Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l'Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l'Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que deux essais sur les États-Unis, Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012), co-écrit avec Alexandre Sirois, et Lettre ouverte aux anti-américains (VLB éditeur, 2003).
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    Samedi 13 février 2016 | Mise en ligne à 17h50 | Commenter Commentaires (6)

    Après la mort du juge Scalia

    Mort à 79 ans, Antonin Scalia avait été nommé à la Cour suprême en 1986 par Ronald Reagan. (Photo Getty)

    Mort à 79 ans, Antonin Scalia avait été nommé à la Cour suprême en 1986 par Ronald Reagan. (Photo Getty)

    À peine annoncée, la mort subite du juge Antonin  Scalia pose la question de son remplacement, offrant à Barack Obama l’occasion rare de changer l’équilibre idéologique de la Cour suprême des États-Unis.

    Nommé en 1986 par Ronald Reagan, Scalia était le pilier intellectuel de la majorité conservatrice de la plus haute instance américaine, qui comptait cinq juges sur neuf. Son départ pourrait en principe permettre au président démocrate de mettre fin à cette majorité.

    Mais y parviendra-t-il? Rien n’est moins sûr. La Constitution américaine prévoit que le Sénat doit consentir aux choix du président à la Cour suprême. À une autre époque, les sénateurs hésitaient à refuser la candidature d’un juriste qualifié. Or les républicains n’ont sans doute pas oublié le rejet en 1987 de la nomination du juge Robert Bork, jugé trop conservateur pour un Sénat à majorité démocrate.

    La question du remplacement de Scalia suscitera d’autant plus de passion à droite et à gauche qu’elle intervient au beau milieu d’une campagne présidentielle dans laquelle sont engagés deux sénateurs républicains, Ted Cruz et Marco Rubio. En 1987, Joe Biden avait mené le combat contre Bork alors qu’il était à la fois candidat présidentiel et président de la commission des affaires juridiques du Sénat.

    Barack Obama peut-il trouver un candidat acceptable aux démocrates et aux républicains du Sénat? Ce sera au cours des prochains mois l’une des questions les plus intéressantes aux États-Unis. Elle pourrait d’ailleurs devenir l’un des principaux enjeux du scrutin de novembre.

    Le New York Times consacre cet article à la vie et la carrière de Scalia, mort à 79 ans.

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    Jeudi 11 février 2016 | Mise en ligne à 10h47 | Commenter Commentaires (63)

    Le summum de l’insensibilité

    Tamar Rice (Photo AP)

    Tamar Rice (Photo AP)

    «Inhumanité». «Insensibilité». «Manque de jugement». Ces mots ont été utilisés par l’avocat de la famille de Tamir Rice après que la ville de Cleveland lui eut réclamé 500 dollars pour couvrir le transport en ambulance de l’enfant, tué par un policier de la ville en novembre 2014 alors qu’il jouait dans un parc avec une arme factice.

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    Mercredi 10 février 2016 | Mise en ligne à 16h09 | Commenter Commentaires (51)

    Ces super-délégués qui pourraient frustrer Sanders

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    Voyons voir : après les caucus d’Iowa et les primaires du New Hampshire, Hillary Clinton compte sur l’appui de 394 délégués à la convention démocrate contre 44 pour Bernie Sanders, selon le décompte de l’AP. Il faut 2 382 délégués pour remporter l’investiture démocrate pour la présidence.

    Mais comment l’ancienne secrétaire d’État peut-elle posséder une telle avance après des scrutins dans des États qui ne mettaient en jeu qu’un total de 84 délégués? La réponse tient en un mot composé : super-délégués.

    Qui sont ces super-délégués? Ce sont les élus du Congrès, les gouverneurs, les anciens présidents et autres dirigeants du Parti démocrate, qui ont le loisir d’appuyer le candidat de leur choix. Or, avant même les caucus d’Iowa, Clinton avait reçu le soutien de quelque 350 super-délégués contre seulement une dizaine pour Sanders.

    En 2008, Clinton avait également commencé la course à l’investiture démocrate avec plus de super-délégués que son principal rival, Barack Obama. Certains d’entre eux l’avaient cependant déserté après qu’Obama eut récolté ses premières victoires.

    Huit ans plus tard, le même phénomène pourrait en théorie se répéter. Mais Bernie Sanders n’est pas Barack Obama. Sa nomination à la tête du ticket démocrate fait peur à plusieurs élus démocrates, qui le jugent trop à gauche. Et son appartenance au Parti démocrate en est une d’opportunité et de non de conviction.

    Or, si Clinton conserve tous ses superdélégués, Bernie Sanders pourrait perdre la course à l’investiture démocrate même s’il remportait de justesse tous les États qui n’ont pas encore tenu de scrutins. Clinton pourrait également faire match nul avec Sanders dans le total des délégués et remporter l’investiture grâce à l’appui des super-délégués.

    Rappelons que les délégués en jeu dans chaque État sont distribués de façon proportionnelle entre les candidats en fonction de leurs suffrages.

    Le rôle des super-délégués, qui n’existe pas comme tel chez les républicains, a été créé dans les années 1980 par le Parti démocrate pour permettre à ses dirigeants d’exercer un plus grand contrôle sur le choix du candidat présidentiel.

    Jamais les super-délégués n’ont fait la différence dans une course à l’investiture démocrate. Cela pourrait cependant se produire en 2016 d’une façon qui indignerait les partisans de Bernie.

    M’est avis que ce n’est pas la dernière fois que j’écris sur ce sujet.

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