Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Vendredi 22 juillet 2016 | Mise en ligne à 9h54 | Commenter Commentaires (199)

    Trump, sauveur ou démagogue?

    Donald Trump s'est posé en homme providentiel hier à Cleveland. (Photo AP)

    Donald Trump s'est posé en homme providentiel hier à Cleveland. (Photo AP)

    Que verront la majorité des électeurs américains en Donald Trump après son discours à la convention républicaine de Cleveland, où il a promis de régler à lui seul les problèmes d’un pays et d’un monde qu’il a décrits dans des termes quasi apocalyptiques? Un sauveur providentiel ou un démagogue dangereux?

    Le verdict rendu par un groupe de stratèges, cadres et autres militants républicains sondés par le journal Politico est positif : 56,5% d’entre eux sont plus confiants que jamais des chances de Trump d’être élu à la Maison-Blanche à la suite de son discours.

    «Trump a livré un message simple et élargi le Parti républicain : loi et ordre, populisme économique et défaite du système truqué», a déclaré un républicain d’Iowa.

    Cette vision positive tranche avec le verdict très négatif de plusieurs commentateurs progressistes, qui ont comparé Trump aux plus grands démagogues de l’histoire américaine, dont le ségrégationniste George Wallace. Certains, dont Jonathan Alter du site The Daily Beast, ont même trouvé des échos mussoliniens à la façon dont Trump a prononcé son discours.

    Ceux qui n’ont pas entendu le très long discours de Trump (76 minutes, un record pour l’occasion) pourront se faire une idée en visionnant la vidéo ci-dessous ou en lisant les compte-rendus du New York Times, du Washington Post ou du chroniqueur conservateur du New York Post Michael Goodwin.

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    Jeudi 21 juillet 2016 | Mise en ligne à 16h49 | Commenter Commentaires (58)

    La démission d’un pionnier controversé

    Gretchen Carlson et Roger Ailes: les accusations de l'animatrice auront eu raison de son ex-patron. (Photos Getty)

    Gretchen Carlson et Roger Ailes: les accusations de l'animatrice auront eu raison de son ex-patron. (Photos Getty)

    Avant de faire de la télévision, Roger Ailes a été faiseur d’images, aidant la cause de plusieurs candidats présidentiels du Parti républicain, de Richard Nixon à George Bush père en passant par Ronald Reagan.

    À partir de 1996, il a pris la tête de Fox News et fait de cette chaîne d’information méconnue un rouage redoutable du Parti républicain, une championne des taux d’audience et une entreprise très profitable pour son propriétaire, Rupert Murdoch.

    Or, la carrière d’Ailes a pris fin aujourd’hui dans l’ignominie. Accusé de harcèlement sexuel par l’ancienne animatrice Gretchen Carlson et sept autres employées de Fox News, le patron de la chaîne a démissionné. Plusieurs des collègues de Carlson s’était moqués de ses allégations ou les avaient minimisées en les mettant sur le compte de son dépit d’avoir été larguée par Fox News.

    Carlson a cependant reçu plus tôt cette semaine un appui de taille lorsque la star de Fox News, Megyn Kelly, a confié aux avocats de la chaîne avoir été elle-même été harcelée sexuellement par Ailes il y a dix ans.

    C’était la goutte qui a fait déborder le vase. Après les allégations de Kelly, les fils de Murdoch ont donné à Ailes jusqu’à aujourd’hui pour présenter sa démission, faute de quoi il aurait été congédié.

    Ailes aura joué un rôle de pionnier dans le monde de l’info télévisée. Un pionnier controversé car on lui doit d’avoir contribué à injecter dans le journalisme américain un esprit partisan, tendancieux et belliqueux qui a influencé autant la politique intérieure qu’extérieure des États-Unis.

    Il est à noter que Trump aura défendu Ailes dans cette affaire, qualifiant d’«infondées» les allégations de Carlson.

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    Jeudi 21 juillet 2016 | Mise en ligne à 11h18 | Commenter Commentaires (116)

    OTAN : les conditions de Trump

    Donald Trump et ses proches à leur arrivée à Cleveland hier. (Photo The New York Times)

    Donald Trump et ses proches à leur arrivée à Cleveland hier. (Photo The New York Times)

    Comment réagirait une administration dirigée par Donald Trump si la Russie envahissait un des pays baltes, membres de l’OTAN? Ça dépend, a répondu hier le candidat républicain lors d’une entrevue au New York Times, remettant en question l’engagement des États-Unis de se porter automatiquement à la défense d’un pays de l’alliance s’il est attaqué.

    Trump a déclaré que la réponse des États-Unis dépendrait des contributions du pays sous attaque à l’OTAN. Résumant la pensée du candidat, le Times estime que la politique étrangère de ce dernier serait influencé davantage par des considérations monétaires que par des questions stratégiques ou morales.

    Une fois élu à la Maison-Blanche, Trump refuserait par ailleurs d’exercer des pressions auprès de la Turquie ou autres pays autoritaires si ces derniers brimaient les libertés civiques de leurs citoyens. «Je ne pense pas que nous avons le droit de donner des leçons», a-t-il dit.

    De quoi réjouir Poutine ou Erdogan.

    La déclaration de Trump sur l’OTAN a été critiquée par des alliés et des républicains, dont le sénateur de Caroline-du-Sud Lindsey Graham. «Des déclarations comme celles-ci rendent le monde plus dangereux et les États-Unis moins sûrs», a-t-il dit.

    «Ronald Reagan aurait honte. Harry Truman aurait honte», a déclaré un porte-parole de la campagne d’Hillary Clinton. «Républicains, démocrates et indépendants qui ont contribué à faire de l’OTAN l’alliance militaire la plus forte de l’histoire arriveraient à la même conclusion : Donald Trump n’est pas apte psychologiquement et est fondamentalement mal préparé pour être notre commandant en chef.»

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