Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Jeudi 8 décembre 2016 | Mise en ligne à 19h02 | Commenter Commentaires (33)

    Trump et les conflits d’intérêts (6)

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    Tout indique que Donald Trump refusera d’adopter la seule solution qui pourrait lui permettre d’échapper à tout soupçon de conflit d’intérêts après son investiture à titre de 45e président, à savoir la vente de ses actifs et le placement de ses avoirs dans un fonds fiduciaire sans droit de regard. Selon cet article du New York Times, le magnat de l’immobilier se contentera de confier la gestion de son empire à ses deux garçons aînés (sa fille aînée Ivanka devrait le suivre à Washington).

    Or, si Trump n’emprunte pas la voie de la dissolution, il pourrait se trouver à enfreindre dès son entrée à la Maison-Blanche une clause de la constitution qui interdit à quiconque exerce «une fonction publique» d’accepter des cadeaux ou émoluments d’un «prince, roi ou État étranger», sans l’accord du Congrès. Entreraient notamment dans la catégorie des émoluments les investissements et les prêts consentis à l’Organisation Trump par des entités contrôlées par des gouvernements étrangers.

    Le Wall Street Journal s’intéresse de son côté à un autre aspect du problème que soulève l’empire de Trump. Celui-ci est d’une opacité phénoménale. Comme l’illustre l’amorce de l’article du Journal qui coiffe ce billet, les entreprises du président désigné sont souvent cachées derrière un réseau touffu, voire inextricable, de sociétés à responsabilité limitée. Résultat : il est impossible de savoir exactement comment l’Organisation Trump pourrait profiter des réductions d’impôts que propose le président désigné.

    Le problème de la transparence ne se pose pas pour la première fois dans le cas de Trump, qui a refusé de publier ses feuilles d’impôts. Dans une démocratie saine, cependant, ce problème ne devrait même pas se poser.

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    Jeudi 8 décembre 2016 | Mise en ligne à 16h27 | Commenter Commentaires (23)

    Héroïne, armes à feu et espérance de vie

    Il s’agit d’une sombre première : le nombre d’Américains qui ont perdu la vie en 2015 à cause d’une surdose d’héroïne a surpassé le nombre d’Américains tués par balles. En 2007, les homicides liés à l’usage d’armes à feu étaient cinq fois plus nombreux que les morts liés à une surdose d’héroïne.

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    Cette donnée rendue publique aujourd’hui par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies s’accompagne d’un premier déclin de l’espérance de vie aux États-Unis depuis 1993. Les experts relèvent une augmentation de huit des dix premières causes de décès, dont les maladies coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux,les  accidents, le diabète et les surdoses.

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    Jeudi 8 décembre 2016 | Mise en ligne à 11h52 | Commenter Commentaires (79)

    Un apôtre de la robotisation au Travail

    Andy Puzder a été choisi par Donald Trump pour diriger le département du Travail. (Photo AP)

    Andy Puzder a été choisi par Donald Trump pour diriger le département du Travail. (Photo AP)

    L’anxiété économique de la classe ouvrière blanche aurait fortement contribué à l’élection de Donald Trump, selon certains analystes politiques.

    Cette anxiété aurait pour origine non seulement la délocalisation d’emplois manufacturiers mais également la stagnation des salaires. Reste à voir comment les électeurs en proie à cette anxiété réagiront au choix d’Andy Puzder, pdg des chaînes de restauration rapide Carl’s Jr. et Hardee’s, au poste de secrétaire au Travail.

    Puzder a prôné la robotisation de ses restaurants pour contrer l’augmentation du salaire minimum fédéral, qui devrait selon lui rester au niveau actuel (7,25$ de l’heure). «Je veux essayer ça», a-t-il dit en mars au Business Insider. «Nous pourrions avoir un restaurant axé sur des produits naturels comme un Eastsa, où tu passes ta commande à un guichet, tu paies avec un carte de crédit ou de débit, ta commande sort et tu ne vois jamais une personne.»

    Il faut noter que le salaire minimum actuel force plusieurs employés de la restauration rapide à dépendre de certains programmes gouvernementaux, dont les bons alimentaires, pour se nourrir et subvenir à d’autres besoins vitaux.

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