Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Daniel Coats et Michael Rogers, deux responsables du renseignement, ont refusé la demande de Donald Trump de le disculper dans l'affaire russe. (Photo The Washington Post)

    Daniel Coats et Michael Rogers, deux responsables du renseignement, ont refusé la demande de Donald Trump de le disculper dans l'affaire russe. (Photo AP)

    Donald Trump a contacté le directeur du Renseignement national et le directeur de l’Agence de sécurité nationale pour leur demander de déclarer publiquement qu’il n’y avait aucune preuve de collusion entre des membres de son entourage et le gouvernement russe, selon une exclusivité du Washington Post.

    L’intervention du président auprès de Daniel Coats et Michael Rogers est survenue en mars, après que l’ancien directeur du FBI James Comey eut confirmé l’existence d’une enquête pour déterminer si des proches du président avaient collaboré aux efforts russes pour influencer l’élection présidentielle américaine de 2016.

    Les deux responsables du renseignement américains ont refusé d’obtempérer à la demande du président, la trouvant inappropriée.

    «Le problème n’était pas seulement de leur demander d’émettre une déclaration, c’était de leur demander d’émettre une fausse déclaration au sujet d’une enquête en cours», a déclaré un ancien responsable du renseignement au sujet de la demande formulée au directeur du Renseignement national.

    L’épisode s’ajoute aux interventions déjà connues de Donald Trump qui pourraient lui valoir d’être accusé d’obstruction à la justice. L’accumulation de ces interventions donne à penser que le président était prêt à tout, ou presque, pour nuire à l’enquête ou y mettre fin.

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    Lundi 22 mai 2017 | Mise en ligne à 18h05 | Commenter Commentaires (15)

    Le message de Trump à Nétahyahou

    Donald Trump est devenu le premier président américain en fonction à s'arrêter devant le Mur des lamentations. (Photo AP)

    Donald Trump est devenu le premier président américain en fonction à s'arrêter devant le Mur des lamentations. (Photo AP)

    Le gouvernement de Benjamin Nétanyahou tente depuis des années à subordonner la question palestinienne à sa priorité de rallier les voisins arabes d’Israël à une cause commune : contrer l’Iran chiite.

    Or, à son arrivée à Jérusalem, Donald Trump a livré au premier ministre israélien un message que celui-ci ne s’attendait sans doute pas de recevoir de la part du président américain dans la foulée de son élection. Si Israël veut vraiment la paix avec ses voisins arabes, il devra régler son conflit avec les Palestiniens, a déclaré le chef de la Maison-Blanche dans un passage qui ne se trouvait pas dans son texte préparé :

    «Sur ces questions, il y a un fort consensus parmi les nations du monde, incluant plusieurs nations du monde arabe. J’ai été profondément encouragé par mes conversations avec les dirigeants du monde musulman en Arabie saoudite, dont le roi Salmane, avec lequel j’ai longuement parlé. Le roi Salmane [...] aimerait voir la paix entre Israël et les Palestiniens. Il y a une réalisation croissante parmi vos voisins arabes concernant l’importance de faire front commun face à la menace posée par l’Iran.»

    Cela étant dit, le président Trump et le premier ministre Nétanyahou n’ont pas offert en public l’ombre d’une idée ou d’un compromis susceptible de convaincre les Palestiniens de leur volonté de régler le conflit qui les opposes à Israël. Le chef de la Maison-Blanche doit rencontrer demain le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

    P.S. : Le président Trump a peut-être commis le premier faux pas de son premier voyage à l’étranger en revenant à quatre reprises devant les journalistes sur le fait qu’il n’avait pas mentionné aux Russes qu’Israël était la source des informations ultra sensibles qu’il a partagées avec eux le 10 mai dernier dans le Bureau ovale.

    «Je n’ai jamais mentionné le mot ou le nom d’Israël», a déclaré le chef de la Maison-Blanche en laissant croire faussement que les médias lui en avaient fait le reproche.

    Ni la Maison-Blanche ni Israël n’avait jusque-là confirmé qu’Israël était la source des informations ultra sensibles concernant le groupe État islamique que le président américain a cru bon de partager avec le ministre des Affaires étrangères et l’ambassadeur de Russie aux États-Unis.

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    Lundi 22 mai 2017 | Mise en ligne à 13h52 | Commenter Commentaires (59)

    La tape de Melania à son mari

    Selon la Maison-Blanche, Donald Trump veut promouvoir au Proche-Orient «la possibilité d’une paix durable» entre Israël et les Palestiniens. S’il ne veut pas rentrer seul aux États-Unis, le président devra aussi soigner sa relation avec Melania, qui a refusé la main qu’il lui a tendue à leur arrivée à Tel-Aviv. On devine déjà que la tape de Melania sur la main de son mari sera à la une du prochain numéro du Daily News de New York.

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