Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Archive, juin 2011

    Jeudi 30 juin 2011 | Mise en ligne à 22h17 | Commenter Commentaires (88)

    Les procureurs ne croient plus l’accusatrice de DSK

    Dominique Strauss-Kahn effectuera un retour devant un juge de New York demain. (Photo Getty)

    Dominique Strauss-Kahn effectuera un retour devant un juge de New York demain. (Photo Getty)

    Depuis ses premières allégations, l’accusatrice de Dominique Strauss-Kahn aurait menti à plusieurs reprises aux procureurs et enquêteurs new-yorkais sur ce qui s’est passé dans la suite du Sofitel de New York le 14 mai ainsi que sur son propre compte. C’est du moins ce qu’on peut lire dans cet article publié ce soir sur le site internet du New York Times.

    Selon le quotidien, les procureurs ne croient plus la plaignante et envisagent de renoncer aux accusations de crimes sexuels à l’encontre de l’ex-patron du FMI. La femme de chambre, qui aurait eu un rapport sexuel avec DSK, pourrait être impliquée dans diverses activités criminelles, dont le blanchiment d’argent et le trafic de drogue. Elle aurait également menti lors de sa demande d’asile aux États-Unis.

    Le Times révèle en outre que la femme de chambre a contacté par téléphone un homme en détention, au lendemain de sa rencontre avec DSK, pour discuter avec lui du profit dont elle pourrait tirer de ses accusations contre l’ancien ministre français de l’Économie et des Finances. Son interlocuteur avait été inculpé et incarcéré pour possession de près de 200 kg de marijuana. Il fait partie d’un groupe d’individus qui a déposé au cours des deux dernières années des sommes d’argent totalisant environ 100 000$ dans le compte bancaire de la femme de chambre, selon les sources du Times.

    La conversation téléphonique entre la femme de chambre et l’homme incarcéré était enregistrée.

    DSK comparaîtra demain devant un tribunal de New York pour demander un assouplissement des conditions de sa liberté surveillée. L’abandon des chefs d’accusation retenus contre lui constituerait évidemment un revirement spectaculaire dans une affaire qui a fait les manchettes partout dans le monde et compromis la carrière politique d’un présidentiable français.

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    Jeudi 30 juin 2011 | Mise en ligne à 19h52 | Commenter Commentaires (16)

    DSK veut plus de liberté

    L’ancien patron du Fonds monétaire internationale comparaîtra devant un juge de New York demain dans l’espoir d’obtenir un assouplissement des conditions de sa liberté surveillée. C’est du moins ce qu’affirment le New York Post et le Daily News (ici et ici). Le Post croit savoir que DSK réclamera une plus grande liberté de mouvement.

    Selon les conditions actuelles, l’ancien ministre français ne peut quitter l’appartement new-yorkais qu’il occupe dans Tribeca que pour des rendez-vous chez le médecin, des rencontres avec ses avocats, des services religieux ou des comparutions en cour. Et il doit informer les procureurs de New York de chacune de ses sorties.

    Les conditions de sa liberté provisoire inclut également le versement d’une caution de 1 million de dollars, le dépôt de garantie de cinq millions de dollars, la remise de tous ses documents de voyage, le contrôle électronique 24/24 et la présence constante d’au moins un garde devant son appartement, à ses frais.

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    Le corps de Manadel al-Jamadi avait été congelé pour retarder le moment de l'annonce de sa mort. (Photo AP)

    Le corps de Manadel al-Jamadi avait été congelé pour retarder le moment de l'annonce de sa mort. (Photo AP)

    Le ministère de la Justice américain a annoncé cet après-midi l’ouverture d’une enquête criminelle sur la mort de deux détenus de la CIA, une décision qui pourrait mettre un terme à l’immunité dont ont joui les agents du renseignement américain ayant eu recours à des techniques d’interrogatoire illégales pour faire parler des suspects de terrorisme.

    L’annonce du ministre Eric Holder fait suite à une recommandation d’un procureur spécial, John Durham, qui avait été chargé en août 2009 d’enquêter sur les méthodes d’interrogatoire utilisées par la CIA dans le cadre de la «guerre contre le terrorisme» de l’administration Bush.

    L’un des détenus, Manadel al-Jamadi, est mort en 2003 dans la prison américaine d’Abou Ghraib. Le corps de cet homme avait été plongé dans la glace pour retarder le moment de l’annonce de sa mort. L’autre détenu, Gul Rahman, est mort en 2002 dans une prison secrète de la CIA en Afghanistan.

    Le procureur spécial a jugé que le traitement par la CIA de près de 100 autres détenus ne justifiait pas une enquête criminelle. L’annonce du ministère de la Justice ne devrait pas moins susciter la controverse aux États-Unis, où certains républicains ont attribué l’élimination d’Oussama ben Laden aux techniques d’interrogatoire «renforcées» de la CIA.

    Au moment de la nomination de John Durham, des défenseurs des libertés civiles avaient par ailleurs déploré que l’enquête du procureur ne vise pas d’abord et avant tout ceux qui avaient approuvé ou fermé les yeux sur les méthodes de la CIA.

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