Beaucoup de réactions ce matin à mon entrevue avec Jean-Simon Desrochers, auteur de La canicule des pauvres, qui fait la une de notre dossier «Découvertes ».
En premier, parce qu’une malheureuse contraction dans la retranscription de cette entrevue porte à confusion. «Il y en a qui pensent que je me prends pour Balzac et que je veux refaire les Rougon-Macquart. » En fait, j’aurais dû écrire « ou » à la place de « et que », puisque Simon parlait de la Comédie humaine de Balzac et des Rougon-Macquart de Zola. C’est le problème de la retranscription, parfois, que de suivre de trop près la conversation parlée. Parce que, eh oui, je retranscris toutes mes entrevues. Depuis le temps, cela me fait de belles archives sonores et écrites.
Les autres réactions concernent le titre. « Génie au travail ». C’était volontairement baveux, il fallait lire ma chronique sur les clichés de la relève pour comprendre… Sans compter que cela fait penser aux fameuses petites pancartes que les ados accrochent à la porte de leur chambre pour ne pas être dérangés.
Il y a même un lecteur qui pense qu’il s’agit ici d’un copinage entre anciens de l’UQAM! Alors que je n’avais jamais rencontré Jean-Simon Desrochers de ma vie. Ce n’est même pas un ami Facebook. Je ne savais pas que les théories du complot pouvaient aller jusque là…
Mais revenons aux découvertes. J’ai lu les romans de tous les écrivains interviewés avec plaisir.
À lire: l’entrevue avec Gary Victor pour Saison de porcs>; l’entrevue avec Martine Desjardins pour Maleficium par Elsa Pépin, et l’entrevue avec Kim Thuy pour Ru, par Marie-Claude Fortin.
Sans oublier la nouvelle exclusive de Marie Hélène Poitras dans le cadre de notre série Les écrivains font la nouvelle.










prismacolor
27 novembre 2009
15h40
J’aimerais savoir pourquoi TOUS les néo-écrivains cherchent absolument à se dédouaner du JE? Est-ce une nouvelle allergie? Je comprends l’agacement du genre qui a connu de (trop) belles heures récemment mais il y a quelque chose d’aussi agaçant dans cet espèce de mépris généralisé, de cette propension à galvauder le terme “narcissique” un peu partout. Un écrivain qui parle de lui (d’autres diront qui se met en scène) parle souvent et par capillarité de choses universelles. Trop facile d’associer cela à du nombrilisme je trouve. Là, on va se retrouver avec des tas de nouveaux romans choraux (et hop! un autre terme galvaudé!) qui multiplient les personnages fantaisistes, et dans cinq ans on va blaster les écrivains parce qu’ils se la jouent Boris Vian…
En tout cas.
Et le terme génie dans ton titre, la blague baveuse, c’est raté. Tu as donné quatre étoiles et demie à ce livre. On a fait l’amalgame, c’est sûr…
p.s. Elle est où ta chronique sur les clichés de la relève, j’aimerais la lire?