Chantal Guy

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  • Chantal Guy

    Chantal Guy est tombée dans la lecture comme Obélix dans la potion magique. Elle n'avait d'autre ambition que de devenir lectrice quand elle serait grande et se destinait à une carrière de libraire ou de bibliothécaire. Elle est devenue directrice du cahier Lectures de La Presse en 2006.
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    Vendredi 27 mars 2009 | Mise en ligne à 16h15 | Commenter Commentaires (4)

    Combat des livres: victoire de Rawi Hage et Brendan Kelly

    Pardonnez-moi de bloguer un peu plus tard, j’étais en studio pour commenter la finale du Combat des livres et ensuite en rush de production pour le cahier de dimanche.

    Eh bien! Eh bien! Contre toute attente, et malgré le fait qu’Emmanuel Bilodeau était prêt à tout pour remporter cette finale avec La fabrication de l’aube de Jean-François Beauchemin, c’est finalement Parfum de poussière de Rawi Hage, défendu par Brendan Kelly, qui est sorti vainqueur du Combat des livres 2009.

    Il y avait foule dans le Studio 18 de Radio-Canada ce matin pour ce cinquième round décisif, qui se déroulait en présence des auteurs, Jean-François Beauchemin et Rawi Hage – ce qui n’est jamais facile lorsqu’on doit critiquer les livres. Tout le monde était fébrile et la plupart des panélistes avouaient trouver ardu d’avoir à trancher entre deux bons romans. Emmanuel Bilodeau faisait déjà du charme à Janette en coulisses, mais il n’a pas eu son vote – il est vrai que mercredi, il a brutalement éliminé Borderline de Marie-Sissi Labrèche, à la surprise de plusieurs qui le voyaient en finale (moi inclus).

    Oui, Bilodeau, qui a reçu le vote d’amour du public pour sa performance, a sorti l’artillerie lourde quand, dès le début, on a appris que les votes penchaient pour Parfum de poussière. Il a carrément appelé en renfort Françoise Faucher en direct – ce qui a fait râler Brendan Kelly qui avait tout à fait raison de dire que ce sont les combattants et eux seuls qui doivent défendre les livres. La tension a culminé lorsque Bilodeau, qui estimait que le roman de Rawi Hage lui avait fait visiter l’enfer alors que le roman de Jean-François Beauchemin l’avait rapproché du divin, a lancé à Kelly : mais pourquoi tu VIS???? Ah! Ces acteurs!

    Chapeau à Brendan Kelly : pas facile de prendre sa place dans un débat qui ne se déroulait pas dans sa langue maternelle et, qui plus est, porte sur un sujet littéraire. Il ne s’est jamais laissé intimider et a su se défendre.

    Chapeau aussi à Esther Bégin. J’avoue qu’en conférence de presse, lorsqu’elle a dit avoir choisi Vandal Love de D.Y. Béchard sur le conseil de ses amis sans l’avoir lu, j’étais sceptique. Mais clle était peut-être la combattante la mieux préparée, et cela, tous les jours.

    J’ai été étonnée par le coté combatif de Janette Bertrand, qui ne se gênait pas pour détailler ce qui lui déplaisait dans les romans en compétition, et ce en toute candeur. Enfin, mention spéciale à l’Abbé Gravel : j’ai beaucoup aimé quant à moi son coté « mauvais perdant », franc et avoué, lui qui a dû se taper des déceptions toute la semaine! Son chemin de croix, j’imagine…

    Cette photo prise en studio par Christian Côté vous montre un peu l’ambiance à l’annonce du grand gagnant!

    duo2000.jpg


    • Depuis quatre ans que je suis Le Combat, celui-ci a nettement été mon préféré. C’était jouissif, plein de rebondissements, mais pas par déception, frustration ou emportement, plutôt par la surprise de la stratégie. J’essaie de m’imaginer quelle aurait été cette joute sans Emmanuel Bilodeau, et j’y arrive difficilement. C’est un joyeux luron et finalement un leader caché sous des dehors de fausse incompétence.

      Je ne suis sûrement pas la seule à l’avoir apprécié puisque le vote du public pour le meilleur débatteur a été pour lui, et le meilleur livre pour “La fabrication de l’Aube”.

      En ce qui a trait aux analystes, vouz avez eu si peu de temps d’antenne, j’en aurais pris encore et encore !

    • Je déteste le Combat de livres.

    • Finalement vous avez gagné puisque c’est votre meilleur, ‘Parfum de poussière’, qui décroche la timbale. Parlant de Brendan Kelly, rappelons quand même que nous avons affaire à un critique professionnel, un homme rompu à l’art d’exprimer son point de vue et d’étayer ses positions. En ce sens, sa belle performance n’est pas si surprenante.

      Reste que le résultat n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est qu’on a entendu parler de livres dans un climat à la fois amusant et passionné. Elle est là, la vraie victoire.

    • J’adore le combat, il me donne des idées de lectures.

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