Séisme en Haïti

Archive, janvier 2010

Mardi 26 janvier 2010 | Mise en ligne à 12h02 | Commenter Aucun commentaire

Bye bye blogue, bonjour la reconstruction

Déjà deux semaines qu’Haïti est en mode survie, dans une situation encore pire de celle qui prévalait déjà le 11 janvier. L’aide commence timidement à arriver, avec tous les écueils d’une distribution souvent chaotique. On manque encore d’eau, de nourriture, de tentes. Mais, quelque part entre le cataclysme et le désespoir, on commence tranquillement à parler de reconstruction.

C’est donc le temps aussi pour nous d’ajuster notre couverture médiatique. Non, on ne lâchera pas Haïti maintenant que les cadavres sont enterrés et le riz distribué. Haïti est trop important pour nous, pour nos lecteurs, pour zapper brusquement à un autre sujet.

Les correspondants de La Presse sont toujours sur place – et le seront encore durant un long moment – pour témoigner de la façon dont le pays se relève. Leurs reportages seront publiés dans le journal et sur Cyberpresse.

D’ailleurs, toute l’actualité haïtienne post-séisme continue d’être regroupée dans la section qui lui est dédiée: cyberpresse.ca/haiti.

Pour être averti d’une nouvelle de dernière heure, de la parution d’un nouvel article ou pour une revue de presse internationale sur Haïti, rendez-vous sur notre compte Cybhaiti de Twitter.

Et pour nous faire connaître vos commentaires sur la situation à Haïti, n’hésitez pas à nous écrire à redaction@lapresse.ca. S’il s’agit d’une opinion à faire paraître dans le courrier des lecteurs de La Presse: forum@lapresse.ca

L’aventure du blogue Haïti se termine aujourd’hui, mais celle de la reconstruction ne fait que commencer. À suivre sur Cyberpresse, avec vous.

- L’équipe de la section internationale

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Lundi 25 janvier 2010 | Mise en ligne à 16h59 | Commenter Aucun commentaire

La diaspora haïtienne interpelée

Jean-Max Bellerive dit qu’il n’a pas le choix: Haïti a besoin de ses cerveaux exilés.

«Nous avons perdu énormément de cadres dans le séisme, et nous continuons à en perdre parce que les gens fuient le pays», a-t-il dit aujourd’hui aux délégués de la conférence de Montréal sur la reconstruction d’Haïti. «Il faut que la diaspora s’implique.»

Hier, devant 300 Haïtiens de Montréal (il y a quelque 150 ooo canadiens d’origine haïtienne), il a lancé un appel. «Il n’y a plus de ressources humaines suffisantes pour reconstruire le pays», a-t-il expliqué. «Aujourd’hui, la seule ressource qui peut être mobilisée rapidement, (…) c’est la diaspora. Je n’ai pas, moi, comme chef de gouvernement d’Haïti, d’autre alternative. (…) On a besoin de vous.»

- Judith Lachapelle

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Balayant les critiques qui ont fusé contre la compagnie de croisière Royal Caribbean, qui a continué de faire accoster ses navires au port de Labadie alors que le pays était en crise, le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive a déclaré aujourd’hui que cette activité touristique représente une «image réconfortante» pour son pays.

La poursuite des activités de croisière dans le port de Labadie, une station balnéaire du nord du pays louée à Royal Caribbean, a suscité plusieurs critiques ces derniers jours. Des passagers se sont notamment dit mal à l’aise d’aller s’amuser dans cet oasis haïtien alors qu’à quelques minutes de là, des gens avaient perdu leur maison et se retrouvaient sans rien. On peut relire les articles précédents sur la question ici et ici.

Jean-Max Bellerive croit, au contraire que l’image de touristes s’amusant à Haïti montre que le pays «n’est pas limité au malheur». «Je crois que c’est positif», a-t-il indiqué, saluant le fait que des centaines d’Haïtiens avaient pu conserver leur emploi grâce à la poursuite des activités touristiques.

«Pour moi, c’est une image merveilleuse. Pendant que certains Haïtiens souffraient, que le pays a une image de désastre, des gens continuent de croire en Haïti. C’était très facile pour eux d’annuler la croisière et d’aller sur une autre plage. Ça donne l’image qu’Haïti est toujours un pays vivable, que les Haïtiens peuvent trouver un revenu, c’est une image tellement positive et rassurante et j’espère qu’elle donnera cette image à d’autres investisseurs.»

- Judith Lachapelle

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