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    Voici un blogue pour ceux et celles qui aiment Vivre... autrement. Ses auteures, deux adeptes de yoga quasi végétariennes et semi-crudivores qui mangent parfois du bacon (bio), s'y intéresseront à la santé, à l'alimentation, à l'écologie, à la mode (éthique, mais pas quétaine!), à la beauté, au voyage et à la spiritualité.
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    Mercredi 24 février 2010 | Mise en ligne à 13h35 | Commenter Commentaires (12)

    Du bonheur d’être frugal

    Sylvie St-Jacques

    La frugalité volontaire, temporaire ou permanente a ses bienfaits. La privation, la modération ou l’anticipation sont d’efficaces outils pour retrouver ses sens et l’appréciation des choses, dans un monde où tout abonde. Ève en a parlé la semaine dernière, dans son dossier sur le carême publié dans Vivre.

    Et voilà qu’une étude de l’Université de la Colombie-Britannique vient donner raison aux disciples de la “frugalité volontaire.”

    Le verdict est tombé: les personnes plus fortunées et celles qui songent souvent à l’argent, apprécient moins les joies simples telles qu’une escapade d’un weekend, la satisfaction d’avoir terminé son ménage du printemps ou la dégustation d’un morceau de chocolat.

    Interviewée par le Globe and Mail, la psychologue Elizabeth Dunn (co-auteur de cette étude), prétend  que le fait d’avoir beaucoup d’argent donne aux gens l’impression d’avoir accès à tout ce qu’ils désirent. Un sentiment qui, selon cette étude, influence négativement la capacité d’apprécier au jour le jour les grandes joies et les menus plaisirs.

    “Nos résultats démontrent que les gens ayant des revenus et des économies plus élevés, ainsi que les participants de l’étude à qui nous avons montré des photos d’argent, savouraient moins et exprimaient moins de satisfaction, de joie, d’enthousiasme, de fierté et de gratitude.”

    Elizabeth Dunn a affirmé que cette étude ouvre la voie pour de futures recherches sur la façon dont l’adversité peut améliorer la capacité de savourer les choses.

    Tout cela me fait aussi penser à la joie que j’ai, ces jours-ci, de lire The Happiness Project de Gretchen Rubin. Un guide sur l’art d’améliorer sa vie dans le détail quotidien, tout à fait de mise en ce mois de février.



    • Vous savez, la notion de plaisir est tellement variable et personelle que je vois mal une personne rédiger une thèse à ce sujet.

      M’enfin… Je dois vous admettre que je ne comprends tout simplement pas les gens qui ne sont pas capables de retirer un immense plaisir à déguster une truite grillée dans ses agrumes ou une saveureuse Dunkelweisen…

    • Évidemment, faudrait lire l’étude de façon approfondie pour commenter intelligemment, mais bon…

      1- Les gens possédant de la richesse avaient une moindre capacité à “savourer le moment”. Cependant, les “moments” en question sont peut-être simplement trop spécifiques, en ce sens que ces gens pourraient très bien savourer d’autres types de moments. D’ailleurs, dans l’intro, ils citent en appui une étude qui traite de “savourer des moments simples”. Il est fort possible que ce soit le cas, mais ça ne signifie pas qu’ils ne peuvent alors savourer des moments plus “complexes”. Tout ce qu’on peut alors dire s’approche d’une tautologie : avoir des plaisirs simples (car pas d’accès aux autres) nous amènent à prendre plaisir aux choses simples.

      2-Posséder des richesses et voir une photo représentant de l’argent sont corrélés à une moins grande appréciation de certaines choses, proxy du bonheur. Cependant, faudrait que ce soient les mêmes personnes qui éprouvent cela dans les deux situations. Ce qui ne semble pas être le cas d’après leur section de résultats (en fait, cela ne semble pas avoir été mesuré). Ainsi, si “penser à l’argent” peut amener une moins grande satisfaction, rien n’indique que ce soit pour les mêmes raisons que ceux qui possèdent beaucoup de richesse. Ce pourrait très bien être l’exact contraire : les involontairement très frugaux.

      3-Un peu étrange la section sur la dégustation du chocolat. Ils ont demandé à des observateurs indépendants de mesurer le temps passé à manger le chocolat et à évaluer le degré de satisfaction de la personne l’ayant mangé. Bien entendu, le self-report ayant les problèmes que l’on connaît, bonne idée de faire appel à un tiers. Mais il aurait été intéressant de voir ici si le “degré d’appréciation” noté par l’observateur et par le participant concordaient. Qui plus est, on se demande comment les deux variables peuvent être distinguées puisqu’il est fort possible que l’observateur, influencé par la durée de l’exercice, note positivement ceux qui mangent plus longtemps.

      4-Malheureusement, même si tout cela s’avérait vrai, cela ne donne aucune prise à votre interprétation, sinon très “lousse”. On ne peut partir du fait que ceux qui ont de l’argent prennent moins de plaisir à certaines choses pour conclure que la frugalité, surtout volontaire et temporaire (on reste riche et on peut continuer à y penser et à y penser même plus pauvre), comporte des bienfaits. Il est fort probable que la frugalité entraîne des bienfaits, mais l’étude ne permet pas d’adopter une telle position puisque ce n’est pas ce qui a été testé.

    • En passant, ma première phrase, “faudrait lire l’étude de façon approfondie pour commenter intelligemment”, s’adressait à moi-même et non aux auteures de ce blogue que je n’aurais pas voulu ainsi offenser.

    • On devrait envoyer ce rapport en Haïti.

    • Je serais bien curieux de savoir si l’espérance de vie en Inde où l’on mange toujours très frugalement est très différente de celles des États. Des stastistiques à cet effet dans votre carnet, peut-être?

    • >>>…s’adressait à moi-même et non aux auteures de ce blogue que je n’aurais pas voulu ainsi offenser. – Franbot
      _______

      Bien sûr…

    • Un sage de l’Antiquité a dit: “je suis riche de tout ce dont je sais me passer”…

    • @carbone-14: Vous êtes un peu de mauvaise foi, non? Vous savez aussi bien que nous que le contexte de cette étude est la société de consommation… Plus de frugalité de notre part, justement, pourrait peut-être aider à rétablir un peu l’équilibre entre les pays riches et les pays pauvres.

    • La plaisir est dans les sens, non…Le bonheur d’être un simple mortel! Des fois il faut juste en prendre plus conscience et savoir apprécier.

    • @respectable

      J’ignore s’il s’agit d’une approbation ou de sarcasme de votre part, difficile de trancher. Mais je réitère qu’il s’agissait d’une formule maladroite de ma part. J’ai lu l’étude, mais seulement rapidement et il se peut que mon analyse soit incomplète. C’est ce que je voulais dire.

      Je n’ai pas l’habitude de venir sur un blogue et de dire à leurs auteurs que ce sont des imbéciles. Leur dire qu’ils ont tort, c’est autre chose. Et il est très rare que j’insulte un commentateur. En général, je me contente de jouer au cynique ou de rire dans ma repousse.

    • Étude intéressante. Selon moi il y a un lien direct a faire avec la pyramide des besoins de Maslow. Si les gens ont des besoins différents alors les choses qui leurs procurent du plaisir sont forcément différentes.

      Il y a un lien direct entre nos besoins et ce qui nous procurent du plaisir. Habituellement tu éprouves du plaisir quand tu combles un besoin. Et les besoins de chaque personne sont différents dépendamment d’où ils se trouvent dans la pyramide.

      C’est pour ca que je ne suis pas convaincu avec ces théories de simplicité volontaire ou de bonheur frugal. Je ne pense pas que ca s’applique a tout le monde.

      Quelqu’un qui a accomplit de grandes réalisations et qui a fait beaucoup d’argents ne trouvera pas nécessairement du plaisirs a faire son ménage ou en mangeant du chocolat.

      Quelqu’un dans le haut de la pyramide ne trouvera pas nécessairement le bonheur dans les petites choses de la vie mais il ne les trouvera pas nécessairement dans les choses matérielles.

      Habituellement a ce niveau-la les gens recherchent l’accomplissement personnel. En faisant du bénévolat. En donnant des conférences. En courant le marathon. D’ailleurs ce n’est pas pour rien qu’il y a beaucoup de médecins et de personnes haut placés qui courent les marathons.

      Ils sont rendus a un stade ils trouvent leurs plaisir dans ce genre de chose.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow

    • • “Ben Zoma dit:?“Qui est sage? Celui qui apprend quelque chose de chaque personne qu’il rencontre. (…)?Qui est puissant? Celui qui contrôle ses impulsions. (…)?Qui est riche? Celui qui est satisfait de ce qu’il posséde. (…)?Qui est honorable? Celui qui honore les autres (…)” Pirke Avot, chapitre 4, verset 1

      On pourrait aussi rajouter : Qui est respectable? Celui qui respectable les autres.

      @franbot 25 février 2010 13h07: Bien sûr, il allait sans dire…

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