Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Mercredi 10 novembre 2010 | Mise en ligne à 17h26 | Commenter Commentaires (30)

    L’austérité budgétaire à l’américaine

    Cutting Deficits

    Les co-présidents de la commission bipartite mise sur en place par la Maison-Blanche pour conseiller le président dans la réduction budgétaire ont publié aujourd’hui la première ébauche de leur plan, proposant de vastes réductions dew dépenses intérieures et militaires et une réforme fiscale qui réduirait les taux d’imposition tout en élargissant l’assiette fiscale.

    Les changements proposés, qui entreraient en vigueur en 2012, élimineraient 4 000 milliards de dollars des déficits projetés d’ici 2020. Ils inclueraient une réduction des prestations de la plupart des bénéficiaires du regime de retraite (Social Security) et une élimination de plusieurs abris fiscaux.

    La Maison-Blanche a indiqué qu’elle attendrait le plan final avant de faire connaître sa position. La commission nationale pour la responsabilité et la réforme budgétaires est coprésidée par l’ancien chef de cabinet de Bill Clinton, Erskine Bowles, et l’ancien sénateur républicain du Wyoming Alan Simpson.

    P.S. : La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a qualifié d’«inacceptable» le plan de la commission, une position exprimée par d’autres parlementaires démocrates.

    (Photo AP)


    • Imaginez s’ils n’avaient pas fait leur aventure en Afghanistan !

      Des centaines de milliards d’économie !

    • On verra la réaction des Tea-Partiers sur les réductions des dépenses intérieures et militaires. À chaque fois, ils grimpent dans les rideaux à propos de ” Big Government ”

    • Bon, réduire les dépenses militaires de 100 milliards ( sur un budget total d’environ 750 milliards ) ça parait un bon départ. Sauf qu’en arrêtant les deux guerres en cours , on sauve à peu près ce montant.

      100 milliards sur le budget de “base” du Pentagone ( excluant les dépenses pour l’Irak et l’Afghanistan), ça va hurler dans les lobbys.

      Réduire les paiements pour les fonds de retraite et repousser l’âge de la retraite à 70 ans( social security ) et les soins de santé pour les 65 ans et plus ( medicare ) là, ca va hurler dans les chaumières.

      En élargissant l’ assiette fiscale vers de plus bas salaires( 42 % des américains ne payent pas d’impôts), on augmente les revenus.

      Bon, on pourrait détailler plus longuement sur ce plan mais, reconnaissons-lui son mérite, c’est la première étude qui détaille un peu plus sérieusement ce qui pourrait ressembler à un plan d’austérité.

    • Keynes vient de perdre sa bataille on dirait?

      Ou c’est peut-être une tactique pour paraitre responsable à la veille du G20…

      A Suivre.

    • En veux tu des éconocroques: moratoire militaire intégral, immédiat et universel.
      Paul Laurendeau

    • J’ai bien lu 4000 milliards ?

    • Réduire le budget militaire des É-U n’est pas une mauvaise idée du tout. J’ai du mal à voir comment ils justifient la nécessité d’opérer une dizaine de porte-avions nucléaire, alors que 4 ou 5 suffiraient largement à leur besoin stratégique. Et que dire de tous le dédoublement de capacités… Le USMC a-t-il vraiment besoin de chasseurs? La réponse est non, bien évidemment.

      J’ai bien hâte au jour ou les É-U vont rationnaliser leurs services publics et leur forces armées, un peu à la manière dont les Forces canadiennes ont procédé en 1968. Bien sûr l’enjeu est complètement différent, mais ou est l’interet d’avoir des agences en compétition? À titre d’exemple, le nombre d’agences de law enforcement au simple palier fédéral!

    • Rappelons que 45% des Américains sont trop pauvres pour payer des impots à l’Uncle Sam
      1% de la population controle 24% de la richesse nationale. Trois millions de super-riches controlent le quart de la richesse de la population. En 1976, c’était 9%.
      Voilà pour le rêve américain. TAR-MI-NÉ

    • Enfin, on s’attaque aux dépenses militaires démesurées des États-Unis, mais on touche aussi à une classe moyenne éprouvée. C’est aller dans le mauvais sens. Le gros problème actuel aux États-Unis, ce n’est pas un manque de richesse, mais sa mauvaise distribution. Quand 1% de la population touche le quart du revenu national, alors que c’était seulement 9% en 1977, y a un problème.

      http://www.lactualite.com/economie/pierre-fortin/le-scandale-de-la-richesse-extreme

      Cette situation résulte de baisses d’impôts sur les plus hauts revenus qui ont fini par creuser le déficit de l’état. Sans parler des impôts sur les sociétés, qui ont suivi la même tendance. On veut nous faire croire que ces baisses n’ont eu aucune incidence sur les finances publiques, que cela n’est que le résultat de gens qui ont abusé des programmes sociaux… Allons donc ! Quand on passe d’un taux d’imposition de 70% sous Nixon à 50% sous Reagan, puis à 35% sous Bush, on voit tout de suite l’impact que cela peut avoir, surtout que ce sont les plus fortunés qui fournissent une bonne part des revenus de l’état. Situation parfaitement normale, parce qu’ils ont profité largement en retour des infrastructures publique et d’une main d’oeuvre en santé et bien formée pour s’enrichir.

      http://www.iris-france.org/informez-vous/tribune.php?numero=2

      On aboutit maintenant à une situation parfaitement injuste, où certains parmi les plus fortunés réussissent à payer moins d’impôts que des gens de la classe moyenne en proportion ! Sans parler de ceux qui pratiquent l’évasion fiscale :

      http://www.lexpansion.com/economie/les-etats-unis-doivent-plus-imposer-les-riches-selon-buffett_240261.html

      Cette situation n’a plus de sens. C’est à ça qu’il faut s’attaquer, bien avant de pénaliser une classe moyenne dont le pouvoir d’achat est déjà en diminution. Comment espère-t-on relancer l’économie en l’appauvrissant encore ?

    • D’aucuns estiment les dépenses pour le secteur militaire américain à 1100 milliards annuellement. Certains parlent même de 1400 milliards. Cela, si on prend en compte quantité de sommes qui sont attribués à d’autres départements que celui de la défense. Deux exemples pour l’illustrer : la recherche sur la fusion nucléaire par confinement inertiel n’est qu’un moyen discret pour développer des lasers ultras puissants afin de déployer un jour un système de défense du type IDS. Les États-Unis ont dépensé jusqu’à maintenant pour le développement de cette filière énergétique près de 60 milliards $. Second exemple, une bonne partie du budget de la Nasa est dédié au militaire. Le développement de lanceurs de toutes sortes et les lancements des satellites à vocation militaire sont un secret de polichinelle.

      Les américains devront fermer quantité de bases militaires de par le monde. Toutefois, en sabrant ainsi dans les budgets il faut s’attendre à ce que le haut taux de chômage se maintienne. Même s’il est bien connu que les dépenses à des fins militaires sont celles qui créent le moins d’emplois.

      Peut-être faut-il changer de philosophie?

      C’est ainsi que je serais curieux de voir ce que donnerait un transfert de dépenses du militaire vers la santé, disons 10 % de 1100 milliards (à supposer que ce montant corresponde à la réalité). Construire des hôpitaux, investir dans la formation et soigner des gens plutôt que d’en tuer ou d’en estropier me semblerait un signe de civilisation. En plus de créer des emplois, cela maintiendrait nombre d’individus sur le marché du travail grâce à une amélioration des soins de santé. En outre, en rivalisant avec le libre marché, cela aurait une incidence sur les coûts de santé en général puisqu’une offre accrue suppose une baisse des prix et aussi une demande accrue. Ce qui sonnerait peut-être la fin du phénomène des laissés pour compte. Mais je doute que cela se fasse. Les américains semblant apprécier de devoir payer deux fois plus que nous pour des soins de santé équivalents, telle que l’indiquent les chiffres de l’OCDE. En outre, pour ajouter à la pertinence d’un tel transfert, il m’est avis que la maladie est une menace autrement plus factuelle que ne le sont l’Iran et l’Afghanistan.

      Aussi, je serais curieux de voir ce que donnerait un transfert de dépenses, un autre 10 %, habituellement dévolu à l’assiette militaire vers la construction de centrales solaires thermiques dont la technologie est tout à fait à point. Imaginez! Dépenser et donc créer des emplois afin d’augmenter l’offre énergétique tout en faisant des profits sur l’électricité vendue. Cela, plutôt que de stocker des F 35 coûteux à opérer et qui ne sont tout simplement pas requis. Du moins, pas au nombre prévu. Ces transferts de dépenses n’interdiraient pas de sabrer purement et simplement un 25 % dans les dépenses à des fins militaires.

      Un agenda chochialisse, ou un agenda pragmatique?

    • Que celui qui peut prédire, à un dollar près, la résussite ou l’échec de ce plan, s’avance et se prononce !

    • Ca fait changement de voir un Démocrate et un Républicain présenter un rapport, aussi préliminaire qu’il soit. Cet exercice va juste démontrer comment tout le monde veut couper les dépenses en autant que ce ne les affecte pas trop. C’est facile de couper ce qui est important pour les autres et ca va prendre un miracle et des couilles pour arriver à un compromis qui veut dire quelque chose.

      Ne blâmez pas les politiciens trop vite, la population est encore pire. La gauche demande un plus grand sacrifice des mieux nantis et du secteur militaire, et la droite va protéger les mieux nantis et le militaire à tout prix. Soyons réalistes sachant que les plus riches ont un prix à payer pour tenir les plus pauvres tranquilles. Et par plus riches, je ne parle pas seulement des millionaires.

    • Qu’on en parle et qu’on puisse en débattre c’est déjà un très grand pas vers un équilibre budgétaire, une réduction du déficit et peut-être éventuellement de la dette.

      Félicitations à ceux qui siègent sur ce comité

    • si les républicains et l’américain moyen pouvaient arreter de perpétuer le mythe de l’Amérique avec un grand A. combien de temps est-ce que tu peux gouverner que pour la portion du peuple qui a le plus de chance de te supporter dans tes politiques. j’ai bien aimé le commentaire du co-président de la commission, Alan Simpson. ”We have harpooned every whale in the ocean, and some of the minnows” si jamais ce plan d’austérité devient loi c’est parce qu’il sera tellement dilué qui changera pas grand chose. les se sentent encore trop confortable malgré tout pour voir le goufre vers lequel ils se dirigent. il n’existe presque plus rien de la cohésion qui a fait a une époque une nation dont une partie du nom voulait encore dire quelque chose: unis comme dans états unis d’amérique. en plus, ces coupures dans le budget de la défense ca ne représente qu,une infime partie du budget relié directement et moins directement. est-ce qu’il y en a encore qui croient que c’est le président qui part en guerre…. dans mon livre ce sont les banques et les fabriquants d’armement qui tire les ficelles. un autre article sur le plan dans le WSJ http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703805004575606643067587042.html?mod=WSJ_hp_LEFTWhatsNewsCollection

    • c’est vraiment merveilleux on coupe les depenses
      de politiciens gauchistes (democrates) qui appliquent
      de politiques de droite (pareil comme en grece)

    • Ce plan ne propose rien de radical. C’est comme le premier coup de marteau sur un clou: on frappe juste assez fort pour enfoncer légèrement le clou mais ce premier sert surtout à s’assurer qu’on vise bien.

      Toutes ces idées et propositions imaginées par un comité sont timides et lâches, un résultat inévitable étant donné la taille et la «diversité» du dit comité.

      Comme pour un drogué qui tente de décrocher, le but de l’exercice devrait être la réduction des revenus de l’État, ce qui entraînerait inévitablement la réduction de sa taille. L’article du NYT parle d’une réduction des subventions à l’agriculture. Pourquoi pas leur élimination totale?

      Où est la dérèglementation dans tout ça? Qu’en est-t-il de la réduction de l’appareil d’État? Quels organismes, programmes ou ministères seront éliminés? Où sont les coupures d’impôts?

      Je dois admettre que c’est un pas dans la bonne direction si on en juge par les réactions outrées de Nancy Pelosi et de la AFL-CIO!

    • J’m'imagine toujours le soldat romain dans Astérix:

      “Vous verrez du pays, qu’ils disaient…et rien sur la mise en faillite de Rome.”

      Rome est en faillite, les aventures outre-mer coûte trop cher.

      Eisenhower, dans son discours de fin de mandat, avait bien vu ça venir.

      Comme dirait notre cher Yvon Deschamps:
      “Le buisson qui branle, c’est pas l’vent.”

    • @peauline
      Le rêve américain n’a jamais vraiment existé. C’est un mythe basé sur quelques cas rares amplifiés dans les médias.
      Les USA sont le pays développé où la corrélation entre le salaire des parents et celui des enfants est la plus élevée.

    • Olicou …. Le reve americain n’est possible que si l’on dort profondement. Mais attention au cauchemar qui guette.

    • Quand t’arrives pas à la fin du mois, tu fais quoi ?

      tu coupes.

      quand tu as vécu trop longtemps au dessus de tes moyens, c’est inévitable que tu devras vivre, pendant quelques temps, en dessous de tes moyens…

    • @maxg – Les américains se font siphonner leur richesse collective depuis la création de la Fed en 1913. La nature d’une devise, de part son offre, déterminée par une loi du gouvernement, et sa demande, déterminée par le niveau de taxation et l’activité économique, fait qu’elle ne devrait jamais être rattaché à une contrepartie en dette – ces fameux bons du trésor.

      Voyez ce que Lincoln avait à dire là-dessus, et constatez sa destinée:

      “The government should create, issue, and circulate all the currency and credits needed to satisfy the spending power of the government and the buying power of consumers. By adoption of these principles, the taxpayers will be saved immense sums of interest. Money will cease to be master and become the servant of humanity.”

    • @maxg

      Tu coupes tes revenus aussi ? C’est ce que vient de faire le gouvernement américain en reconduisant les baisses d’impôts, sous la pression des républicains.

      C’est drôle comment vous avez une notion du bon sens à géométrie variable, vous, les dretteux.

    • @missivedutexas

      je suis d’accord avec vous, et c’est à souhaiter que Ron et Rand Paul passe un bill conjoint dès le debut du prochain congres/sénat pour ouvrir les livre de la FED et exposer leur crime à la face du monde… ca avait presque fonctionné avec un congres/senat démocrate, alors ils ont plus de chance que ca fonctionne avec un congres republicain

      voir l’entrevue de Ron Paul et du juge Napolitano sur le sujet

      http://www.youtube.com/watch?v=oV3C5guH0jo

      @stridulation
      “Tu coupes tes revenus aussi ?” non, ils sont deja coupés

      et mon exemple, que vous ne semblez pas avoir compris, etait pour un particulier… difficile d’augmenter ses revenus en claquant des doigts

      utilisons donc la meme solution au niveau de l’état, qui a deja plus d’argent qu’il en faut, le probleme se situe dans la facon de dépenser

      c’est pas une question de gauche/droite, c’est une question de bon sens

      700 bases militaires dans 130 pays… y’a moyen de couper
      le budget de la défense qui est ridiculement élevé pour rien…
      le federal qui a des départements en double avec les états… y’a moyen de couper là aussi
      etc.

    • Je suis d’accord pour le principe de réduire le déficit par des coupes de programmes inutiles et coûteux.
      Cependant, je ne considère pas les solution venant d’un pacifisme bellant, une rage contre les institutions, des orthodoxies idéologiques et encore moins des remises en cause brutales.
      Ne rêvez pas, il y aura toujours des conflits, qui deviennent asymétriques. Il faut adpater le budget de la défense aux nouvelles menaces et non aux menaces classiques. 300 ou 400 milliards de dollars seraient suffisants, comme au temps de Clinton.
      Pas question de supprimer la FED. Pourquoi le faire alors que d’autres pays ont des banques centrales ? La Fed n’est pas parfaite, mais il faudrait trouver un autre moyen pour emmettre la monnaie et cela ne sera pas facile.
      IL faudrait trouver un consensus acceptable pour réduire le déficit. Je comprends qu’on a vécu la période Bush fils avec ses excès et mauvais souvenirs, mais il faudrait éviter de retomber dans les travers idéologique qui ont marqué cette période.
      Avant de penser à réduire le déficit, il faudrait favoriser une croissance stable et durable. Il sera possible de revoir la fiscalité et la rationaliser.

    • @maxg

      Obama n’a qu’à abolir les réductions d’impôts pour les plus fortunés, et il récupèrera déjà pas mal d’argent.

      Les États-Unis dépensent près de 700 milliards par année pour leur budget militaire, qui est le
      plus élevé au monde, et de loin. Même la Chine dépense sept fois moins…

      L’industrie militaro-industrielle, aux USA, est devenue un véritable vampire qui suce les ressources de la nation. Eisenhower avait déjà mis les Américains en garde, mais son appel n’a malheureusement pas été entendu. Est-ce que ces dépenses sont nécessaires et efficaces ? À voir les résultats, on peut se poser la question.

      Si un grand pays peuplé comme la Chine peut s’en tirer avec 100 millions, même en tenant compte de son rôle international, comment justifier que les USA dépensent autant d’argent en temps de paix ? Les Chinois ne sont pas des pacifistes bêlants que je sache…

      La France, autre pays qui souffre de gros déficits, a le même problème : des dépenses militaires élevées qui représentent une bonne partie de son déficit. Tout ça est difficilement justifiable.

    • @stridulation

      «… comment justifier que les USA dépensent autant d’argent en temps de paix ?»
      - – - – - – - – - – - – - – - – - -

      Ils vivent sur le crédit depuis Reagan.

    • @stridulation

      Vous avez raison pour les dépenses militaires.

      Ce pays est en guerre perpétuelle depuis Pearl Harbour !

    • @Candela

      Après la guerre froide, il y eut une réduction du budget jusqu’en 2001.
      Le monde n’est pas en paix en ce moment, voir les conflits locaux, sans parler des conflits yougoslave, au Rwanda, Burundi et autres.

      http://www.ieim.uqam.ca/IMG/pdf/JTUSA-230210.pdf

    • @sage2010

      Réduction ou pas, les É.U. ont dépensé des sommes faramineuses dans les guerres depuis 1947.

      Allez voir la liste, et … calculez l’argent “investi” pour assurer l’empire américain !

      http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_wars_involving_the_United_States

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