Gilbert Lavoie

Articles taggés avec ‘droits de scolarité’

Mardi 26 février 2013 | Mise en ligne à 6h50 | Commenter Commentaires (111)

L’endettement des étudiants?

Pendant des mois, les associations étudiantes, appuyées par le PQ et les syndicats, ont envahi les rues pour protester contre la hausse des droits de scolarité et déplorer l’endettement des étudiants.

Et que nous a-t-on appris, hier ? «Depuis 2007-2008, on observe une diminution de l’endettement moyen (des étudiants) en termes réels», peut-on lire dans le document remis par le gouvernement au Sommet sur l’enseignement supérieur.

Vous avez bien lu : la dette des étudiants québécois a diminué au lieu d’augmenter pendant les cinq années d’augmentation de 50 $ par session imposée par les libéraux de 2007 à 2012.

C’est un gouvernement péquiste qui nous apprend ça pour justifier l’indexation des droits de scolarité, mais en annonçant une série de mesures «pour améliorer l’aide aux étudiants et réduire l’endettement». Cherchez l’erreur…

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Dimanche 24 février 2013 | Mise en ligne à 8h08 | Commenter Commentaires (107)

Pourquoi décroche-t-on à l’université?

Le taux de décrochage dans les universités québécoises dépasse 33 %. Ailleurs au Canada, c’est 20 %! Qu’est-ce qui ne va pas?

Tous les regards sont tournés vers les droits de scolarité, l’accessibilité à l’université, et le financement des institutions universitaires. Pourtant, ce n’est pas le principal enjeu.

À quoi sert d’ajouter des centaines de millions $ de plus dans l’enseignement universitaire et d’inscrire autant d’étudiants et si nous sommes incapables de les garder dans les classes jusqu’à l’obtention de leurs diplômes?

Le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, s’inscrit en faux contre deux qui «se pètent les bretelles» sur l’accessibilité. «C’est accessible ici parce que ça coûte moins cher et que le soutien financier est le plus élevé. Par contre, c’est moins fréquenté avec un taux de décrochage plus élevé qu’ailleurs et des baccalauréat qui prennent jusqu’à 6 ans alors que ça pourrait se faire en 3 ans».

Le débat politique et les manchettes ont porté sur les droits de scolarités et le «sous-financement» des universités. Mais qu’en est-il exactement de la mission première de l’université, celle de l’enseignement?

Le taux de décrochage est bien réel. Serait-il lié à la qualité de l’enseignement et à un manque d’encadrement des étudiants?

Par quoi faut-il commencer ? Par une plus grande accessibilité, ou par des mesures de rétention accrues pour diminuer le décrochage ?

L’économiste Pierre Fortin a suivi de très près les colloques préparatoires au Sommet de lundi. Il formule un souhait : que l’on règle la question des droits de scolarité en l’espace de 90 minutes pour parler des vraies choses.

«Le principal problème, ce n’est pas l’accessibilité, nous sommes les meilleurs en Amérique du Nord. Le vrai problème, c’est la persévérance jusqu’au diplôme. Ou bien les universités admettent trop d’étudiants, ou bien elles ne donnent pas suffisamment de soutien pédagogique à ces étudiants».

Après 35 ans dans le milieu universitaire, Pierre Fortin conclut que la qualité de l’enseignement n’y est pas suffisamment valorisée.

Le langage de Fortin détonne dans les propos feutrés du milieu universitaire. Mais le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, n’est pas loin de partager ses opinions. «Un de nos problèmes, c’est que l’université a trop tendance à être en 2013 ce qu’elle était en 1983. On a des règles et des conventions collectives qui viennent des années 70 ou 80, dans un monde de 2013».

Selon les conventions collectives, les professeurs doivent donner 4 cours par année. Mais «la réalité n’est pas ça» signale M. Breton. Il fait la liste des nombreux «dégrèvements» comme la recherche, les conférences, les voyages, les fonctions administratives qui éloignent les professeurs de l’enseignement. «Est-ce que les conditions qui justifiaient ces dégrèvements il y a 15 ans sont encore là? Moi ne vous dit qu’il faut retourner toutes les pierres». Même chose, dit M. Breton, pour les congés sabatiques aux 7 ans qu’il faut revisiter, notamment à la lumière des changements technologiques.

C’est le difficile équilibre entre les trois missions de l’université, l’enseignement, la recherche et les services à la collectivité, qui pose problème lorsqu’on aborde ces questions.

«L’effort du fédéral pour encourager la recherche universitaire dans les années 90 a eu des effets extrêmement pervers, explique Michel Héroux, qui a été chef de cabinet du recteur Michel Pigeon et directeur des relations gouvernemental de l’université Laval sous deux autres recteurs. On juge de la qualité d’un professeur au montant des subventions de recherche qu’il est capable d’aller chercher. Avec comme résultat que les profs se consacrent davantage à la recherche, qu’ils se concentrent davantage sur le deuxième et le troisième cycle, et que le premier cycle est donné par des chargés de cours. On veut de la recherche appliquée qui va faire en sorte que l’université va engranger des revenus et qu’elle va bien se classer dans les palmarès parce que ses profs vont chercher une tonne d’argent».

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Jeudi 14 février 2013 | Mise en ligne à 16h31 | Commenter Commentaires (68)

L’absence de l’ASSÉ

Je ne suis pas d’accord avec la gratuité scolaire réclamée par l’ASSÉ, mais je pense que l’association a pris la décision qui s’imposait en annonçant qu’elle ne participerait pas au Sommet sur l’enseignement supérieur.

Le gouvernement n’a jamais considéré cette proposition réaliste. Il n’aurait servi à rien d’en discuter au Sommet.

Même le gel des droits de scolarité, réclamé par la FEUQ et la FECQ, n’est pas dans les plans du gouvernement. On en parlera, c’est tout.

Le pari du gouvernement est de rallier tout le monde à l’indexation avec quelques «bonbons» et la promesse de tenir des «chantiers» sérieux sur les grandes questions entourant le rôle et l’avenir des universités.

L’autre facette de ce pari est que les étudiants ne feront pas la grève comme l’an dernier. Il y aura quelques manifs, mais sans plus.

Le pari des péquistes est-il plus réaliste que celui des libéraux l’an dernier? C’est à voir.

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