Jean-Max Bellerive dit qu’il n’a pas le choix: Haïti a besoin de ses cerveaux exilés.
«Nous avons perdu énormément de cadres dans le séisme, et nous continuons à en perdre parce que les gens fuient le pays», a-t-il dit aujourd’hui aux délégués de la conférence de Montréal sur la reconstruction d’Haïti. «Il faut que la diaspora s’implique.»
Hier, devant 300 Haïtiens de Montréal (il y a quelque 150 ooo canadiens d’origine haïtienne), il a lancé un appel. «Il n’y a plus de ressources humaines suffisantes pour reconstruire le pays», a-t-il expliqué. «Aujourd’hui, la seule ressource qui peut être mobilisée rapidement, (…) c’est la diaspora. Je n’ai pas, moi, comme chef de gouvernement d’Haïti, d’autre alternative. (…) On a besoin de vous.»
- Judith Lachapelle









