Richard Hétu

Archive du 26 avril 2010

Lundi 26 avril 2010 | Mise en ligne à 20h40 | Commenter Commentaires (65)

Et si les tea partiers étaient noirs?

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Tim Wise se livre à une réflexion provocante sur les militants du Tea Party dans ce billet dont je traduis un extrait :

«Imaginez que des centaines de protestataires noirs descendent sur Washington et le nord de la Virginie, à quelques kilomètres seulement du Capitole et de la Maison-Blanche, armés d’AK-47, d’armes de poing et de munitions. Et imaginez que certains de ces protestataires – les protestataires noirs – parlent de la nécessité d’une révolution politique, et possiblement d’un conflit armé dans le cas où les lois qu’ils n’aiment pas étaient appliquées par le gouvernement? Ces protestataires -ces protestaires noirs armés – auraient-ils été vus comme de braves défenseurs du Deuxième amendement ou auraient-ils été perçus comme un danger pour la république? Et s’ils avaient été des Arabes-Américains? Parce que, après tout, c’est ce qui est arrivé récemment lorsque des partisans blancs du Deuxième amendement sont descendus sur la capitale nationale, brandissant des armes, pour annoncer haut et fort leur intention de faire la guerre aux dirigeants politiques du pays si le besoin se présentait.

Imaginez que les membres blancs du Congrès, alors qu’ils se dirigent à pied vers le Capitole, sont entourés par des milliers de Noirs enragés, dont l’un se met à cracher sur un des élus parce qu’il n’a pas voté de la façon dont l’auraient voulu les protestataires noirs. Ces protestataires auraient-ils simplement été vus comme des Américains patriotiques exprimant leurs opinions, ou comme une meute enragée, potentiellement violente et même insurrectionnelle? Après tout, c’est ce que des protestataires blancs du Tea Party ont fait récemment à Washington.

Imaginez qu’un rappeur dise, en parlant d’un président blanc : “Il n’est qu’une merde et je lui ai dit qu’il peut sucer le bout de ma mitraillette.” Parce que c’est ce que le rocker Ted Nugent a dit récemment au sujet de Barack Obama.»

(Photo Getty Images)

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Le général James Jones, conseiller de la Maison-Blanche pour la sécurité nationale, s’est excusé aujourd’hui pour la blague juive qu’il a racontée au début d’une allocution récente devant le Washington Institute for Near East Policy, un groupe de réflexion pro-Israël. Je résume la blague (voir vidéo ci-dessus) :

«Un militant taliban se perd et erre dans le désert en quête d’eau. Il arrive enfin dans un petit magasin tenu par un juif et demande de l’eau. Le commerçant juif lui dit qu’il n’a pas d’eau mais qu’il peut lui vendre une cravate. Le taliban se met à jurer et crier en s’adressant au commerçant juif. Le juif, imperturbable, donne un conseil au militant impoli : “Au-delà de la colline se trouve un restaurant où on te vendra de l’eau.” Le taliban, tout en continuant à jurer, fini par s’en aller vers la colline. Une heure plus tard, il revient au magasin de cravates. Il entre et dit au marchand : “Ton frère me dit que j’ai besoin d’une cravate pour rentrer dans le restaurant.”»

Badabing!

Selon ce billet publié sur un blogue du journal The Forward, la blague du général a fait rire l’assistance, parmi laquelle se trouvaient plusieurs juifs. Mais tous les auditeurs ne l’ont pas trouvée drôle, certains se demandant si un responsable de la Maison-Blanche pouvait se permettre d’ironiser sur le stéréotype du juif cupide. «Pouvez-vous imaginer s’il avait raconté une blague noire devant un auditoire d’Afro-Américains?» a demandé une source du Forward.

Quoi qu’il en soit, la Ligue anti-diffamation a dénoncé la blague du général Jones, et celui-ci a présenté ses excuses peu après.

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Lundi 26 avril 2010 | Mise en ligne à 13h54 | Commenter Commentaires (73)

Palin ne briguera pas la Maison-Blanche…

1014C’est du moins la conclusion à laquelle est arrivé le journaliste et blogueur Joshua Green après avoir lu le dossier de l’hebdomadaire New York sur la fortune que Sarah Palin a rapidement amassée (12 millions de dollars) depuis sa démission du poste de gouverneur d’Alaska, il y a moins d’un an. Selon Green, il est d’ores et déjà entendu que Palin est bien davantage intéressée par l’argent que par la politique. Comme le souligne le magazine New York, la fonction de «présidente de l’aile droite» américaine est très payante. Tout cela me réconforte, n’ayant pas l’intention de manger ma belle casquette.

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