Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
  • Lire la suite »

    Vendredi 24 mars 2017 | Mise en ligne à 16h01 | Commenter Commentaires (100)

    Santé : un échec retentissant

    Malgré l’ultimatum adressé hier par Donald Trump aux républicains de la Chambre des représentants, ceux-ci n’auront pas à mettre leur tête sur le billot en participant à un vote sur un projet de loi pour abroger et remplacer l’Obamacare.

    Selon la version officielle, le projet de loi a été retiré à la demande de Trump après que le président de la Chambre, Paul Ryan, lui eut expliqué que le texte controversé et impopulaire n’emporterait pas l’appui d’un nombre suffisant de républicains pour assurer son passage.

    «Je ne blâme pas Paul», a déclaré Trump au journaliste du Washington Post Robert Costa en l’informant de sa décision de retirer le projet de loi.

    Plus tôt dans la journée, le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, avait assuré qu’un vote aurait lieu.

    Il semble que les républicains ne toucheront plus à ce dossier avant longtemps. Comme tous les républicains du Congrès, Trump avait fait campagne en promettant d’abroger et de remplacer l’Obamacare. Or, malgré des majorités dans les deux chambres, le maître auto-proclamé de la négociation a échoué dans cet effort.

    Il s’agit pour Trump et les républicains de la Chambre d’un échec retentissant et humiliant.

    P.S. : Selon CNN, Ryan est celui qui a décidé de retirer le projet de loi et non pas Trump.

    P.P.S. : En conférence de presse, Ryan confirme qu’il a informé le président de sa décision de retirer le projet de loi.

    Lire les commentaires (100)  |  Commenter cet article

     

    Vendredi 24 mars 2017 | Mise en ligne à 7h28 | Commenter Commentaires (131)

    L’ultimatum de Trump

    Donald Trump s'est amusé comme un enfant dans la cabine d'un camion après avoir reçu des gens du secteur du camionnage à la Maison-Blanche. (Photo AFP)

    Donald Trump s'est amusé comme un enfant dans la cabine d'un camion après avoir reçu des gens du secteur du camionnage à la Maison-Blanche hier. (Photo AFP)

    Les paris sont ouverts. Hier soir, Donald Trump a lancé un ultimatum aux républicains de la Chambre des représentants : ou bien vous votez demain (aujourd’hui) pour le projet de loi pour abroger et remplacer l’Obamacare, ou bien on oublie tout et la réforme de Barack Obama reste en vigueur.

    Ma prédiction : les républicains voteront en faveur du plan soumis par leur chef de file, Paul Ryan, plan qui récoltait 17% d’opinions favorables selon un sondage, et ce, avant d’être dépouillé d’un volet important (celui qui obligeait les assureurs privés à couvrir certaines prestations de base, incluant les soins de maternité, les examens annuels et les frais d’hospitalisation, entre autres).

    Pourquoi les républicains voteraient-ils pour un tel citron? Ils font campagne depuis sept ans contre la réforme d’Obama et ne peuvent pas rater cette occasion de la tuer. Et tant pis pour les électeurs, dont plusieurs républicains, qui perdront leur couverture-santé!

    Je peux évidemment me tromper. Si ça arrive, Trump blâmera Ryan, comme on peut le lire dans cet article du New York Times. On dit aussi dans les coulisses que Steve Bannon, principal conseiller du président, n’aime pas le plan Ryan, qui ne réduirait en rien selon lui les coûts de la santé aux États-Unis.

    Les paris sont ouverts. Vous misez sur quel résultat?

    Lire les commentaires (131)  |  Commenter cet article

     

    Jeudi 23 mars 2017 | Mise en ligne à 15h11 | Commenter Commentaires (71)

    Santé : pourquoi les purs et durs rechignent (Ajout)

    Mark Meadow, président du Freedom Caucus, a rencontré les journalistes à sa sortie de la Maison-Blanche. (Photo AP)

    Mark Meadow, président du Freedom Caucus, a rencontré les journalistes à sa sortie de la Maison-Blanche. (Photo AP)

    «Un camouflet au visage du président.» Ce sont les mots utilisés par la journaliste de CNN Dana Bash pour décrire le refus de plusieurs républicains purs et durs de la Chambre des représentants d’annoncer cet après-midi leur appui au projet de loi pour abroger et remplacer l’Obamacare.

    Ces républicains ont rencontré cet après-midi Donald Trump à la Maison-Blanche et en sont ressortis sans avoir conclu une entente avec l’auteur du best-seller The Art of the Deal. Le projet de loi, présenté il y a deux semaines par Paul Ryan et amendé depuis, doit faire l’objet d’un vote plus tard aujourd’hui.

    Vote qui pourrait cependant être reporté en raison de l’opposition de ces républicains ultra-conservateurs réunis au sein du Freedom Caucus et de certains de leurs collègues républicains plus modérés qui sont insatisfaits du texte de Ryan ou des concessions déjà offertes aux purs et durs.

    Pourquoi les républicains les plus conservateurs rechignent-ils à endosser le plan Ryan? Selon les médias américains, Trump leur a pourtant fait une concession importante en se disant prêt à éliminer l’obligation faite aux assureurs privés de couvrir un ensemble de prestations minimales inscrites dans l’Obamacare, incluant les soins de maternité, les services d’urgence, les frais d’hospitalisation et les examens de santé préventifs.

    En somme, pour faire plaisir aux purs et durs, Trump était prêt à revenir au temps où les assureurs pouvaient offrir des polices à bas prix qui ne couvraient à peu près rien. Mais les purs et durs n’étaient pas satisfaits. Ils voulaient également que Trump permette à nouveau aux assureurs privés de refuser de vendre des assurances aux personnes souffrant de conditions préexistantes.

    Complètement débile? Je vous invite à lire cet article du Washington Examiner pour comprendre la logique derrière les demandes du Freedom Caucus, demandes qui n’ont évidemment pas toutes été acceptées par Trump, du moins pas encore.

    Le Freedom Caucus, faut-il préciser, trouvait trop généreuse la première mouture du plan Ryan, lequel ferait perdre à 14 millions d’Américains leur couverture-santé en 2018 et à 24 millions en 2026, selon le Bureau du budget du Congrès.

    Trump a endossé le plan Ryan, même si celui-ci trahit plusieurs de ses promesses électorales, dont celle de ne pas couper dans le programme d’assurance-maladie Medicaid pour les personnes à faible revenu.

    Il finira peut-être par faire adopter par la Chambre des représentants un projet de loi sur la santé, mais le Sénat pourrait lui faire obstacle. Comme il l’a dit récemment, «personne ne savait que le dossier de la santé pouvait être si compliqué».

    Personne.

    Ajout: Il n’y a aura pas de vote aujourd’hui à la Chambre sur le projet de loi abrogeant et remplaçant l’Obamacare.

    Lire les commentaires (71)  |  Commenter cet article

     

    publicité

  • Twitter

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    mars 2017
    L Ma Me J V S D
    « fév    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives