Sylvie St-Jacques
La première assignation que j’ai reçue à mon retour des vacances ressemblait à peu près à ça.
Facile.
Des jeunes requins nouveau genre qui roulent en complet en Bixi, des filles qui pédalent en talons hauts, des hipsters qui se font des looks pour rouler dans le Mile End, il y en a plein les pistes cyclables.
En premier, j’ai pensé que le meilleur «spot» pour repérer ces oiseaux urbains à vélo serait, justement, le passant boulevard St-Urbain. Mais je me suis vite ravisée, en me rappelant de la vitesse à laquelle roulent ceux qui jouent du coude dans le chaos total avec les bagnoles, sur cette voie cyclable qui n’en est pas une. Les spécimens photographiés par Alain Roberge ont donc été «capturés» sur la piste cyclable de la rue Rachel.
En passant, nos cyclistes avaient des choses intéressantes à raconter sur l’art de partager la rue dans l’harmonie. Michael Marchall, par exemple (celui qui se sert d’épingles à linge pour faire des serre-pantalon), dit éviter les pistes cyclables et préférer les petites rues, pour se rendre à son bureau du Square Victoria.
Je le comprends. Ce matin, encore, j’ai eu ma dose quotidienne de frayeur sur la fausse voie cyclable de la rue St-Urbain. Pour ceux qui l’ignorent encore, l’espace cycliste est à gauche de celui réservé aux voitures garées (je me demande bien ce que penseraient de ça les cyclistes d’Amsterdam ou de Copenhague.)
En route vers le boulot, j’ai déjoué de justesse l’aile gauche d’un automobiliste distrait qui parlait sur son portable et ne soupçonnait pas l’existence de son angle mort. Quelques minutes plus tard, au coin de Mont-Royal, j’ai pris quelques grandes inspirations méditatives, pendant les longues secondes où j’étais coincée en sandwich entre l’autobus 55 – qui bien entendu, fait ses arrêts en plein dans la voie cycliste!- et une rangée de voitures rugissantes.
Quant aux semi-pros en habits de lycra qui trouvent que c’est une bonne idée de s’entraîner pour le Tour de France à l’heure de pointe, sur St-Urbain, eh bien, ils me laissent muette.










canadien_errant01
18 juin 2010
11h57
Ah!!! le bonheur de la jungle urbaine.
L’utilisation du cellulaire…. que ça soit a pied, en vélo ou en auto, c’est incroyable comment plusieurs personnes ne se rendent pas compte qu’ils deviennent un danger (pour eux-même et pour les autres) lorsqu’ils s’en servent.
Tous mes “close calls” (excusez l’anglais) pour la dernière année, peu importe le mode de transport, l’autre usager parlait sur son cellulaire, sans exception.
ilea
18 juin 2010
11h57
Je suis une cycliste qui va travailler tous les jours de beau temps en vélo, je suis plutôt peureuse à comparer bien d’autres gens, et je prends la piste de St-Urbain tous les matins! Ce n’est pas si terrible que ça…
À voir de loin ou pour un chauffeur d’autobus ça peut paraître un peu fou, mais quand on pédale, souvent je roule toute seule, les lumières vertes sont sychro si on roule à 25-27kmh (et ça descend alors c’est pas mal la moyenne du cycliste moyen sur ce tronçon entre Laurier et Rachel).
Mais il y aurait moyen d’assurer une meilleure sécurité sur une piste fonctionnelle Nord-Sud. Je propose une piste genre “voie réservée à l’heure de pointe” pour vélo. On le fait bien pour les autobus, ça serait naturel de le faire pour les vélo!
glamoureux
18 juin 2010
12h34
J’ai trouvé parfaitement épais celui qui roule avec son iPod.
draeron
18 juin 2010
14h01
La voix cyclable sur St-Urbain est au comment plus sécuritaire que la piste cyclable de Rachel,
- Les voitures peuvent vous voir et vous éviter
- Celles qui arrivent dans une rue transversale ne sont pas obliger de se mettre en plein millieu pour tourné
- Les cycliste ne peuvent pas rouler en sans inverse et ne peuvent pas être un à côté de l’un de l’autre
- la voix ne contient pas de cratère que l’on doit éviter en étant obliger de se mettre dans celle à sens inverse
- Pas de pietons
- Pas de poussettes
- Pas de roler
- Pas de joggings
- Pas de petit motoriser pour personne en perte d’autonomie (aka bolide à ti-vieux).
Non sérieux, je ne me suis jamais senti en danger sur cette voix. J’aimerais pouvoir en dire autant de celle sur Rachel. St-Urbain est parfaite pour ceux qui roule entre 20-30 km/h sans zigzagué nonchalamment.
draeron
18 juin 2010
14h06
et non, je ne porte pas de lycra sur mon vélo pour aller travailler, seulement des shorts ben normal et un t-shirt random et mon vélo en est en alu (avec même des bout en acier), des racks à sacoche pour mon épicerie ou mon sac cocotte, alors j’ai rien d’un “semi-pros” qui veux faire le tour de france.
draeron
18 juin 2010
14h19
bon désolé pour les multiples message, mais quand vous dites que vous étiez quoincé entre l’autobus et les voitures, que faisiez vous la?
Si un autobus passe devant vous, c’est à vous de ralentir et vous mettre derrière, s’il y lumière rouge, assuré vous d’être capable de vous mettre DEVANT ce dernier quand la lumière tombe verte pour que le chauffeur puisse vous voir, encore là c’est une manoeuvre risqué, resté donc à l’arrière et attendez qu’il parte, pourquoi vouloir absolument être devant lui?
Si l’autobus s’arrête, vous le dépassé par la gauche en signalant avec votre main, les autos vous verrons et vous laisserons passé, croyez moi, je le fait souvent, c’est à conditions que VOUS regarder votre angle mort et de signaler suffisament en avance pour que l’auto qui arrive sensiblement plus vite que vous puisse vous remarqué à temps.
Vous savez ce qui est dangeureux, ce sont les gens en vélo qui “rentre dans les trous de stationnement” parce qu’il se sentent insécure dans la rues. Quand il re-rentre dans la rue c’est hyper dangeureux parce que les voitures ne vous verront pas (vous êtes cacher par les autos staionner!) et votre vitesse relative sera difficile à évaluer par un automobiliste.
Résumé: soyez VISIBLE, soyez PRÉVISIBLE, soyez POLI et ne soyez pas (trop) PRESSÉ.
canadien_errant01
18 juin 2010
15h27
@draeron (14:19)
Pas de problême, surtout pour le dernier, très pertinent. Surtout la partie du cycliste qui fait du cache-cache dans les trous de stationnement. Plusieurs automobilistes on déjà de la misère à gérer la présence d’un autre véhicule, donc il faut imaginer un cycliste qui disparait et réapparait.
aussi d’accord pour celle de 14h01. Je dois admettre que la première fois que j’ai utilisé une “bande cyclable” comme celle là c’était un peu weird, mais une fois que t’a pris le beat de vérifier dans les véhicules en avance, c’est presque mieux qu’une piste cyclable ordinaire.
Moi je rajoute à votre visible-prévisible….”C’est pas parce que l’on est prudent qu’un autre usager a compris notre intention”.
B. Hébert
denki
18 juin 2010
17h47
Je doute que quiconque n’utilise St-Urbain pour l’entraînement, étant donné que le sens de circulation imposé nous fait descendre la côte. Vous êtes en droit de ne pas aimer que quelqu’un roule rapidement près de vous mais il existe probablement une manière plus productive de le faire savoir à cette personne que de mettre dans le même bain tous les cyclosportifs qui ont le malheur de porter un “p’tit kit qui matche”.
D’ailleurs, ils devraient se déguiser en hipsters le temps de se rendre à leur lieu d’entraînement pour ne pas heurter les sensibilités, les poupées de lycra?
Quand je vois une fille en talons hauts sur un vélo je prends mes distances parce que je juge que c’est un comportement idiot, qui limite sa capacité de réaction en cas d’urgence. D’autres s’extasieront sur son sens du style. Chacun ses priorités.
Aussi, petite montée de lait face à la qualité du français : Je comprends qu’un blogue n’est pas nécéssairement soumis aux mêmes standards de rédaction qu’un article de journal mais la parenthèse à deux fautes, c’est pas beau pour la belle jeunesse! ;) Allez hop, un petit coup de correcteur sur tout ça!
iboc
18 juin 2010
20h45
D’accord avec denki, sur la bande cyclable de St-Urbain il n’y pas de limite de vitesse du moins le 50km/h de la rue St-Urbain, la rue est en pente descendante et une vitesse de 45km/h est facilement atteignable pour quelqu’un qui roule souvent, en plus, l’espace est suffisant pour dépasser.
@draeron
Quand vous dites que “si un autobus passe devant vous, c’est à vous de ralentir et vous mettre derrière” vous n’avez pas tout à fait tord, la loi le prescrit. Cependant la loi prescrit aussi à tout usager de la route de dépasser si et seulement si il y a assez d’espace et le temps de le faire sécuritairement et plus souvent qu’autrement les autobus nous dépasse en nous frôlant même si la lumière est rouge dans 200 mètres. En plus on pas la droit de “drafter” un autobus, c’est 150$ d’amende… alors attendre à l’arrière de l’autobus dans son “exhaust” oubliez ça, c’est pas une bonne idée. Une bonne idée c’est un feu prioritaire aux cyclistes avant la verte – un peu comme la barre blanche pour les taxis et autobus. La Belgique possèdent des systèmes comme ceux-là.
ixe-13
5 juillet 2010
15h40
Ce matin vers 8h30, je roule en automobile devant le CEPSUM, direction ouest. En sens inverse, vient une autre automobile. Nous arretons tous les deux car un piéton veut traverser sur les bandes oranges devant le CEPSUM.
Malgré tout, le piéton hésite et ne traverse. Pourquoi?
Parce qu’un cycliste, lui, n’a pas arreté comme l’exige la loi. Il avait amplement le temps de le faire mais il se croit au-dessus des autres.