
Dans une nouvelle édition de Huckleberry Finn, un classique de la littérature américaine datant du 19e siècle, le mot nigger, qu’on retrouve 219 fois dans l’édition originale, sera remplacé par le mot slave, une décision qui suscite un vif débat dont on a un aperçu ici.
La maison d’édition NewSouth Books espère que la nouvelle version incitera les écoles américaines à remettre le roman de Mark Twain au programme. Plusieurs enseignants ont cessé de faire lire ce livre à leurs élèves par crainte de soulever la controverse.










mozart999
5 janvier 2011
19h40
Cette oeuvre comme toute oeuvre artistique est le reflet de son époque.
Pourquoi censurer cela au nom de la rectitude politique… maintenant dans les films mêmes les personnages racistes devraient être droit politiquement.
jean_saisrien
5 janvier 2011
19h41
Find & Replace…
Aussi simple que ça.
Après ils pourront s’attaquer aux livres d’Histoire.
lizzie
5 janvier 2011
19h42
Ben oui, on censure des classiques, ainsi on efface l’ostracisme que subissaient les Afro-Américains à la période où le livre a été écrit.
treblig
5 janvier 2011
19h49
On pourrait en faire de même pour l’aplaventrisme des noirs devant les blancs de la case de l’oncle Tom.
Ou éliminer le mot “sauvage” dans le denier des mohicans ( Relisez Fennimore Cooper, vous allez comprendre)
Enlever la cigarette de Paul Mc Cartney sur la photo de l”album “Abbey Road” ( Oupsss c’est déjà fait) et tant qu’à y être, éliminons les cigarillos de Clint Eatwood dans les films de Sergio Leone.
Huckleberry Finn a été écrit voilà plus d’un siècle. Avec les mots de ce siècle.
guylaine101
5 janvier 2011
19h50
Mais comment espérer avoir une réflexion si on change le vocabulaire? Ce mot était utilisé à l’époque, il est aussi important que le concept même de l’esclavagisme. Après, est-ce qu’il vont changer esclave pour mettre servitude? Servant? Pfft.
tendrement
5 janvier 2011
19h56
J’aurais changé pour bénévole ou aidant naturelle.
haddock9
5 janvier 2011
20h01
Complètement ridicule.
Moby Dick, version PC: Moby Penis.
ramses2.1
5 janvier 2011
20h24
“I hate editors, for they make me abandon a lot of perfectly good English words.” Mark Twain
Jean Émard
boleo
5 janvier 2011
20h27
Il ne faut pas juger le passé avec les yeux d´aujourd´hui sinon nous serons jugé nous aussi avec les yeux du futur.
lemahatma
5 janvier 2011
20h27
Quelle erreur monumentale que de changer les mots originaux contenus dans une œuvre originale ! Mark Twain était de son temps et il a écrit son chef-d’œuvre dans un contexte très différent de la nôtre. Toute âme intelligente et consciencieuse comprendra et ne devrait guère s’offusquer. Je suis une personne de race noire et l’utilisation qu’à faite l’auteur 219 fois du mot « nigger » ne me choque pas parce que je sais dans quel contexte et siècle la narration s’était déroulée.
J’ai déjà lu « La ferme africaine » de Karen Blixen édité chez Gallimard. L’éditeur nous averti dés les premières pages de l’ « avant propos » ce qui suit « Dans la mesure où la Ferme africaine, ce classique des lettres danoises, était accessible aux lecteurs francophones depuis 1942, il est peut-être utile d’apporter quelques informations sur cette retraduction, effectuée au début du vingt et unième siècle… Cette volonté de fidélité explique l’utilisation de mots et vocabulaire qui, à des oreilles modernes, peuvent peut-être sembler datés ou choquants (« mes gens», « négre » par exemple.).Or, ils ne l’étaient pas à l’époque, quand Karen Blixen a écrit son livre. Ils faisaient partie de sa culture et de son temps. » .
davidsonstreet
5 janvier 2011
20h45
C’est vrai que c’est pas fort…
candela
5 janvier 2011
20h57
Difficile pour une nation d’assumer sa réalité historique…
Ici, au Québec, on a comme devise “Je me souviens”, mais c’est l’amnésie historique qui est bien vue.
hdufort
5 janvier 2011
20h58
La langue évolue… la question du vocabulaire demeure très sensible. Je ne peux pas dire que je suis totalement pour ou totalement contre. Celui qui n’a pas le pouvoir n’a aucune contrôle sur le vocabulaire. Pas étonnant que les Noirs américains aient envie de changer les choses, même rétrospectivement.
gl000001
5 janvier 2011
21h11
Ca continue. Dans ET, version remasterisée, ils ont déja changé les revolver dans les mains des agents pour des cellulaires.
xenon
5 janvier 2011
21h21
On ne réécrit pas l’histoire. Twain a écrit nigger parce que les gens d’alors disaient nigger. Ils disaient aussi ouvertement leur méfiance envers les juifs. Winston Churchill fumait le cigare. Et Hergé faisait preuve de la condescendance de son époque lorsqu’il a écrit Tintin au Congo.
Dieu que ces bien-pensants sont exaspérants!
s.pelletier
5 janvier 2011
21h24
@Candela
Rien a voir avec la réalité historique mais plus a voir avec le politically correct d’une gang de pleutres.
glagile
5 janvier 2011
21h30
Et dans 50 ans ce bouquin parlera de l’esclavage comme de la discrimination positive qui a permis à certains africains “sélectionnés” de vivre de le “rêve américain”… Bravo, vraiment… c’est aussi comme ça que Cookie Monster est devenu Veggie Monster dans Sesame Street. Que voulez-vous c’était de sa faute si les américains sont devenus obèses dans les 30 dernières années…
ramses2.1
5 janvier 2011
21h40
Martin Luther King utilise 15 fois le mot “negro” dans son discours “I have a dream”. Est-ce que certains génies voudront réécrire ça aussi ?
“Five score years ago, a great American, in whose symbolic shadow we stand today, signed the Emancipation Proclamation. This momentous decree came as a great beacon light of hope to millions of Negro slaves who had been seared in the flames of withering injustice. It came as a joyous daybreak to end the long night of their captivity.
But one hundred years later, the Negro still is not free. One hundred years later, the life of the Negro is still sadly crippled by the manacles of segregation and the chains of discrimination. One hundred years later, the Negro lives on a lonely island of poverty in the midst of a vast ocean of material prosperity. One hundred years later, the Negro is still languishing in the corners of American society and finds himself an exile in his own land. So we have come here today to dramatize a shameful condition.
…” MLK
Jean Émard
ducalme
5 janvier 2011
21h48
Je ne répéterai pas ce que les autres ont dit de façon très articulée.
C’est une réécriture de l’histoire que l’on fait.
Ce n’est par comme la disparition de « l’ami Y’a bon» de Banania, qui en était rendu un archétype du colonialisme français.
Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27ami_Y%27a_bon
ducalme
5 janvier 2011
21h51
P.S. Dans la remastérisation de la série Columbo, va-t-on remplacer la Peugeot 403 du lieutenant Frank Columbo par une Chevrolet Impala au nom du Buy America Act ?
gall
5 janvier 2011
21h53
C’est comme Jésus-Christ qui ne serait pas Catholique… Il est historiquement incompatible d’être chrétien et d’être anti-catholique. Mais poser cette difficulté passe déjà au-dessus des considérations de notre temps, quand on étire notre temps à seulement quelques siècles, car cette « correction » politique remplit facilement la totalité de notre courte mémoire personnelle. Le Québec avait bonne mémoire, sur le fond, mais il a fallu occulter la mémoire québécoise pour insérer notre peuple dans la mouvance sociale que nous avons voulue.
— Georges Allaire.
americanophile
5 janvier 2011
21h57
Le politiquement correct d’inspiration socialisto-harvardienne va tuer la littérature américaine. Les Américains sont-ils plus politiquement correct que nous ? Ici, le politiquement correct d’inspiration plateau- montroyaliste (véhiculée par Québec solidaire, Radio-Canada et les universitaires) a fait des ravages effroyables, notamment en détruisant la culture historique des Québécois. La gauche nord-américaine est responsable d’une sorte de génocide culturel.
jean_saisrien
5 janvier 2011
21h58
Find & Replace…
La prochaine étape, remplacer “esclaves” par “travailleurs non motivés” ?
jean_saisrien
5 janvier 2011
22h14
@americanophile 21h57
Ch’te l’avais dis que c’était du bon stock!
jp_martel
5 janvier 2011
22h16
Un peuple qui “re-traduit” la Bible avec l’intention déclarée de la rendre conforme à une opinion spécifique (conservatrice, voir le “Conservative Bible Project”) peut bien retoucher les oeuvres des plus grands auteurs.
ramses2.1
5 janvier 2011
22h44
“Ici, le politiquement correct d’inspiration plateau- montroyaliste (véhiculée par Québec solidaire, Radio-Canada et les universitaires” americanophile
===
Vous croyez vraiment que tous les universitaires pensent pareil ?
Jean Émard
kirkpitaine
5 janvier 2011
22h47
Hé ben. Après ça, c’est sûr, Tintin au Congo n’a aucune chance.
bernem
5 janvier 2011
23h08
Dommage qu’ils changent l’original. J’aime bien le mot “nigger, ou “nègre”, même de nos jours. Le mot “frog” aussi pour les Québécois de souche. “Hey, you nigger frog”: ça c’est Hétu, ou Brathwait,
ou Merville, ou Gregory Charles, des gens de marque, de classe qui transforment notre société.
gl000001
5 janvier 2011
23h16
@jp_martel
Ca ressemble au Coran et les intégristes. Ils ne l’ont pas ré-écrit mais ils l’ont re-interprété.
@americanophile
La gauche ??? “New South books” … “south” comme dans Bible Belt … comme dans Droite conservatrice religieuse. Vous souffrez d’un problème de latéralité ? Vous mélangez la gauche de la droite ?
tomdeboston
6 janvier 2011
00h05
@ramses2.1 (21h40)
Si le discours d’MLK a été rédigé par une personne blanche, le mot “negro” aurait probablement
été changé.
tomdeboston
6 janvier 2011
00h13
@americanophile
La gauche américaine est affligée d’un complexe de culpabilité qui est presque pathologique. Il suffit de comparer les mots utilisés dans le Cyberpresse à celles utilisées dans les journaux américains traditionnels de voir la différence de la censure.
olicou
6 janvier 2011
02h16
Ce ne sont pas les mots qui sont importants. Car, quels qu’ils soient, ils deviendront péjoratifs pour les populations discriminées. Le meilleur exemple est le mot “gai’, que les homosexuels ont repris parce qu’il était très positif, festif même. Qu’est-il devenu? Dans les cours d’école, comment utilise-t-on le terme “gai”? Très négativement, j’en ai peur.
Arrêtons cette guerre des mots. Faisons la guerre aux discriminations et le mot NEGRE pourra être utilisé sans problème, parce qu’il n’aura pas les connotations venant de centaines d’années d’oppression.
olicou
6 janvier 2011
02h26
@americanophile
Il faudrait arrêter de voir le monde comme un combat entre gauche et droite. Les humains, et leurs opinions, se mesurent grâce à plus d’un paramètre.
Commencez par un deuxième paramètre, faîte le test du “political compass” et ensuite ajoutez d’autres paramètres. Vous verrez, vous arrêterez de classifier des gens intempestivement.
Personnellement, je suis un gauchiste-libertarien (selon le political compass), mais j’ai d’autres idées sur l’énergie, l’avenir, le transport…
_cm_
6 janvier 2011
02h59
Vouloir censurer une œuvre comme ça je trouve cela un peu inutile. On doit remettre l’œuvre dans son contexte. En voulant y changer un mot comme “nigger” c’est un peu comme si on voulait changer le passé, mais tout le monde sait: il ne se change pas.
jeanfrancoiscouture
6 janvier 2011
08h00
Extrait de Samba Saravah par Pierre Barouh:
«Mais quel que soit le sentiment qu’elle exprime
Elle est blanche de formes et de rimes
Blanche de formes et de rimes
Elle est nègre, bien nègre, dans son cœur»
Allez, changez-moi ça, vite, ça presse.
decembre
6 janvier 2011
08h13
Censurer le passé n’est pas nouveau, comme l’esclavage au Canada français par exemple. Cacher des choses, les redécouvrir ensuite et dealer avec, la société en est capable mais, changer les écrits d’un roman connu est tellement, mais tellement niais, ridicule pour les américains de se faire un tel affront à eux-mêmes. Maudite société hypocrite à la morale de broche à foin.
reparti
6 janvier 2011
08h38
Oui! Oui! Oui!
Il faut remplacer aussi “Joyeux Noël” par “Joyeux temps des fêtes”
Il faut remplacer “Aveugle” par “Handicapé visuel”
Il faut remplacer “Sourd” par ” Handicapé machin” ou “Handicapé dur de la feuille”
Etc….Etc…. et pendant ce temps, pendant que l’on se fait des “À croire”, pendant qu’on refait le passé, pendant que l’on refait l’histoire, on peut aussi se demander qui peut avoir intérêt à créer cette ou ces diversions.
hdufort
6 janvier 2011
09h03
Quand on y pense, on a en français de nombreux auteurs Noirs qui ont adopté, embrassé la “négritude” et lui ont même donné des lettres de noblesse. On pense tout de suite à Dany Laferrière.
Toutefois, le mot “nigger” de la langue anglaise n’est absolument pas comparable au mot “nègre” de la langue française. Il ne faut absolument pas essayer de traduire des expressions comme “Travailler comme un nègre” vers l’anglais; c’est la catastrophe chaque fois, comme l’a constaté Jean-Paul Guerlain:
«French perfume-maker Jean-Paul Guerlain faces prosecution by anti-racist groups after telling a television interviewer that he “worked like a nigger” to produce one of his most successful scents.»
En anglais, “nigger” a un sens infiniment plus péjoratif qu’en français. Il déborde de la simple identité épidermique/culturelle “noir/nègre” pour englober tout ce qui touche à une certaine idée de la “sous-humanité”, de la “bête humaine” dans un état d’avilissement supposé intrinsèque. Par exemple, pendant l’occupation des Philippines, les troupes américaines se pratiquaient en tirant à vue sur les civils philippins. Cette activité se nommait “nigger hunting” et cette sale guerre était surnommée par des officiers “the nigger killing business”. Les Philippins, asiatiques et à la peau un peu foncée, étaient ainsi associés à deux “tares” par les occupants américains; ils étaient des “injuns” (Sauvages) et des “niggers” (Noirs); ils étaient porteurs de la “lèpre raciale”. Roosevelt lui-même avait adopté ce vocabulaire.
Un sénateurs de Caroline du Sud avait même affirmé devant le congrès que les Philippins étaient: «(…) mongrel and semi-barbarous population… inferior but akin to the Negro in moral and intellectual development.»
Comme on peut le voir dans cet exemple indirect, le “point de référence” du concept de sous-humain dans la culture américaine, dans les rapports raciaux et culturels avec les populations du reste de la planète, était le mot “nigger”. Je puis comprendre que des intellectuels Noirs aient tenté de se réapproprier ce mot, comme pour l’exorciser; je pense à Martin Luther-King, évidemment. Mais il semble que le mot “nigger” de la langue anglaise soit à peu près irrécupérable parce qu’infiniment trop péjoratif.
La langue française amalgamait au concept de négritude les habituels archétypes de l’esclave africain né dans la plantation (paresseux, bête, peu éduqué, etc), mais aussi des qualificatifs beaucoup plus nobles (travailleur infatigable, homme puissant, bon vivant), voire même un magnétisme sexuel qui ne finissait pas de fasciner les esprits aux 17e et 18e siècles.
Une telle dualité n’est pas présente dans la “négritude” américaine, et les francophones contemporains ne semblent pas toujours le comprendre.
Cela dit, Huck Finn devrait probablement demeurer tel qu’il est. Qu’on y ajoute un chapitre d’introduction expliquant et désamorçant le “n-word”.
punkulf
6 janvier 2011
09h08
C’est vrai qu’il faut pas toucher à ces classiques qui représentent un époque bien définie.
Mais, c’est certain qu’un kid de 8-9 ans n’est pas capable de comprendre ça… Moi je me dis laissez le livre pour les enfants de niveau secondaire. Au primaire, il y a des ouvrages beaucoup plus adaptés au jeune lecteur!
filleduroi
6 janvier 2011
09h09
Ca ne leur viendrait pas à l’idée de laisser le mot dans le livre, et d’en profiter lors de la lecture en classe du dit livre d’en profiter pour donner un cours sur les horreurs de l’esclavagisme au 19e siècle comme racine du racisme d’aujourd’hui, en passant par le discours de Martin Luther King ?
xenon
6 janvier 2011
09h16
@ reparti,
«Joyeux Décembre!» ;-)
davidsonstreet
6 janvier 2011
10h16
@kirkpitaine
Je pense qu’il faut faire une différence entre des oeuvres comme celle de M. Twain et Tintin au Congo.
Dans Huckleberry Finn, Mark Twain fait preuve de sensibilité et d’intellignece; je ne dirais pas la même chose d’Hergé dans Tintin au Congo.
Huckleberry Finn, c’est une leçon. Un classique. Tintin au Congo, c’est une blague douteuse.
g.t.t.
6 janvier 2011
11h36
Trop compliqué pour les professeurs ou le système d’intégrer dans l’éducation une explication d’un contexte historique.
Les gens en général reste le plus souvent avec une impression du bon et du méchant. Les bon c’était ceux qui était contre l’esclavagisme et les méchants sont ceux qui était en faveur. Aucune nuance aucun contexte.
Les bons, les méchants…Les cowboys, les indiens.
Aller les enfants! Nous sommes né dans des choux ;)
swampmaster
6 janvier 2011
11h59
Comme l’ont déjà signalé certains, il serait infiniment préférable de prendre la peine de mettre en contexte le roman tel qu’il a été écrit plutôt que de le réécrire. Mais les administrations cherchent par défaut à minimiser les possibilités de confrontation, alors bien sûr elles choisissent généralement la solution de facilité.
C’est d’autant plus dommage que Huck Finn est considéré comme le premier grand roman américain justement parce qu’il décrit à la perfection la réalité de l’Amérique rurale de l’époque, ce genre de remaniement lui enlève donc de sa pertinence.
Le parallèle entre cette controverse et celle visant Tintin au Congo est aussi frappante. Je suis d’avis que la situation est la même dans l’un et l’autre cas: Hergé a écrit sa BD selon l’esprit de son époque, et il faut expliquer cet esprit plutôt que le cacher sous le tapis.
Je pense qu’il faut aussi signaler la distinction à faire entre “negro” et “nigger”, dont la relation me semble similaire à celle de “gay” et “fag”. Negro était à l’époque de son utilisation un terme assez neutre désignant les Noirs et c’est plus selon moi par malaise par rapport à l’époque en général que par rapport au terme et à sa signification qu’il a été délaissé au profit d’autres termes. Cependant, plusieurs afro-américains âgés préférent encore ce terme, et il est utilisé sur le formulaire de rencensement américain. Par contre, “nigger” est effectivement beaucoup plus chargé, et presque toujours utilisé sciemment pour ridiculiser, abaisser ou déshumaniser les Noirs. Mais c’est justement parce qu’il dépeint fidèlement la réalité sociale historique, et il se trouve que celle-ci n’était pas très tendre envers les Noirs, que le roman de Twain est si important. Et il est tout aussi important pour les écoliers américains d’être conscient de cette histoire pour comprendre leur réalité actuelle.
ramses2.1
6 janvier 2011
19h53
“En anglais, “nigger” a un sens infiniment plus péjoratif qu’en français.” hdufort
===
Je ne pense pas; c’est plutôt un cas particulier ou la langue anglaise est juste un peu plus “coincés” que le français.
Jean Émard
ducalme
7 janvier 2011
17h47
AIMÉ CÉSAIRE FAIT PLIER SARKO
L’hommage «national» que la France rendra à Aimé Césaire, le chantre martiniquais de la négritude est la consécration par le colonisateur du rôle joué par ce dernier.
Défenseur des droits des Noirs, Aimé Césaire n’a jamais voulu se compromettre en acceptant les honneurs de la République.
Il aura réussi à refuser à ce l’Hexagone ne récupère ses cendres tout comme il avait déjà refusé de siéger à l’Académie française, Quai Conti.
Quel contraste avec le franco-sénégalais Léopols Senghor !
Lire: http://fr.news.yahoo.com/4/20110107/tts-france-martinique-cesaire-ca02f96.html