Granos urbaines

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    Voici un blogue pour ceux et celles qui aiment Vivre... autrement. Ses auteures, deux adeptes de yoga quasi végétariennes et semi-crudivores qui mangent parfois du bacon (bio), s'y intéresseront à la santé, à l'alimentation, à l'écologie, à la mode (éthique, mais pas quétaine!), à la beauté, au voyage et à la spiritualité.
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    Archive du 26 janvier 2010

    Mardi 26 janvier 2010 | Mise en ligne à 16h07 | Commenter Commentaires (19)

    Appétit de destruction

    Ève Dumas

    Décidément, c’est la journée des révélations: demain soir, je vais voir Guns ‘n Roses. Oui, je sais, pas très grano. Et oui, je suis officiellement une has-been. Des relents d’adolescence ontarienne. Vous pouvez rire, vous étouffer dans votre jus d’herbe de blé… j’assume!

    Pour me mettre en appétit, peut-être que je cuisinerai une des recettes du livre Hellbent for Cooking, dont j’ai entendu parler hier matin, à l’émission de Christiane Charette.

    hellbent.jpg
    Photo prise sur le site bazillionpoints.com

    Annick «Morbid Chef» Giroux est une fan de heavy metal qui aime cuisiner. Elle a eu la très curieuse idée de faire un livre à partir des recettes fétiches de ses groupes préférés. Décidément, les livres de recettes sont de plus en plus tirés par les cheveux. Cela dit, Hellbent for Cooking est fort divertissant. On y trouve même des recettes végétariennes et végétaliennes.

    Prenez par exemple la recette du groupe Eyehategod, de la Nouvelle-Orléans, qui nous propose ses «New Orleans Blood Red Beans and Rice». Après tout, les métalleux ne sont pas tous des affamés de malbouffe, de chair animale et de sang de chauve-souris.

    hellbent.JPG
    Photo prise dans le livre Hellbent for Cooking

    J’ai tenté de respecter l’esprit du livre et le sens de l’humour de son auteure dans ma traduction:

    Ingrédients

    1 lb (450 gr) de haricots rouges secs
    1 oignon moyen, haché
    3-4 feuilles de laurier
    Plein de cayenne
    2 c. à thé de sel
    Épices créoles (de préférence Tony Chachere)
    1 c. à thé de poivre noir
    1 c. à thé de poudre d’oignon
    1 c. à thé de poudre d’ail
    1 c. à thé de moutarde créole
    Un bâtonnet de beurre (1/2 tasse)
    Sauce piquante
    Riz blanc ou brun
    Une bouteille de vodka

    Méthode

    1. Rincer les haricots dans une passoire. Verser dans un grand fait-tout et couvrir d’eau (jusqu’à deux ou trois pouces au-dessus du niveau des haricots). Ajouter 1 c. à thé de sel. Faire bouillir sauvagement, tel un solo d’Iron Maiden. Mettre le disque Reign in Blood de Slayer dans le lecteur. Après 15-20 minutes d’ébullition, couvrir et éteindre le feu. Caler la bouteille de vodka jusqu’à en perdre connaissance et laisser reposer toute la nuit.

    2. Au réveil, placer le disque Blood, Guts & Pussy, du groupe Dwarves, dans le lecteur. Faire bouillir les haricots à nouveau. Lorsque le disque est terminé, après environ 15 minutes, retirer le couvercle et ajouter de l’eau. Faire bouillir tout en ajoutant de l’eau au besoin.

    3. Ajouter l’oignon, la feuille de laurier, le poivre, les poudres d’oignon et d’ail, la moutarde, les épices créoles et un montant tolérable de cayenne. Réduire le feu, couvrir et faire jouer Sabbath Bloody Sabbath. Les haricots cuiront pendant une heure à une heure et demie, jusqu’à une consistance crémeuse. Ajouter de l’eau si nécessaire. Remuer souvent.

    4. Ajouter une cuiller à thé de sel et le bâtonnet de beurre aux haricots. Faire cuire le riz selon les directives de l’emballage. Faire mijoter les haricots pendant une quinzaine de minutes, tout en écoutant Wolfs Blood, des Misfits. Servir les haricots sur le riz. Ajouter de la sauce piquante au goût. Déguster en écoutant Bonded By Blood (Exodus), If You Want Blood… (AC/DC) et Blood Fire Death (Bathory).

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    Mardi 26 janvier 2010 | Mise en ligne à 12h53 | Commenter Commentaires (6)

    Le yoga des narines

    Sylvie St-Jacques

    “C’est quoi cette théière en plastique à côté de ta crème hydratante?”

    J’ai souvent droit à cette question d’amis qui visitent ma salle de bain. Cette petite “théière”, bien connue de la communauté des yogis, est en fait un “neti pot.” De temps à autre- surtout l’hiver, quand le nez est asséché par le chauffage électrique- je prépare une concoction d’eau et d’un peu de sel d’Himalaya, que je fais couler d’une narine à l’autre. Après ce traitement, j’hydrate mes précieuses narines avec un peu d’huile d’amande douce, et mon pif est comme neuf!

    C’est un ex-chum un peu grano qui m’a convertie au “nettoyage neti”, que je trouve efficace pour pour prévenir la congestion nasale. En voyage en Inde, à l’hiver 2009, j’ai observé que plusieurs Indiens s’adonnent encore à cette pratique issue de la tradition yogique.

    Peu d’études se sont penchées sur les bienfaits (et risques) de l’irrigation nasale. Mais le blogueur du New York Times Anahad O’Connor (qui s’intéresse aux traitements alternatifs) confirme que le neti pot peut prévenir le recours aux Kleenex et au pouch-pouch nasal.

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    Mardi 26 janvier 2010 | Mise en ligne à 10h59 | Commenter Commentaires (19)

    Ils l’ont tu l’affaire, les Ontariens!

    Ève Dumas

    Une confession: j’ai grandi en Ontario. Et comme je me fais souvent narguer (entre autres par mon chum pure laine), j’aime bien souligner les bons coups de nos voisins de l’Ouest.

    Prenez par exemple la LCBO. Je n’ai rien contre la SAQ, bien entendu, qui fait aussi de belles publications, mais je préfère néanmoins le magazine de la «commission des liqueurs» ontarienne, À bon verre, bonne table. (On trouve aussi des recettes en ligne.)

    bon-verre.jpg

    Ma mère, qui habite toujours la belle région de la capitale fédérale, ne manque jamais un numéro, qu’elle prend en double, pour sa montréalaise de fille.

    J’étais agréablement surprise lorsque j’ai constaté que le numéro d’hiver présentait un contenu particulièrement équilibré. À la suite d’un décadent reportage sur les «hamburgers d’hiver», on trouve deux sections végétariennes intitulées respectivement: «Sans viande et sans regret», puis «Pois chiches sans chichi».

    Comme dirait Elvis Gratton: Ils l’ont tu l’affaire, les Ontariens!

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