Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    parklandstudents

    «Les deux jeunes dans cette photo ne sont pas des élèves d’ici mais des acteurs qui se rendent dans les endroits où des crises surviennent.»

    Un conseiller d’un représentant républicain à la Chambre de Floride a dû remettre sa démission hier après avoir défendu cette théorie du complot dans un courriel adressé à un journaliste du Tampa Bay Times.

    La photo à laquelle il faisait allusion est celle qui coiffe ce billet. Comme d’autres survivants de la tuerie de l’école secondaire de Parkland, Emma Gonzalez et David Hogg font l’objet depuis quelques jours d’une campagne de dénigrement menée par des médias de droite et relayée par des adversaires acharnés du contrôle des armes à feu.

    Des élèves qui réclament un resserrement des lois sur les armes sont ainsi accusés d’êtres des acteurs ou des pantins payés ou manipulés par le FBI, George Soros et ou le mouvement antifa, comme l’explique aujourd’hui le New York Times dans cet article.

    Pour le moment, les élèves du Marjory Stoneman Douglas High School dominent la bataille de l’opinion publique, comme en fait foi cette une du New York Post sur les mesures envisagées par Donald Trump pour réduire la violence liée aux armes à feu.

    NY_NYP

    Cela dit, le concurrent du Post n’a pas été impressionné par la volonté exprimée par le président hier d’interdire les «bump stocks».

    NY_DN

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    Mardi 20 février 2018 | Mise en ligne à 18h38 | Commenter Commentaires (52)

    Armes à feu : le président fait «quelque chose»

    «Monsieur le Président, faites quelque chose.» Au lendemain de la fusillade de l’école secondaire de Parkland, des parents et des étudiants ont adressé cet appel à Donald Trump. Aujourd’hui, ce dernier a répondu en exprimant sa volonté d’interdire le dispositif connu sous le nom de «bump stock» qui permet à un fusil semi-automatique de tirer en rafales comme une arme automatique.

    Ce dispositif n’a cependant pas été utilisé par le tireur de Floride mais par celui de Las Vegas en octobre dernier. L’idée de l’interdire avait été endossée par la NRA mais ses alliés du Congrès n’y avait pas donné suite.

    Reste donc à voir si le nouvel appui du président produira des résultats. En attendant, il faut souligner qu’une motion destinée à permettre l’examen d’un projet de loi visant à interdire les armes semi-automatiques comme celle utilisée par le tireur de Floride a été défaite aujourd’hui à la Chambre de ce État par 39 voix contre 71.

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    Mardi 20 février 2018 | Mise en ligne à 7h46 | Commenter Commentaires (98)

    Le sondage du jour

    Alessandra Mondolfi a brandi une affiche appelant à l'interdiction de l'AR-15 après la tuerie de Floride. (Photo AP)

    Alessandra Mondolfi a brandi une affiche appelant à l'interdiction de l'AR-15 après la tuerie de Floride. (Photo AP)

    Plus de six Américains sur dix estiment que Donald Trump et le Congrès n’en font pas assez pour prévenir les tueries de masse aux États-Unis, selon un nouveau sondage Washington Post/ABC News. Dans le cas du Congrès, c’est 77% des Américains qui ont cette opinion.

    Même si 58% des Américains estiment que le renforcement des lois sur les armes à feu aurait pu prévenir le massacre de l’école secondaire de Parkland, un plus grand nombre d’entre eux (77%) croient qu’une meilleure approche en matière de santé mentale – dépistage et traitement – aurait pu permettre d’éviter le drame.

    Le sondage confirme un des grands changements dans l’attitude des Américains en matière de contrôle des armes à feu. Lorsque Bill Clinton a ratifié en 1994 la loi interdisant  la vente des fusils semi-automatiques comme l’AR-15 utilisé par le tireur de Floride, 80% des Américains étaient en faveur de cette mesure.

    Aujourd’hui, seulement 50% des Américains – 71% des démocrates, 45% des indépendants et 29% des républicains – sont en faveur du retour de cette loi abandonnée en 2004 sous George W. Bush contre 46%.

    Il faut sans doute voir dans ce changement l’effet du discours de la NRA et de ses alliés politiques. Un discours selon lequel l’interdiction de toute arme, même celles qui sont les plus souvent utilisées dans les massacres, représente une violation du second amendement de la Constitution.

    Ce discours, faut-il le rappeler, ne tient pas la route. Pour s’en convaincre il suffit de relire la décision de la Cour suprême de 2008 déclarant inconstitutionnelle la loi de Washington (D.C.) qui interdisait les armes de poing. Tout en décrétant que le deuxième amendement garantit «le droit individuel de posséder et de porter des armes à feu en cas de confrontation», l’auteur de la décision, le juge ultra-conservateur Antonin Scalia, prenait soin de préciser que ce droit, «comme la plupart des droits», peut être soumis à des restrictions.

    Dans sa décision, Scalia se montrait ainsi favorable à des restrictions concernant les armes à feu «dangereuses et inhabituelles». L’AR-15 muni d’un chargeur à haute capacité pourrait très bien entrer dans cette catégorie.

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