Ève Dumas

Vous cherchez une destination soleil, mais la formule tout compris à Cuba ne vous parle pas? Pourquoi pas le Sénégal? Bon, c’est un peu plus loin et un brin plus cher, mais l’expérience vaudra sans doute le déplacement et l’investissement.
Au Lodge des collines de Niassam, vous dormirez dans les bras d’un baobab, vous vous promènerez en pirogue traditionnelle (comme Kirikou!), vous pourrez même assister à un match de lutte sénégalaise.
Vous entrerez en contact avec les gens de la place, puis avec Jean-Pierre et Sylvie Gaborit, les hôtes français de cet endroit aussi paradisiaque qu’équitable, puisque le Lodge profite à la communauté de Palmarin et à l’économie locale. (Le seul salaire de la cuisinière du Lodge fait vivre 38 personnes.)
Vous pourrez ensuite poursuivre votre périple à trois heures de pirogue, à Keur Bamboung, un campement un peu plus déglingué, mais géré entièrement par les communautés locales.
C’est ce qu’on nous fait découvrir dans la nouvelle série documentaire Partir autrement, animée par nul autre que Bruno Blanchet. Le grand voyageur devant l’Éternel fait escale à Montréal cette semaine pour le Salon du livre.
TV5 en a profité pour tenir un visionnement de presse du premier épisode de cette série qui, en 13 destinations, nous parlera de tourisme responsable.
Ému, le globe-trotteur-animateur avait la larme à l’oeil après la projection de son périple en terre d’Afrique. «Ce projet-là m’a donné envie de faire moi-même quelque chose qui puisse servir aux autres. Ça m’a donné envie de me poser quelque part. Je me faisais cette réflexion-là, la semaine dernière, alors que j’étais au Pérou. C’est toujours difficile de partir. On pleure. On ne veut pas se quitter», racontait celui qui bourlingue depuis cinq ans.
«Cette série me permet d’avoir des accès que je n’aurais pas autrement et d’aller encore plus loin dans la rencontre de l’autre, expliquait-il, attablé au Taza Flores. Il ne faut pas s’aggriper au scénario parce qu’il y a toujours des imprévus, des surprises. Pour la série, on a voulu que tout soit authentique, pour ne pas nous retrouver obligés de mettre en scène des choses qui n’existent pas.»
De l’authenticité, il n’y a que ça, du moins dans le premier épisode de Partir autrement. Le malheur, c’est qu’il vous faudra attendre au vendredi 8 janvier 2010, 19 h, pour le voir à votre tour.
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