Ève Dumas
Je viens tout juste d’avoir une conversation téléphonique avec le créateur de la nouvelle théière électrique Fine-T, Pierre Mercier. Il tenait à répondre aux questions que je posais dans mon message de la semaine dernière.
Je lui cède la parole:
«D’un côté, il y a les grosses compagnies, qui font des thés en sachets médiocres. De l’autre, il y a ceux que j’appelle “les cérémonieux”, qui rendent le rituel du thé beaucoup trop compliqué et qui, à mon avis, découragent les gens de boire du thé. Je veux m’attaquer à ces deux extrêmes.
Je connais bien les thés et les cérémonies du thé. C’est ma passion. Et, bien que je connaisse la température et le temps d’infusion de chaque thé, que je sache quelle théière utiliser, je me sers quand même de ma machine, parce que c’est plus simple. Je n’ai pas à avoir peur de rater mon infusion si je me fais distraire par le téléphone ou par quelqu’un qui sonne à la porte.
Vous savez que les vrais maniaques du thé, qui comptent pour à peu près cinq pour cent du marché, doivent posséder plusieurs théières. Ça prend beaucoup de place et ça finit par coûter aussi cher, sinon plus, que d’acheter une théière électrique. La Fine-T est en inox et l’inox est un métal qui n’a pas de mémoire. On peut donc infuser toutes sortes de thés sans que ceux-ci ne prennent le goût du précédent.
Avec la théière électrique et un bon thé, on peut faire une infusion de très grande qualité. J’ai voulu simplifier les choses. Il y a seulement deux températures d’infusion. Les thés verts et les thés blancs sont infusés à 70 degrés, tandis que les autres thés sont infusés à 95 degrés.»
Il va peut-être finir par me convaincre celui-là. Buveurs de thé de La Presse, faisons compétition à l’omniprésente Nespresso: cotisons-nous!
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