Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Une clôture se dresse le long d'une portion de la frontière sud des États-Unis. (Photo Getty)

    Une clôture se dresse le long d'une portion de la frontière sud des États-Unis. (Photo Getty)

    Le scénario n’est pas nouveau : cette semaine, le Congrès doit adopter un projet de loi de financement des dépenses fédérales, faute de quoi le gouvernement américain cesser ses activités non essentielles.

    Ce qui est nouveau, ce sont les forces en présence et la pomme de discorde.

    Donald Trump a pris la place de Barack Obama à la Maison-Blanche et les démocrates celle des républicains au Congrès.

    Et s’il y a blocage, ce ne sera pas en raison de l’Obamacare ou de Planned Parenthood, programmes auxquels les républicains ont déjà menacé de couper les vivres, au risque d’entraîner l’arrêt de plusieurs services gouvernementaux (ce qui fut le cas en 2013).

    Cette année, c’est principalement le financement du mur le long de la frontière sud des États-Unis qui pourrait entraîner un blocage. Trump tient à ce que le projet de loi de financement des dépenses fédérales inclut une enveloppe pour payer la construction de son mur. Les démocrates affirment que Trump et ses alliés républicains doivent abandonner cette exigence ou assumer la responsabilité de la paralysie de l’État fédéral.

    Selon un sondage publié fin février, 62% des Américains continuent à s’opposer à la construction d’un mur qui s’étendrait sur la longueur entière de la frontière avec le Mexique.

    Selon un article récent du Wall Street Journal, aucun membre du Congrès représentant une circonscription située le long de la frontière sud, que ce soit à la Chambre des représentants ou au Sénat, n’est d’accord avec l’approche de Trump dans le dossier du mur.

    C’est donc dire que des républicains importants s’opposent à Trump sur cette question, notamment au Texas et en Arizona.

    Le Congrès a jusqu’à samedi pour s’entendre sur un projet de loi de financement des dépenses fédérales. D’ici là, on verra si l’homme dont le nom apparaît sur la couverture du best-seller Trump : The Art of the Deal saura être le négociateur hors pair dont il est question dans ce livre.

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    Vendredi 21 avril 2017 | Mise en ligne à 13h50 | Commenter Commentaires (165)

    La photo du jour

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    Invitée à la Maison-Blanche par Donald Trump, Sarah Palin a décidé mercredi de se faire accompagner par deux rockers de Detroit, Kid Rock et Ted Nugent, dont l’un (Nugent) a déjà traité le prédécesseur de Trump de «bâtard sous-humain» et employé diverses expressions sexistes pour parler d’Hillary Clinton. Les trois ont posé devant le portrait officiel de l’ancienne Première dame au cours d’une visite de quatre heures dont le New York Times fait ici un compte-rendu.

    (Photo tirée de la page Facebook de Sarah Palin)

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    Vendredi 21 avril 2017 | Mise en ligne à 7h29 | Commenter Commentaires (95)

    Trump, Obama et la présidentielle française

    Les Champs-Élysées après l'attentat terroriste qui a tué un policier hier. (Photo AP)

    Les Champs-Élysées après l'attentat terroriste qui a tué un policier hier. (Photo AP)

    Il s’agit sans doute d’un précédent : en moins de 24 heures, le président des États-Unis et son prédécesseur sont intervenus d’une certaine façon dans une élection étrangère, en l’occurrence la présidentielle française, dont le premier tour aura lieu dimanche.

    Ce matin, Donald Trump a prédit sur Twitter que l’attentat terroriste de Paris aura «un gros effet sur l’élection présidentielle!»

    «Le peuple français n’acceptera pas cela beaucoup plus», a-t-il précisé.

    Comme d’autres observateurs, le président américain estime peut-être que l’attentat favorisera Marine Le Pen, qui cible en particulier l’immigration et l’islamisme radical. Préférerait-il la candidate d’extrême-droite? Son gazouillis le laisse croire.

    Barack Obama, pour sa part, semble plutôt pencher du côté du principal adversaire de la candidate du Front national, Emmanuel Macron. Le 44e président n’a pas appuyé le candidat du mouvement En Marche!, mais il lui a passé un appel téléphonique hier qui vaut presque autant qu’un soutien.

    «Leur échange a notamment porté sur l’avenir de l’Europe et sur les valeurs progressistes auxquelles ils sont tous deux très attachés», a indiqué un communiqué d’En Marche!.

    Macron et Le Pen pourraient s’affronter au deuxième tour, mais ils sont talonnés par deux autres candidats, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, qui pourraient créer la surprise.

    P.S. : Ce sondage Elabe a été publié aujourd’hui mais réalisé tout juste avant l’attentat terroriste d’hier :

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