principes du Parti démocrate, comme on peut le lire dans cet article du New York Times, qui fait état de la grogne de l’électorat progressiste à l’égard de Barack Obama.

    Le président n’aura pas seulement cédé au chantage sans précédent des républicains autour d’un relèvement du plafond de la dette habituellement routinier. Il aura également adopté le discours de la droite sur les déficits et abandonné son insistance sur la nécessité d’augmenter les impôts des Américains les plus fortunés dans le cadre d’un accord sur un plan d’austérité.

    On reviendra plus tard sur ce que ce «compromis» signifie pour le Parti républicain.

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