Granos urbaines

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    Voici un blogue pour ceux et celles qui aiment Vivre... autrement. Ses auteures, deux adeptes de yoga quasi végétariennes et semi-crudivores qui mangent parfois du bacon (bio), s'y intéresseront à la santé, à l'alimentation, à l'écologie, à la mode (éthique, mais pas quétaine!), à la beauté, au voyage et à la spiritualité.
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    Archive, mars 2010

    Mercredi 31 mars 2010 | Mise en ligne à 16h20 | Commenter Commentaires (15)

    J’ai testé: gâteau au «faux-mage»

    Ève Dumas

    Je zieutais depuis un certain temps les desserts de la compagnie torontoise Sweets from the Earth, dans les frigos de mes magasins d’aliments naturels habituels. Puis, le week-end dernier, j’ai craqué pour le gâteau au «fromage» vegan très chocolaté, d’autant plus qu’il était «en spécial».

    Mais, malmenée dans mon sac d’épicerie, la chose ressemblait davantage à une grosse motte de pouding qu’à un gâteau. Elle a donc passé quelques jours au frigo avant que je ne me décide enfin à y goûter du bout de ma cuiller, hier soir. S’il n’y avait pas eu une petite voix intérieure pour me dire «Alerte: chocolat = insomnie!», j’aurais probablement mangé la boîte au complet.

    Les desserts de Sweets From The Earth sont sans produits laitiers, sans huiles hydrogénées, sans sucres raffinés, sans agents de conservation, mais ils sont loin d’être sans goût et sans plaisir. On pourrait presque croire qu’on mange un gâteau fait avec deux paquets de Philadelphia et six jaunes d’oeufs.

    C’est donc une excellente nouvelle pour les végétaliens, qui n’ont plus besoin d’aller aux Vivres ou de passer la journée aux fourneaux pour manger leur gâteau au «faux-mage».

    Pour voir de quoi il a l’air, cliquer ici.

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    Lundi 29 mars 2010 | Mise en ligne à 21h24 | Commenter Commentaires (10)

    Chez Madame Lê

    Sylvie St-Jacques

    “Le problème avec les gens aujourd’hui, c’est qu’ils flyent trop. Avec Internet, les films, la télévision, ils n’ont pas les pieds sur terre.”

    Celle qui dit ça, c’est Madame Lê, une sage et rieuse acupunctrice d’âge honorable, qui soigne mon cou et mon épaule endoloris. Je ne vous dirai pas qu’elle fait des miracles, parce que de toutes façons, vous ne me croiriez pas. Mais je parie que dorénavant,  je serai une meilleure conductrice, ayant regagné à 90% ma faculté de vérifier mon angle mort droit.

    La semaine dernière, Madame Lê m’ordonnait d’être une “bonne” journaliste. “Les gens ne veulent plus lire. Mais vous devez quand même continuer  à écrire. Il faut répéter, répéter les choses, et ça finit par entrer dans la tête du monde.”

    Cette semaine, tandis qu’elle perçait mes orteils avec ses aiguilles, Madame Lê m’a parlé de son père. “C’était un homme très bien. Quand nous avons quitté le nord du Vietnam en 1954, ma mère est morte et mon père s’est retrouvé seul avec six enfants. Il est allé étudier le droit. Dans mon pays, c’est le premier qui a établi une charte pour défendre les droits des ouvriers.”

    Pour me rendre chez Madame Lê, je me tape une heure de transports en commun. Cela me permet de découvrir un coin de Ville Lasalle très multiculturel. Le bureau (rose) de Madame Lê, avantageusement logé au-dessus d’un bureau de taxi, est peuplé de signes religieux ostentatoires. Des piles de vieilles éditions de Dernière Heure traînent un peu partout, et une drôle et (douteuse) odeur nous accueille à l’entrée des lieux.

    Et pourtant, je vous jure, les traitements de Madame Lê me font plus de bien qu’un après-midi à mariner dans un spa chic et cher.

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    Lundi 29 mars 2010 | Mise en ligne à 15h28 | Commenter Commentaires (11)

    La folie des dumplings

    Ève Dumas

    Tous les lundis, nous vous proposons une recette sans viande.

    Pour la deuxième rencontre de notre groupe de cuisine, Kendra, Ran, Corinne, Sylvie et moi avons exploré le vaste monde des dumplings. Jiaozis chinois, momos tibétains, yachae mandu coréens, raviolis, mochis japonais étaient au menu.

    Voici, gracieuseté de Ran, la recette de dumplings coréens végés:

    DSC_0017

    Yachae Mandu (Dumplings au kimchi)
    Donne 64 dumplings

    1 1/2 tasse de tofu
    3 1/2 tasse de kim chi*
    1 1/2 tasse de vermicelles aux patates douces (Dang myun)
    1 tasse de fèves germées
    1/2 tasse de champignons chinois
    5 gousses d’ail
    1/2 oignon
    4–5 oignons verts
    3 c. à table de sauce soya
    1 1/2 c. à table d’huile de sésame
    1 c. à table de graines de sésame
    1 oeuf légèrement battu
    1/2 c. à table de sel
    1/2 c. à table de poivre
    Enveloppes à won ton du commerce

    Faire bouillir de l’eau dans une grande casserole pour y faire cuire les vermicelles pendant 5-7 minutes et rincer à l’eau froide.

    Faire cuire les fèves pendant 5 minutes dans l’eau bouillante et blanchir les champignons (3 min.). Rincer à l’eau froide. Exprimer le plus de liquide possible de ces trois ingrédients, ainsi que du kimchi.

    Hacher tous les ingrédients (qui se hachent!) en très petits morceaux et mélanger. On veut que ce mélange soit le plus sec possible. Ajouter les autres ingrédients.

    Travailler sur une surface enfarinée, pour éviter que les dumplings ne collent. Déposer une cuillerée à thé du mélange au centre de chaque enveloppe à wonton. Mouiller les bords de l’enveloppe et replier pour que ça ressemble à ceci:

    Jiaozi

    Pour faire cuire les dumplings, on les fait revenir dans un peu d’huile végétale, à feu moyen-élevé, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés (environ 2 minutes de chaque côté). On ajoute ensuite environ 1/3 de tasse d’eau dans la poêle, on couvre et on laisse cuire jusqu’à ce que l’eau se soit évaporée.

    Servir avec la sauce que voici:

    Sauce

    1/2 tasse vinaigre de riz
    1/4 tasse de sucre
    1 c. à table de gingembre frais en fines lanières
    3 c. à table de sauce soya ou tamari ou nama shoyu
    1 oignon vert haché
    1 c. à thé d’huile de sésame
    Piments séchés ou sambal ou autre préparation pimentée au goût

    Mettre les trois premiers ingrédients dans une petite casserole et faire bouillir jusqu’à ce que le sucre soit dissous. Ajouter les autres ingrédients.

    *On peut le faire soi-même, si on a une recette. Personnellement, j’achète le kimchi de l’épicerie Éden, dans l’édifice qui abrite le cinéma du Parc.

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