Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Samedi 30 avril 2011 | Mise en ligne à 8h58 | Commenter Commentaires (25)

    Obama face à la Syrie

    Maher Al-Assad (à gauche) fait désormais l'objet de sanctions américaines mais pas son frère Bachar. (Photo AFP)

    Maher Al-Assad (à gauche) fait désormais l'objet de sanctions américaines mais pas son frère Bachar. (Photo AFP)

    Les États-Unis ont pris hier des sanctions économiques contre trois dirigeants syriens ayant joué un rôle direct dans la répression sanglante des manifestations contre le régime de Damas. Le président syrien n’est pas lui même visé par les sanctions annoncées par Barack Obama, qui n’a pas non plus réclamé son départ malgré les quelque 40 manifestants tués hier en Syrie. Pourquoi?

    Le New York Times tente aujourd’hui d’expliquer dans cet article l’approche (prudente, timide ou hypocrite) de l’administration américaine vis-à-vis de la Syrie d’Al-Assad, approche qui diffère évidemment de la stratégie adoptée face à la Libye de Mouammar Kadhafi. Je traduis un passage clé de l’article du Times :

    «Les réponses américaines divergentes illustrent les calculs profondément différents auxquels font face les États-Unis dans ces pays. Malgré tous les parallèles avec la Libye, M. Assad est beaucoup moins isolé sur le plan international que le leader libyen (…) Il commande une armée plus compétente, dont les experts doutent qu’elle puisse se retrourner contre lui, comme l’armée égyptienne l’a fait contre le président Hosni Moubarak. Et les retombées du départ de M. Assad seraient à la fois plus importantes et imprévisibles que dans le cas du colonel Kadhafi.

    «La Syrie est importante d’une manière dont la Libye ne l’est pas», a déclaré Steven A. Cook, spécialiste du Moyen-Orient au Conseil des relations étrangères. «La Libye ne représente pas un enjeu vital pour les États-Unis, alors que la déstabilisation de la Syrie aurait des répercussions en Irak, au Liban et en Israël.»


    • Deux poids, deux mesures.

    • Normal,faut pas deranger les voisins.
      Moins fort la musiques en Syrie.

    • «La Libye ne représente pas un enjeu vital pour les États-Unis…»

      …d’où l’importance primordiale de tapisser leur territoire d’Uranium appauvri et remplir leur espace aérien de drônes meurtriers.

      L’Irak, de son côté, à été envahie… à cause des intérêts vitaux qu’il représente pour les USA.

      Bomb you if you will, bomb you if you won’t…
      C’est du n’importe quoi…

    • “l’approche (prudente, timide ou hypocrite) de l’administration américaine vis-à-vis de la Syrie”
      Un peu des trois j’imagine…
      On appelle ça de la Realpolitik, n’en déplaise aux purs et aux idéalistes.

    • Donc, encore une fois, le mensonge éclate au grand jour. L’intervention en Libye n’avait rien d’humanitaire mais tout d’un calcul politique. Il y a un aveu implicite que la guerre avec la Libye est fondée sur un mensonge: le motif humanitaire.

      L’ONU fait la guerre à un de ses membres alors que son mandat principal est de faire la promotion des règlements pacifiques des conflits (article 1 de sa charte). En plus de manquer à ce mandat en faisant la guerre, le machin la fait sur un fondement mensonger. Le machin a une crédibilité et une légitimité sous le zéro. Même chose pour les membres du Conseil de sécurité, les USA, la France et l’Angleterre surtout.

    • L’equation est simple: Si le régime Alaouite de Assad tombe, il sera remplacé par un régime sunnite.

      Les sunnites qui ont toujours le plan de réunir leur “oumma” ou nation en arabe feront tout pour destabiliser la région et accentuer leur mainmise.

      Résultat: Appui inconditionnel et même militaire à Hamas.
      Appui inconditionnel à Hariri et ses alliés les frères musulmans, jusqu’à la réoccupation du Liban et son utilisation en tant que base pour des attaques contre l’état hébreux.
      Appui aux sunnites d’Irak, i.e: Un nouveau Saddam Hussein.

      En même temps, les minorités seront quasiment détruites: Chiites et chrétiens notamment.
      L’Iran ferait donc tout son possible pour éviter qu’un allié les alaouites ne tombe.

      Bien que l’Arabie serait d’accord pour unir les régions sunnites, mais si Assad tombe, ce sera au tour du royaume wahhabite d’Arabie de tomber.

      Bref, le résultat est donc aussi simple que l’équation:

      Ni l’Iran, ni Israel, ni les USA, ni l’Europe, ni l’Arabie, ni l’Irak ne voudraient que le régime de Assad tombe…….qui va le faire tomber alors ?? Le peuple ????

    • …et après ca ils se demandent “why do they hate us?”

      Curieux, il y a gros joueur dont on attend pas parler du tout mais qui a encore un poids dans la région (notamment au niveau des armes): la Russie. Je suis d’accord que sa sphère d’influence a diminué, mais une grande partie de cette génération de dirigeants qui s’éteint a eu des liens avec les Russes (en Syrie, c’est le cas).

    • Il me semble qu’au cours des 20 dernières années, il n’y a eu qu’une seule intervention armée justifiée et ce fut celle en Iraq dans les années 90 lotsque ce dernier avait agressé le Koweit. Il y a aussi eu l’intervention au Kosovo qui était peut-être justifiée. Toutefois, c’est moins évident que la précédente en Iraq car existe-t-il un droit à l’intervention humanitaire en présence d’un situation de génocide? Plusieurs pensent que oui, plusieurs pensent que non.

      Toutes les autres interventions armées sont des crimes d’agression tel que reconnus par le Statut de Rome. Un jour les responsables d’interventions similaires seront considérés comme de grands criminels internationaux. Et dire qu’aujourd’hui, un tel personnage est nobel de la paix. Une vraie farce.

    • @ Letight, vous oubliez aussi que le mandat de l’ONU est de préserver la paix et la sécurité internationale à tout prix, surtout quand un de ses membres a décider de virer fou ou presque. C’est son rôle et il prime quand les états ne peuvent plus rien résoudre pacifiquement. Ca aussi c’est écrit dans la charte de l’ONU, Chapitre VII

      Mais oui la position américaine à deux poids deux mesures. Mais soyons sérieux ! Qui s’en indigne encore. Tous les pays le font, tous les pays ont des intérêts et des points de vues biaisés. Ce n’est pas nouveau…Je vois pas pourquoi la différence entre la situation en Lybie et la situation en Syrie aurait une analyse différente. La Syrie est une des clés de la région en terme d’influence alors que la Lybie fut désavouée a peu près partout

    • “Prudente, timide ou hypocrite” ….aucun de ceux-là. Ils réalisent qu’ils n’ont pas la puissance pour mener toutes les guerres du monde…..et celles à venir.

    • @levi125
      Le chapitre VII ne s’applique que lorsque les autres mesures n’ont pas été suffisantes. Dans le cas de la Libye, y a-t-il eu ces autres mesures? A-t-on essayé sérieusement autre chose que l’intervention armée?

    • @thejade

      Excellente analyse!

      Voici ce que disait il y a quelques années l’ex-leader des Frères Musulmans de Syrie à propos des Alaouites …sont-ils ils de véritables musulmans selon les FM ?

      Bayanouni says that the Muslim Brothers will not contest the Islamic bonafides of the Alawis, if they want to call themselves Muslims. Nevertheless, he refuses to say that they are Muslims himself. His followers and most Shaykhs would eat him alive if he did. Of course, there is no reason why he need believe Alawis are Muslims, if the Muslim Brotherhood were willing to separate religion from politics, something the Brotherhood has been expressly against. What is more, Bayanouni calls the Asad regime a “minority elite.”

      Bayanouni a été remplacé à la tête des Frères Musulmans de Syrie par un leader plus radical…

      http://www.joshualandis.com/blog/?p=7037

    • «La Libye fût désavouée à peu prés partout»
      la Libye a le soutien de la majorité des pays du monde.
      Si vous pensez que le monde s’arrête à ces quelques pays (les USA, la France et la Grande Bretagne) qui participent à cette agression, allez voir la carte du monde, ça pourrait vous aider.
      Letight a parfaitement raison, cette intervention militaire n’a rien d’humanitaire et il le dit depuis le début de cette crise.
      Aucun pays ou organisation n’a le droit de lancer des bombes sur un autre pays.
      Nous sommes en 2011, si on se dit pays civilisé, on doit utiliser des méthodes civilisées. Le gouvernement libyen n’a pas massacré ses citoyens, c’est un mensonge et tous les pays qui participent à cette agression le savent.
      Vous allez voir, aucun pays n’attaquera la Syrie, elle a un pacte avec l’Iran.
      Si vous attaquez la Syrie, vous attaquez l’Iran.

    • @fa514
      Il y a aussi le fait que H. Clinton avait droit à un bombardement pas 2.
      Bien qu’elle ait toujours rêvé de bombarder la Syrie, à défaut de pouvoir le faire en Iran, son impatience à bombarder un pays arabe a fait qu’elle n’a pas pu résister à l’envie de s’embarquer dans l’affaire Libyenne en engageant les USA derrière 2 clowns amateurs.
      Elle doit regretter de ne pas avoir patienté quelques semaines de plus.
      En ce moment et vu la tournure des évènements en Libye, elle doit être au piquet et priée de ne pas se mêler d’affaires auxquelles elle n’y comprend rien comme la plupart de ceux qui examinent les choses selon des critères simplistes et qui oublient par exemple que l’Egypte d’aprés-Moubarak, toujours sunnite à ce que l’on sache, est en train de normaliser ses relations avec l’Iran chiite au grand dam des pétro-monarchies sunnites.
      Pour avoir des idées plus précises et connaître un peu les points de vue de citoyens acteurs en première ligne de ces mouvements, il est plus intéressant d’aller voir des témoignages recueillis par le site “angryarabs”.

      Pour savoir ce qui fait courir le trio US/GB/France, il est utile aussi de lire le point de vue d’un journaliste belge indépendant trés au fait des intérêts en jeu.

      http://www.michelcollon.info/Les-regles-de-la-propagande-de.html

    • Les manifestants syriens sont des gens courageux. Qu’un gouvernement tire dans la foule désarmée, qui ne fait que manifester son écoeurement, en dit long sur ces bandits sadiques prêts à tout pour maintenir leurs privilèges.

      Un gouvernement démocratique serait beaucoup plus enclin à défendre pacifiquement, et donc efficacement, les droits des opprimés de la région. Mais en effet, pour y parvenir la route est particulièrement incertaine et une situation chaotique où la violence est la norme n’est habituellement pas un prélude à la floraison de la démocratie.

      Peut-être que la solution passe par l’Égypte et son influence grandissante ?

    • @infophile
      “Peut-être que la solution passe par l’Égypte et son influence grandissante ?”

      L’Egypte et tous les pays arabes, que soit au Maghreb ou au Machrek, sauf les pétromonarchies, sont préoccupés par ce qui se passe chez eux et les bouillonnements en cours et évitent d’interférer dans les affaires des autres.

      Seules les pétromonarchies hostiles à toute avancée démocratique dans un pays arabe quelqu’il soit, essaient de mettre leur grain de sel en jouant de leur atout pétrodollars, robinet de puits et promesses de contrats mirobolants, pour influencer le cours des choses.
      Ils avaient réussi durant les 30 dernières années à prendre en otage la ligue arabe, mais ces révolutions annoncent le commencement de la fin de leurs turpitudes. Ils n’arrivent même pas à influer sur le cours des choses sur leur flanc sud, le Yemen pays le plus important démographiquement et le plus pauvre de la péninsule arabique. L’opinion yéménite sait que le grand et riche voisin investit plus à Londres, Paris ou New York qu’à Aden ou Sanaâ oû ils se contentent, comme ailleurs de financer des sectes salafistes pour y semer leur bordel moyen-âgeux.
      Plus que jamais, le sort de ces féodaux ne dépend plus que du soutien et la protection des USA.

    • @thejade

      Résultat: Appui inconditionnel et même militaire à Hamas.
      Appui inconditionnel à Hariri et ses alliés les frères musulmans, jusqu’à la réoccupation du Liban et son utilisation en tant que base pour des attaques contre l’état hébreux.

      De quoi parlez vous ????Bachar appui dèja le mouvement de résistance Hamas. Et pour rire sa se voie que vous n’avez pas fait suivi l’actualité ces 5 dernière années, hariri est un pro occidental , pro arabie saoudite, c’est le protégé de l’empire au moyen orient.

    • Infophile: Votre point sur la démocratie est for probant. Je revois la tragédie du village de Hama en 1982, et me demande si le monde a autant changé qu’on ne le dit. Je crois cependant qu’une démocratisation à la suite de violence créé les conditions propices pour une augmentation, non pas une réduction de la violence. Il me semble que l’Égypte n’est pas mieux placée aujourd’hui à ce niveau qu’elle ne l’était avant le “Printemps Islamique”.

      Il est sûr que le gouvernement Obama est en bien meilleure posture pour condamner et prendre action en Libyie bien que l’intervention américaine se fasse “à reculon”, qu’il ne l’est en Syrie, un pays stratégiquement beaucoup plus important qu’on ne le pense pour la stabilité au Moyen-Orient.

      Même si je suis certain que Mr Obama voudrait être en mesure de presser le gouvernement Syrien à trouver une solution démocratique, il ne peut le faire. Il se sait en position the “Damned if you do, damned if you don’t”. On le voit à travers le critiques qu’il reçoit envers les actions américaines en Libye. Il devra donc tenter d’influencer la Syrie par moyens détournés.

      FA514: Pas sûr qu’il y a une majorité de pays qui supporte la Libye. De plus, je ne sais pas d’ou vous tenez vos informations, mais le gouvernement libyen attaque bien sa propre population.

      Bien que je préfère grandement qu’il n’y ait pas d’intervention en sol étranger, l’ONU a le mandat de protéger lorsque nécessaire les habitants qui sont maltraités par les gouvernements. Cette vision post-westphalienne ne plait pas à tous, mais je crois que c’est mauditement mieux que d’avoir des génocides à la Rwanda. Un moment donné, il faut cesser de parler et agir.

      Il est clair, selon le chap VII es de la Charte, qu’on a pas à attendre que toutes les mesures se soient avérées non-suffisantes: Elle peut décider d’agir selon l’art 42 du chapitre, si elle pense d’emblée que les mesures diplomatique ou économiques n’auront pas l’effet escompté.

      http://www.un.org/en/documents/charter/chapter7.shtml

    • Obama, prince de la paix, et nobel en plus.

      En passant, la charte de l’ONU est claire, l’ingerence dans les affaires internes d’un pays est illegale. Mais faut pas insister sur ce detail.

    • @captrjd

      Dans votre dernier paragraphe, vous dites “Il est clair …”. Dans le contexte de la Libye, seul une personne ne faisant peu de cas des dommages d’une intervention armée peut conclure à une telle clarté. Je pourrais argumenter très longtemps sur cet article 42.

      Toutefois, je vous propose la lecture de l’article 39 qui est le premier du chapitre VII et qui est la clé pour ouvrir les articles 41 et 42. Sans cette clé, l’article 42 ne peut être utilisé que de façon ultra vires. Dans l’article 39, portez attention au qualificatif “internationales”. Remarquez le pluriel qui oblige à interpréter que “internationales” qualifie les mots “paix” et “sécurité”. Maintenant, regardez-moi dans les yeux et dites-moi sans rire que l’intervention humanitaire du 26 mars à Bengazi avait un caractère international. Il y a quand même une limite à transformer des situations internes en situations internationales. À plus fortes raisons lorsque cette transformation mène à une intervention armée. À moins que, comme je l’ai mentionné ci-dessus, on prenne avec légerté et insouciance les conséquences d’une telle action.

      La conjugaison des buts et principes de l’ONU avec l’article 39, la non si grande clarté de l’article 42 et les effets d’une intervention armée oblige à au moins essayer tous les autres moyens avant une intervention armée, ce qui n’a pas été fait.

      Enfin, aujourd’hui, il y a un aveu implicite que la cause humanitaire n’était pas la raison de l’intervention en Libye. Osez-vous soutenir que celle-ci a une quelconque légitimité?

    • @captrjd

      L’ONU et ses organes doivent agir en respect du droit international (art.1 de la charte).

      Puis-je vous demander de nous exposer la règle de droit international et sa source permettant une intervention humanitaire en Libye.

    • Correction de 18h54

      Remplacez: l’intervention humanitaire du 26 mars à Bengazi avait un caractère international. Par: l’intervention humanitaire du 26 mars à Bengazi avait un objectif à caractère international.

    • Letight: Par ou commencer? Bien sûr que l’intervention humaitaire avait et a toujours un objectif à caractère international. Une intevention internationale quelconque est toujours politisée d’une façon ou d’une autre. Quelquefois, elle ne rencontre pas la lettre de la charte, mais bien son esprit. Dans le cas présent, le processus à été suivi, mais il y aura toujours quelqu’un pour s’en indigner.

      C’est à la demande des gens à Dengazi et la pression politique qu’ils ont effectué que l’intervention de l’ONU a eut lieu en premier. Oui, les intérêts pétroliers de l’Europe ont joué en faveur d’une intervention. Mais ceci n’enlève as la légitimité de l’action; c’est le conseil de sécurité qui a prit la décision. Cependant, revenons à vos questions:

      Art 40 du chapitre: In order to prevent an aggravation of the situation, the Security Council may, before making the recommendations or deciding upon the measures provided for in Article 39, call upon the parties concerned to comply with such provisional measures as it deems necessary or desirable. Such provisional measures shall be without prejudice to the rights, claims, or position of the parties concerned. The Security Council shall duly take account of failure to comply with such provisional measures.

      Le conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 1973, qui demande un cessez-le-feu immédiat, et l’établissement d’une zone protégée. http://www.guardian.co.uk/world/2011/mar/17/un-security-council-resolution
      Ghaddafi a-t’il accepté cette résolution et cessé ses attaques contre la population? Donc une intervention armée serait authorisée par l’ONU. Donc, L’ONU a agit selon le respect de l’art 1 de la charte.

      De plus, l’art 2(7) spécifie que “…this principle shall not prejudice the application of enforcement measures under chap VII.” Enfin, le rapport Brahimi discute des détails d’une intervention de ce type, et je crois qu’en ce moment la campagne avait son sens. Mais je ne peux et ne supporterai jamais une attaque sur un objectif civil, qui se résume par le décès des grand-enfants de ce dernier. Inexplicable, impardonnable.

      L’ONU a tergiversé depui sun bon moment sur la question de la Responsibilité de Protéger les population. http://www.economist.com/node/11376531 et http://www.un.org/preventgenocide/rwanda/responsibility.shtml

      Il est vrai que ce conflit est interne. Il est aussi vrai que les intervention humanitaires ont évolués depuis la fin de la Guerre Froide, et que les conflits internes peuvent prendre une importance internationale. Je vous propose la lecture d’Alex Bellamy, et Al: Understanding Peacekeeping, 2004, Polity Press. Il y a aussi le bouquin de Teson: Humanitarian Intervention: An Inquiry into Law and Morality, 2005, Transnational. ces auteurs sont beaucoup plus abiles que je ne le suis pour expliquer pourquoi l’intervention humanitaire est supportée, ou non.

      Désolé pour la longueur. Une telle série de questions de votre part, que je trouve très enrichissante en passant, mérite une réponse recherchée.

      Sincèrement; RD

    • @_librepenseur_
      Je suis un Libanais qui habite le Liban, ce serait extrêmement difficile pour moi de ne pas suivre l’actualité sachant que la Syrie est à jet de pierre de mon pays…..litérallememnt .

      Concernant l’appui de Bachar au Hamas, oui il est là, mais c’est un appui tacite, limité et plus moral que politique ou militaire.
      Il en fait juste assez pour faire croire à son peuple et à certaines parties qu’il lutte vraiment contre Israel.
      Alors que je ne me rappelle pas du jour où le régime syrien a tiré un seul coup de feu vers Israel ou donné assez de support au Hamas pour vraiment mettre la survie d’Israel en danger.

      Un gouvernement sunnnite en Syrie irait jusqu’au bout dans la lutte contre Israel et s’engagerait même personnellement, militairement contre l’état hébreux.

      Concernant Hariri, je vous invite à lire ce qu’il a dit à propos du régime sérieux actuel et de son éventuel remplacement:

      Dans le document en question il dit : « Il faut en finir définitivement avec le régime syrien » et propose « un partenariat entre les frères musulmans et quelques anciens responsables du régime »

      Hariri, en tant que leader musulman sunnite, devra, avant tout, répondre à la pression de sa rue.
      Et sa rue ne voudrait rien que moins que la réunification de la oumma.
      Moins que ça et Hariri ne sera pas réélu…..ou bien, ce seront ses propres supporters qui lui passeront la corde au cou……ou l’explosif sous la voiture.
      On ne blague pas avec les salafistes.

    • Finalement, en abservant un tant soit peu, les propriétaires des USA savaient ce qu’ils faisaient quand ils ont décidé qu’Obama serait le Président.

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