Granos urbaines

Granos urbaines - Auteur
  • Granos urbaines

    Voici un blogue pour ceux et celles qui aiment Vivre... autrement. Ses auteures, deux adeptes de yoga quasi végétariennes et semi-crudivores qui mangent parfois du bacon (bio), s'y intéresseront à la santé, à l'alimentation, à l'écologie, à la mode (éthique, mais pas quétaine!), à la beauté, au voyage et à la spiritualité.
  • Lire la suite »

    Jeudi 3 juin 2010 | Mise en ligne à 10h13 | Commenter Commentaires (18)

    Et les poissonneries?

    Ève Dumas

    Les océans vont mal, nous répètent Stéphanie Bérubé et Marie-Claude Lortie, ce matin, dans La Presse. Mais les supermarchés font des efforts.

    Et les poissonneries, elles?

    Ça m’a donné le goût de vous raconter une petite anecdote.

    Il y a quelques semaines, avec ma gang de filles du cooking club, nous avons fait des tacos de pescado.

    fish tacos
    Photo Bernard Brault, La Presse

    Mon amie Kendra avait la mission d’acheter le poisson.

    Kendra est une gastronome «responsable». Aux propriétaires de la boucherie où elle travaille de temps en temps, elle fait souvent l’éloge de la viande bio. Il allait donc de soi qu’elle achèterait des poissons qui ne sont pas inscrits sur la liste rouge de Greenpeace pour notre petite soirée arrosée aux Margaritas.

    Déjà bien renseignée, ayant lu le livre de Taras Gescoe et aussi celui du chroniqueur gastronomique anglais Hugh Fearnley-Whittingstall, The River Cottage Fishbook, elle a néanmoins fait un peu de recherche d’appoint, avant de se rendre à la poissonnerie.

    Une fois rendue, elle a jeté un coup d’oeil bien informé aux présentoirs. Et devant son insistance à vouloir acheter du poisson issu de la pêche durable, on lui a répondu: «Il n’y a aucune espèce menacée ici, ma p’tite madame.» Euh… Les trois quarts des poissons qui gisaient sur la glace étaient des choix non éthiques.

    Et malgré le fait qu’elle connaisse par coeur la liste rouge, elle a eu du mal à choisir. Au bout d’un long moment, elle a finalement opté pour la morue charbonnière et la dorade royale… de Grèce (!).

    Pas facile, la consommation «responsable»!

    Vous avez peut-être remarqué que Sylvie est en vacances depuis deux semaines. À mon tour maintenant! Le blogue fera relâche jusqu’à la mi-juin.


    • Est-ce “responsable” de consommer du poisson qui a voyagé au de là de 6000 km pour se rendre à nos assiettes ?

    • @redclay: Sans doute pas trop, non. Vive les légumes (locaux, bien sûr….)!

    • Est-ce que la rectitude de la politically correctness de le consommation pseudo-responsable prend des vacances elle aussi?

    • Elle aurait eu plus de succès chez Metro, qui indique désormais ses poissons “éthiques” et qui a même éliminé certains produits de ses étalages.

    • Au dela des considérations de rectitude politique on se doit de remettre en question les techniques de pêches (dragage, chalutage) et les techniques d’élevage pour assurer la pérénité de la ressource. Faut arrêter de voir de la rectitude politique et des modes partout.

    • cooking club!!!!!

    • @choupet: Ben oui! Une gang de filles qui se réunissent pour cuisiner.

    • Vous dites que vous êtes quasi végétariennes dans votre description…A lire vos chroniques vous semblez manger de la chair animale. …Pour des adeptes du yoga, c’est plutôt curieux. Le poisson est tamasique et va à l’encontre du premier commandement de la yogini: l’ahimsa ou le respect des êtres vivants.
      Selon certains rapports scientifiques, d’ici une quarantaine d’années, il n’y aura plus de poissons comestibles dans les océans. Ce qui veut dire en quelque sorte qu’il n’y aura plus de nourriture pour les baleines, les belugas, les oiseaux de mer, les requins, ect. ect.
      A qui la faute? Aux industries de la pêche et aux quasi-végétariennes!

    • La façon la plus responsable de consommer du poisson, c’est de consommer local: tu prends quelques vers et sur le bord du Saint-Laurent tu pêches quelque Perchaudes…tu peux te faire des frites comme au festivale de la Gibelotte. Ou encore tu monte dans le nord pour de la truite moucheté ou du Doré. C’est un peu comme si tu vas dans les antilles, partout on va te servir du Vivaneau (red snaper ou Chillo).

      Et si tu veux vraiment aider la cause de toutes les espèces locales au Québec, va pêcher quelques carpes asiatiques dans le fleuve Saint-Laurent et t’invite quelque amis pour souper… un délice!!!

    • Gaspésien d’origine, étudiant au milieu des années 60, j’ai été gérant d’une poissonnerie mais pas un comptoir de vente de poisson mais une vraie entreprise de pêche avec bateaux (une vingtaine), usine artisanale de transformation, poisson salé, séché, frais et congelé. Le vrai petit port de pêche typique de ma région.

      J’avais écrit un article dans le journal du collège à propos des dangers de la pêche au chalut à petites mailles mais que notre flotille n’utilisait pas. Déjà à l’époque il y avait des preuves de la diminution de la taille des prises. Vingt ans plus tard, ce fut la rupture des stocks de morue et le moratoire.

      Les chalutiers usines ont tout râclé sur les Grands Bancs. Et il y a des comiques pour blâmer les phoques. C’est drôle, quand on pêchait comme du monde, il y avait du poisson pour tout le monde et on ne chassait même pas le phoque.

      L’être humain est décidément une bibitte désespérante.

      Sur ce, mes chères granos, bonnes vacances. Et bon poisson.

      P.S. Maintenant le port est une sorte de marina et l’usine est devenue un centre culturel pas mal du tout. Allez voir le site: www.lavieilleusine.qc.ca.

      Et s vous passsez par là, arrêtez-vous. Il y a de l’action et si vous êtes chanceuses vous y rencontrerez peut-être un ancien pêcheur qui va se faire un plaisir de parler de ce temps là.

    • @louisjean: euh… non! Pas aux quasi-végétariennes, justement. Je mange du poisson ou de la viande à peu près une fois par mois, maintenant, et toujours avec conscience. Come on!

      Et puis, on dit bien des choses sur le supposé comportement exemplaire des yogis (ce que je ne serai probablement jamais!). Je connais bien l’ahimsa (non violence). Je trouve que le respect de la personne qui a pris le temps de nous cuisiner quelque chose avec amour compte aussi pour quelque chose.

      Ève

    • @menoplz: Mon chum est allé à la pêche avec ses chums récemment. Ils ont tout mangé, les cochons!

    • « « Vous avez peut-être remarqué que Sylvie est en vacances depuis deux semaines. « «

      Vous êtes donc 2 !!? Moi qui pensais qu’il y avait un miroir d’utilisé sur la photo de votre blogue !

      P-S : Sont donc ben épais, les poisonniers !!

    • mentionnerez-vous que tous ses poissons viennent de pisciculture, et que les graisses contiennent du BPC, qui s’acummule lentement dans le poisson par la moullé consommé….du vrai poisson frais yen a une fois par année vers le mois de janvier, et c’est du saumon surtout du pacifique(EXQUIS)

    • @granosurbaines: »Je trouve que le respect de la personne qui a pris le temps de nous cuisiner quelque chose avec amour compte aussi pour quelque chose.».

      Si un cannibale vous cuisine avec respect de la viande humaine, ca compte aussi pour quelque chose?

      La non-violence inclue aussi de ne pas participer à la souffrance des poissons, des êtres sensibles capables de douleur. A la souffrance aussi de millions d’autres animaux marins, car les techniques de la pêche commerciale ramassent aussi dans ses filets les oiseaux de mers, les dauphins, les tortues, ect. ect. Elle rejette aussi des millions d’animaux marins non-désirés.

      Si vous voulez continuez à manger du poisson très bien, chacun s’arrange avec son karma et sa conscience. Mais s.v.p. ne vous présentez pas en employant le terme de «végétarienne», ce que vous n’êtes pas. Et en plus vous mangez du cochon bio et la viande bio est un non-sens autant pour l’environnement pour que les animaux qui souffrent dans les abattoirs.

      Ca veut dire quoi manger avec conscience…sans remords?

    • Je ne vais dans les poissonneries … ca sent le poisson ;-)

    • @Louisjean : vraiment vous y allez fort : blâmer les quasi-végétariennes pour la disparition de la nourriture pour les grands poissons. Faut-il être épais pour dire de telles choses. Parfois je n’en reviens tout simplement pas des déclarations qui se font dans les blogues…

    • La consommation responsable de poisson, ça n’existe plus.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

  • Calendrier

    mai 2010
    L Ma Me J V S D
    « avr   juin »
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    31  
  • Archives

  • publicité