Richard Hétu

Richard Hétu - Auteur
  • Richard Hétu, collaboration spéciale

    Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York. Il a fait paraître deux romans, Rendez-vous à l’Étoile (VLB éditeur, 2006) et La route de l’Ouest (VLB éditeur, 2002), ainsi que plusieurs essais sur les États-Unis, dont Sexe, fric et vote : les clés de la Maison-Blanche (Les Éditions La Presse, 2012) et Madame America : 100 clés pour comprendre Hillary Clinton (Les Éditions La Presse, 2016). Il vit à Manhattan avec sa famille.
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    Vendredi 18 août 2017 | Mise en ligne à 12h59 | Commenter Commentaires (96)

    Bye-bye, Steve Bannon

    Donald Trump a décidé de virer son principal conseiller à la Maison-Blanche, Steve Bannon. (Photo The New York Times)

    Donald Trump a décidé de virer son principal conseiller à la Maison-Blanche, Steve Bannon. (Photo The New York Times)

    La Maison-Blanche a confirmé le renvoi de Steve Bannon, principal conseiller et stratège de Donald Trump. «Le chef de cabinet de la Maison-Blanche John Kelly et Steve Bannon se sont mis d’accord sur le fait qu’aujourd’hui serait le dernier jour de Steve», a indiqué Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de la présidence.

    Cette confirmation fait suite à une exclusivité du New York Times selon laquelle Donald Trump avait annoncé à son entourage qu’il avait décidé de renvoyer celui qui a contribué à son élection à la Maison-Blanche à titre de président de sa campagne présidentielle.

    Le Washington Post avait fourni un détail additionnel : le renvoi de Bannon ferait partie d’un changement majeur au sein du personnel de la Maison-Blanche après la pire semaine de Trump à la présidence.

    Bannon a nui à sa cause à la Maison-Blanche en orchestrant une campagne de dénigrement contre le conseiller pour la sécurité nationale H.R. McMaster. Il est notamment soupçonné d’avoir coulé des informations négatives au sujet du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, et de son principal conseiller économique, Gary Cohn.

    Selon le Times, Bannon avait remis sa démission le 7 août et avait l’intention d’annoncer son départ cette semaine mais la controverse autour des déclarations de Trump sur les violences raciales de Charlottesville l’a poussé à retarder son projet.

    Il sera intéressant de voir comment certains médias conservateurs qui appuient Trump réagiront au renvoi de celui qui incarnait à la Maison-Blanche une droite nationaliste et populiste en ascension au sein de la base électorale du Parti républicain. Parmi ces médias, il y a bien sûr Breitbart, dont Bannon a été le patron avant d’être recruté par Trump. Sous la gouverne de Bannon, ce site est devenu l’un des préférés des tenants d’un nationalisme blanc dont le conseiller présidentiel, et bientôt ex-conseiller, s’est toujours défendu d’adhérer.

    Il reste encore d’autres conseillers présidentiels qui épousent les mêmes idées nationalistes que Bannon à la Maison-Blanche, dont Stephen Miller et Sebastian Gorka.

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    Jeudi 17 août 2017 | Mise en ligne à 17h13 | Commenter Commentaires (53)

    La citation du jour

    «Le président n’a pas encore été capable de démontrer la stabilité, ni une certaine compétence dont il a besoin, pour avoir du succès. Il n’a également pas démontré qu’il comprend le caractère de ce pays.»

    - Bob Corker, sénateur républicain du Tennessee, critiquant Donald Trump aujourd’hui devant des journalistes à Chattanooga.

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    Jeudi 17 août 2017 | Mise en ligne à 11h42 | Commenter Commentaires (166)

    Les statues de la suprématie blanche

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    Pourquoi des Américains ont-ils cru bon d’ériger des statues en l’honneur de traîtres qui ont pris les armes contre leur pays pour défendre l’esclavage?

    L’opposition actuelle aux monuments confédérés est incompréhensible si l’on s’en tient aux propos lénifiants des défenseurs de la «culture» ou de l’«héritage» sudiste. La très grande majorité de ces monuments ont fait leur apparition à un moment très précis de l’histoire des États du Sud, soit entre les années 1890 et 1930.

    Les statues des Robert Lee, Jefferson Davis et autres «héros» de la «Cause perdue» illustraient la résistance des Blancs du Sud aux progrès réalisés par les Noirs depuis leur émancipation et leur volonté de préserver la suprématie de leur race non seulement par des symboles mais également par des lois ségrégationnistes et une organisation terroriste, le Ku Klux Klan.

    Aujourd’hui, des Américains reconnaissent l’origine et la signification de ces monuments et veulent les consigner dans les musées ou les livres d’histoire. D’autres veulent exploiter leur déboulonnage pour exprimer leur ressentiment, leur intolérance, leur haine ou leur adhésion au suprémacisme blanc. D’autres encore ne comprennent rien au débat ou font semblant de ne rien comprendre.

    Donald Trump, qui vient d’affirmer que l’histoire américaine était «mise en pièces» par les retraits des statues confédérées, tombent dans cette dernière catégorie. Ce faisant, il fait le jeu des suprémacistes blancs qu’il dit honnir.

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