Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Samedi 24 juin 2017 | Mise en ligne à 16h56 | Commenter Commentaires (107)

    Trump admet l’ingérence russe et blâme Obama

    L'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine n'est plus un canular démocrate aux yeux de Donald Trump. (Photo AP)

    L'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine n'est plus un canular démocrate aux yeux de Donald Trump. (Photo AP)

    Gazouillis de Donald Trump publié le 22 juin 2017 : «Pourquoi le Comité national du Parti démocrate a-t-il rejeté une offre de protection du [ministère de la Sécurité intérieure] contre les piratages (bien avant l’élection). Tout cela est un CANULAR démocrate.»

    Gazouillis de Donald Trump publié le 23 juin 2017 en fin d’après-midi : «Dernière heure : l’administration Obama était au courant avant le 8 novembre de l’ingérence russe dans l’élection. Elle n’a rien fait. POURQUOI?»

    Trump est revenu à la charge avec deux autres gazouillis sur le sujet cet après-midi.

    Ainsi, en l’espace d’un peu plus de 24 heures, le président des États-Unis a faire un volte-face spectaculaire sur une question qui plombe sa présidence. À ses yeux, l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 n’est plus un «canular démocrate» mais la conséquence possible de l’inaction de son prédécesseur. S’agit maintenant de déterminer pourquoi celui-ci n’a rien fait pour stopper ce stratagème sournois!

    Que s’est-il passé entre les gazouillis des 22 et 23 juin?. Il y a évidemment eu la publication de ce long et fascinant reportage du Washington Post révélant que Barack Obama avait été informé dès le mois d’août par la CIA que Vladimir Poutine avait ordonné des cyberattaques contre le Parti démocrate pour nuire à Hillary Clinton et aider Donald Trump à se faire élire.

    Le Post explique les motifs qui ont poussé le 44e président à ne pas répliquer à ces cyberattaques pendant la campagne. Il n’a pas obtenu l’appui du chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, qui était prêt à l’accuser d’acte partisan s’il pointait du doigt les Russes. Il ne voulait pas apporter de l’eau au moulin de Donald Trump, qui aurait dénoncé son intervention comme une preuve additionnelle d’un système électoral truqué. Il pensait que Clinton allait l’emporter, malgré tout.

    Des anciens conseillers d’Obama jugent néanmoins aujourd’hui que la réaction de ce dernier a été trop prudente ou timorée.

    Cela étant, le gazouillis de Trump daté du 23 juin donne à penser qu’il ne remet pas en cause les conclusions du Post, selon lesquelles Poutine l’a aidé à se faire élire. Je suis prêt à mettre ma main au feu qu’il ne voulait que détourner l’attention du public vers sa cible favorite – Obama – et lui imputer la responsabilité de l’ingérence russe.

    Ce n’est guère brillant comme stratégie, mais c’est l’explication la moins toxique pour le 45e président.

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    Samedi 24 juin 2017 | Mise en ligne à 9h29 | Commenter Commentaires (38)

    Trumpcare 2.0: vers une rébellion républicaine?

    «Je ne peux pas supporter une mesure législative qui privera des dizaines de millions d’Américains d’une assurance [santé]», a déclaré le sénateur républicain du Nevada Dean Heller hier lors d’une conférence de presse à Las Vegas. Qui plus est, «il n’y a rien dans cette proposition qui réduira les primes d’assurance», a-t-il ajouté sous le regard approbateur du gouverneur républicain de son État Brian Sandoval.

    Heller est devenu le cinquième sénateur républicain à exprimer son opposition au projet de loi pour remplacer l’Obamacare tel qu’il a été dévoilé jeudi. Il doit défendre un siège en novembre 2018 que les démocrates espèrent bien gagner. Contrairement aux quatre autres dissidents, il ne trouve pas le texte trop généreux ou dépensier mais trop chiche, notamment à l’endroit des bénéficiaires du programme Medicaid.

    Pas moins de 74 millions d’Américains sont aujourd’hui assurés par le biais de Medicaid, cible de coupes sombres dans le projet républicain. Projet qui prévoit, d’autre part, l’élimination de taxes et impôts versés par les Américains les plus fortunés pour financer certains volets de l’Obamacare, dont l’expansion du programme Medicaid dont a choisi de se prévaloir le gouverneur du Nevada contrairement à plusieurs de ses collègues républicains.

    Comme on peut l’entendre dans la vidéo qui coiffe ce billet, le sénateur Heller insiste pour que la réforme républicaine «protège» cette expansion.

    Les quatre autres sénateurs qui ont dit ne pas être prêts à voter pour le projet de loi sous sa forme actuelle sont Rand Paul (Kentucky), Ted Cruz (Texas), Mike Lee (Utah) et Ron Johnson (Wisconsin). Ils sont tous opposés à l’expansion de Medicaid.

    Les sénatrices Susan Collins (Maine) et Lisa Murkowski (Alaska) sont pour leur part opposées à certains volets du projet de loi, dont la fin du financement fédéral de l’organisation Planned Parenthood, dont certaines cliniques offrent l’avortement parmi leurs services médicaux.

    Les républicains ne peuvent pas se permettre de perdre plus de deux membres de leur groupe à l’occasion d’un vote sur le projet de loi, qui pourrait être tenu vers la fin de la semaine prochaine.

    Ulcéré par la dissidence de Dean Heller, un super PAC allié à Donald Trump a promis de dépenser 1 million de dollars en publicités négatives contre le sénateur du Nevada au cours des prochains jours afin de le faire rentrer dans le rang.

    En comptant Brian Sandoval, quatre gouverneurs républicains ont exprimé des doutes hier concernant le projet de loi des républicains du Sénat pour abroger l’Obamacare. Il s’agit de John Kasich (Ohio), Larry Hogan (Maryland) et Charlie Baker (Massachusetts).

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    Vendredi 23 juin 2017 | Mise en ligne à 15h36 | Commenter Commentaires (44)

    Le chiffre du jour

    Avant même de devenir président, Donald Trump s'était porté au secours des travailleurs de Carrier. (Photo Getty)

    Avant même de devenir président, Donald Trump s'était porté au secours des travailleurs de Carrier. (Photo Getty)

    600 : nombre d’employés qui seront mis pied à l’usine d’Indianapolis de la société Carrier à compter du mois prochain et dont les emplois seront délocalisés vers le Mexique, et ce, malgré l’intervention de Donald Trump et de Mike Pence pour les sauver à la veille de leur entrée en fonction, selon CNBC.

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