Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Mardi 31 juillet 2007 | Mise en ligne à 11h04 | Commenter Commentaires (51)

    Êtes-vous ghetto ?

    julymini1.jpgLa chaîne câblée BET (Black Entertainment Television) n’a pas bonne réputation dans certains milieux, qui l’accusent de perpétuer les stéréotypes sur les Noirs. Au cours des derniers jours, elle a soulevé un tollé en lançant une nouvelle série de télé-réalité intitulée Hot Ghetto Mess, dont le titre a été changé à la dernière minute pour We Got to Do Better. L’émission est inspirée du site hotghettomess.com, qui détaille ce qu’on peut appeler le mode de vie ghetto.

    Ainsi la photo du gâteau ci-haut, prise lors d’un vrai baby shower, est tout à fait ghetto. Elle est accompagnée d’une citation attribuée à Martin Luther King Jr. : «Il n’y a rien de pire au monde que l’ignorance sincère et la stupidité consciencieuse.» Le créateur de hotghettomess.com affirme vouloir changer les gens en les forçant à se regarder tels qu’ils sont.

    Comme on peut le voir sur le site, il n’est pas nécessaire d’être Noir pour être ghetto. N’est-ce pas, Britney?


    • Pour certains, comme Dave Chapelle, être ghetto est un choix (son entrevue dans le Actor Studio le démontrait clairement)
      Pour d’autres, être ghetto est une conséquence sociale
      Pour moi, être ghetto, c’est incompréhensible, la musique m’agresse, l’attitude m’exaspère et le rôle des femmes dans cette culture en est un d’objet…je suis néanmoins jalouse de leur capacité à se “shaker” le postérieur…mais, comment font-elles?

    • yo! whattup my homiez?

    • gardenmimine

      pour commencer, elles ONT un postérieur…

    • Only in america ! Dans tous ces états…et c’est pour cela que je suis si fier d’être barré là-bas ! .

    • Non seulement je suis pas ghetto, mais j’ai tendance à me méfier de ceux qui le sont… Un peu comme je me méfie des Texans…

      http://iamwormbuffet.blogspot.com

    • @simonon
      Ah! Ça explique tout! ;-)

    • Puis être “on the down low” aussi serait sûrement “ghetto” puisque ce sont des Noirs qui ont épinglé l’expression qui désigne des supposés hétéros qui ont des relations sexuelles entre eux mais hors du ghetto, gay celui-là, bien à l’abri des regards indiscrets, surtout ceux de leurs épouses …

    • Est-ce l’équivalent noir de l’expression “that’s so gay” ?

    • C’est Spike Lee qui doit être découragé !

    • Ou de l’expression québécoise “c’est donc ou ça fait trop quétaine” ?

    • Où est né le premier “ghetto” et quelle race ou nationalité le composait ? Il était sûrement peuplé de juifs et situé soit à Rome où il existe toujours autour de la belle synagogue et/ou à Venise où il a été transformé en piazza.

    • Je suis noir et je hais BET. Je ne veux rien savoir de ce réseaux qui encouragent des valeurs et des stéréotypes sur la communauté noire. La plupart des jeunes noirs écoutent et louangent les vidéoclips de BET alors que ceux-ci sont remplis de messages mysogines, sexistes et d’une extrême vulgarité. Je pense que le problème avec BET est qu’il ne représente pas assez bien la communauté noire dans son ensemble. Au Québec, il n’y a pas que TQS, mais il y aussi TVA ou Radio-Canada. Alors pourquoi faut-il qu’il y a seulement un réseau qui ”prétend” représenter une communauté ? Pour moi BET = Black Embarrassing Television.

    • Dans le fond, nous vivons tous dans un ghetto puisque nous habitons tous notre petit monde bien circonscrit, bien à l’abri du regard d’autrui que nous ne connaissons même pas même quand c’est notre voisin …

    • yvonthivierge

      à Venise, ce Ghetto est encore visible; il est en effet très ancien…

    • @ sebdo24

      Je n’oublierai pas “ta” version de BET! Black Embarrassing Television…

    • @yvt

      Oui, nous sommes tous “ghettoisés” d’une certaine facon mais est-ce que tu associerais “ton” ghetto à hotghettomess.com….? Mdr

    • Oui on le sait Attaboy. Tu as été barré des USA à cause d’une “balloune”, ce dont tu sembles bien fier car tu ne rates jamais l’occasion de nous en faire part. Es-tu toujours aussi fier d’avoir conduit ton véhicule en état d’ébriété, espèce d’irresponsable? Et ne viens pas nous faire accroire que ça ne t’es arrivé qu’une seule fois. La SAAQ a déjà publiée une étude en 1997 sur le sujet. Les gens arrêtés une première fois pour avoir conduit en état d’ébriété, l’avaient fait au moins à 14 REPRISES avant de se faire arrêter par la police.

      En passant, dis-nous donc quel était ton taux d’alcoolémie quand la police, dieu merçi, t’a mis le grappin dessus avant que tu ne fauches un enfant qui jouait sur le trottoir ou une personne âgée qui prenait une marche de santé?

      Tiens, tu devrais aller sur le site Facebook et t’inscrire comme membre du groupe qui fait l’apologie de l’ivresse au volant. Ne riez pas les amis, la nouvelle est parue aujourd’hui sur le site Cyberpresse.Le concepteur du site a dit que c’était une blague. Bizarre, mais les parents des victimes de conducteurs ivres ne l’ont pas trouvé drôle. Moi non plus d’ailleurs. Ça doit être qu’on n’a pas le sens de l’humour, qu’en penses-tu attaboy?

      Gilles Morissette

    • @yvt

      Devrais-je dire: “It gets so gay”?….:)

    • @gillesmrissette

      Mise au point qui s’imposait. Ca me triturait chaque fois que je voyais cette “désinvolture” vis-à-vis un comportement criminel.

      Mais là, je suis estomaqué qu’on fasse l’apologie de la conduite “givrée”! Ca va mal “à shop”! À quand: “Pot’n drive.com”…?

    • Gettho est une expression datant des premiers ghetto à Venise :

      http://en.wikipedia.org/wiki/Getto#United_States

      Sérieux, il est tant que d’autres noirs arrêtent de descendre leur propre communauté. Non, les noirs ne sont pas que des chanteurs, des entertainers, des sportifs. Il y a en qui sont médecins, d’autres avocats, d’autre homme d’affaire… comme dans toutes les autres nationalités.

    • Le “ghetto” vénisien est à peu prêt le seul endroit de cette ville aquatique que je n’aie point visité, simonon, mais les cartes indiquent encore l’emplacement par le mot, très italien, de “ghetto”.

    • Tout dépend de tes sensations et circonstances du moment, lookout.

    • à propos de l’alcool au volant… from the great underrated Afroman

      I don’t know what you’ve been told
      I’ve been drinkin since 12 years old
      Started in 1988
      Hangin at the liquor store real real late
      I drunk a swallow, I drunk a cup
      Drunk the bottle, I threw up
      Over the years, I learned to pace it
      Get kinda tipsy, but not that wasted
      I like beer, but I love malt liquor
      Cuz malt liquor, get me drunk quicker
      Stop on the freeway, take a whiz
      Hop in my Cadillac and handle my biz
      I drive better drunk than I do sober
      Cuz when I’m sober right
      I think I can make through the, red light
      Go, go, go, I hope I’m not dead right
      But when I’m drunk, I know I can’t
      So I ain’t, I drive like a saint
      Drinkin is a class I did not flunk
      I’m a Colt 45 certified drunk

      Don’t grab my keys when the party’s over
      I drive better drunk, than you do sober

      I don’t know what you’ve been told
      I’ve been drinkin since 12 years old
      Started in 1988
      Hangin at the liquor store real real late
      I drunk a swallow, I drunk a cup
      Drunk the bottle, I threw up
      Over the years, I learned to pace it
      Get kinda tipsy, but not that wasted
      I like beer, but I love malt liquor
      Cuz malt liquor, get me drunk quicker
      Stop on the freeway, take a whiz
      Hop in my Cadillac and handle my biz
      I drive better drunk than I do sober
      Cuz when I’m sober right
      I think I can make through the, red light
      Go, go, go, I hope I’m not dead right
      But when I’m drunk, I know I can’t
      So I ain’t, I drive like a saint
      Drinkin is a class I did not flunk
      I’m a Colt 45 certified drunk

    • désolé pour le double copier collé

    • @chromeo

      C’est un rap? T’en penses quoi? Colt 45 certified drunk isn’t too reassuring….!

    • Je vous en prie, ne commencez pas avec vos “on vit tous dans un ghetto au fond”. Je pense pas que le petit banlieusard avec maison, piscine, bbq et collège privé puisse même avoir une idée de ce qu’est le ghetto. Pas plus, d’ailleurs, que l’insouciant citadin qui habite nos villes québecoises relativement sûres.

      bon, je caricature un peu mais je ne pense pas que vivre “ghetto” est un choix conscient. C’est plutôt une question d’éducation et, dans ce sens, les Émissions de BET ne font rien pour arranger les choses.

      Al

    • Pour moi “ghetto” égale pauvreté et ce qui s’y rattache… :(

    • Être sur le “down low” dans le ghetto et dans la cité :
      http://www.pamshouseblend.com/showDiary.do?diaryId=2432

    • Colt 45 est une sorte de bière bon marché. Elle se vend au Québec. Les principaux consommateurs sont probablement des Cégepiens…

    • Il y a beaucoup d’immigrants qui vivent dans des ghettos. Aussitôt qu’ils quittent leur pays ils s’installent dans une partie de la ville où ils sont nombreux. Ça aussi c’est une forme de ghetto et c’est dommages pour eux.

    • Je trouve que c’est une très bonne toune mais pour le message quelle véhicule je ne peux pas dire que je l’approuve. Dans un autre sens c’est Afroman, si on écoute ce qu’il fait on comprend un peu que c’est un personnage, son plus grand succès : “because I got high” raconte qu’il arrivera jamais à rien car il est toujours entrain de fumer du weed.

      Afroman est un rappeur américain noir, dans ses chansons il parle entre autres de weed, de bière (colt 45), de sex, de jesus, de l’école et de ghetto. C’est pas un rappeur mainstream mais il parle quand même des même sujet que la plupart du rap américain qu’on entend et c’est l’IMAGE du rap américain, autant l’image du rap francais c’est la cité, les fils d’immigrant qui on la haine, les émeutes et les crs, etc.

      C’est une image créé dans le but de commercialiser un certain mode de vie dans lequel beaucoup de gens (très souvent afro-américain ou immigrant) ont grandi et vécu, ça reflète en même temps parfois la misère autant que l’amour pour ce mode de vie “ghetto”. Les rappeurs parfois s’en plaigne, parfois en font l’apologie.

    • J’apprends à l’instant qu’une marque de bière est: Colt 45 ! Bon. Probablement inspiré par Afroman?

      Bof, faut être de son temps je suppose! J’ai souvenance d’avoir vu ma fille revenir du vieux forum pour un spectable de Black Sabbath…. :(

    • hehe Colt 45 c’est la bière avec laquelle jai grandi et je grandi encore lol, liqueur de malt 8 % d’alcool se vend juste en quille (1.18L) pour la modique somme de 4.50 $.

    • Ghetto est à l’origine un quartier où sont rassemblés les Juifs, pour ne pas se mêler à eu ou pour les protéger. Le plus vieux que l’on connaisse est à Venise, près du rio Misericordia, à 5 minutes du Rialto, est pittoresque et vaut une visite. Nommé Gheto Novo, il laisse toutefois supposé qu’il se substitue à un emplacement précédent. Par extension, on dit aussi aujourd’hui ghetto pour un quartier où se rassemblent, des gens qui ont une caractéristique commune. En Amérique, Ghetto refere à des quartiers noirs non à des quartiers juifs. Ainsi un Ghetto Blaster n’est pas un Extremiste palestinien, mais un haut parleur qui ennuie les voisins. Plutôt négative au départ, la connotation devient neutre ou même positive, comme dans “Mc Gill Ghetto”
      Dans un sens péjoratif. être ghetto c’est être Bougon sans l’ingéniosité. Il y a aussi les ghettos qu’on créé par négligence… http://www.nouvellesociete.org/5038.html

      Pierre JC Allard

      PJCA

    • Les ghettos sont du a un probleme qui vient de l’immigration. Les immigrants veulent etre accepté et intégré, or ils ne font pas les efforts pour. Ils se regroupent entre eux dans des quartiers et ne s’integrent que tres peu.

      A moins que se soit réellement par manque d’argent. A ce moment, ils commencent a vivre au meme endroit et petit a petit, un petit groupe commence a formé une petite collectivité. Mais pensez-en ce que vous voulez, les ghettos du Canada et des États-Unis sont les bidonvilles du Sud.

    • @chromeo

      Moi, suis rendu à la Heineken….lol! Noblesse oblige….lol! :)

    • @gillesmorissette

      Je pense tout simplement que je ne voudrais pas me retrouver dans un ghetto avec un type de ton espèce !!

    • Et moi si j’avais connaissance que quelqu’un prend le volant fin saoul je ne resterait pas sans rien faire.

      Personnellement je n’ai pas besoin de cette raison-LÀ pour ne pas aller aux USA.

    • Ouais lookout je suis obligé d’avouer que je me gâte du haut de gamme parfois aussi hehe.

      @supernic

      Ce que tu dis c’est un peu n’importe quoi, les ghettos ne sont pas formés par les immigrants qui ne font pas “d’efforts” pour s’intégrer, ils sont du à la ségrégation raciale qui est incrustée dans la mentalité de beaucoup trop d’Américain. Les noirs ont étés rassemblés dans les ghettos par les blancs car ils ne les acceptaient pas dans leur coin de la ville, ça fini la. Faut-il te rappeler aussi l’implantation du Crack dans les ghettos encore une fois par les blancs afin d’empêcher un développement culturel dans la communauté noire ?

      Y’a pas si longtemps les noirs avait pas le droit de s’asseoir où ils voulaient dans un autobus… ça prend du temps avant que les mentalités changent et tu en es un bon exemple.

      Au risque de passer pour un voyou je vais encore parler de hip-hop. Si le sujet vous intéresse, le duo de rap Dead Prez composé de 2 activistes afro-américain, exprime très bien le point de vue de la communauté noire et les répercutions du ghetto dans lequel tu as grandi sur la le reste de ta vie.

    • Ça me fait penser au film Borat quand il prend son cours accéléré de parler gangsta et essaie ensuite de se prendre une chambre dans un hôtel pas ghetto! Hilarant!

    • @chromeo

      Je trouve que tu es un “jeune” qui a une bonne vision d’ensemble du problème des “ghettos”. Je comprends mieux le message véhiculé dans les “raps”. Une référence à leurs expériences de vie ainsi que les misères qui accompagnent le tout.

      Mais, à partir ca, les jeunes noirs de Montréal sont-ils bien acceptés ici? Est-ce possible d’aller solliciter un emploi chez, disons Réno-Dépôt?

      Quant à moi, j’ai eu une blonde noire pendant trois ans et la couleur n’avait rien à voir dans cette relation….Où je deviens probablement “raciste” aux yeux des noirs, c’est quand j’en vois trois ou quatre flânant sur une rue et qui n’hésitent pas à “passer à l’action”! Là, ca crée une distance. Dans le métro, si j’en vois quatre ou cinq qui “fument” (oui, oui…) là, j’ai un préjugé!

      Est-ce que tu crois que Mtl est “raciste” envers les noirs? Mtl est-il raciste envers d’autres ethnies…?

      Merci si t’as envie de répondre…?

    • J’ai eu à monter une équipe from scratch un moment donné pour une vaste étude sur les habitudes de consommation des communautés culturelles, étude financée par divers organismes gouvernementaux et des banques. Beaucoup de monde à embaucher. J’avais besoin de locuteurs de douze langues distinctes, dont le patois jamaïcain et le créole, mais aussi le portugais, l’arabe, le vietnamien, le mandarin, etc. Du monde prêt à travailler pour un salaire de crève-faim le temps d’un contrat. Devant le volume de travail, je me suis choisi deux adjointes parmi l’équipe initiale, une Portugaise et une Haïtienne, toutes deux dynamiques et allumées.

      Quand tout ton monde est issu de minorités, peu importe qui tu fous à la porte, ce sera toujours un minoritaire. Le hasard a voulu que les trois premiers individus congédiés soient noirs (deux Haïtiens et un gars du Mozambique). Je m’attendais à me faire ramasser et traiter de racistes, au moins par leur équipe proche, mais à ma grande surprise, à part les trois individus concernés, tout le monde a été cool et m’a fait confiance sans aucune allusion à des préjugés possibles. Mes adjointes ont fait un peu de ‘damage control’ sur le terrain, mais pas des tonnes, plus de la prévention que de la réparation, mettons. Ce qui en est ressorti, c’est que j’étais perçu comme respectueux dès le départ et que personne n’aurait songé à ce que je puisse sciemment me retourner contre un groupe en particulier. Respectueux comment? Sais pas. Pas de recette. Je traitais tout le monde de la même façon, avec la même grille, sans trop m’en rendre compte. Eux par contre s’en rendaient compte et appréciaient, ce qui me laisse croire qu’ils devaient vivre des choses autrement moins drôles ailleurs.

    • Je me suis également trouvé à la tête d’une entreprise d’hotellerie où j’ai eu à embaucher et je n’ai jamais fait de différence entre une ethnie ou une autre ou un “pure laine”, expression charriée passablement ces derniers temps. Les crìtères étaient les mêmes pour tous et j’ai été percu un peu de la même manière que toi, i.e. respectueusement.

      Une partie du travail consistait à superviser toutes les installations sportives et j’ai eu à congédier un homme d’entretien des courts de tennis. Par hasard il était noir mais les exigeances de la tàche avaient été clairement expliquées en présence de plusieurs autres.

      Believe me or not, plusieurs sont venus me féliciter. Ah, bien sûr, le gars licencié ne m’a pas adressé de compliments mais il est disparu avec son 4% et on ferme les livres.

      Où je m’interroge, c’est face à une situation similaire où j’aurais une fille qui se présenterait avec un hijab….? Là, la question reste entière. Est-ce que ca t’agresse autant que moi ce symbole qui n’est d’aucune facon un précepte du Coran….? Je me pose la question parce que dernièrement, j’ai rencontré (facon de dire) une cliente chez Métro qui portait le hiquab! Là, elle se trouvait devant moi à la caisse rapide avec une bonne vingtaine d’articles.

      Je n’ai pas pu attendre derrière elle. J’ai déposé ce que j’avais “ramassé” et ai quitté le magasin sans rien apporter. J’en suis là….lol! Any “damage control” recipe…lol?

    • @lookout
      Ma dernière prestation professionnelle a duré neuf ans. Nous étions 5 à mon arrivée et 350 à mon départ, dont facilement 20% étaient nord-africains et/ou musulmans. Environ 25 langues parlées et 50 pays d’origine. Une caricature de diversité. À peu près tous des ingénieurs, des gens compétents, cultivés, admirables, bref des collègues dont le calibre ne sera probablement plus jamais au rendez-vous. Ma complice et patronne des neufs dernières années ayant quitté en janvier, j’ai été soumis à un changement de garde. Je me suis poussé en Inde, prétextant un projet important et, en vérité, pas inutile du tout, pour éviter d’être partie prenante à la sélection, sachant que la greffe risquait de ne pas prendre. Et La greffe n’a pas pris. J’avais juré au grand patron transnational de la greffe en question de consacrer au moins trois mois à la transition, ce que je fis. Après quoi je me suis cassé en douce, n’envoyant un message d’adieu aux troupes qu’une petite heure avant le moment fatidique.

      Et bien, malgré des prises de position pas particulièrement accommodantes sur notamment, le Ramadan, les locaux de prière ou les aires d’ablution, près de la moitié des messages de sympathie que j’ai pu lire avant mon départ sont venus de musulmans regrettant mon départ, bien que je n’aie pas toujours tranché en leur faveur. La morale, à mon avis, c’est que la moyenne des gens apprécie l’assurance d’un jugement équitable et étayé à défaut d’un jugement les favorisant, qu’ils soient noirs, juifs, chrétiens ou musulmans.

    • @verret

      J’apprécie beaucoup ce “coup de main” parce que je percois ton expérience comme telle. Je suis preneur de la morale qui s’en dégage.

      J’ose croire que notre “État” sera en mesure de baliser les situations inutilement conflictuelles, dès la fin des travaux commandés à cet effet.

      Pour le moment, c’est la dolce vita pour moi et n’ai plus à composer, de facon professionnelle, avec ces nouvelles données sociologiques. Toutefois, je suis sensible aux situations que vivent des proches…

    • Au moins, quand les femmes du ghetto sont fort sexy, ça permet de nous échapper un peu….

    • Le plaisir du pauvre, même le plus grand des plaisirs et gratuit de surcroîtt…WOW!! MDR!!! Même quand on cotoit l’enfer, on peut être si près du paradis….

    • Ce ne peut nuire… :)

    • Reality bites….

    • @lookout

      Tu sais, je connais des jeunes qu’on pourrait qualifier de “gosse de riche”, genre belle maison dans un beau quartier, situation familiale très stable, le climat idéale pour une petite vie tranquille sans soucis. Eh bien ces jeunes là qui étaient plutôt “normaux”, si je peux me permettre l’expression, se sont transformés d’un jour à l’autre en des petits chilleux vendeurs de weed et couillon par dessus le marché. Tout ça pour quoi ? Se tenir avec d’autres gens identiques et tourner en rond. J’ai rien contre ceux qui font du rap et qui en écoute (j’en écoute assez régulièrement et je sais apprécier cette musique) mais je ne comprends pas ceux qui se sentent obligés, afin de faire du rap et de se tenir avec certaines personnes, de vendre beaucoup de drogue et de crosser le monde qui étaient leurs amis avant.

      C’est la situation de beaucoup d’entres eux que tu as pu voir vagabonder à Montréal. Blanc comme noirs (on dirait que tu ne vois que les noirs? Peut-être parce que je vis à Québec qu’il y a plus de blancs que de noirs) certains se sentent obliger de se créer des ennuis pour pouvoir dire ensuite : tu sais j’ai pas la vie facile, j’ai les flics au cul, je me suis battu hier, etc. C’est l’image qu’ils veulent projeter c’est pour ça que même s’il n’y a pas de ghettos en tant que tels au Québec, on peut trouver le même genre d’attitude qu’en plein cœur de Compton. Ça fait partie des impacts de la culture hip-hop commerciale sur les adolescents, au même titre que les jeunes filles qui s’habillent comme les Pussycat Dolls…

    • p.s : je ne fais pas parti de votre gamique de correction intenssive des fautes…

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