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    Voici un blogue pour ceux et celles qui aiment Vivre... autrement. Ses auteures, deux adeptes de yoga quasi végétariennes et semi-crudivores qui mangent parfois du bacon (bio), s'y intéresseront à la santé, à l'alimentation, à l'écologie, à la mode (éthique, mais pas quétaine!), à la beauté, au voyage et à la spiritualité.
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    Archive du 9 février 2010

    Mardi 9 février 2010 | Mise en ligne à 16h29 | Commenter Commentaires (8)

    Trouver sa voix

    Sylvie St-Jacques

    Ces jours-ci, il m’arrive de m’accrocher les pieds au Festival Voix d’Amériques. J’admire le tempérament de D.Kimm, la directrice artistique du FVA, qui porte sur ses épaules cet événement annuel où poètes, slammeurs, musiciens, clowns et leurs amis, réchauffent la Sala Rosa et la Casa del Popolo.

    Photo: Simba Madzina

    Photo: Simba Madzina

    Comme tous ceux qui étaient à la Sala Rosa vendredi soir, j’ai été éblouie, (oui, oui, c’est le mot,) par le show d’ouverture d’Ursula Rucker . Une diva de Philadelphie qui refuse de dire qu’elle fait du spoken word, préférant se présenter comme une  ”artiste, mère et poète.” Avec sa voix branchée sur le céleste, son groove et sa présence magnétique, Ursula nous a fait passer une “soirée de filles” dont on parlera longtemps.
    Mais mon gros coup de coeur du weekend dernier au FVA, je l’ai eu au Night Shifts à la Casa Del Popolo, en fin de soirée samedi. Elle s’appelle Marjolaine Beauchamp et est une “championne de slam” de l’Outaouais (pour l’entendre, allez jeter un coup d’oeil sur son MySpace.) Cette toute jeune fille, qui slamme dans une langue simple et abrasive, parle d’amour, de déception et autres excès, avec une sincérité magnifique. Elle sera de nouveau à Montréal pour une performance au P’tit bar (dimanche 14 février) et participera au Festival Edgy Women.
    Découvrez-la. Et retenez son nom: Marjolaine Beauchamp.

     

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    Mardi 9 février 2010 | Mise en ligne à 10h37 | Commenter Commentaires (23)

    Faire des lunches, corvée ou geste amoureux? AJOUT

    Ève Dumas

    Photo prise sur le blogue http://miyako.kazeo.com/

    Photo prise sur le blogue http://miyako.kazeo.com/

    Mes enfants ne vont pas encore à l’école. Je n’ai donc pas découvert cette merveilleuse «activité» (tâche?) qu’est la préparation des lunches. Mais lorsque j’entends autour de moi les mamans d’enfants d’âge scolaire se plaindre de la corvée des lunches, ça ne me donne pas du tout envie.

    Ce week-end, toutefois, j’ai lu un livre intitulé L’art de la frugalité et de la volupté, qui m’a fait voir les choses d’un autre oeil. L’auteure, Dominique Loreau, est une Française qui vit au Japon depuis de nombreuses années.

    Dans le chapitre intitulé «La Cuisine, soin du corps et de l’âme», elle parle du o bento, cette boîte-repas que les Japonais apportent au travail, à l’école ou en pique-nique et dont la contenance correspond à l’appétit de son propriétaire.

    «Le o bento est un plaisir anticipé qui dure toute la matinée. Il commence au moment où on le met dans son sac. (…) Pour l’enfant, tout particulièrement, c’est le ki* de sa mère transporté avec lui à l’école comme un totem d’amour empaqueté qui nourrira son coeur autant que son estomac. Le o bento est considéré à la fois comme un hobby (forme de créativité culinaire et esthétique), un acte d’amour (pour soi et les siens), et une coutume incontournable. Si, en Occident, on se sent coupable de manger un sandwich, de manger malsain, à la va-vite, sur le pouce, de ne pas prendre soin de soi et de sa santé en sautant de vrais repas, le o bento est lui, au contraire, une vraie pause-plaisir que l’on s’octroie, envers et contre tout, un peu à l’image du 5 o’clock tea des Anglais», écrit Mme Loreau.

    J’adore ce sens du sacré qu’ont certaines cultures. Bon, peut-être que ça ne m’empêchera pas de «sacrer» certains matins, quand je constaterai que le lunch de ma cocotte manque de protéines ou que j’ai oublié de racheter des raisins secs pour mon petit homme, mais je me promets de penser aux Japonaises, qui trouvent le temps de créer de véritables oeuvres d’art pour leurs chérubins.

    *Le ki est «cette force vitale si chère aux Orientaux». C’est la paume de la main qui en possède le plus. «Pain malaxé à la main, spaghettis faits maison par la mamma italienne, galettes de céréales des Africains, boulettes de riz des Japonais, la quiche lorraine préparée avec amour par sa mère…, tous ces mets nourrissent et, bizarrement, rassasient infiniment plus que leurs sosies du commerce», écrit Dominique Loreau.

    AJOUT: Mon amie Corinne m’envoie des liens pour ceux et celles qui auraient envie de se lancer dans la préparation de boîtes o bento. Ici, ici et ici.

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