Ève Dumas
Je reviens de Sayulita, sympathique petit village de surf sur la côte Pacifique du Mexique, à 45 minutes de Puerto Vallarta.
Mi-carte postale, mi-bric-à-brac, Sayulita est un petit patelin cosmopolite où hippies, surfers, riches (et moins riches) Américains, bohos européens, pêcheurs, musiciens québécois (!) et chiens mexicains (ils sont partout et appartiennent à tout le monde) vivent dans ce qui semble être une belle harmonie.
Les touristes de tous les âges et de toutes les nationalités abondent. Certains en oublient même de prendre leur vol de retour, comme la massothérapeute québécoise à qui j’ai demandé mon chemin. Elle devait passer une petite semaine dans le Sud, mais elle traîne sur la plage depuis maintenant trois mois.
Je pense aussi au marin américain qui a refait sa vie avec une Mexicaine et ouvert un restaurant italien dans sa cour, aux soeurs Mignot, des Françaises très branchées qui font le commerce de perles de Tahiti, au couple américano-argentin propriétaire du restaurant El Tejon, aux blondes surfeuses qui ont fondé des familles avec les bruns surfers de la place, aux Finlandais qui tiennent le «surf shop» sur la playa et la liste pourrait s’allonger à l’infini.
Au début, je ne savais que penser de cette forte présence d’Américains et d’Européens qui sont propriétaires de la plupart des commerces près de la plage et des grosses cabanes dans la montagne. Puis, en posant des questions aux «locaux», j’ai réalisé que cela semblait faire l’affaire de tout le monde et bénéficier globalement à l’économie locale.
Il faudra sans doute que j’y retourne l’hiver prochain pour me faire une idée…
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