Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Mardi 18 juin 2013 | Mise en ligne à 11h24 | Commenter Commentaires (43)

    Le chiffre du jour

    50 : nombre d’«actions terroristes potentielles» qui ont été déjouées aux États-Unis et ailleurs dans le monde grâce aux programmes de surveillances de la NSA depuis le 11 septembre 2001, selon le directeur de l’agence, Keith Alexandre.

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    Mardi 18 juin 2013 | Mise en ligne à 7h23 | Commenter Commentaires (66)

    Non à l’avortement après 22 semaines

    Le président de la Chambre des représentants, John Boehner, veut faire plaisir à la base du Parti républicain. (Photo Getty Images)

    Le président de la Chambre des représentants, John Boehner, veut faire plaisir à la base du Parti républicain. (Photo Getty Images)

    La Chambre des représentants à majorité républicaine doit déposer aujourd’hui le projet de loi le plus restrictif du Congrès en matière d’avortement en une décennie. Le texte vise à interdire l’avortement après la 22e semaine de grossesse aux États-Unis.

    La Cour suprême des États-Unis permet l’avortement jusqu’à ce que le foetus soit apte à vivre en dehors de l’utérus, soit à partir de la 24e semaine.

    Le projet de loi de la Chambre n’a aucune chance d’être adopté par le Sénat, où les démocrates sont majoritaires. L’état major républicain de la Chambre a néanmoins accepté de le soumettre à un vote pour satisfaire une demande de sa base électorale. Celle-ci a contribué à faire adopter des lois semblables dans certains États au cours des derniers mois, notamment au Dakota du Nord et en Arkansas où les limites ont été fixées à six et 12 semaines.

    La base républicaine est particulièrement aux abois depuis les révélations sur les pratiques de Kermit Gosnell, ce médecin de Philadelphie reconnu coupable récemment d’avoir tué trois bébés après des avortements ratés.

    La démarche des républicains de la Chambre va à l’encontre des recommandations des auteurs d’une autocritique rédigée après la défaite à l’élection présidentielle de novembre 2012. Ceux-ci avaient notamment encouragé les républicains à éviter les questions sociales comme l’avortement qui font paraître leur parti intolérant et dépassé.

    Le commanditaire du projet de loi sur l’avortement, Trent Franks, un représentant d’Arizona, a d’ailleurs suscité la controverse la semaine dernière en affirmant que le taux de grossesse était «très bas» chez les femmes violées. Il défendait ainsi sa décision de n’inclure aucune exception pour le viol ou l’inceste dans son texte.

    Le projet de loi a été amendé et contient désormais une exception pour les viols et les incestes qui ont été rapportés à la police par les victimes.

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    Lundi 17 juin 2013 | Mise en ligne à 21h29 | Commenter Commentaires (11)

    La citation (new-yorkaise) du jour

    Ray Kelly, chef de police de New York, n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. (Photo AP)

    Ray Kelly, chef de police de New York, critique le manque de transparence des programmes de surveillance du gouvernement fédéral. (Photo AP)

    «Je ne pense pas que cela aurait dû être tenu secret. Je pense que les Américains peuvent accepter, s’ils en sont informés, le fait que chaque fois qu’ils prennent le téléphone cela sera écouté et ira au gouvernement. Je pense que le public peut comprendre ça. Je ne vois pas de raison pour laquelle ce programme était placé dans la catégorie secrète. Deuxièmement, si vous écoutez (Edward) Snowden, il laisse entendre qu’il y a des actes répréhensibles… Quelle sorte de supervision y a-t-il au sein de la NSA pour prévenir les abus?»

    - Ray Kelly, chef de police de New York, critiquant le manque de transparence des programmes de surveillance du gouvernement fédéral quelques jours après que l’administration Obama et le ministre de la Justice Eric Holder ont ulcéré les autorités new-yorkaises en appuyant l’idée d’une supervision fédérale du NYPD en raison de son programme controversé «stop-and-frisk».

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