Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
  • Lire la suite »

    Mercredi 18 janvier 2017 | Mise en ligne à 16h42 | Commenter Commentaires (62)

    La santé et «le fruit de l’imagination de Trump»

    «Après l’interview de Trump au Washington Post dimanche dernier, les conservateurs intéressés au dossier de la santé, incluant certaines personnes dans l’équipe de Trump, ont rapidement conclu que le plan qu’il a décrit était entièrement le fruit de l’imagination de Trump.»

    Le National Review a dénigré en ces termes les déclarations de Trump promettant une assurance-maladie «pour tous» et la négociation directe des prix des médicaments des bénéficiaires des programmes Medicare et Medicaid par le gouvernement fédéral avec les sociétés pharmaceutiques.

    Le représentant de Georgie Tom Price, (probable) futur ministre de la Santé et des Services sociaux, a semblé donner raison au magazine conservateur aujourd’hui lors de son audition devant la commission du Sénat sur la Santé, l’Éducation, le Travail et les Pensions.

    En lieu et en place de l’Obamacare, il a promis non pas l’assurance-maladie «pour tous» mais un plan qui donnerait à tous les Américains «l’opportunité d’avoir accès» à une assurance-maladie, une promesse plus beaucoup plus vague et beaucoup moins ambitieuse.

    Talonné par le sénateur du Vermont Bernie Sanders, Price a en outre refusé de répéter l’engagement de Trump concernant la négociation des prix des médicaments pour les bénéficiaires de Medicare et Medicaid (voir la vidéo qui coiffe ce billet).

    Price a également refusé de faire sienne la promesse de Trump de ne pas effectuer de coupes dans ces deux programmes.

    Comme on peut le constater dans les vidéo ci-dessous, les sénatrices Pat Murray de l’État de Washington et Elizabeth Warren du Massachusetts n’ont pas ménagé Price sur la question de ses investissements boursiers controversés, un sujet que j’ai abordé dans ce billet :

    Lire les commentaires (62)  |  Commenter cet article

     

    Mercredi 18 janvier 2017 | Mise en ligne à 12h24 | Commenter Commentaires (38)

    De Paula Jones à Summer Zervos

    Summer Zervos et son avocate, Gloria Allred, ont annoncé hier une plainte en diffamation contre Donald Trump. (Photo AP)

    Summer Zervos et son avocate, Gloria Allred, ont annoncé hier une plainte en diffamation contre Donald Trump. (Photo AP)

    En annonçant la plainte en diffamation de sa cliente, Summer Zervos, contre Donald Trump, l’avocate Gloria Allred a fait allusion à la poursuite pour agression sexuelle intentée par Paula Jones contre Bill Clinton.

    Lors du procès civil de 1994, Clinton avait menti sous serment lors d’une déposition en niant avoir eu une relation sexuelle avec une certaine Monica Lewinsky. Ce parjure avait suffi aux républicains de la Chambre des représentants pour déclencher une procédure de destitution (impeachment) à l’issue de laquelle le président avait été acquitté par le Sénat.

    Allred jure que sa cliente n’est pas à la recherche d’une entente à l’amiable qui lui permettra de passer à la caisse. L’ancienne candidate de l’émission de télé-réalité The Apprentice se dit prête à retirer sa plainte sans compensation financière si Trump rétracte ses déclarations contre elle.

    En octobre dernier, Zervos avait accusé Trump de l’avoir embrassée et touchée contre son gré dans une chambre d’hôtel il y a une dizaine d’années. Trump l’a accusée d’avoir inventé cette affaire de toutes pièces. Selon la plainte, il s’est servi de sa position de premier plan pour «pour dénigrer (…) Mlle Zervos et d’autres femmes», et leur «nuire intentionnellement».

    Gloria Allred a indiqué que Trump pourrait être appelé à témoigner sous serment à l’occasion d’une déposition. Elle a précisé qu’un parjure de sa part pourrait justifier le déclenchement par le Congrès d’une procédure de destitution contre lui, comme ce fut le cas pour Clinton.

    Zervos fait partie d’un groupe d’une dizaine de femmes qui ont accusé Trump d’attouchements sexuels non désirés dans la foulée de la publication d’une vidéo dans laquelle le candidat républicain à la présidence se vantait d’embrasser des femmes de force et de leur empoigner le sexe sans crier gare.

    Allred dit avoir envoyé il y a deux mois une lettre à Trump lui demandant de rétracter ses propos sur sa cliente. Et pourquoi a-t-elle choisi d’annoncer sa plainte à trois jours de l’investiture du 45e président?

    «Nous lui avons donné deux mois. Le temps est écoulé. Pourquoi maintenant? Ma réponse serait pourquoi pas maintenant», a-t-elle expliqué.

    Lire les commentaires (38)  |  Commenter cet article

     

    Mercredi 18 janvier 2017 | Mise en ligne à 8h14 | Commenter Commentaires (53)

    La question de 200 million$

    «Si vous n’étiez pas une multi-milliardaire, si votre famille n’avait pas donné des centaines de millions de dollars au Parti républicain, pensez-vous que vous seriez assise ici aujourd’hui?»

    Le sénateur du Vermont Bernie Sanders a hier posé cette question à Betsy DeVos, (probable) future ministre de l’Éducation, après lui avoir fait admettre que sa famille avait contribué plus de 200 millions de dollars au financement du Grand Old Party.

    DeVos, qui est mariée à l’héritier d’un des fondateurs d’Amway, a répondu par l’affirmative, faisant état de son engagement de longue date auprès des étudiants et de leurs parents. Les démocrates de la commission du Sénat sur la Santé, l’Éducation, le Travail et les Pensions considèrent la républicaine du Michigan comme étant inapte pour le poste de ministre de l’Éducation, alors que les républicains l’ont décrite comme une réformiste courageuse qui prône le «choix» en matière d’éducation, comme on peut le constater dans ce compte-rendu de son audition.

    Les démocrates se sont notamment inquiétés des réponses évasives de DeVos qui trahissaient parfois selon eux une méconnaissance du secteur qu’elle s’apprête à superviser. Elle a par ailleurs refusé de prendre position sur la question des armes à feu dans les écoles, affirmant que la décision devait être prise par les municipalités ou les États. Au Wyoming, a-t-elle fait valoir, une arme dans une école pourrait être utile «pour se protéger contre des grizzlies potentiels».

    Faits à noter : les sénateurs démocrates n’ont eu droit hier qu’à une ronde de questions de cinq minutes plutôt qu’à deux. L’audition s’est déroulée avant que ne soit tirée au clair la façon dont DeVos entend s’assurer de se placer au-dessus de tout soupçon de conflits d’intérêts, ce qui représente une rupture avec la tradition.

    DeVos a des investissements dans plusieurs sociétés qui pourraient tirer profit de certaines politiques en matière d’éducation.

    Lire les commentaires (53)  |  Commenter cet article

     

    publicité

  • Twitter

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    janvier 2017
    L Ma Me J V S D
    « déc    
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    3031  
  • Archives