L'hémisphère droit

L'hémisphère droit - Auteur
  • Marielle Couture

    Marielle Couture a deux grandes passions : le design et la communication. Suite à des études collégiales en publicité et universitaires en arts, elle travaille depuis novembre 2012 comme journaliste au Quotidien/Progrès-Dimanche. Son blogue se veut un éloge à la créativité, tant dans les modes de vie alternatifs que dans les découvertes, créations et inventions de l'humanité.
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    Jeudi 2 mai 2013 | Mise en ligne à 9h14 | Commenter Un commentaire

    À Cannes, en pantoufles

    Un phénomène culturel des plus fascinants est en train de se dérouler sous nos yeux, dans le plus grand des silences.

    Avez-vous déjà entendu quelqu’un du Saguenay se vanter que chez nous, c’est une véritable pépinière d’artistes? Au fil des décennies, un nombre incroyable de créateurs originaires d’ici se sont démarqués sur la scène nationale et même internationale. On ne cesse de les nommer avec fierté, nos Mario Pelchat, Michel Côté, Dédé Fortin, Pierre Lapointe, René Simard, Fred Fortin, Michel Barrette, Hélène Bourgeois-Leclerc, Marie Tifo, Marie-Lise Pilote, Dany Turcotte, Louise Latraverse, Corno, Hervé Bouchard, Fabienne Larouche et dizaines (oui oui, des dizaines) d’autres personnalités s’étant illustrées dans leur domaine.

    La programmation de la 66e édition du festival de Cannes était officiellement annoncée il y a moins de deux semaines, et nous apprenions que cinq cinéastes de la région (cinq, pas un, cinq!!) seraient représentés dans le plus grand et prestigieux festival de cinéma au monde.

    Toutes proportions gardées, et sans tomber dans un chauvinisme inopportun, je ne me souviens pas avoir entendu pareille nouvelle ailleurs au pays. A-t-on déjà entendu dans quelconque média “cinq cinéastes représenteront Calgary au festival de Cannes”? Non. Trois-Rivières? Non plus. Montréal? Peut-être.

    C’est ainsi que Sébastien Pilote, Philippe-David Gagné, Nicolas Lévesque, Alexandre Rufin et Michaël Lalancette s’en vont à Cannes en pantoufles. Sans plus de bruit. Sans compter que M. Gagné y sera pour la deuxième année consécutive, et que son acolyte Jean-Marc E. Roy (aussi un cinéaste d’ici) y était également l’an dernier.

    Que faut-il de plus pour nous positionner comme joueur majeur sur la scène culturelle?

    Alors que le festival Regard sur le court métrage au Saguenay frôle les 30 000 visiteurs, que les cinéastes d’ici se démarquent royalement au niveau planétaire, quelles prouesses faudra-t-il encore accomplir pour le démontrer?

    Je lève mon chapeau bien haut, le coeur gonflé de fierté, à ce talent dont on ne parle pas assez. J’espère que Ian Gailer, directeur du festival Regard, aura de quoi brandir au nez des géants du financement. Parce que loin d’être des quêteux, les artistes d’ici sont le moteur d’un développement économique méconnu et sous-estimé. Parce que la culture est un investissement qui rapporte, quand on regarde au bon endroit.

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    • Non, ce n’est que du chauvinisme opportuniste.

      Des vedettes au minimum connues ou plus, comme Fred Fortin, au Québec, il y en a 500 ou plus. Répartit en 12 région, c’est la moyenne.

      L’erreur que vous faites, c’est de ne pas comptabiliser ou remarquez, les vedettes de Gaspésie, ou de l’abititbi par exemple. Normal, on ne remarque que les choses liées à nous.

      Et du moment que vous ne faites pas de chroniques sur le même sujet lors de toutes les autres années sans saguenéens, eh ben c’est malhonnète.

      Bravo quand même, c’est le moment Saguenay. Ce sera d’autres aux cours des années à venir.

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